Bannière Salon Beige

Partager cet article

Culture de mort : Avortement

« Abandonné dans un évier, j’ai vu le corps d’un petit bébé non né qui avait été avorté »

AereMgr Samuel Aquila explique comment la mort de deux enfants tués par avortement lui a rendu la foi et l'a définitivement rendu pro-vie : 

"« Quand j’ai commencé ce travail, je n’avais pas encore beaucoup réfléchi à la souffrance ou à la dignité humaine », écrit-il.

Mais tout a changé le jour où le futur archevêque est entré dans une unité chirurgicale peu après l’assouplissement des lois sur l’avortement. 

Je suis entré dans une pièce extérieure et là, abandonné dans un évier, j’ai vu le corps d’un petit bébé non né qui avait été avorté », raconte Mgr Aquila. « Je me souviens d’avoir été abasourdi et d’avoir pensé que je devais baptiser cet enfant. »

Mais l’archevêque juge sa deuxième rencontre encore plus troublante.

« Le deuxième avortement m’a encore plus choqué », écrit-il. « Une jeune femme entra dans la salle des urgences en hurlant. Elle expliqua qu’elle venait de subir un avortement. Le docteur la renvoya chez elle en lui disant qu’elle évacuerait naturellement les restes de son bébé. Elle saignait quand le docteur, son ami, l’infirmière et moi-même la déposâmes sur la table », raconte-t-il.

« Je tenais une bassine pendant que le docteur extrayait un petit bras, une petite jambe et le reste du corps meurtri d’un petit bébé non-né. J’étais bouleversé et triste pour la mère et l’enfant, pour le médecin et l’infirmière », ajoute-t-il.

« Aucun de nous n’aurait fait cela si ce n’avait pas été une urgence », avoue-t-il. « J’ai été témoin de la destruction violente d’un petit être humain. »

« Ces souvenirs me hantent », conclue l’archevêque. « Je n’oublierai jamais que j’ai assisté à des actes d’une brutalité sans nom. »

« J’ai vu la mort de deux petites personnes qui n’ont jamais eu la chance de respirer. Je ne pourrai jamais oublier cela », écrit-il. « Et je n’ai plus jamais été le même. Ma foi était faible à cette époque. Mais j’ai su grâce à ma raison et à ce que j’avais vu qu’une vie humaine avait été détruite. Ma conscience avait découvert la vérité sur la dignité de l’être humain dès la conception. Je suis devenu pro-vie et j’ai fini par retrouver la foi. »

« J’ai appris ce qu’était la dignité humaine quand je l’ai vue impitoyablement ignorée. Je sais sans l’ombre d’un doute que l’avortement est un acte violent de meurtre et d’exploitation. Et je sais que notre responsabilité est d’œuvrer et de prier sans cesse pour sa fin. »

Partager cet article

6 commentaires

  1. Merci pour ce beau témoignage. On écrit : « conclut l’archevêque » verbe du troisième groupe.

  2. Waouh! C est beau ce qu il dit! Ce n est pas de la théorie la, mais de la « pratisue », du vécu. Et la Vérité parle à travers les paroles de cet évêque courageux. Merci à lui!

  3. Très beau et particulièrement poignant.

  4. Je pense que la plupart des médecins et des infirmières qui pratiquent ou assistent à des avortements se sentent tellement mal au fond d’eux qu’ils abandonnent le petit corps mort le plus vite possible, en le traitant comme une chose. ils ne veulent pas reconnaître qu’il est un être humain, le plus faible de tous et le plus à protéger, ils ne veulent pas regarder ce qu’ils font en face, ils dénient la réalité; ils font ce qu’on appelle « un clivage » en psychologie pour se protéger de l’horreur qu’ils commettent.
    Ils passent tout de suite à autre chose, ils ne veulent pas y penser.
    En fait, ils se détruisent eux-mêmes de l’intérieur.
    Par ailleurs, j’ai pu constater, lors de séjours que j’ai faits à l’hôpital, que les femmes qui sont là pour avortement sont traitées avec une certaine froideur par le personnel soignant.

  5. Il faut savoir tout de même …que ces pauvres jeunes femmes qui décident d’avorter très souvent sous la pression de leur entourage (famille, copain)Elles le font dans des conditions inhumaines !
    prise de 2 comprimés à l’hôpital puis elles rentrent chez elles .2 jours après 2 autres comprimes et là le drame arrive, elles sont souvent seules à gérer ,…hémorragies , douleurs violentes, marres de sang et tout a coup …perte de leur bébé ! bébé qu’elles voient et qui disparait dans les w c ! c’est DRAMATIQUE …. ! prions pour elles !

  6. En fait le témoignage de l’archevêque Mgr Aquila mets l’accent sur l’un des problèmes de l’avortement. Il y avait au XXème siècle deux grandes idéologies totalitaires et exterminationnistes, le communisme soviétique et le nazisme, chacune responsables de la mort de millions d’êtres humains. Or l’un des problèmes de ces deux idéologies était l’organisation de ces tueries de masse. En effet celle-ci butait sur un problème. C’est que même les unités S.S. ou N.K.W.D. chargées de ces exterminations restaient quelque part composées d’êtres humains et le fait d’être théoriquement d’accord avec le fait de tuer un autre être humain ne signifiait pas qu’en pratique les assassins ne finissaient pas par être marqués par leurs actes. Donc ces régimes totalitaires se sont employés à dissimuler leurs tueries et à leur donner un aspect technique, ménageant la sensibilité des éxécutants. Les lieux de tuerie étaient donc des endroits reculés comme le Goulag, perdu dans l’immensité sibérienne, où les camps de concentration nazis, isolés, Auschwitz se trouvait par exemple en Pologne occupée. On utilisait aussi des moyens de tuer indirects, comme la sous-alimentation ou les maladies par exemple. Contrairement à la révolution française, où la guillotine était dressée sur la place publique les camps de concentration nazis et soviétiques se trouvaient dans des endroits isolés.
    Le même principe de dissimulation des tueries est utilisé en ce qui concerne l’avortement. Ils se déroule dans des hôpitaux hors de toute publicité, souvent la femme se faisant avorter ne peut même pas voir les restes de son bébé. Lorsque des associations comme « SOS Tout Petit » du Dr. Dor, montre à proximité des avortoirs des photographies d’enfants avortés ou des poupées représentant des foetus, celà est donc vécu par les autorités comme le crime suprême, puisque on montre au public la réalité de l’avortement. L’effet est un peu le même que les films montrant la libération des camps nazis en 1945 ou des documentaires sur le Goulag. Ils obligent les spectateurs à se confronter à la réalité de tueries qui sinon resteraient purement abstraites. Et comme celà devoile le caractère criminel de l’avortement celà cause de grosses irritations chez les laïcs pro-avortement. Memes les partisans théoriques de l’avortement ne peuvent pas ne pas être marqués quelque part par leurs actes.

Publier une réponse