Avec Hollande, en route vers le chaos

Extrait d'un éditorial de Jean.jpgerre Maugendre :

"[…] En fait de « ré-enchantement du rêve
français », François Hollande nous mène benoîtement vers le chaos. Il
est certain que s’il persiste dans son projet d’imposer « le mariage
pour tous », l’opposition va se durcir et se politiser, malgré la
volonté de Frigide Barjot et de l’UMP de ne surtout pas remettre en
cause le système actuel
. Les manœuvres pour remettre en selle les élus
de l’UMP, qui, il y a 6 mois, à quelques exceptions près, auraient voté
sans barguigner « le mariage pour tous », sont pathétiques à observer.

La IVe République s’effondra sur
elle-même de ne pas avoir su résoudre la question algérienne. Il n’est
pas impossible que la Ve implose sous les effets conjugués de la crise
économique et financière, et maintenant sociétale et identitaire
. Les
princes qui nous gouvernent, coupés du peuple qu’ils méprisent depuis
longtemps, ne comprennent pas ce qui se passe. Ils n’ont pas vu germer
avant leur éclosion les bourgeons du printemps français et catholique
qui ont été préservés de l’hiver matérialiste par des familles, des
écoles, des paroisses… qui avaient pris au sérieux la parole de
Jean-Paul II : « N’ayez pas peur ! » Ils ne comprennent rien à ce peuple qu’Élie Peillon, le fils de Vincent, voudrait pendre en place publique. 
Cette jeunesse motivée, ardente et disponible peut faire reculer un
Gouvernement qui, sans doute, espère et craint à la fois « une bavure
mortelle » qui liguerait contre lui les parents solidaires de leurs
enfants, même si, bien sûr, tous les cadavres n’ont pas la même valeur
aux yeux de la classe médiatique : tout le monde connaît Malik Oussekine
et personne Sébastien Deyzieu.

Face à une classe politique totalement
déconsidérée par sa corruption endémique et par son mépris du bien
commun, uniquement soucieuse de conserver ses prébendes et ses
privilèges, le salut ne pourra venir que d’une réforme en profondeur de
nos institutions et un renouvellement quasiment complet de notre
personnel dirigeant
. Les institutions de la Ve République assurent une
prédominance totale de la potestas sur l’auctoritas.
Le couvercle est soigneusement fixé sur la cocotte minute qui continue
de bouillir. Plus le temps passe, plus l’explosion, inévitable car les
différentes crises poussent leurs feux sous la marmite, sera violente !"