Benoît XVI définit le cadre de son voyage

Dans l'entretien qu'il donna hier dans l'avion qui l'emmenait en Terre Sainte, le Saint Père a dessiné le contour de son pèlerinage et a défini l'esprit dans lequel il l'entreprenait.

L'Église n'est "pas un parti politique, mais une force spirituelle" qui œuvre pour la paix sur trois niveaux :

  • la prière :
"nous sommes convaincus que la prière
est une vraie force et ouvre le monde à Dieu, nous sommes convaincus que
Dieu nous écoute et peut agir dans l'histoire".
  • la formation des consciences :
"La conscience est la capacité de l'homme à percevoir la
vérité, mais cette capacité est souvent entravée par des intérêts
particuliers".
  • la raison :
"Justement parce que nous ne sommes pas un parti politique nous
pouvons ensuite plus facilement, aussi à la lumière de la foi, voir les
vrais critères,
aider à comprendre combien elle contribue à la paix et parle
à la raison,
appuyer les positions réellement raisonnables. Cela, nous
l'avons déjà fait et nous voulons le faire encore maintenant, et dans le futur".

Le dialogue pour la paix avec les juifs et les musulmans est possible grâce aux bases communes :

"Il est important qu'en réalité nous ayons la même racine, les mêmes livres
de l'Ancien Testament qui sont, tant pour les juifs que pour nous, le Livre
de révélation
(…) S'il y a une rencontre de ces univers sémantiques
différents, nous progressons sur la voie du vrai dialogue et apprenons l'un
de l'autre. Je suis sûr et convaincu que nous ferons des progrès et cela
aidera aussi la paix, et même l'amour réciproque".

"Certes il existe aussi un message commun. Il y aura l'occasion de le
faire. Malgré la diversité des origines nous avons des racines communes
parce que, comme cela a déjà été dit, le christianisme naît de l'Ancien
Testament et l'écriture du Nouveau Testament sans l'Ancien n'existerait pas
parce qu'il s'y réfère en permanence
. L'Islam aussi est né dans un milieu où
étaient présente dès l'origine tant le judaïsme que les différentes branches
du christianisme, et toutes ces circonstances se reflètent dans la tradition
coranique, de sorte que nous avons beaucoup en commun dans les origines et
dans la foi dans l'unique Dieu".

La présence de l'Église en Terre Sainte est une nécessité pour la découverte de la vérité car :

"C'est le devoir de l'Église d'aider à
connaître les vrais critères, les valeurs vraies, et à nous libérer des
intérêts particuliers
".

C'est pourquoi le Saint-Père "espère que réellement les chrétiens pourront trouver le courage,
l'humilité et la patience de rester dans ces Pays et d'offrir leur
contribution pour le futur de ces Pays".

Lahire

Une réflexion au sujet de « Benoît XVI définit le cadre de son voyage »

  1. Agnès

    “Le dialogue pour la paix avec les juifs et les musulmans est possible grâce aux bases communes”
    Je suppose que ce sous-titre est de vous et non pas du Saint-Père car les “bases communes” avec les musulmans sont quasi inexistantes (malgré leurs vaines tentatives de se raccrocher à l’Ancien Testament (et éventuellement au Nouveau).
    Il faut savoir en effet que les musulmans tiennent pour acquis que les Juifs, tout comme les Chrétiens, ont “falsifié” leurs écritures !
    [Le sous-titre est effectivement de moi, mais lisez quelques lignes en-dessous ce que dit Benoît XVI : “Malgré la diversité des origines nous avons des racines communes parce que, comme cela a déjà été dit, le christianisme naît de l’Ancien Testament et l’écriture du Nouveau Testament sans l’Ancien n’existerait pas parce qu’il s’y réfère en permanence. L’Islam aussi est né dans un milieu où étaient présente dès l’origine tant le judaïsme que les différentes branches du christianisme”. Lahire]

Laisser un commentaire