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Culture de mort : Avortement

Belgique : Les soignants demandent des rendez-vous aux parlementaires

Belgique : Les soignants demandent des rendez-vous aux parlementaires

Les soignants disent non à ce second projet de loi sur l’avortement en 18 mois :

Ce jeudi 12 mars, à partir de 11h, une délégation des personnels de santé qui n’ont pas encore reçu de rendez-vous de la part des députés, viendra en demander en personne aux députés. Ils ne comprennent pas que des lois si sensibles soient élaborées sans tenir compte de l’avis d’experts ou pire, en niant les auditions de la Commission de justice de la Chambre des Représentants.

Ils l’ont rappelé publiquement lors d’une conférence de presse tenue à l’hôtel Van Der Valk, à Zaventem mardi 10 mars : depuis des semaines, ils alertent les députés sur l’inadéquation et la nocivité de la proposition de loi sur l’avortement. Ils ont demandé mardi à être reçus par les chefs des groupes politiques de la Chambre et par les députés qui cherchent à voter en conscience. Un seul parti leur a répondu depuis lors. La volonté de dialogue des soignants doit être partagée, sinon, il n’y a pas de dialogue !

Pour rappel, la proposition de loi à laquelle ils s’opposent contient les points suivants :

  • augmentation du délai légal d’avortement jusqu’à 18 semaines,
  • diminution du délai minimum de réflexion à 48h,
  • suppression du devoir d’information,
  • banalisation de l’avortement comme simple « acte médical ». 

Cette proposition de loi affirme se baser sur l’audition de 20 experts en mai-juin 2018. La majorité d’entre eux n’a en réalité pas soutenu les mesures figurant dans l’actuelle proposition de loi. La plupart des experts ne se sont tout simplement pas exprimés sur ces changements

  • 4 experts sur 20 se sont montrés favorables à un délai de 18 semaines de grossesse, 4 se sont opposés à un allongement, 7 ne se sont pas exprimés sur la question, 4 ont proposé un autre délai que 18 semaines, 1 expert n’a pas précisé la durée qu’il préconisait. 
  • 2 experts sur 20 ont soutenu un passage du délai de réflexion de 6 jours à 48h.
  • 4 experts sur 20 étaient favorables à la suppression de l’obligation de mentionner les alternatives possibles à l’avortement lors de la première visite. 

Il n’y a pas eu d’autre consultation du personnel de santé. Or, l’application de la loi sera entre leurs mains. Les soignants demandent à être réellement entendus.

Le collectif des “soignants opposés à l’extension de la loi sur l’avortement”  regroupe plus de 2500 soignants, dont 830 médecins, 80 professeurs d’université; et est soutenu par plus de 11.000 citoyens. Parmi les professionnels de santé, 72% des signataires sont des femmes. Selon le Dr TENNSTEDT, Médecin généraliste ayant pratiqué en planning familial :

Quand une femme n’a pas décidé d’avorter à 12 semaines, c’est qu’elle est en grande situation de doute. Ce n’est pas rare que cela soit lié à des pressions familiales ou économiques“. 

Dr. NUCHOWICZ, gynécologue

“Dans les années 90 la viabilité des foetus commençait à 28 semaines. Actuellement nous les sauvons à 22. Finalement où est la limite ? Pourquoi pas 28 ou 30 tant qu’on y est ? De plus à cet âge le sexe est connu, ouvrant ainsi la voie à des avortements eugéniques liés au genre !”

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