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France : Politique en France

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De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :

Ils s’étaient tous engagés, la main sur le cœur et des trémolos dans la voix. Le parlement européen avait voté une motion : Jamais le Pass sanitaire ne serait obligatoire ! « Croix de bois. Croix de fer. Si je mens je vais en enfer ». Cela aurait constitué une atteinte intolérable aux « valeurs fondatrices » de l’Union Européenne, au premier chef la liberté d’aller et venir. Une liberté fondamentale dont bénéficient tous les migrants de la planète mais déjà mise à mal par les critères d’accès pour les voitures aux centres des villes et l’envolée des prix des carburants, dont 60 % est composé de taxes. « Salauds de pauvres ! » selon l’inoubliable formule de Jean Gabin dans le film de Claude Autant-Lara : La traversée de Paris.

Des faits troublants

Au sens strict le Pass sanitaire n’est toujours pas obligatoire, du moins pour l’ermite qui a renoncé à se déplacer en train ou en avion, à toute vie sociale et à aller visiter sa vieille mère mourante à l’hôpital. Ils ont osé ! C’est d’ailleurs à ça qu’on les reconnaît. Le terrain avait été soigneusement et méticuleusement préparé par l’artillerie lourde : les multiples éditoriaux et chroniques des médias ayant pignon sur rue, les objurgations des experts autoproclamés, les enquêtes catastrophistes, le rappel quotidien du nombre de nouveaux contaminés, etc. Du grand art. Les faits, malheureusement, ne peuvent rien contre l’idéologie et, sans doute, les intérêts financiers de big pharma. Citons :

– l’explosion du nombre de contaminations en Israël, pays dont le taux de vaccination est le plus élevé de la planète (60% de la population) 

le manque de recul sur les effets dans le temps de ces vaccins conçus en quelques mois. Dans un roman prémonitoire paru en 1959 Henri Vernes imaginait son héros, Bob Morane, en lutte contre le sultan de Dramaout, Le maître du silence, qui par phobie du bruit avait inoculé à toute sa population un sérum rendant les gens muets mais les conduisant, ensuite, très rapidement à la mort ou du moins à une léthargie profonde. De virus mutant en 2ème  ou 3ème  injection, qui sait où nous allons ?

– la vaccination déjà acquise de 80% de la population à risques, soit les personnes de plus de 60 ans.

– la très faible létalité du virus intégrant en outre le fait que chacun a pu expérimenter autour de lui que les chiffres fournis étaient manifestement faux. Une personne qui tombe de son toit, est hospitalisée et meurt, sera déclarée comme décédée du coronavirus si elle est détectée positive. Il paraît que cela arrange l’hôpital…

les incertitudes et les doutes sur l’origine de certains vaccins et leurs conséquences génétiques.

la réticence d’une part non négligeable des professionnels de santé à se faire vacciner. Si la vaccination est la panacée comment expliquer que les premiers concernés, et a priori les plus compétents, soient aussi réticents ?

Passer en force

Nonobstant ces réserves le gouvernement a décidé de passer en force : « A partir du 15 septembre, les soignants non vaccinés ne pourront plus travailler et ne seront plus payés ». Après les palinodies successives de ce gouvernement sur les masques, les atteintes à la liberté de culte et au respect des morts, l’imbroglio des vaccins, etc. le moins que l’on puisse dire est que la crédibilité de la parole publique est largement entamée. Au cœur du pacte social repose la confiance que les gouvernés accordent à leurs gouvernants. Quand la confiance s’estompe ne reste plus que la coercition puis la violence. Nous en sommes au premier stade, nous risquons de rapidement passer au second. Tout est fait pour qu’aucune voix dissidente ne se fasse entendre. Marine Le Pen, fidèle à sa stratégie d’évitement et de dédiabolisation, reste coite et s’indignera demain que les électeurs dont elle se croit propriétaire ne votent plus pour elle. Quelques voix discordantes rompent néanmoins le consensus : François-Xavier Bellamy, Jean-Frédéric Poisson, Florian Philippot. Méticuleusement Youtube censure toutes les vidéos non « médicalement correctes » dans le silence assourdissant des chantres de la liberté d’expression. Chacun a, aussi, vocation à devenir non pas le gardien de son frère mais le surveillant de son voisin, chaque vacciné ayant mission de devenir auxiliaire de la répression. La Stasi en avait rêvé, Emmanuel Macron l’a fait. Claude Polin a lumineusement démontré comment la collaboration en masse de la population contre les « déviants » est une caractéristique typique des régimes totalitaires. Les médias du système stigmatisent déjà les « mauvais Français », selon la formule célèbre de Jean Gabin, encore dans La traversée de Paris, houspillant un bistrotier abruti qui emploie une Juive. Nous en sommes là ! Chaque civilisation qui ne trouve plus en elle l’énergie de faire face aux défis de la vie désigne naturellement un bouc émissaire, responsable de tous ses maux. Demain les non vaccinés serviront d’exutoires aux passions populaires exacerbées par des dirigeants trop heureux de rejeter la responsabilité de leurs échecs et de leurs impérities sur d’autres. Le gouvernement n’ayant toujours pas trouvé le moyen, en un an et demi de pandémie, de créer un nombre suffisant de lits d’hôpital … si la situation se dégrade, ce sera la faute des « anti vax ».

Une dictature qui n’est pas que sanitaire

Cette dictature sanitaire, qui vient, procède d’un mouvement plus général d’accaparement par l’Etat des responsabilités des familles et des citoyens. La scolarisation obligatoire à partir de trois ans, la limitation drastique des possibilités de faire l’école à la maison, l’inspection systématique, quasiment annuelle, des écoles catholiques hors contrat, dont chacun sait qu’elles forment autant de viviers de djihadistes, sont des éléments clés de ce totalitarisme mou, ce moulag, qui s’étend chaque jour. Méthodiquement se met en place un processus de mort sociale et financière pour les résistants à la « société diversitaire » : médecins opposés à l’avortement, pharmaciens refusant de commercialiser la pilule du lendemain, responsables de ressources humaines pas convaincus de la nécessité de devoir évaluer et choisir leur personnel selon des critères d’orientation sexuelle ou ethniques, universitaires rétifs aux études décoloniales et intersectionnelles, enseignants refusant de « déconstruire », selon les directives du Président de la République, l’histoire de France, etc. Et maintenant vaccino sceptiques. La société moderne qui fut un temps définie comme une conspiration universelle contre toute forme de vie intérieure est aujourd’hui, aussi, une atteinte permanente à l’ordre naturel. Nous voici, sur la terre de nos Pères, chaque jour plus étrangers aux mots d’ordre et aux pratiques usuellement et communément admises. Différents dans un monde qui prétend cultiver la différence mais refuse la liberté à ceux qu’il estime être les ennemis de la liberté.

Résistants au Nouvel Ordre mondial. Dissidents d’une société fragmentée en communautés qui sont aujourd’hui côte à côte et seront demain face à face, notre responsabilité est celle de la fidélité. Etre les petites lucioles qui rappellent, dans l’obscurité de la nuit, que la lumière existe. Préparer dans le silence des œuvres humbles, qui sont celles de Dieu, les petites pierres qu’au jour voulu par la Providence, David utilisera pour terrasser Goliath. Alors sur l’injustice des hommes nous verrons s’élever la justice de Dieu. Cette conviction nourrit notre espérance et nous donnera, soyons-en certains, la force de résister aux persécutions à venir. Nous ne saurions conclure sans nous interroger sur la promotion au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur de Mgr Eric de Moulins-Beaufort, Président de la Conférence des évêques de France, quinze jours après le vote des lois de bioéthique légalisant la PMA sans père, l’autorisation de créer des embryons transgéniques et des embryons-chimères animal-homme, etc. Mgr Von Galen, en 1941, le “lion de Munster” aurait-il accepté une reconnaissance analogue, en Allemagne, de la part du chancelier du Reich ?

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