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Culture de mort : Avortement

Avortements forcés à La Réunion : une commission d’enquête réclamée

Avortements forcés à La Réunion : une commission d’enquête réclamée

Formulée en décembre et rendue publique la semaine dernière, une demande de création de commission d’enquête à La Réunion a été déposée par une trentaine de députés concernant les avortements et stérilisations forcées durant les années 1960.

Les députés, parmi lesquels des élus des groupes La France insoumise, Les Républicains, UDI et GDR (communistes et élus ultramarins de gauche), souhaitent avoir « une idée précise de l’ampleur des faits (les déclarations de journées d’hospitalisations et les témoignages laissant penser que le nombre de victimes peut s’élever à plusieurs centaines ou milliers de femmes) » et évaluer « l’étendue des responsabilités personnelles et institutionnelles ».

Ces députés sont : Jean-Hugues RATENON, Clémentine AUTAIN, Ugo BERNALICIS, Éric COQUEREL, Alexis CORBIÈRE, Caroline FIAT, Bastien LACHAUD, Michel LARIVE, Jean-Luc MÉLENCHON, Danièle OBONO, Mathilde PANOT, Loïc PRUD’HOMME, Adrien QUATENNENS, Muriel RESSIGUIER, Sabine RUBIN, François RUFFIN, Bénédicte TAURINE, Moetai BROTHERSON, Gabriel SERVILLE, Nathalie BASSIRE, Mansour KAMARDINE, Danielle BRULEBOIS, Jean-Félix ACQUAVIVA, Michel CASTELLANI, Paul-André COLOMBANI, M’jid EL GUERRAB, Bertrand PANCHER, Maina SAGE.

Ils soulignent « le nombre relativement bas d’accusés, au regard du nombre d’actes rapportés dans la presse à l’époque. »

Seuls 36 avortements avaient alors fait l’objet de poursuites et condamnations, le registre des patients de la clinique avait disparu avant le début de l’instruction et des « spots publicitaires pouvant caractériser l’existence d’une politique anti-nataliste de la part de l’État à La Réunion » étaient alors diffusés.

L’affaire avait été révélée en 1970 par un médecin. En 1971, un procès pour « manœuvres abortives » contre trois médecins et un infirmier de la clinique s’était conclu par des peines allant de 2 ans à la relaxe. Le directeur de la clinique avait été reconnu civilement responsable, sans être condamné à une peine.

Cette proposition de résolution a été renvoyée à la Commission des affaires sociales de l’Assemblée.

A quand une demande de commission d’enquête sur les avortements forcés en métropole depuis l’adoption de la loi Veil ?… On sait en effet que bon nombre de jeunes filles et de femmes sont forcées à avorter, sous la pression de leurs parents, de leur conjoint, des médecins… et de l’appareil étatique.

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2 commentaires

  1. Depuis ils ont simplement peaufiné leur technique.
    Au lieu de forcer à avorter on ne laisse pas d’autres choix, ce qui revient au-même, mais plus discrètement.
    La guerre est donc menée contre les pro-vie afin de réduire leur influence et les empêcher de proposer un autre choix.
    On a vu récemment l’apothéose avec les lois interdisant la liberté de parole sur internet…
    Difficile d’aller plus loin sauf à imposer à nouveau l’avortement par la force.

  2. En plus , connaissant les Reunionais , ce ne sont pas des gens qui tendent vers l avortement quand on sait qu ils se plaignent qu il n y a pas assez de garçons sur l île et leur éducation reste encore tres tradi ; la religion, quelqu elle soit , a encore du poids sur la façon d élever ” la marmaille” comme ils disent .

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