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France : Société

Adama Traoré : une imposture basée sur quatre mensonges

Adama Traoré : une imposture basée sur quatre mensonges

Décryptage par Valeurs Actuelles :

Premier mensonge : Adama Traore aurait été interpellé lors d’un contrôle aléatoire, et probablement pour des raisons racistes. C’est faux : le 8 juillet 2016 à Beaumont-sur-Oise, un groupe de personnes entre illégalement au domicile d’un couple Personnes se tenant par la main pour le violenter et le voler. Parmi les auteurs se trouve Bagui Traoré, identifié onze jours plus tard lors d’un contrôle effectué sur instruction de la justice par des gendarmes. Ce jour-là, Bagui n’est pas seul. A côté de lui se trouve un homme qui, à la vue des forces de l’ordre, lâche son vélo et s’enfuit en courant. Qui est cet homme ? AdamaTraore. Surpris par cette réaction deux gendarmes se mettent à la poursuite d’Adama pendant que le troisième reste avec BaguiT raoré qui n’oppose aucune résistance. 2 des trois gendarmes qui ont procédé à l’interpellation d’AdamaTraoré étaient noirs.

Deuxième mensonge : AdamaTraoré a été tué par un plaquage ventral excessivement violent. C’est faux : le 19 juillet 2016, date de l’interpellation d’Adama Traoré, une course poursuite à pied s’opère entre lui et les deux gendarmes. Rattrapé et arrêté, Adama Traoré est essoufflé. Il demande alors aux gendarmes de faire une pause pour reprendre son souffle, ces derniers acceptent. A tort ? Un ami d’Adama Traoré l’aperçoit, frappe un gendarme et lui permet de s’échapper de nouveau. Une seconde fois, celui-ci s’enfuit en courant malgré sa fatigue… Pour échapper aux gendarmes, Adama Traore entre alors au domicile d’un habitant afin de se cacher. Sans succès… Une équipe de trois autres gendarmes entrent dans l’appartement et trouvent Adama Traore caché à côté d’un canapé, allongé par terre, enroulé dans un drap roulé. Une interpellation classique s’en suit : un gendarme immobilise les jambes et les deux autres s’occupent chacun d’un bras. Rapidement menotté, Adama se lève tout seul et est emmené dans la voiture des militaires pour être conduit à la Gendarmerie de Persan située à 1km. A aucun moment Adama Traore n’a donc été victime d’un plaquage ventral lors de son interpellation.

Troisième mensonge : aucune raison médicale ne peut expliquer la mort d’Adama Traore, autre que la violence des gendarmes. C’est faux : juste après la mort d’Adama Traore dans la cour de la Gendarmerie, les enquêteurs découvrent un début d’explication à sa fuite. Il porte sur lui 1300 euros et un sachet de cannabis. Un rapport d’autopsie révèlera qu’Adama était sous l’emprise du cannabis lorsqu’il est mort. Toujours selon les rapports, le corps d’Adama ne porte aucune trace de violence. Il n’a donc pas pu être asphyxié lors de son interpellation par les gendarmes. Les témoins entendus sont d’ailleurs unanimes, il n’y a eu aucune trace de violence à son encontre et Adama avait du mal à respirer, il parvenait difficilement à parler. Il sera démontré plus tard qu’Adama souffrait d’insuffisance respiratoire et de problèmes cardiaques, d’où son essoufflement.

Quatrième mensonge : Adama Traore était un jeune homme sans histoires. C’est faux : à seulement 24 ans, âge de sa mort, Adama Traore était connu de la police pour « recel, violences, violences volontaires sur agent de la force publique ». Mais aussi « extorsion avec violences, menaces de mort, outrage, conduite sans permis, usage de stupéfiants, vol à la roulotte, vol de véhicule avec violences ». Soit 17 inscriptions au fichier de traitement des antécédents judiciaires (TAJ), ce qui lui a valu deux séjours en prison. Lors de son second séjour, de décembre 2015 à mai 2016, il est même accusé de viol par son codétenu… qui sera en représailles passé à tabac par le frère d’Adama, Yacouba Traoré. En réalité, la fratrie Traoré tout entière est redoutée par les habitants de Beaumont qui refuseront de s’exprimer à son sujet. « Tout le monde a peur des frères Traoré ici. Ce sont des caïds». Après la mort d’Adama, cinq nuits d’émeutes viendront secouer le quartier avec des attaques particulièrement violentes contre la gendarmerie de Persan. A tel point qu’une vingtaine de gendarmes visés par des menaces de mort demanderont leur mutation. Elles seront toutes acceptées.

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