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Culture de mort : Euthanasie

Après l'”Interruption Volontaire”, voici l'”Assistance médicalisée à mourir… de mort naturelle” !

Après l'”Interruption Volontaire”, voici l'”Assistance médicalisée à mourir… de mort naturelle” !

Communiqué de Choisir la Vie concernant la proposition de loi (PL) donnant « le droit à une fin de vie libre et choisie », discutée à l’AN, dans le cadre d’une niche parlementaire :

Monsieur Olivier Forlani va présenter son projet de loi ce 8 avril 2021 à l’Assemblée Nationale. Monsieur le député, en avez-vous parlé aux malades et aux soignants directement concernés ?

Alors que la France pleure encore ses morts, décédés seuls, isolés, dans un sentiment d’abandon souvent épouvantable, parce qu’ils n’ont pas pu être accompagnés, cette PL soumet l’idée de légaliser le « non-accompagnement » au motif de l’empathie ; allez expliquer cela aux familles des morts de la Covid-19 !

Alors que les soignants du pays mènent un véritable combat depuis un an pour soigner et lutter contre la mort des malades de la Covid-19, cette PL va leur demander d’organiser et d’assurer la mort de leurs patients sans la liberté de s’y opposer pleinement (art 5) puisqu’en cas de refus, il y aura obligation de réorienter le patient !

Alors que les soignants ne se remettent pas du scandale de l’année passée concernant l’usage souvent désordonné du Rivotril en EHPAD et la sensation traumatisante d’avoir « tué » des résidents, cette PL va leur imposer de recommencer mais, cette fois-ci, « à la demande du patient » ; pas sûr que « ça passe mieux » !

Alors que le Ségur de la santé a promis une enveloppe de 19 milliards d’Euros d’investissements pour le système hospitalier et médico-social, cette PL acte le refus d’investir dans les soins palliatifs, le refus d’une médecine pleinement humaine et le refus de permettre aux soignants d’accompagner les patients dans une posture vraiment professionnelle . On cherche à comprendre !

Alors qu’au cœur des formations des étudiants en santé médicaux et para-médicaux (médecine, infirmière, aides-soignantes, cadres…), on ne cesse d’insister pour qu’ils fassent preuve de réflexivité et de jugement moral dans leurs observations, diagnostics et actes, en vue d’une qualité optimale des soins, cette PL va empêcher cette quête de vouloir comprendre la source d’une demande d’euthanasie en permettant cette solution de facilité qu’est l’AMAM (assistance médicalisée à mourir) ; cet empêchement au raisonnement clinique entraînant une subordination de l’émotion à la raison qui, en soi, est reconnue comme non professionnelle.

De fait, cette loi invoque « le caractère libre, éclairé et réfléchi de la demande » d’AMAM pour le patient, mais ne donne pas le droit aux professionnels de soigner avec la même liberté. Ne pourrions-nous pas laisser aux soignants la liberté d’être des combattants plutôt que des exécutants ?

Alors que les membres de notre gouvernement et nos parlementaires ne cessent de vouloir la « transparence » en tout, cette PL suggère, dans son article 4, que les patients bénéficiant d’une AMAM soient signifiés comme étant morts « de mort naturelle ». Ainsi, aucune trace de l’euthanasie en France ; est-ce cela l’art de la transparence à la française ?

Enfin, avec une telle PL, ne sommes-nous pas en train de nous enfoncer encore dans un aveuglement anthropologique et philosophique résumant l’être humain à sa seule dimension physiologique et physique ? Ne sommes-nous pas tellement plus grands que cela ?

Une fois encore, cette PL va réduire La Personne à… personne !

Nous espérons que les Parlementaires sauront faire preuve d’une réflexion digne de leur humanité et d’un discernement objectif concernant ce texte.

N’oublions pas que, dans les faits, ce seront les médecins et infirmières qui appliqueront les actes d’euthanasie ; une fois de plus, on ne leur a pas demandé leur avis, mais il n’est pas sûr qu’ils soient une majorité à l’approuver.

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5 commentaires

  1. à moins qu’on ne supprime la clause de conscience : ça s’est déjà posé !!!

  2. De mort naturelle? Qu’est-ce qui garantirait (outre que l’euthanasie soit immorale) que ce ne soit pas un assassinat sans le consentement du patient, sans trace?

  3. Ni AMAM !
    ni assistance médicalisée !
    ni mort naturelle !
    Il ne faut pas accepter de rentrer dans la dialectique.

    L’euthanasie c’est non point final !

  4. À l’instar de l’appellation pudique IVG pour l’assassinat des enfants à naître, j’ai déjà proposé celle d’IVVI*, aussi pudique et poétique, pour l’assassinat des “incurables” pour commencer puis, dans une rapide progression, de tous ceux qui gênent leur entourage (handicapés, dépressifs, tontons à héritage…).

    * Interruption Volontaire de Vie Inutile

  5. ne cherchez pas plus loin la stratégie de celle que l’on n’ose pas nommer la FM est derrière tout cela et rien ne l’arrêtera vu la mollesse généralisée et suicidaire qui gagne les esprits….la preuve c’est que personne n’ose la désigner alors que sans le savoir derrière les étiquettes de partis en façade nous avons voté pour 40% de députés réunis en “fraternelle” dans notre dos!! quand viendra le jour ou ils seront enfin démasqués?

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