Saint Joseph, artisan

Une réflexion en ce jour de la saint Joseph artisan, qui est aussi la fête de notre Pape, "simple et humble travailleur dans la vigne du Seigneur".

SJA "Aujourd'hui, nous commençons le mois de mai par une fête
liturgique très chère au peuple chrétien, celle de saint Joseph
travailleur. Et vous savez que je m'appelle Joseph. Elle fut instituée
par le Pape Pie XII de vénérée mémoire il y a maintenant 50 ans, pour
souligner l'importance du travail et de la présence du Christ et de
l'Eglise dans le monde ouvrier. Il est nécessaire de témoigner
également dans la société d'aujourd'hui de l'”Evangile du travail”,
dont parlait Jean-Paul II dans son Encyclique Laborem exercens.
Je souhaite que ne manque pas le travail notamment pour les jeunes, et
qu'il s'exerce dans des conditions qui respectent toujours plus la
dignité de la personne humaine".

(Benoît XVI, Regina Caeli du 1er mai 2005)


"Le travail revêt une importance primordiale pour la réalisation de
l'homme et pour le développement de la société, et c'est pourquoi il
faut qu'il soit toujours organisé et accompli dans le plein respect de
la dignité humaine et au service du bien commun. Dans le même temps, il
est indispensable que l'homme ne se laisse pas asservir par le travail,
qu'il ne l'idolâtre pas, en prétendant trouver en celui-ci le sens
ultime et définitif de la vie.
A ce propos, l'invitation contenue dans
la première Lecture est tout à fait riche de sens: "Tu te souviendras
du jour du sabbat pour le sanctifier. Pendant six jours tu travailleras
et tu feras tout ton ouvrage; mais le septième jour est un sabbat pour
Yahvé ton Dieu" (Ex 20, 8-9). Le sabbat est le jour sanctifié,
c'est-à-dire consacré à Dieu, pendant lequel l'homme comprend mieux le
sens de son existence comme de son activité professionnelle.
L'on peut
par conséquent affirmer que l'enseignement biblique sur le travail
trouve son couronnement dans le commandement du repos
".

(Benoît XVI, homélie du 19 mars 2006)

"Une des expressions quotidiennes de cet amour
dans la vie de la Famille de Nazareth est le travail
. Le texte évangélique
précise par quel type de travail Joseph essayait d'assurer la subsistance de sa
Famille: celui de charpentier. Ce simple mot recouvre toute l'étendue de la vie
de Joseph. Pour Jésus, ce sont là les années de la vie cachée dont parle
l'évangéliste après l'épisode du Temple: « Il redescendit alors avec eux et
revint à Nazareth; et i1 leur était soumis. » (Lc 2, 51.) Cette « soumission »,
c'est-à-dire l'obéissance de jésus dans la maison de Nazareth, est aussi
comprise comme une participation au travail de Joseph.
Celui qui était appelé le
« fils du charpentier » avait appris le travail de son « père » putatif. Si,
dans l'ordre du salut et de la sainteté, la Famille de Nazareth est un exemple
et un modèle pour les familles humaines, on peut en dire autant, par analogie,
du travail de jésus aux côtés de Joseph le charpentier.
A notre époque l'Église
a mis cela en relief, entre autres, par la mémoire liturgique de saint Joseph
Artisan, fixée au ter mai. Le travail humain, en particulier le travail manuel,
prend un accent spécial dans l'Evangile. Il est entré dans le mystère de
l'Incarnation en même temps que l'humanité du Fils de Dieu, de même aussi qu'il
a été racheté dune manière particulière. Grâce à son atelier ou il exerçait son
métier et même temps que Jésus, Joseph rendit le travail humain proche du
mystère de la Rédemption.

23. Dans la croissance humaine de Jésus « en sagesse,
en taille et en grâce », une vertu eut une part importante: la conscience
professionnelle, le travail étant « un bien de l'homme » qui « transforme la
nature » et rend l'homme « en un certain sens plus homme (34) ». L'importance du
travail dans la vie de l'homme demande qu'on en connaisse et qu'on en assimile
les éléments afin « d'aider tous les hommes à s'avancer grâce à lui vers Dieu
,
Créateur et Rédempteur, à participer à son plan de salut sur l'homme et le
monde, et à approfondir dans leur vie l'amitié avec le Christ, en participant
par la foi de manière vivante à sa triple mission de prêtre, de prophète et de
roi (35) ».

24. Il s'agit en définitive de la sanctification de la vie
quotidienne, à laquelle chacun doit s'efforcer en fonction de son état et qui
peut être proposée selon un modèle accessible à tous
: « Saint Joseph est le
modèle des humbles, que le christianisme élève vers de grands destins; il est la
preuve que, pour être de bons et authentiques disciples du Christ, il n'y a pas
besoin de «grandes choses»: il faut seulement des vertus communes, humaines,
simples, mais vraies et authentiques (36) ».

(Jean-Paul II – Laborem exercens)

Pour approfondir :

Lahire

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