Dans le cas de ce meurtre, l’avocate générale Delphine Mienniel avait requis cinq ans de prison avec sursis en précisant :
"Cette
audience devait avoir lieu. On ne peut pas légitimer un tel acte quelque soit
les circonstances. Elle n’avait pas le droit de tuer sa fille. Ne pas le
reconnaître, c’est laisser la porte ouverte à tous les débordements
(…) L’enjeu n’est pas sur la peine à
prononcer" mais sur "la reconnaisance d’une culpabilité".
Elle a appelé les jurés à se prononcer "sur le droit", pas "sur un problème de société",
rajoutant que la victime "n’est
pas représentée. Il n’y a pas de partie civile mais elle était
totalement titulaire du droit à la vie".
La peine vient d’être prononcée : 2 ans de prison avec sursis (fil TF1). Quoique l’on pense du verdict, il apparaît que l’avocate générale a maintenu ce procès à sa juste place.


Szymański
Il me semble que la plaidoirie est prononcée par l’avocat de la défense, et que l’avocat général, c’est à dire le magistrat du parquet soutenant l’accusation (en fait le procureur) prononce un réquisitoire ou des réquisitions, même s’il s’agissait en l’espèce de défendre la vie. Mais peut-être était-ce toute la subtilité du titre de ce post.