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France : Politique en France / France : Société

Armée française : triste réalité?

Quand un officier, après 25 années de service à la Légion étrangère, dépeint la situation de l'armée de terre dans la presse, ça donne ça. Morceaux choisis :

"Au delà de la satisfaction légitime que l’Armée de terre déploie pour souligner la bonne tenue de ses unités en opération, la question de l’efficacité stratégique des engagements terrestres reste posée. Quel a été l’impact réel de l’armée de terre dans la gestion de la crise yougoslave ou de la crise ivoirienne? Notre déploiement libanais a-t-il une influence quelconque sur le cours des événements ? Que pouvons-nous faire face à l’actuelle crise des otages au Niger ? En quoi le sacrifice de nos soldats en Afghanistan va-t-il peser sur le dénouement d’un conflit qui nous dépasse largement ? Autant de questions dont les réponses objectives sont assez peu encourageantes. Même si une partie de la solution appartient au pouvoir politique, l’outil militaire terrestre doit être en mesure de proposer des mesures concrètes pour retrouver enfin « le chemin de la victoire »- ou tout au moins celui d’une efficacité opérationnelle porteuse de sens. Il est essentiel de sortir de la fausse alternative stratégique actuelle qui se résume par « en être ou ne pas être » pour redonner à l’action son caractère décisif pour « gagner ou ne pas perdre ». Car, même s’il faut se réjouir de la longue période de paix qui nous a évité de devoir confier nos destinées à nos soldats, il faut aussi reconnaître que l’armée de terre n’est plus un outil de décision capable de donner au pays, par sa seule action, un avantage stratégique incontestable (…)

Adt Après la présomption de connaissance mutuelle entre l’armée de terre et la nation qui a caractérisé l’ère de la conscription de masse et qui a favorisé une forme d’antimilitariste sournois fondé sur des souvenirs plus ou moins plaisants de la vie de troupier, est venue l’ère de l’indifférence pour une institution qui vit en marge du pays, comme on porte un jugement sur un voisin poli et discret. Contrairement à une idée trop répandue, cette marginalisation n’est le fait ni du statut militaire, ni de la discipline encore moins des valeurs que peut véhiculer l’armée de terre. Il est le fait de l’indifférence des élites vis-à-vis de l’armée et de la marginalisation progressive des officiers qui ne font plus partie de la haute fonction publique. Cette marginalisation est le résultat désastreux de l’inefficacité relative des engagements armés et de la difficulté qu’ont les militaires de s’intégrer aux réseaux de pouvoir en comprenant la dimension éminemment politique de leur action. A cet égard, l’engagement afghan illustre bien le paradoxe de cette marginalisation : en voulant montrer un intérêt de façade envers nos soldats déployés sur la place, nos dirigeants les victimisent alors qu’il faudrait les glorifier et forger de nouveaux héros".

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16 commentaires

  1. « A cet égard, l’engagement afghan illustre bien le paradoxe de cette marginalisation : en voulant montrer un intérêt de façade envers nos soldats déployés sur la place, nos dirigeants les victimisent alors qu’il faudrait les glorifier et forger de nouveaux héros ».
    Bien dit ! le reste aussi d’ailleurs.

  2. Saint-Exupéry au général René Chambe:
    « Je hais mon époque de toutes mes forces. L’homme y meurt de soif. »
    Antoine de Saint-Exupéry s’adresse au général René Chambe:
    – Peut-être pour un millénaire, me dit-il un jour. L’univers ne s’en remettra pas. Il se retrouvera en pleine décadence au milieu de ses gravats et de ses ruines. Pourquoi nous battons-nous ? Par une sorte d’attachement désespéré à des principes que nous ne voulons pas voir disparaître. C’est assez puéril. Pour qui et pourquoi, ces principes ? Mais nous ne pouvons faire autrement. Quand on a écrit les livres que nous avons écrits, vous comme moi, il ne nous est pas possible de ne pas les mettre en action. Que dirait-on si nous agissions différemment ? Que dirions-nous nous-mêmes de nous ? Nous nous débattons dans une forêt de tests. C’est notre test à nous.
    Voyez-vous, Général, je hais notre époque. Après cette guerre, quand tout sera fini, nous ne trouverons plus rien que le vide. L’humanité, depuis des siècles, descend un immense escalier dont le sommet se perd dans les nuages et le bas dans un abîme d’ombre. Elle aurait pu le remonter, cet escalier, elle a choisi de le descendre. La décadence spirituelle est effrayante.
    Cela me sera bien égal si je suis tué pendant la guerre. Vivant, dans quel job pourrais-je me réfugier ? Il n’y a pas de job dans un tas de cendres.
    *****************************
    LETTRE NON ENVOYÉE
    DESTINÉE AU GÉNÉRAL X…

  3. Les militaires écartés des cercles du pouvoir ? Normal ! Et quels militaires d’ailleurs ?
    Quand on voit comment les militaires sont manipulables (gaullisme, OAS, Rainbow Warrior, soi disant « services secrets »,…), on comprend bien que n’importe quel homme politique un peu conscient écartera d’office les militaires.
    Militaires et policiers (et toutes les structures soi disant « spéciales » liées) sont manipulés de l’intérieur, comme des enfants….Et en plus ils s’auto aveuglent, cachés derrière des diplômes et des fonctions.
    Je ne vais pas revenir 40 fois dessus, surtout en cette période, mais il suffit de lire les déclarations du colonel Schmitt sur sa « découverte » de l’insécurité et du fonctionnement de la justice alors même que l’Etat major le considérait comme un « spécialiste des médias et de l’information », en relation quotidienne avec des journalistes.
    Cela va au-delà de l’aveuglement BCBG. Il y a un réel tropisme de négation au carrefour de la religion et de l’Armée « légaliste » : il faut rester dans le rang, ne pas contester l’ordre établi et le pouvoir en place. Mais quand ils sont eux mêmes « désordres » ? Il ne s’agit pas içi de « putsch » ou de choses comme cela, ou alors de révolution personnelle, sous la forme interne d’une…prise de conscience du monde d’aujourd’hui. Un truc comme prendre la ligne 13 vers Saint Denis après 23 heures ou la ligne B vers Saint Denis.
    L’Armée, les instituts de recherche du Mnistère de la Défense et autres soi disant « services secrets » se vantent sans cesse de faire former les leurs au sein des écoles civiles prestigieuses comme les 3ème cycle de Sciences Po, d’HEC, etc. quand ils ne font pas carrèment des stages dans des grands journaux très « parisiens » (véridique)…
    Ils ont perdu le contact que leur donnait la conscription et l’ont contrebalancé avec des cours Sciences Po bobo. Au delà de l’intérêt pour leur carrière civile par la suite, et au delà du coût de l’opération…, cela ne leur aurait il pas phagocyté le cerveau ?
    Hélie Denoix de Saint Marc racontait dans un de ses livres qu’en poste au fin fond de l’Indochine, il recevait 30 parutions du Monde d’un coup et les lisait en décalé 1 par jour. Ce souci intelectuel remarquable ne l’a pas empêché :
    – côté « démocrate », de particper à un putsch
    – côté « moins démocrate », de se faire manipuler en participant à un putsch téléguidé ce qui lui valut 5 ans de prison.
    Bilan pour tout le monde : zéro.

  4. @Jeannette
    Merci d’avoir cité ce magnifique texte prophétique d’un héros aussi modeste que profond et dont je suis bien indigne d’avoir emprunté le patronyme comme pseudo, pensant cependant aider ainsi à perpétuer sa mémoire.

  5. autre point important : la libanisation de nos troupes. La fidelité de nombreux soldats issus de la « diversité » n’a pas la valeur de celle des tirailleurs de grand papa : nombreux cas d’insubordination, d’insoumission,d’outrage à supérieur,de desertion, voire de mutinerie (cas à bord du porte avion Foch participant aux opérations du Kossovo ) Tout cela etant occulté pour raison de politiquement correct

  6. Dans une démocratie, il semble tout à fait normal et même plus que souhaitable que les militaires ne rentrent pas dans les affaires des politiques. Un militaire est au service du pays. Si les politiques élus par les citoyens ne sont pas à la hauteur du mandat qu’ils leur a été confié, il est trop facile de dire, il faut que les militaires interviennent. Ou alors on a un régime non démocratique quand la patrie est en danger (cf Rome sous l’Antique république romaine, ou plus récemment le Général Pinochet, qui lorsque la situation est redevenue stable au Chili à laisser le pouvoir aux civils). Et dans ce cas cela fait bien au moins deux décennies que la patrie France est en danger du fait de l’immigration- invasion constatable dans toutes nos villes, de la désindustrialisation y compris pour des domaines sensibles, du chômage, de la dénatalité (un pays sans enfant n’aura pas avoir une armée de citoyens-soldats, mais une armée de « mercenaires », cf encore la Rome à partir du 2ème siècle de notre ère).
    Trahoir dit « les militaires se laissent manipuler »- Je ne dirais pas cela. Je dirais que cela fait partie de la mission du militaire d’obéir aux pouvoirs des civils. C’est cela grandeur et servitude de l’état de militaire.
    Ce n’est pas parce qu’on obéit qu’on n’est pas conscient de la situation.
    Par ailleurs Il y a toujours eu l’armée de paix et l’armée des théâtres d’opération, en France comme ailleurs. Des métiers différents! Cette différence est d’autant plus accentuée qu’on est dans un pays qui ne connaît pas de vrais opérations impliquant un nombre important d’individus, et des stages et formations de droite et de gauche cela fait longtemps que cela existe, sauf bien sûr quand tout le monde doit être sur le terrain, donc en période de conflit généralisé. Et encore là il y aura toujours une différence entre ceux des états-majors, ceux de l’intendance et ceux au contact.
    La guerre révèle les uns et en fait « couler » d’autres. Un soldat de paix n’est pas un soldat de guerre et inversement.
    Il reste des types exceptionnels à l’armée même aujourd’hui et ceux là (même s’ils sont peu nombreux) s’efforcent de rester opérationnels à leur façon pour les coups durs voire dramatiques que traversera sans nulle doute la France. De toute façon ce ne sera pas sur des théâtres d’opérations et avec de la haute technologie et selon un conflit qui aura été imaginé à l’avance (les guerres correspondent rarement aux prévisions surtout quand elles se prolongent). Et l’on peut imaginer que ce sera peut-être une guerre civile avec des zones à reconquérir quartiers par quartiers.
    Bien des résistants de la première heure à l’été 40, étaient des militaires qui savaient bien avant la déclaration de la guerre de sept 39 que la France allait perdre la guerre traditionnelle contre les Allemands, mais ils ont continué à servir dans leurs unités et régiments malgré la lâcheté de certains politiques, et les « ronds de jambes » de certains militaires, ils ont continué à se maintenir opérationnels (dans leur corps et dans leur esprit) dans leurs coins. Et ils ont été capables de repartir malgré l’effondrement du pays.
    La triste réalité présentée plus haut est celle qu’aurait présentée un officier français lucide de 1938 (en fonction du contexte).
    De toute façon une nation est un tout, si la tête est malade (le politique?), les bras et les jambes (ici l’armée) ne pourront pas avancer.

  7. Les militaires et les religieux sont marginalisé par des élites jet set qui jamais ne vont a l`église et jamais n`ont consacré une journée de leur vie a la défense de leur nation.
    Voila le probleme – ces gens vivent dans une bulle entre la bourse, leurs amis les artistes et les médias…

  8. Charles Baudelaire disait peu ou prou, je cite de mémoire, qu’il n’y avait que trois professions qui valaient car elles engageaient tout l’être : poète (sens large du terme – pour Chateaubriand Napoléon fut une manière de poète), prêtre et soldat.

  9. Bravo à Jeanette qui tout compris. N’est-elle pas, par son prénom une petite Jeanne d’Arc ?
    Si les officiers sont assez bête pour obéir, il n’ont qu’à s’en prendre qu’à eux même ! Qu’ils relisent le « discours sur la servitude volontaire » écrit à moins de 18 ans, par le grand ami de Michel de Montaigne : Antoine de La Boétie !
    De Gaulle lui même le dit : « Parfois, les militaires, s’exagérant l’impuissance relative de l’intelligence, néglige de s’en servir. »
    Charles de Gaulle, le fil de l’épée, Berger Levrault, 1932.

  10. Les militaires les plus généreux et héroïques qui soient sont la plupart du temps de merveilleux instruments au service de politiques dévoyés et sectaires. Ils se doivent de marcher droit si ils désirent faire carrière. Le fait que l’on marginalise l’armée, que l’on supprime le service militaire, que les moyens de se défendre deviennent difficilement accessibles n’est pas anodin.

  11. @ Jean de Bon-Sens
    Cela semble plus facile de dire YA – KA, FO – KON, derrière son ordinateur, que dans la réalité de terrain, d’officier subalterne à officier général!
    Rendez vous compte de ce que vous dites, malgré votre pseudonyme: « Si les officiers sont assez bête pour obéir, il n’ont qu’à s’en prendre qu’à eux même ! »
    La démission n’est même pas forcément la solution pour continuer à essayer de servir la France malgré elle (La France ou plutôt ceux qui la dirigent et ceux qui ont élus ceux qui la dirigent).

  12. Le problème militaire est essentiellement un problème de logistique…
    Les hommes et les valeurs qui vont avec, on les a et on sait les entretenir…
    Par contre, le matériel ne s’invente pas.
    On sait tout fait en France d’un point de vue des armes mais le seul truc qu’on ne sait pas faire, c’est… équiper l’armée française…
    – on a créé un super avion de combat – le Rafale – et on équipe joyeusement l’armée à raison de 10 appareils par an. Dans 40 ans, on aura remplacé tous les anciens appareils !
    – on a créé un remplaçant pour le VAB et on en commande quelques dizaines par an… Dans 50 ans, on aura remplacé tous les VAB
    Sans parler des trahisons pures et simples des politiciens :
    – abandon du savoir-faire sur les poudres… On achète nos munitions à l’étranger !
    – remplacement du FAMAS par un fusil allemand
    – jointure opérationnelle infaisable entre le matériel mort et leur remplaçant, toujours repoussé (NH90, A400M, etc.)
    – Sans compter les gabegies qui consistent à prendre en compte les besoins des voisins mais pas les nôtres : l’A400M ne remplacera pas le Transall par exemple !
    Bref, quand on gère l’armée comme on gère l’Etat, il ne faut pas s’étonner que l’armée soit incapable de faire le boulot pour lequel on croit la former…

  13. Dis-moi ce que tu modères et je te dirais qui tu es. Sans commentaire.
    [Extraordinaire : qui je suis? Quelqu’un qui n’est pas pendu à internet, ayant des charges qui l’obligent à s’éloigner de son ordi. Ce que vous appelez modération est juste : c’est passer un temps modéré devant le net, sans attendre que LSB mette en ligne sa prose…
    Lahire]

  14. très beau texte de Jeannette, prémonitoire alors qu’il date de la guerre : la France n’a plus d’âme, voilà le drame
    @ trahoir « Quand on voit comment les militaires sont manipulables », comme les journalistes, les artistes, les étudiants, les professeurs, le clergé… Les officiers qui sortent des grandes écoles militaires se recasent bien dans le civil.
    « Dans une démocratie, il semble tout à fait normal et même plus que souhaitable que les militaires ne rentrent pas dans les affaires des politiques. »: comme Churchill ?
    Cela dit, je pense que le problème n’est pas tant la vision du militaire que tout simplement une gestion financière : entraînement et équipements insuffisants, budget ridicule, et illusion par la force des choses que nous allons résoudre tous les conflits par le dialogue multilatéral et l’ONU, sans avoir en réalité d’autre choix puisque nous n’avons plus d’armée : entretenir une fonction publique pléthorique et faire du social à tout va en accueillant toute la misère du monde, cela coûte cher.

  15. @ LB qui a écrit le 9 déc 2010 à 08:20:38
    Mon propos était volontairement provocateur pour qu’un certain nombre d’officiers se posent de bonnes questions. Je vous ai blessé. Je vous en demande pardon.
    Mais Le Christ a souvent été provocateur pour se faire comprendre. Mère Térésa a été très souvent provocatrice !
    Je sais très bien que bon nombre d’officiers sont pris au piège, avec une famille, le chômage qui fait peur, etc…
    Mais contrairement à ce que vous pensez, je suis très, très, au courant des problèmes de matériel et des états d’âmes des officiers.
    Mais, pour imiter Eric Cantona, une démission collective de tous les officiers ne provoquerait-t-elle pas un choc national très salutaire ?
    Enfin relisez bien le discours d’Antoine de La Boétie écrit à l’âge de 18 ans en 1549 :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Discours_de_la_servitude_volontaire
    La Boétie fut, ne l’oublions pas, le très grand ami du très Catholique Michel de Montaigne, puisque que ce dernier veillât scrupuleusement à l’éducation religieuse de sa nièce : Jeanne de Lestonnac, qui par sa sextuple vocation d’épouse, de mère, d’éducatrice, de veuve, de contemplative, de fondatrice d’une congrégation de religieuses apostoliques de spiritualité ignatienne est l’une des plus grande sainte française.

  16. à @Jean de Bon Sens
    Vous êtes un peu beaucoup utopiste boutefeu. La démission en même temps de tous les officiers demandent: 1)une sérieuse organisation préalable et surtout 2) une unanimité complète par rapport à cette forme d’action (sans parler de nécessités de soutenir une famille). Il y aura toujours des avis contraires parmi les cadres. Regardez l’histoire, et notamment ce qui c’est passé en juillet 1936 en Espagne ou en juin 40 en France…
    Ne vous en faites pas, beaucoup officiers se posent probablement de bonnes questions!
    De toute façon, ce n’est pas que le matériel, en cas de conflit engageant vraiment la France frappée en son coeur et territoire, mais surtout les hommes et leurs déterminations qui feront la différence (voir la supériorité des armes pour les armées US et ce qu’il en est advenu sur le terrain du Vietnam à l’Afghanistan en passant pas l’Irak: ces guerres ont bien enrichis les marchands de canons mais pour le reste…). Et ensuite, même en cas de défaite (militaire mais aussi morale et sociétale – La France depuis 40 ans n’a pas été vaincue par les armes et pourtant dans quel état elle se trouve aujourd’hui!), l’avenir se sera essentiellement la flamme entretenue dans les familles de génération en génération (Il n’y a de richesses que d’hommes), une flamme qui ne peut survivre sans l’éducation chrétienne et l’aide de Dieu (cf la Russie qui est en train de croire de nouveau en elle après 70 ans de communisme et la crise multiforme de l’immédiat après communisme).

    Enfin et d’une manière générale par rapport à d’autres posts, pourquoi attendre des militaires ce que l’on n’exige même pas de nos politiques, de nos magistrats, de nos préfets, etc.
    Une nation est un tout, même si la pointe de la lance était en acier inoxydable (ce qui n’est effectivement plus exactement le cas pour nos armées question matériel et même personnel), si le manche en bois est vermoulu, et l’homme qui tient la lance et prêt à s’en débarrasser pour un hypothétique bouclier venant de l’extérieur (et il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre, surtout dans le domaine de l’idéologie où le dialogue n’existe plus), le combat est plutôt mal engagé.
    Mes posts toujours dans un but constructif d’échanges d’idées

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