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Franc-maçonnerie / L'Eglise : Benoît XVI

Benoît XVI démonte le détournement maçonnique et français de la fratenité

 Benoît XVI, en la fête du baptême du Christ, a rappelé l'essence de la fraternité et sa naissance dans les eaux du Baptême dans le même Père :

Bxvi"La fraternité constitue un modèle de société fondé sur la conscience
que nous avons tous un même Père
, a expliqué Benoît XVI, ce dimanche (…) Cette conscience, a-t-il précisé, est le fruit du sacrement du Baptême par lequel « l'homme devient réellement fils, fils de Dieu ».

"Du Baptême dérive aussi un modèle de société : la société des frères (…)
On ne peut pas établir la fraternité avec une idéologie, encore moins
avec un décret d'un quelconque pouvoir constitué
.
On se reconnaît
frères à partir de la conscience humble mais profonde d'être enfants de
l'unique Père céleste
".

Ne sont pas frères ceux qui se choisissent frères, fut-ce dans une loge ou une société maçonnique.
Ne sont frères que ceux qui ont le même Père.

Addendum 07h30 : Un lecteur me pose cette question par mail "quid alors de la fraternité scoute?".

Si "on se reconnaît
frères à partir de la conscience humble mais profonde d'être enfants de
l'unique Père céleste" alors la fraternité scoute n'existe pas stricto sensu puisque tous les scouts ne sont pas des baptisés et surtout parce que ce qui fonde la fraternité est en Dieu – sa Paternité – et non dans les libres paroles de l'homme – une promesse –. La promesse scoute, engagement strictement humain ("sur mon honneur, je m'engage"), ne peut fonder une quelconque fraternité et encore moins une quelconque "société des frères".

Ainsi, le scout n'est pas le "frère de tout autre scout". Il est l'ami de qui il veut (de tous les scouts même musulmans, israélites, etc) et  parce que baptisé catholique, le scout est le frère de tous les autres baptisés catholiques, au nombre desquels des scouts.

Maintenant, parmi tous les baptisés, chaque catholique peut sentir une proximité plus forte pour certains frères, c'est sans aucun doute ce qui explique ces expressions de "fraternité scoute" et de "frère scout" qui, mises sous cet éclairage de Benoît XVI montrent aujourd'hui toute leur faiblesse et leur dangerosité. Et ces précisions ne se veulent aucunement un discrédit d'un système éducatif, qui justement, parce qu'il a su éviter ces pièges, a fourni et fournit encore des Hommes, des saints et des martyrs.

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16 commentaires

  1. Comme toujours, bravo.

  2. Ouch ! Ca c’est envoyé.
    Il n’a vraiment peur de rien, ce Pape. La Vérité, la Vérité, et rien que la Vérité.
    Ah… Si quelqu’un s’attendait à une telle vigueur au moment de son élection ! Pour un “Pape de transition”, il va autant révolutionner l’Eglise que Jean XXIII en son temps.

  3. Il fut un temps où, dans notre civilisation encore profondément marquée par le christianisme, tout cela était évident. Et même pour les agnostiques ou déistes tel celui dont j’emprunte une partie du patronyme: Antoine de Saint Exupéry
    – ” Les hommes étaient frères en Dieu […] S’il n’est point de nœud qui les unisse, les hommes sont juxtaposés et non liés. On ne peut être frère tout court.[…] Ma civilisation, héritant de Dieu, à fait les hommes frères en l’Homme. […] Peu à peu nous avons perdu l’héritage.” (Pilote de guerre)

  4. Ce n’est même pas le fait d’être tous créés par Dieu qui nous rend frères, car alors, la fraternité devrait s’étendre à toutes les créatures et nous aurions les mêmes devoirs envers les animaux qu’envers les hommes. Le concept chrétien de fraternité se réfère à la commune filiation divine qu’ont en commun ceux qui, par la foi et le Baptême, sont devenus enfants de Dieu (cf. Jn 1,12). Voilà pourquoi l’appellation de “frères”, dans la primitive Eglise, désigne les Chrétiens et non tous-les-hommes-nos-frères. Tous les hommes ont leur place dans la fraternité chrétienne ; mais c’est l’Eglise qui est le lieu de la fraternité humaine, pas l’humanité sans distinction de races ni de RELIGIONS, comme dans l’idéologie maçonnique. Voilà pourquoi la miséricorde spirituelle, qui consiste à oeuvrer pour que les incroyants ou les mécréants adhèrent à la vraie foi, passe avant la miséricorde corporelle, qui consiste en tout ce qu’on appelle aujourd’hui le “travail social”. L’abandon des oeuvres missionnaires au profit de programmes exclusivement caritatifs, calqués sur ceux des ONG laïques, est très probablement causé par cette insidieuse “républicanisation” de l’Eglise, qui a été pourtant énergiquement condamnée sous le nom de “modernisme”. Grosso modo, on pourrait dire que les modernistes ont eu l’idée de faire la paix avec la République en adoptant les thèses républicaines. Le Royaume de Dieu est devenu ainsi ce qu’il est maintenant dans tant de prêches : une utopie de fraternité universelle, où la foi chrétienne n’a plus que la valeur d’une motivation parmi d’autres équivalentes pour se “mettre à l’écoute des hommes (et des femmes) d’aujourd’hui” et travailler “tous ensemble” à la “construction d’un monde plus juste”…

  5. Bravo cher Pape, vous êtes vraiment le digne successeur de Saint Pierre.
    Avec toute mon affection filiale et ma prière pour votre ministère, au service exclusif de Notre Seigneur JESUS-CHRIST.
    Maranatha !
    Merci !

  6. Ce que vous écrivez me semble très contestable.
    [Adressez-vous à Benoît XVI directement alors! Lahire]
    Pourquoi ne pourrait-on pas être frère en Jésus-Christ de quelqu’un qui n’est pas baptisé catholique ? De toute évidence la fraternité évangélique ne s’adresse pas qu’aux baptisés catholiques…
    Sans vouloir faire de jésuitisme ou se lancer dans une discussion interminable (ce n’est pas le lieu), on peut lire Marc, 3, 35, “Car celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi frère, sœur et mère”. Or un protestant, un musulman peuvent faire la volonté de Dieu, l’Église l’a toujours enseigné (même s’ils ne font pas nécessairement la volonté de Dieu dans leur culte ou les actes prévus par leur religion…)
    [Pas d’accord, le Pape vous parle de “frères à partir de la conscience humble mais profonde d’être enfants de l’unique Père céleste”. Lahire]
    De plus, si vous êtes chrétien, vous croyez que tous les hommes sont fils de Dieu, indépendamment du fait qu’ils reconnaissent ou non la paternité de Dieu, et donc vous vous reconnaissez comme leur frère… je crois donc que la formule “le scout est frère de tout autres scout” peut avoir du sens, pour les scouts, et peut-être plus pour les scouts catholiques !
    [Sans ergoter autant, une seule question : comment rendez-vous compatible ce que vous écrivez avec ce qu’écrit le Pape ci-dessus? (“Du Baptême dérive aussi un modèle de société : la société des frères (…)
    On ne peut pas établir la fraternité avec une idéologie, encore moins avec un décret d’un quelconque pouvoir constitué. On se reconnaît frères à partir de la conscience humble mais profonde d’être enfants de l’unique Père céleste”.
    Si vous n’y arrivez pas, c’est soit vous, soit lui qui se trompe…
    Lahire]

  7. Question concernant le concept de “fraternité scoute” : mon frère, le fils de mes parents, est-il alors mon “frère” s’il n’est pas baptisé ?
    [Il est question ci-dessus de la paternité de Dieu et du Baptême. Concernant la paternité humaine, le fils de vos parents reste bien sûr votre frère. Lahire]

  8. Je ne suis pas d’accord avec votre conception de la fraternité.
    [Stop! il ne s’agit pas de la mienne, mais des paroles du Pape. Lahire]
    Dieu est le Père de tous les hommes qu’il a créés, et si les fils sont infidèles, le Père les attend encore (cf le Fils Prodigue, est bien fils, même une fois parti au loin, le Père guette son retour). Dans le pauvre, même non baptisé, Jésus demande qu’on voit Jésus lui-même, parce que l’homme est créé à l’image de Dieu et Jésus offre son Salut à tous. Jésus, Fils de Dieu, s’étant fait homme, il a partagé l’Humanité commune à tous les hommes et les rend d’autant plus fils du Père. Si la filiation divine a été blessée par le péché, elle n’a pas disparue par nature, ou alors nous tombons dans le jansénisme. Tous les hommes sont donc frères et doivent se traiter comme tels, avec en effet des familles de proximité ; ainsi les Scouts peuvent se dire frères, et ce pas seulement en tant que baptisés.
    [D’après votre explication erronée, oui. D’après les propos lumineux du Pape, non! Le Saint Père dit cette phrase incompatible avec vos propos : “On se reconnaît frères à partir de la conscience humble mais profonde d’être enfants de l’unique Père céleste”. Lahire]
    Quand à la Lune et au Soleil, St François d’Assise les appelait “Frère Soleil” et “Soeur Lune”. Hérétique ?

  9. La fraternité scoute entre scouts chrétiens (car je ne connais pas beaucoup de scouts catholiques qui fréquentent des scouts non baptisés, juifs ou musulmans….. et vice versa….) est une fraternité élective, de vie selon une modalité choisie, celle d’une éducation, d’une pédagogie, qui valorise la responsabilité communautaire et hiérarchisée et l’amitié au sens d’une expression forte de la charité. C’est une mise en forme de la fraternité chrétienne.
    [Non, la fraternité ne se choisit pas, Benoît XVI vous le rappelle! Elle est imposée par le Père, comme toute fraternité d’ailleurs. Cette fraternité élective n’a rien de chrétien, bien au contraire ! Lahire]
    Sans aller aussi loin que celui d’une vocation religieuse, le serment scout engage dans une forme chrétienne d’être, et dans ce sens elle est bien une fraternité au sein de la grande fraternité des baptisés.
    [non, pas précisément : la promesse peut rapprocher des catholiques, qui sont donc frères. Elle crée une proximité de frère, mais pas une fraternité dans la fraternité. On est pas plus ou moins frère : on l’est ou pas. Lahire]
    Il existe en qq sorte une spiritualité scoute, et lire le Père SEVIN ou Guy de LARIGAUDIE permet de le comprendre.
    [Oui, tout à fait. Lahire]
    Faire de la fraternité scoute du Père SEVIN un dérivé de l’idéal maçonnique serait regarder le scoutisme authentiquement catholique à la lumière de ses dérives ultérieures et présentes. Ce n’est pas parce que BADEN POWELL fut franc-maçon que le scoutisme et la fraternité qu’il a proposée sont maçonniques : le catholicisme donne un autre sens à toute réalité humaine prééxistante .
    [Ceci n’engage que vous. Je n’ai jamais écrit ou défendu ceci. Lahire]
    Benoit XVI par son rappel de la filiation, exclut ce type d’accusation contre la fraternité du scoutisme catholique.
    [Justement non! Il dit bien : “On ne peut pas établir la fraternité avec une idéologie, encore moins avec un décret d’un quelconque pouvoir constitué. On se reconnaît frères à partir de la conscience”. Ce n’est pas le libre choix d’un engagement humain (fut-il une promesse scoute!) qui crée la fraternité, mais l’unicité du Père! Élémentaire mon cher PG.
    FSS
    Lahire]

  10. il s’ agit seulement du lien unissant les baptisés,
    unis autour du même symbole définissant la vraie foi;
    on n’ aborde pas cependant la question
    concernant
    ce qui définit la qualité de Français,
    ce que c’est,
    qui l’a ,
    qui ne l’ a pas,
    et les conséquences de cette différence.
    il faudra bien s’en occuper un jour
    avant la destruction de l ‘identité française par
    le métissage laïc et obligatoire,
    programmée par nos républicains démocrates,
    grands manipulateurs de mots creux et destructeurs des vraies valeurs.

  11. Je voudrais ajouter ma modeste pierre à la polémique qui s’installe sur le mot ‘frère’.
    Il est bien certain, qu’au départ de la Création par DIEU, et particulièrement avec la création d’Adam, à sa suite et faisant parti de sa descendance, nous pouvons nous dire frères dans la chair, certes.
    Pour ce qu’il en est de la filiation avec Notre Seigneur JESUS-CHRIST (le second Adam), l’on ne le devient, frère, qu’après avoir été plongé dans les eaux du baptême. Donc, pour un chrétien il est abusif de se dire frère d’un non baptisé. En tout cas, frère en JESUS-CHRIST !
    Le baptême ne compte pas pour du ‘beurre’, c’est par lui que nous retrouvons notre place dans le plan de DIEU, notre dignité d’enfant de DIEU.
    S’il en été autrement le CHRIST-JESUS serait venu sur cette terre pour faire bien dans le décor. C’est ce que voudraient nous faire croire les ennemis du Rédempteur. Et il y en a. Même dans l”église’.

  12. Cher Lahire
    Je ne conteste pas votre analyse sur le fond : nous ne pouvons qu’être en accord essentiel. Mais – je réfléchis là à voix haute- il me semble qu’historiquement et ecclésialement, il a existé au sein de l’Eglise, tant chez des personnes consacrées que chez des laïcs, des formes de communautés, ordres, Tiers-ordre, confréries, etc…. qui créaient par engagement de vie, un lien spécial entre leurs membres, ceci au sein de cette fraternité chrétienne où nous place dans l’Eglise notre filiation de baptisés.
    Ainsi, comme scout, même à plus de 50 ans, j’ai une forme d’intérêt premier vers toute personne qui a été scout, sans que cela aille plus loin qu’une expérience partagée de vie sous le signe de notre baptême. C’est un peu comme le fait qu’on aime rencontrer un catholique Français à la messe quand on est au fin de de l’Afrique, et encore plus un auvergnat catholique si on est auvergnat. Parce qu’on partagera plus vite l’expérience qu’est notre vie de foi, en principe, même dans la foi commune, du fait d’une proximité potentielle plus forte. Si le seul européen est un italien, cela fait également plaisir mais moins, en qq sorte : c’est humain, et du domaine de l’expérience humaine partagée. Le scoutisme s’il ne devient pas une exclusive a créé dans ce sens un vécu commun, qui crée bien une fraternité.
    Les dominicains sont des frères dans leur communauté et leur ordre, sans pour cela ignorer la richesse bénédictine ou jésuite, ni la fraternité entre tous les baptisés.
    [Oui, mais chaque monastère est une famille de baptisés. Lahire]
    Je crois que précisément l’Eglise catholique a ceci de très riche et libertaire qu’au sein d’une même église ont pu se créer des communautés, ordres, mouvements, et des manières d’être chrétien très soudées, mais diversifiés et spécifiques, très ancrées dans des réalités humaines, sans que cela n’affecte l’unité, ni surtout cette filiation commune. Et cela a enrichi merveilleusement la foi de tous au travers des 2000 ans du christianisme.
    Pour un catholique tout est incarné dans une réalité particulière, car sans l’incarnation de la foi, que reste t il ? Un moralisme ou une foi idéologie ?
    C’est cela qu’ont fait les progressistes et qu’ils continuent de faire en défaisant les paroisses : tuer les liens humains, même volontaires, dans la foi, pour tenter de ”purifier” la foi, en la désincarnant de la vraie fraternité, qui est faite de ces choix : je crois à la fraternité des baptisés, mais elle passe par des amitiés et des solidarités chrétiennes.
    Mais peut-être Benoit XVI pensait-il à ces communautés nouvelles qui fonctionnent en vase clos, et ne s’intéresse aux réalités paroissiales que quand leurs prêtres ou religieux ou laïcs sont en position d’autorité suprême et excluent quasiment tout autre forme de catholicité, au nom d’une fraternité supérieure, une forme de gnose catholique, par infusion de l’Esprit, devenu trémulateur, au défaut d’être frappeur? (;-))))
    FSS à vous également.
    [Je vous rejoins bien sûr et je fais un focus sur la sémantique car elle a son importance et ce sont les plus intelligents qui en jouent contre nous. Ceci dit, comme dans toute famille, les frères qui font les mêmes choix de vie ou de route (car le scoutisme est une route de Foi) se rapprochent et tissent des liens plus fort. Et bien évidemment, il faut les entretenir, les conserver et les renforcer : je ne cherche pas à détruire les sentiments – bien au contraire – ni la grandeur du scoutisme, mais à préciser des notions. Et ce que vous dites de la reconnaissance entre scouts, ou entre personne de la même communauté est tout à fait vrai et bon! J’en ai suffisamment fait l’expérience pour avoir pu vous adresser tout à l’heure sans craindre l’erreur un premier FSS que je vous renouvelle ici. Lahire]

  13. “Il est aussi important que se manifeste et que se développe, entre les scouts et entre les différents mouvements, la «fraternité scoute», qui fait partie de son idéal initial…” Lettre du Pape Benoît XVI au Cardinal Ricard le 22 juin 2007.
    “La fraternité scoute internationale crée des liens entre des personnes de cultures, de langues ou de confessions différentes et elles constituent une possibilité de dialogue entre elles.” Discours du Pape Jean-Paul II le 13 septembre 1998
    je vous propose ces deux citations qui nous montre bien, il me semble,que la fraternité scoute est bien reconnue par le Saint Père.
    Fraternel Salut Scout
    [Oui, entendue comme fraternité entre catholiques baptisés (un pape parlerait-il pour les autres?) rendus plus proche par une route spirituelle commune (le pape parlerait-il d’autre chose?) et non comme fraternité élective. Lahire]

  14. pour une fois, je ne suis pas d’accord avec Lahire qui, me semble-t-il,”durcit” la pensée du Saint Père; il me semble évident que B. XVI a eu en vue ici la fausse notion de fraternité inventée par la maçonnerie au 18° s et reprise par les révolutionnaires de 1789, pseudo-fraternité au nom de laquelle ils ont allègrement massacré ceux qui n’étaient pas d’accord avec eux.
    L’Eglise enseigne clairement que tous les hommes sont frères du fait de leurs ancêtres communs Adam et Eve : fraternité qu’on peut qualifier de “physique”; par ailleurs, le baptême crée une fraternité spirituelle plus profonde qui, au fond, n’est que la restauration de la fraternité originelle qui aurait dû être celle de tous les hommes si Adam n’avait pas péché; cette fraternité aurait été “parfaite” en ce sens qu’elle aurait été et “physique” (Adam, père commun) et spirituelle (Dieu Père commun et reconnu par tous comme tel).
    Le baptême restaure cette fraternité spirituelle ou plutôt, comme dit le Saint Père, la “conscience” que nous avons de cette paternité commune et donc de notre fraternité spirituelle.
    Ainsi, cela n’empêche pas du tout de parler en vérité de “fraternité scoute”; en effet, il s’agit ici d’une fraternité élective (essentiellement d’ailleurs dans un cadre chrétien, il faut le dire; donc, cette fraternité est aussi le plus souvent une fraternité profonde car chrétienne); on pourrait parler de “fraternité adoptive”, un peu comme l’on dit que nous sommes “fils adoptifs” de Dieu. Dire :”La promesse scoute, engagement strictement humain (“sur mon honneur, je m’engage”), ne peut fonder une quelconque fraternité et encore moins une quelconque société des frères”, ne me semble pas du tout traduire la pensée de B. XVI. L’idée d’une fraternité scoute (relative, certes, imparfaite, sans doute) n’a jamais été mise en doute par les papes depuis Pie XI ni par le Père Sevin -dont le procés en béatification est en cours à Rome, sauf erreur-
    Et puis,appliquons cela aux moines et il ne resterait rien de l’importance des voeux monastiques; le scout dit non seulement “sur mon honneur” mais aussi “et avec la grâce de Dieu…” ou “Et je te fais hommage de moi, Seigneur !.
    Alors maintenant il est permis de réfléchir sur le type particulier de fraternité entre scouts catholiques et éclaireurs laïcs, par exemple : bien sûr, c’est une fraternité très imparfaite, superficielle peut-être, mais pourquoi n’aurait pas le droit d’utiliser le mot?
    [Certes, j’ai été incisif et… volontairement 😉 sachant que je ferai mouche et que l’occasion était donnée de lever une ambiguïté. En dix lignes, je me devais d’être percutant et ce que vous relevez est juste. Si la fraternité scoute n’est pas élective comme vous le dites, si elle doit être reçue comme une plus grande proximité entre catholiques ayant choisi la même route spirituelle comme vous le soulignez, oui, vous avez raison dans votre nuance. et nous restons cependant d’accord dans le fond : ce n’est pas le choix humain qui crée cette fraternité, mais bien une paternité commune. Et là, nous nous rejoignons.
    FSS
    Lahire]

  15. lire, bien sûr, dans ma dernière phrase :”pourquoi n’aurait-on pas le droit d’utiliser le mot?”

  16. [Préferez le mail pour ce genre de propos, d’autant que ce post va bientôt quitter la première page et ne sera plus relu par quiconque. Je me ferais un plaisir de vous répondre et de poursuivre ce dialogue.
    Lahire]

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