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Pays : International

Autriche : le FPÖ défend une ligne « national-libérale ». Un exemple pour le FN ?

Lu dans Minute, suite à la victoire du FPÖ en Autriche dimanche :

2768_page_01"[…] Dès dimanche soir, Marine Le Pen s’est réjouie du succès du FPÖ, parti associé au FN au Parlement européen au sein du groupe Europe des nations et des libertés (ENL), parlant même lundi, en une approche étonnamment marxiste, du « sens de l’histoire » qui expliquerait la « poussée des mouvements patriotiques » dans toute l’Europe, face à l’Union européenne. Hélas l’analyse, pour prometteuse qu’elle soit à un an de l’élection présidentielle française, ne correspond aucunement à la réalité du vote autrichien.

D’abord parce que le FPÖ, s’il est allié au FN au Parlement européen, n’en est pas la copie conforme, loin s’en faut. Outre qu’il a été créé au milieu des années 1950, il défend une ligne « national-libérale » dont on aura une idée plus précise en voyant qu’il prône – cela figure dans son programme – « une dérégulation complète de l’économie afin de garantir la prospérité et de stabiliser le marché de l’emploi ». On est en ce domaine à mille lieues de celui du FN, et il faut d’ailleurs noter la relative discrétion de Florian Philippot à l’annonce de la victoire de Hofer. Le vice-président du FN, pourtant d’ordinaire agile et réactif sur Twitter, s’est contenté de relayer le message de Marine Le Pen, sans se réjouir lui-même du score du candidat présenté par le parti avec lequel il siège à Strasbourg. Nicolas Bay, lui, l’a fait…

Ensuite parce que l’opposition du FPÖ à l’Union européenne n’est pas comparable à celle du Front national. Du point de vue autrichien, qui est le sien – et il ne faut jamais oublier que la neutralité de l’Autriche est inscrite dans la Constitution, ni que le pays est un Etat fédéral –, l’opposition à la construction européenne n’est pas un absolu : le FPÖ souhaite principalement que l’UE cesse de se mêler des affaires internes du pays, ce qui n’est pas tout à fait la même chose. […]

Dès le début des années 1980, le FPÖ a participé à deux gouvernements dirigés… par deux sociaux-démocrates. Et autour des années 2000, il a de nouveau participé à deux reprises aux gouvernements du conservateur Wolfgang Schüssel. Des alliances ont également été nouées à plusieurs reprises au niveau régional, comme en Carinthie, où c’est, là encore, avec l’appui des sociaux-démocrates que Haider se hissa à la fin des années 1980 à la tête de la région. […]"

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