12 réflexions au sujet de « Aveu d’impuissance du gouvernement »

  1. Papon

    Il fait semblant ou il est idiot ? on disait qu’il etait le ministre le plus competent.
    Il est vrai qu’on nous a tellement seriné que la crise etait imprevisible.
    Malheur à ceux qui ont des yeux et qui ne voient pas…

  2. P G.

    Petit à petit, on arrive au constat de l’échec du ”modèle français”, fait d’hypertrophie étatique et fiscaliste, d’une protection sociale monopolistique archi coûteuse et non maîtrisée, d’une fonction publique pléthorique, et d’une politique de l’accroissement de la dette par l’emprunt qui va aboutir à ce que la notation internationale de la France soit dégradée d’ici peu.
    C’est le commencement du début de la fin : nous allons payer plus cher l’argent que l’Etat en faillite va emprunter pour payer les intérêts de la dette, ce qui accroit celle-ci mécaniquement.
    Eric Woerth n’y peut plus rien : les freins ont lâché dans la pente.
    Triste nouvelle pour notre avenir et celui de nos enfants.

  3. Sancenay

    à “Papon”,
    je percevrait plutôt les choses ainsi:
    Monsieur Woerth est tout sauf un idiot.Il ne voit sans doute dans le contexte d’une crise durable que des avantages à dire la vérité, soit le contraire du slogan de campagne de son parti aux européennes: “30 mesures qui vous protègent”
    C’est peut-être également une façon de préparer un réequilibrage au sein du gouvernement dans l’esprit désormais établi de la cohabitation.
    Tant pis pour ceux qui sont en charge de la campagne des européennes et dont d’aucuns se voyaient déjà Calife à la plce du Calife.
    Ce n’est qu’une hypothèse, mais qui ne serait pas si inintéressante si elle devait se vérifier prochaînemment.
    bien à vous,

  4. trahoir

    http://www.dedefensa.org/article-l_etrange_optimisme_sans_espoir__23_05_2009.html
    Bien entendu, cette situation est pire que toutes celles qui ont existé à cause de la puissance des facteurs constitutifs du virtualisme; elle est pire, par exemple, que le stalinisme, qui ne tenait que par l’hébétude de la pression terroriste et policière, qui est une chose très pressante mais qui ne transforme pas la psychologie d’une façon efficace, – elle rend fou, ce qui est inefficace, ou bien l’on conserve ses convictions, ce qui est évidemment dangereux; elle n’a en aucun cas l’efficacité de notre système qui crée une complicité collective.
    => Notre système est du La Béotie notablement améliorée: c’est la complicité involontaire pour organiser pour tous la servilité psychologique volontaire vis-à-vis d’un système.
    (…) Aujourd’hui, il va sans dire que le véritable espoir est “objectivement” pessimiste, puisqu’il passe par la nécessité de la destruction du système

  5. P G.

    @ Sancenay
    Dans votre hypothèse, intéressante, il faut rapprocher du réalisme de M. WOERTH celui de F. FILLON.
    Mais ce réalisme venant après coup est un peu facile de la part de ceux qui en font montre pour d’obscures querelles de pouvoir au sein de l’actuelle majorité, alors qu’ils ont eu la majorité parlementaire et Matignon durant 13 ans depuis 1981, et qu’ils l’ont perdu en 1997 déjà sur ces questions de gestion des finances et de la protection sociale.

  6. Nicolas

    Enfin une bonne nouvelle : s’ils perdent le contrôle, le marché le reprendra, et fera moins de bêtises que les régulateurs fous qui pensent qu’en passant une loi la réalité va docilement se ranger en ordre pour faire plaisir à l’UMP…

  7. Sancenay

    à PG
    je ne suis pas apte à sonder les reins et les coeurs des personnes , c’est pourquoi je me préoccupe davantages des idées ou des structures qui les soutiennent.
    Mais je retiendrai deux choses:
    je crois que le sacrifice de ceux qui font, et ont fait , pour ceux qui ne sont plus de ce monde, leur devoir politique ,ici ou là ( en rappelant que le vote n’est pas à mon sens le moyen le plus adapté dans les circonstances actuelles) mais avec générosité et hardiesse ,peut et doit nécessairement ouvrir des portes tôt ou tard à ceux, quels qu’ils soient, qui ont très généralement les mains liées par le pouvoir ,à quelque niveau que ce soit, qu’ils paraissent et/ou s’efforcent de détenir.
    d’autre part nulle situation politique n’est immuable et l’épreuve des faits , n’est-ce pas le cas aujourd’hui, et exige nécessairement, hélas, en effet plus tard que tôt, des choix et des positionnements plus tranchés, si ce n’est plus clairs.
    mais je ne crois pas , à l’épreuve des faits également, comme je vous l’ai dit, à une lecture partisane de la chose politique.
    D’autant moins que le jeu partisan actuel n’est mécaniquement en fait qu’une scorie en fin de vie des luttes fratricides révolutionnaires, et que cela contribue davantage à permettre au système devenu fou de gérer et digérer ses acquis qu’à nous en libérer définitivement.

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