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L'Eglise : François

“Aujourd’hui, un chrétien, s’il n’est pas révolutionnaire, n’est pas chrétien!”

PapeLe Saint Père sonne une fois encore le réveil des consciences ! Dans une catéchèse intitulée "Je n’ai pas honte de l’Evangile" et adressée aux participants auxtravaux du Congrès ecclésial du Diocèse de Rome, le Pape François a parlé fort :

""Aujourd'hui, un chrétien, s'il n'est pas révolutionnaire, n'est pas chrétien !"a lancé le pape argentin aux milliers de participants du Congrès ecclésial du diocèse de Rome. Au cours d'une intervention haute en couleur, le pape a notamment fustigé les communautés chrétiennes "fermées" (…)

"Je ne comprends pas les communautés chrétiennes qui sont fermées", a confié le pape avant de s'exclamer : "Dans l'Évangile, il est beau le passage qui nous raconte que le berger revient et s'aperçoit qu'il lui manque une de ses 99 brebis et part la chercher … Frères et soeurs, mais nous en avons une seule, il nous en manque 99 !". 

"Nous devons demander au Seigneur la générosité, le courage et la patience pour sortir et annoncer l'Évangile", a poursuivi le pape, reconnaissant que c'était"difficile".

"Il est plus facile de rester à la maison avec notre unique brebis, pour la brosser et la caresser, mais nous les prêtres et tous les chrétiens, le Seigneur veut que nous soyons des pasteurs, pas des brosseurs de brebis."

 "Il y a eu beaucoup de révolutionnaires dans l'histoire, mais aucun n'a eu la force de la révolution apportée par Jésus, une révolution (…) qui change en profondeur le coeur de l'homme", a encore affirmé le pape face à une salle d'audiences noire de monde et enthousiaste. "Dans l'histoire, les révolutions ont changé les systèmes politiques, économiques, mais aucune n'a vraiment modifié le coeur de l'homme", a relevé le pape avant de soutenir que "la vraie révolution, celle qui transforme complètement la vie", avait été "accomplie" par Jésus.

Citant son prédécesseur Benoît XVI, le pape François a alors assuré que cette révolution était "la plus grande mutation de l'histoire de l'humanité". Au cous de cette longue improvisation, le pape a également fustigé les "chrétiens découragés"dont "on se demande s'ils croient au Christ ou en la déesse des plaintes". Assurant que "le monde n'est pas pire qu'il y a cinq siècles", le pontife s'est moqué de ceux qui se plaignent de la jeunesse d'aujourd'hui en disant : "ah les jeunes !"

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18 commentaires

  1. eh bien… après qu’un Pape a défendu le monde contre l’idéologie communiste, qu’un autre a donné à ses brebis les bases solides et traditionnelles qui leur manquaient, avec celui-ci voilà qu’on repart à l’attaque! Avec les armes de l’Amour…

  2. Génial, il nous donne le vocabulaire de la nouvelle évangélisation!! Brosseurs de brebis et déesse des plaintes, je m’en souviendrai!

  3. ENFIN ! un Pape qui décape, avec des mots très simples tout comme Benoit XVI.
    Merci Seigneur pour nous avoir comblé ainsi.
    François LE révolutionnaire (pas celui de la Ripoublique française)

  4. Tout est grâce! 3 Papes. Pour nous préparer à ce combat éternel d’évangélisation.Notre Pape actuel trouve une dialectique qui touche les plus convaincus, mais également les plus tièdes ou bien les plus ignorants de notre réalité, condition. Simple mais au combien nécessaire et difficile la révision de nos pratiques ( “brosser l’agneau” seul de nos paroisses!): l’Évangile à la lettre! Alors ça oui! on ne va pas s’ennuyer si l’on suit à la lettre le successeur de Saint Pierre. On se sent de fait tout petit devant nos conduites et oh combien raffermis devant l’ampleur de la tâche!
    Merci Seigneur, loué soyez vous de nous donner des “guides” pour traverser ce monde( brebis que nous sommes mais pas celles de Panurge quand même!) en restant de celui ci sans en être vraiment. MERCI Très saint Père!

  5. L’appel du 18 juin de Notre-Dame de Lourdes à entrer en Résistance ?
    http://www.gloria.tv/?media=461153

  6. Un catholique doit être “révolutionnaire”… Je m’en souviendrai aussi…

  7. à propos de la parabole de la brebis égarée “… Frères et soeurs, mais nous en avons une seule, il nous en manque 99 !”.
    Oui c’est bien ça !!!! Quand je regarde mon quartier .

  8. En effet l’heure est grave ! Il faut savoir regarder à l’essentiel !
    Aujourd’hui, l’essentiel est : Qu’est-ce que l’homme dans un monde en “mutation” tel que nous sommes en train de le vivre?
    Je voudrais rappeler les paroles du Pape Jean XXIII dans la Constitution Apostolique «Humanae salutis» (1961) – il y a 52 ans! – par laquelle il appela le Concile Vatican II, commençant en ces termes:
    ” L’Église assiste aujourd’hui à une crise de la société.
    Pendant que l’humanité est au début d’une ère nouvelle, des tâches d’une gravité et d’une ampleur immense attendent l’Église, comme aux époques les plus tragiques de son histoire.
    Il s’agit de confronter aux énergies vivifiantes et éternelles de l’Evangile le monde moderne “.
    Jean XXIII a prophétisé ce qui tente de nous submerger aujourd’hui:
    Le «début d’une ère nouvelle»,… comme aux époques les plus tragiques de notre histoire,
    La postmodernité, l’athéisme nihiliste,
    L’apostasie de l’Europe et de l’Occident en général…
    Avec pour conséquences:
    – La négation de notre histoire,
    – La destruction de la famille,
    – La tentation d’arracher aux “déterminismes familiaux” les enfants pour inculquer une idéologie non pas à la recherche d’égalité, mais qui veut nier les différences naturelles féminin – masculin.
    – La marchandisation du vivant et donc de l’homme, à commencer par l’embryon.
    Cette liste n’est pas exhaustive…
    Mais dans ce cadre tragique – qui n’a rien à voir avec la science-fiction! -, la France est aujourd’hui, le pays qui cherche à résister avec la plus grande force de conviction. Pour qui connait l’histoire, ce n’est pas un hasard !
    C’est pourquoi il faut absolument, au delà de nos différences naturelles d’approche de la situation que nous sommes en train de vivre, nous opposer à ces projets prométhéens(1) avec toutes les forces vives – qu’elles le soient depuis longtemps, ou qu’elles se réveillent aujourd’hui -, qui comptent dans notre pays.
    Je suis sûr que les «Veilleurs», les «Mères Veilleuses», les «Hommen», les «Printemps Français», les «Antigone» – pour ne citer que les principales réalités de cette magnifique galaxie de résistance à l’intolérable -, ont largement contribué à la réussite de la ManifPourTous et surtout à la persévérance de tant de Français encore engagés dans l’action.
    (1) Il revient à l’humanité de disposer à son gré de l’univers qu’elle porte en elle comme de celui qui l’environne…

  9. Les déclarations du saint père me font monter les larmes aux yeux, Patristain le dit très bien :
    3 Papes pour nous préparer à ce combat éternel d’évangélisation !
    Et quel troisième, le démarrage parut un peu faiblard, mais une fois le moteur lancé… mettons-y du charbon pour ne pas qu’il faiblisse ! (soutenons-le du mieux faisable)

  10. Que veut il dire quand il parle des communautés fermées? Les Benedictins? le Carmel?
    [Non. Le Pape fait allusion aux communautés qui n’évangélisent pas. Nous avons tous hâte d’avoir l’intégralité du document en français.
    JL]

  11. Pour un réac’ comme moi, être révolutionnaire, c’est pas vraiment souhaitable.
    Quelqu’un peut m’éclairer sur le sens de ce mot (qui n’est peut-être pas le même dans ma tête et celle du Saint Père)?

  12. “révolutionnaire” ici veut dire “qui provoque n grand changement, un retournement de la situation” c’est-à-dire qu’il faut engendrer une révolution des coeurs, participer à faire connaître le Christ autour de nous

  13. J’ai trouvé le texte complet sur le site du Saint-Siège… mais en italien.
    Il serait possible d’avoir la traduction en français ?
    Merci d’avance.

  14. Je viens de lire le texte en italien…
    Stupendo !!!!
    Cet après midi je le traduis
    Pace a voi !

  15. Et pan sur le nez de nos “Monseigneur” qui vilipendaient les catho qui défilaient à la Manif pour Tous (le mien, des plus tiédasses, en fait partie). Il y en a un qui devrait faire marteler tous ces premiers écrits là dessus de fin 2012 à début 2013 … (les pharaons faisaient marteler les hiéroglyphes de leur prédécesseurs qu’il voulaient rayer des mémoires)

  16. Un Pape en adéquation avec les jeunes générations et pile au moment ou cela deviens vraiment indispensable au milieu d’une absence de chef.
    Un hasard ??

  17. Discours du Saint Père François aux participants au congrès ecclésial du diocèse de Rome.
    Hall Paul VI Lundi 17 juin 2013
    « Je n’ai pas honte de l’Evangile”
    Bonsoir à tous, chers frères et sœurs !
    L’apôtre Paul finissait ce passage sa lettre à nos ancêtres avec ces paroles : « Vous n’êtes plus sous la loi, mais sous la grâce. Et celle-ci est notre vie : Cheminer sous la grâce, parce que le Seigneur nous a aimé, il nous a sauvé, il nous a pardonné. Il a fait tout, le Seigneur, et cela est la grâce, la grâce de Dieu. Nous, nous sommes en chemin sous la grâce de Dieu, qui est venue à nous, en Jésus Christ, lequel nous a sauvés. Mais cela nous ouvre un grand horizon, et cela est une grande joie pour nos. « Vous n’êtes plus sous la loi, mais sous la grâce ». Mais qu’est-ce que signifie vivre sous la grâce ? Nous chercherons d’expliquer quelque chose sur ce que signifie vivre sous la grâce. C’est notre joie, c’est notre liberté. Nous, nous sommes libres. Pourquoi? Parce que nous vivons sous la grâce. Nous ne sommes plus esclaves de la loi: nous sommes libres parce que Jésus Christ nous a libérés. Il nous a donné la liberté, cette pleine liberté d’enfants de Dieu, que nous vivons sous la grâce. Cela est un trésor. J’essaierai d’expliquer un peu ce mystère tellement beau, tellement grand : Vivre sous la grâce.
    Cette année vous avez beaucoup travaillé sur le baptême et sur le renouvellement de la pastorale post-baptismale. Le baptême, ce ‘passer’ de la loi à la grâce, est une révolution. Ils sont nombreux les révolutionnaires dans le cours de l’histoire, ils ont été nombreux. Mais personne n’a eut la force de cette révolution que nous a apporté Jésus Christ : une révolution pour transformer l’histoire, une révolution qui change en profondeur le cœur de l’homme. La vraie révolution, celle qui transforme radicalement la vie, Jésus Christ l’accompli à travers sa résurrection : La croix et la résurrection. Et Benoit XVI disait, de cette révolution, que ‘’c’est la plus grande mutation de l’histoire de l’humanité » ». Mais pensons à ceci : C’est la plus grande mutation de l’histoire de l’humanité, c’est une vraie révolution et nous, nous sommes révolutionnés et révolutionnaires de cette révolution, parce que nous allons par cette voie de la plus grande mutation d l’histoire de l’humanité. Un chrétien, s’il n’est pas révolutionnaire, en ce temps, n’est pas un chrétien ! Il doit être révolutionnaire par la grâce ! Justement la grâce que le Père nous donne à travers Jésus Christ crucifié, mort et réssuscité fait de nous des révolutionnaires, parce que – et je cite de nouveau Benoit – « c’est la plus grande mutation de l’histoire de l’humanité ». Parce qu’elle change le cœur. Le prophète Ezéchiel le disait : « J’ôterai votre cœur d pierre et je vous donnerai un cœur de chair ». E cela est l’expérience que vit l’apôtre Paul : après avoir rencontré Jésus sur la voie de Damas, elle change radicalement sa prospective de vie et il reçoit le baptême. Dieu transforme son cœur ! Ma pensez : un persécuteur, un qui chassait l’Eglise et les chrétiens, devient une saint, un chrétien jusqu’aux os, vraiment un chrétien ! Avant c’est violent persécuteur, maintenant il devient un apôtre, un témoin courageux de Jésus Christ, au point de ne pas avoir peur de subir le martyr. Ce Saül qui voulait tuer qui annonçait l’Evangile, à la fin donne sa vie pour annoncer l’Evangile. C’est cela la mutation, la plus grande mutation dont nous parlait le Pape Benoit. Elle te change le cœur, de ppécheur – de pécheur : tous nous sommes pécheurs – elle te transforme en un saint. Quelcun parmi nous n’est pas pécheur ? Si il y a quelcun qu’il lève le main ! Tous nous sommes pécheurs, tous! Tous nous avons été pécheurs mais la grâce de Jésus Christ sauve du péché : nous sauve ! Tous, si nous accueillons sa grâce de Jésus Christ, lui change notre cœur et de pécheurs, il fait de nous des saints. Pour devenir saint, il n’est pas nécessaire tourner les yeux et regarder là [haut – les yeux au ciel], ou avoir un peu le visage d’une image [pieuse] ! Non, non, ce n’est pas nécessaire tout cela ! une seule chose est nécessaire pour devenir saint : accueillir la grâce que le µPère nous donne en Jésus Christ. Voilà, cette grâce change notre cœur. Nous continuons à être pécheurs, parce que tous nous sommes faibles, mais aussi parce que avec cette grâce qui nous fait sentir que le Seigneur est bon, que le Seigneur est miséricordieux, que le Seigneur nous appelle, que le Seigneur nous pardonne, cette grande grâce, qui change notre cœur.
    Et le prophète Ezéchiel disait, que d’un cœur de pierre il le change en un cœur de chair. Que veut dire cela ? Un cœur qui aime, un cœur qui souffre, un cœur se réjouit avec tous les autres, un cœur comblé de tendresse pour qui, portant en lui [imprimées] les blessures de la vie, se sent à la périphérie de la société. L’amour est la plus grande force de transformation de la réalité, parce qu’elle abat les murs de l’égoïsme et comble les fossés qui nous tiennent loin les une des autres. Et cela est l’amour qui vient d’un cœur muté, d’un cœur de pierre qui est transformé en un cœur de char, un cœur humain. Et cela c’est la grâce qui le fait, la grâce de Jésus Christ que nous tous, nous avons reçus. Qui d’entre vous sait combien coût la grâce ? Où se vend la grâce ? Où puis-je acheter la grâce ? Personne ne le sait dire : non. Je vais l’acheter au bureau paroissial, peut-être la vendez vous, la grâce ? Quelque prêtre la vend, la grâce ? Ecoutez bien ceci : la grâce ne se vend pas ni ne s’achète ; c’est un cadeau de Dieu en Jésus Christ. Jésus Christ nous donne la Grâce. C’est l’unique qui nous donne la grâce. C’est un cadeau : il nous l’offre. Renons-là. Comme cela est beau. L’amour de Jésus est ainsi: il donne la grâce gratuitement, gratuitement. Et nous, nous devons la donner à nos frères, à nos sœurs, gratuitement. C’est un peu triste quand tu en vois quelques uns qui vendent la grâce : dans l’histoire de l’Eglise quelque fois cela est arrivé, et cela a fit tant de mal, tant de mal. Mais la grâce on ne peut la vendre : tu la reçois et tu la donne gratuitement. Cela est la grâce de Jésus Christ.
    Au milieu de tant de souffrances, de tant de problèmes qu’il y a, ici, à Rome, il y en a qui vivent sans espérance. Chacun de nous peut penser, en silence, aux personnes qui vivent sans espérance, et qui sont immergées dans une profonde tristesse dont ils cherchent à sortir en croyant trouver le bonheur dans l’alcool, dans la drogue, dans les jeux de hasard, dans le pouvoir de l’argent, dans la sexualité débridée… Mais ils se retrouvent encore plus déçus et quelques fois ils se défoulent de leur rage envers la vie par des comportements violents et indignes de l’homme. Combien de personnes tristes, combien de de personnes tristes, sans espérance ! Pensez aussi à tous ces jeunes qui, après avoir expérimenté tant de choses, ne trouvent plus le sens de la vie et cherchent le suicide, comme solutions. Savez vous combien il y a de suicides parmi les jeunes aujourd’hui dans le monde ? le chiffre est important ! pourquoi ? Ils n’ont pas d’espérance. Ils expérimenté tant de chose et la société, qui est cruelle – elle est cruelle ! – ne peut te donner de l’espérance. L’espérance est comme la grâce : on ne peut l’acheter, c’est un don de Dieu. Et nous, nous devons offrir l’espérance chrétienne par notre témoignage, avec notre liberté, avec notre joie. Le cadeau de la grâce que nous fait Dieu porte l’espérance. Nous, qui avons la joie de nous apercevoir que nous ne sommes pas orphelins, que nous avons un Père, pouvons nous être indifférents envers cette cité qui nous demande, peut être inconsciemment, sans le savoir, une espérance qui l’aide à regarder le futur avec une plus grande confiance et sérénité ? Nous ne pouvons pas être indifférents. Mais comment pouvons nous faire cela ? Comment pouvons aller en offrant l’espérance? Aller dans les rues en disnt: “moi j’ai l’espérance”? Non! Avec votre témoignage, avec votre sourire, dire: “je crois que j’ai un Père”. L’annonce de l’Evangile est cela: avec ma parole, avec mon témoignage dire: “Moi, j’ai un Père. Nous ne sommes pas orphelins. Nous avons un Père », et partager cette filiation avec le Père ett avec tous les autres. « Saint Père, maintenant j’ai compris : il s’agit de convaincre les autres, de faire des prosélytes ! » Non : rien de cela. L’Evangile est comme la semence : tu la sème, tu la sème par ta parole et par ton témoignage. Et puis, tu ne fais pas de statistiques pour savoir comment vont les choses : c’est Dieu qui le fait. Lui qui fait croitre cette semence ; mais nous, nous devons semer avec cette certitude que l’eau c’est lui qui la donne, la croissance c’est lui qui la donne. Et nous, nous faisons pas la récolte ; un autre prêtre la fera. Un autre laic, un autre la fera. Mais la joie de semer par le témoignage, parce que avec la parole cela ne suffit pas, cela ne suffit pas. La parole sans le témoignage c’est su vent. Les paroles ne suffisent pas. Le vrai témoignage que fait Paul.
    L’annonce de l’Evangile est destiné avant tout aux pauvres, à ceux qui manquent souvent du nécessaire pour mener une vie digne. A eux est annoncé en premier le joyeux message que Dieu les aime avec prédilection et vient les visiter à travers les œuvres de charité que les disciples du Christ accomplissent en son nom. Avant tout, aller vers les pauvres ; cela en premier. Au moment du jugement final, nous pouvons lire en Matthieu 25, tous nous serons jugés sur cela. Mais quelques uns après pensent que le message de Jésus soit destiné à ceux qui n’ont pas de préparation culturelle. Non ! Non ! l’apôtre affirme avec force que l’Evangile est pour tous, même pour les savants. La sagesse qui dérive de la résurrection, ne s’oppose pas à la sagesse humaine mais, au contraire elle purifie et l’élève.
    L’Eglise est toujours présente dans les lieux où s’élabore la culture. Mais, le premier pas est toujours la priorité pour les pauvres. Mais nous devons aller aussi aux frontières de l’intellect, de la culture, dans les hauteurs du dialogue, du dialogue qui fait la paix, du dialogue intellectuel, du dialogue raisonné. L’Evangile est pour tous ! le fait d’aller vers les pauvres ne signifie pas que nous devions devenir des « paupéristes » ou bien une sorte de « clochards spirituels » ! Non, non, pas cela ! cela signifie que nous devons aller vers la chair de Jésus qui souffre, mais la chair de Jésus souffre aussi en ceux qui ne le connaissent pas à travers leurs études, à travers leur intelligence, à travers leur culture. Nous devons aller là ! Pour cela j’aime user de cette expression « aller vers le périphéries », le périphéries existentielles. Toutes, toutes, de la pauvreté physique et réelle à la pauvreté intellectuelle, qui est aussi réelle. Toutes les périphéries, tous les carrefours des chemins : aller là. Et là semer la semence de l’Evangile, par le parole et par le témoignage.
    Cela signifie que nous devons avoir du courage. Paul VI disait qu’il ne comprenait les chrétiens découragés : ils ne les comprenait pas. Ces chrétiens tristes, anxieux, ces chrétiens dont on se demande si ils croient en Jésus Christ ou en la « déesse des plaintes » : on ne sait jamais ! tous les jours ils se lamentent, ils se lamentent, « mais comment va le monde, mais regarde un peu, quelle calamité ! » mais pensez : le monde n’est pas pire qu’il y a cinq siècles ! le monde est le monde, il a toujours été le monde. Et quand un se lamente : « c’est comme c’a on ne peut rien faire, ah ! la jeunesse… » Je vous fais une demande : connaissez des chrétiens comme c’a ? il y en a ! il y en a ! Mais le chrétien doit être courageux et face au problème, face à une crise sociale, religieuse, il doit avoir le courage d’aller de l’avant, d’aller de l’avant avec courage. Et quand on ne peut plus rien faire, avec patience : supportant. Supporter. Courage et patience, ces deux vertus di [saint] Paul. Courage: aller de l’avant, faire les choses, donner un témoignage fort, en avant !!!
    Supporter : porter sur les épaukes les choses que l’on ne peut pas encore changer ; Mais aller de l’avant avec cette patience, avec cette patience que nous donne la grâce. Mais que devons nous faire avec ce courage et cette patience ? sortir de nous même : sortir de nous même. Sortir de nos communautés, pour aller là où les hommes et les femmes vivent, travaillent et souffrent et leur annoncer la miséricorde du Père qui s’est fait connaitre aux gommes en Jésus Christ de Nazareth. Annoncer cette grâce qui a été offerte par Jésus. Si, jeudi saint, j’ai demandé au prêtres d’être des pasteurs ayant sur eux l’odeur des brebis, à vous chers frères et sœurs, je dis : soyez partout porteur de la parole de vie, dans vos quartiers, dans les lieux de travail et n’importe où les personnes se retrouvent et développent des relations. Vous devez aller dehors. Je ne comprends pas les communautés chrétiennes qui sont fermées en paroisse. Je veux vous dire une chose : dans l’Evangile, il est beau ce passage qui nous parle du pasteur qui, quand il retourne à la bergerie, s’aperçoit qu’il manque une brebis, laisse les quatre vingt dix neuf autres et va la chercher, va en chercher une ! mais nous mes frères et sœurs, nous en avons une [seule] il nous en manque quatre vingt dix neuf !
    Nous devons sortir, nous devons aller vers elles ! Dans cette culture [là où nous sommes] – disons nous la vérité – nous en avons seulement une, nous sommes la minorité ! Mais sentons nous la ferveur, le zèle apostolique pour sortir et aller et chercher les quatre vingt dix neuf autres [brebis] ?
    C’est une grande responsabilité, et nous devons demander au Seigneur la grâce de la générosité et du courage et la patience pour sortir, pour sortir et annoncer l’Evangile. Ah ! cela est difficile. c’est plus facile de rester à la maison, avec cette unique brebis! C’est plus facile avec cette brebis, et la peigner et la caresser… Mais nous prêtres, vous aussi chrétiens, tous : le Seigneur nous veut pasteurs, non pas peigneurs de brebis, pasteurs ! et quand une communauté est fermée (repliée sur elle-même] toujours au milieu des mêmes personnes qui parlent, cette communauté ne donne pas la vie. C’est une communauté stérile, elle n’est pas féconde. La fécondité de l’Evangile vient par la grâce de Jésus Christ, mais à travers nous, notre prédication, notre courage, notre patience.
    Cela commence a être un peu long tout cela, pas vrai ? Mais ce n’est pas facile !
    Nous devons nous dire la vérité ! le travail d’Evangélisation, pour porter la grâce gratuitement n’est pas facile, parce que nous ne sommes pas seuls avec Jésus Christ, il y a aussi un adversaire, un ennemi qui veut tenir les hommes séparés de Dieu. Et pour cela il instille dans les cœurs la déception, quand nous ne voyons pas récompensé tout de suite notre engagement apostolique. Le diable, chaque jour, jette en nos cœurs une semence de pessimisme et d’amertume, et voila qu’on se décourage, nous nous décourageons. 3Cela ne va pas ! nous avons fait ceci, et c’a ne va pas. Nous avons cela et cela ne va toujours pas. Et regarde cette autre religion comme elle attire tant de monde ! et nous ! rien ! »
    C’est le démon que sème cela. Nous devons nous préparer à la lutte spirituelle. C’est important ! On ne peut prêcher l’Evangile sans cette lutte spirituelle : une lutte de tous les jours ! Semer n’est pas facile. C’est plus beau de recueillir, mais semer n’est pas facile, et c’est le combat quotidien des chrétiens.
    [saint] Paul disait qu’il avait en lui l’urgence de prêcher et il avait l’expérience de ce combat spirituel, quand il disait : « j’ai dans ma chair une épine de satan, et tous les jours je la sent. » Nous aussi avons ces épines de satan qui nous font souffrir et nous font aller avec tant de difficultés et tant de fois nous découragent. Préparons nous au combat spirituel : l’évangélisation requiert un vri courage, de même pour cette lutte intérieure, dans cœur, avec la prière, avec la mortification, avec le désir de suivre Jésus, avec les sacrements qui sont une rencontre avec Jésus, dire à Jésus : Merci, merci pour ta grâce. Je veux la porter aux autres ; Mais tout cela est un travail : c’est un travail !
    Cela s’appelle, – ne vous effrayez pas – cela s’appelle le martyr. Le martyr est cela : faire la lutte, tout les jours, pour témoigner. C’est cela le martyr. Et à certains, le Seigneur requiert le martyr de la vie. Mais il y a le martyr de tous les jours de toutes les heures : le témoignage contre l’esprit du mal qui ne veut pas que nous soyons des évangélisateurs.
    Et maintenant je voudrais finir en pensant à une chose. En ce temps, où la gratuité semble diminuer dans les relations interpersonnelles parce que tout se vend et tout s’achète, et la gratuité est difficile à trouver, nous chrétiens, nous annonçons un Dieu qui, pour être notre ami ne demande rien si non d’être accueilli. L’unique chose que demande Jésus : être accueilli. Pensons à ceux qui vivent dans le désespoir parce qu’ils n’ont jamais rencontré quelqu’un qui leur ait montré un peu d’attention, qui les ait consolés, qui les ait fait sentir précieux et importants. Nous, disciples du Crucifié, pouvons refuser d’aller en ces lieux où personne ne veut aller, par peur de se compromettre, par peur du jugement des autres, et ainsi nier à ces frères l’annonce de la Parole de Dieu ?
    La gratuité ! nous avons reçu cette gratuité. Cette grâce gratuitement. Nous devons la donner gratuitement.
    Et voilà ce que je veux vous dire à la fin. N’ayez pas peur, n’aies pas peur. N’aies pas peur de l’amour de Dieu, notre Père. N’ayez pas peur de la liberté qui nous est donnée par la grâce de Jésus Christ ou comme disait [saint] Paul : « Vous n’êtes plus sous la loi, mais sous la grâce ». N’ayez pas peur de la grâce, n’ayez pas peur de sortir de vous-même, n’ayez pas peur de sortir de vos communautés chrétienne pour aller retrouver les quatre vingt dix neuf autres qui ne sont pas à la maison. Et aller dialoguer avec eux et leur dire ce que nous pensons, aller montrer notre amour qui l’amour de Dieu.
    Chers frères et sœurs, n’ayons pas peur ! Allons de l’avant pour dire à nos frères et à nos sœurs que sommes sous la grâce, que Jésus nous donne la grâce et cela ne coûte rien. Seulement la recevoir. En avant !!!

  18. Nous ne sommes pas des brosseurs de brebis…Béni soit notre Pape François, notre bon Pasteur.

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