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Culture de mort : Avortement

Avortement ou contraception? Ni la peste, ni le choléra

Un gynécologue de renom écrit. Son constat :

"Il y a 90.000 IVG chez les femmes de moins de 25 ans chaque année et ce chiffre augmente de 5% par an. Heureusement qu'il y a les pays de l'Est, sinon nous serions les derniers en Europe".

La solution qu'il propose :

"Je voudrais qu'on réussisse à ce que la vie sexuelle de nos jeunes filles ne commence pas par une IVG. Pourtant nous ne sommes pas différents des Pays-Bas, de l'Allemagne ou du Québec, qui ont réussi à avoir trois fois moins d'IVG que nous. Ce n'est pas qu'ils ont moins de rapports, mais ils ont un accès plus direct, confidentiel et gratuit à la contraception, et de l'éducation sexuelle dans les écoles. On a quand même une loi de 2001 qu'on n'applique pas dans notre pays".

D'abord, il y a omission sur cette question. En effet, la France est aussi championne du monde d'utilisation de contraceptifs en tout genre :

"Un « drôle de rappel » note Florence Deguen dans Aujourd'hui en France considérant que, déjà, la France « détient le record de la diversité des contraceptifs vendus en pharmacie : féminins, masculins, chimiques, mécaniques, chers ou quasi gratuits… »."

AvEnsuite, on fait comme si le choix se fixait entre la peste et le choléra! Mais ce dilemne, avant même d'enfermer tout ce petit monde dans la culture de mort, montre ici même sa limite mensongère. Non, le choix ne se limite pas à l'avortement d'un côté ou à la contraception de l'autre.

Il existe l'alternative de la Vérité et de l'Amour, celle de l'Evangile de la Vie où le bienheureux Jean-Paul II dénonçait en introduction ce piège vieux comme le diable qu'est cette proximité entre avortement et contraception :

"Il peut se faire, en effet, que beaucoup de ceux qui recourent aux moyens contraceptifs le fassent aussi dans l'intention d'éviter ultérieurement la tentation de l'avortement. Mais les contrevaleurs présentes dans la « mentalité contraceptive » — bien différentes de l'exercice responsable de la paternité et de la maternité, réalisé dans le respect de la pleine vérité de l'acte conjugal — sont telles qu'elles rendent précisément plus forte cette tentation, face à la conception éventuelle d'une vie non désirée. De fait, la culture qui pousse à l'avortement est particulièrement développée dans les milieux qui refusent l'enseignement de l'Eglise sur la contraception. Certes, du point de vue moral, la contraception et l'avortement sont des maux spécifiquement différents: l'une contredit la vérité intégrale de l'acte sexuel comme expression propre de l'amour conjugal, l'autre détruit la vie d'un être humain; la première s'oppose à la vertu de chasteté conjugale, le second s'oppose à la vertu de justice et viole directement le précepte divin « tu ne tueras pas ».

Edv2Mais, même avec cette nature et ce poids moral différents, la contraception et l'avortement sont très souvent étroitement liés, comme des fruits d'une même plante. Il est vrai qu'il existe même des cas dans lesquels on arrive à la contraception et à l'avortement lui-même sous la pression de multiples difficultés existentielles, qui cependant ne peuvent jamais dispenser de l'effort d'observer pleinement la loi de Dieu. Mais, dans de très nombreux autres cas, ces pratiques s'enracinent dans une mentalité hédoniste et de déresponsabilisation en ce qui concerne la sexualité et elles supposent une conception égoïste de la liberté, qui voit dans la procréation un obstacle à l'épanouissement de la personnalité de chacun. La vie qui pourrait naître de la relation sexuelle devient ainsi l'ennemi à éviter absolument, et l'avortement devient l'unique réponse possible et la solution en cas d'échec de la contraception.

Malheureusement, l'étroite connexion que l'on rencontre dans les mentalités entre la pratique de la contraception et celle de l'avortement se manifeste toujours plus; et cela est aussi confirmé de manière alarmante par la mise au point de préparations chimiques, de dispositifs intra-utérins et de vaccins qui, distribués avec la même facilité que les moyens contraceptifs, agissent en réalité comme des moyens abortifs aux tout premiers stades du développement de la vie du nouvel individu".

A nous d'éclairer le monde de la lumière de la vie, de la splendeur de la vérité :

"Eclairés par cet Evangile de la vie, nous sentons le besoin de le proclamer et d'en rendre témoignage dans la nouveauté surprenante qui le distingue: parce qu'il s'identifie avec Jésus lui-même, porteur de toute nouveauté (103) et vainqueur du « vieillissement » qui vient du péché et conduit à la mort,(104) l'Evangile dépasse toute attente de l'homme et révèle à quelles hauteurs sublimes a été élevée, par la grâce, la dignité de la personne (…)

La gratitude et la joie pour l'incommensurable dignité de l'homme nous poussent à faire bénéficier tout le monde de ce message: « Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l'annonçons, afin que vous aussi soyez en communion avec nous » (1 Jn 1, 3). Il est nécessaire de faire parvenir l'Evangile de la vie au cœur de tout homme et de toute femme et de l'introduire dans les replis les plus intimes de la société tout entière.

Edv81. Il s'agit de proclamer avant tout le cœur de cet Evangile. C'est l'annonce d'un Dieu vivant et proche, qui nous appelle à une communion profonde avec lui et nous ouvre à la ferme espérance de la vie éternelle; c'est l'affirmation du lien inséparable qui existe entre la personne, sa vie et sa corporéité; c'est la présentation de la vie humaine comme vie de relation, don de Dieu, fruit et signe de son amour; c'est la proclamation du rapport extraordinaire de Jésus avec chaque homme, qui permet de reconnaître en tout visage humain le visage du Christ; c'est la manifestation du « don total de soi » comme devoir et comme lieu de la réalisation plénière de la liberté.

En même temps, il s'agit de montrer toutes les conséquences de ce même Evangile, que l'on peut résumer ainsi:
don de Dieu précieux, la vie humaine est sacrée et inviolable, et c'est pourquoi, en particulier, l'avortement provoqué et l'euthanasie sont absolument inacceptables;
la vie humaine non seulement ne doit pas être supprimée, mais elle doit être protégée avec une attention pleine d'amour;

la vie trouve son sens dans l'amour reçu et donné: c'est à ce niveau que la sexualité et la procréation humaines parviennent à leur authenticité;
dans cet amour, la souffrance et la mort ont aussi un sens et, bien que persiste le mystère qui les entoure, elles peuvent devenir des événements de salut;
le respect de la vie exige que la science et la technique soient toujours ordonnées à l'homme et à son développement intégral;
la société entière doit respecter, défendre et promouvoir la dignité de toute personne humaine, à tous les moments et en tous les états de sa vie.

82. Pour être vraiment un peuple au service de la vie, nous devons, avec constance et courage, proposer ce message dès la première annonce de l'Evangile, et ensuite dans la catéchèse et dans les diverses formes de prédication, dans le dialogue personnel et en toute démarche éducative. Aux éducateurs, aux enseignants, aux catéchistes et aux théologiens incombe le devoir de mettre en relief les raisons anthropologiques qui fondent et soutiennent le respect de toute vie humaine. De cette manière, tout en faisant resplendir la nouveauté originale de l'Evangile de la vie, nous pourrons aider tout le monde à découvrir aussi, à la lumière de la raison et de l'expérience, comment le message chrétien éclaire pleinement l'homme et la signification de son être et de son existence; nous trouverons également de précieux points de rencontre et de dialogue avec les non-croyants, nous engageant tous ensemble à faire éclore une nouvelle culture de la vie".

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3 commentaires

  1. M.Nisand est probablement très lié aux laboratoires pharmaceutiques pour être autant obsédé par la vie sexuelle des jeunes filles dés les premiers signes de la puberté ! Sous couvert de lutte contre l’avortement, il exerce une promotion exacerbée des contraceptifs. C’est comme si on encourageait par tous les moyens les français à prendre des vacances au bord de l’eau, avec l’obligation d’acquérir un gilet de sauvetage.

  2. [….]

  3. Nous avons près de 30,000 avortements au Québec par an. Si on compare le nombre de personnes qui y vivent avec le nombre de personnes qui vivent France, je ne suis pas sur, mais je crois qu’on pourrait dépasser en pourcentage le nombre d’avortement que vous avez. Ce n’est pas plus beauc chez vos cousins français!

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