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Culture de mort : Avortement / L'Eglise : L'Eglise en France

Avortement : c’est à notre accueil de la vie qu’on reconnaîtra notre justice

Le Père Matthieu Villemot du diocèse de Paris, enseignant en philosophie et éthique biomédicale, diffuse cette note, avant le vote par l'Assemblée nationale de la résolution sur l'avortement :

A"Une résolution va être présentée à l’Assemblée nationale réaffirmant plus que jamais l’IVG comme un droit fondamental et inconditionnel des femmes, indispensable à leur liberté et leur égalité. Encore une fois nous voulons redire ici combien ce raisonnement est déséquilibré. L’accueil de la vie ne peut pas être instrumentalisé ni réduit à la question de la condition féminine, c’est une question centrale de toute civilisation juste. La « civilisation de la mort », dénoncée par Paul VI, aboutit à une société inquiète, une fraternité blessée.

Le projet affirme que « le droit universel des femmes à disposer librement de leurs corps est une condition indispensable pour la construction de l’égalité réelle entre les femmes et les hommes ». Dans la logique du texte, qui ne parle jamais de naissance, de maternité, d’amour, ce « droit universel des femmes » est entièrement réduit à l’élargissement du droit à l’IVG, comme si la femme qui donne la vie avait un rapport moins libre à son corps. Comme si donner la vie était une contrainte, une inégalité, comme si laisser naître l’enfant n’était pas vraiment un droit. Certains psychologues parlent du premier IVG comme d’une « initiation à la féminité ».

L’accueil de l’enfant concerne au premier chef la mère avec l’embryon, personne humaine. Mais il concerne aussi le géniteur. Au lieu de déresponsabiliser plus que jamais le géniteur des conséquences de son acte, il faut rappeler son obligation de justice et de compassion envers la femme. L’égalité hommes-femmes suppose que la grossesse soit vécue en couple. Le corps humain (masculin ou féminin) est par essence ouvert à la communion et à la solidarité avec l’humanité. La grossesse en est le suprême symbole.

Le projet affirme encore « le rôle majeur de la prévention, et de l’éducation à la sexualité, en direction des jeunes ; (…) la nécessité de garantir l’accès des femmes à une information de qualité, à une contraception adaptée, et à l’avortement sûr et légal ». Pendant longtemps, la contraception a été présentée comme seule alternative à l’IVG. Cette fois, le texte pose directement l’un et l’autre comme des options de même valeur. Contraception et méthodes abortives seront présentées aux femmes (mineures incluses) comme deux solutions équivalentes. C’est à peine s’il est encore permis de chercher des moyens pour faire baisser le nombre d’IVG. Il s’agit là d’une grave désinformation qui dénie les conséquences physiques et psychiques que peut avoir une IVG. Loin d’être formée, la conscience des jeunes sera faussée. Le choix tant vanté de la femme s’en trouve vicié à la base.

L’avortement avait été un délit, puis une tolérance, il est devenu un droit. Le voici pilier de la condition féminine, plus banalisé que jamais. Bientôt, ce sera un devoir et une autre résolution culpabilisera les femmes qui ont librement choisi de ne pas avorter. Au contraire, c’est à notre accueil de la vie qu’on reconnaîtra notre justice."

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