A quand une véritable rupture avec le socialisme ?

Je me permets de remonter ce commentaire intéressant de PG, suite à la critique de l'ouvrage "étatiste" de Marine Le Pen, car tout le monde ne lit pas toujours les commentaires :

"Le problème des partis politiques français vient de ce que les mandats étant renouvelables, il se développe à leur tête une classe politique dont les membres ne travaillent pas, ou n'ont jamais travaillé, ou ne sont que des fonctionnaires en disponibilité, les énarques étant particulièrement néfastes en ce sens. Cela influence nécessairement leurs conceptions vers l'étatisme, et donc en France vers celui qui a ses racines les plus anciennes, reprises d'ailleurs de la monarchie finissante, le jacobinisme. Cet étatisme prend des formes diverses, nationales, ou internationalistes, eurofédéralistes ou souverainistes, etc….

Mais la rupture avec le socialisme à laquelle aspire une majorité de Français de droite (et sur laquelle Chirac en 1995, et Sarkozy en 2007 furent élus) ne se met jamais en place : il faudrait revenir sur trop de mythes, d'habitudes, de tics et de réflexes, d'avantages acquis, de positions établies, de corporatismes, qui se résument tous dans cette illusion que l'Etat peut tout réussir pour chacun et que chacun a droit à la bienveillance désintéressée et indolore par définition de l'Etat. C'est une illusion que la Vème République a perpétuée, et c'est une impasse pour la droite, qu'elle soit UMP ou FN, face à la gauche : car celle-ci étant l'original, la matrice du jacobinisme et de l'étatisme redistributeur, aura toujours plus de crédibilité et de répondant dans la société française shootée à l'étatisme. Un drogué aime son dealer.

La droite nationale est redevenue étatiste : cela plait à certains électeurs, mais il est certain que cela laisse un espace politique à N. Sarkozy en direction des classes moyennes, et des professions indépendantes, aux TPE et PME. SI N. Sarkozy devait être réélu, c'est certainement à partir de cette re étatisation du FN, qu'il aura reconstruit un socle électoral attirant cette portion des électeurs, qui sont environ 10 à 15 % du corps électoral français.

Marine Le Pen a fait un choix d'aller vers l'électorat populaire, qui vient de la gauche dans les anciennes régions ouvrières, celui du Nord et de l'Est, et des certaines autres régions ou zones urbaines : mais le danger de ce choix, c'est qu'il ne prend pas en compte un autre ''peuple'' un autre ''petit peuple'' modeste, celui qui travaille encore de ses mains sans être salarié ou appartenir à la bourgeoisie d'argent. Un ''petit peuple'' encore plus invisible que l'ex classe ouvrière, car il est très divers et ne peut être enfermé dans un schéma : c'est pour cela qu'il échappe à des classifications généralistes, et que les énarques ne peuvent donc l'appréhender : il leur faut du gros, du grand, de l'épais, du statistiquement massif pour leurs analyses à grands coups de crayons sociologiques. Mais il passent à côté d'une réalité du peuple qui représente encore quand encore beaucoup de Français : car tout ce qui fait une catégorie sociologique ne se résume pas à des revenus, du patrimoine etc. : cela peut être aussi un sentiment, une manière d'être, une vision de la vie sociale et de l'existence. Et là autant demander à un énarque de quantifier un poème ou l'influence de la spiritualité dans les conceptions humaines.

C'est cette impossibilité qui frappe la droite française : il est peut-être dangereux qu'elle semble atteindre la droite nationale. Mais un livre est-il une personne ? La manière d'être et de communiquer de Marine Le Pen contredit en effet totalement ce livre."

15 réflexions au sujet de « A quand une véritable rupture avec le socialisme ? »

  1. jeanduma

    C’est quand même un peu fatiguant de rappeler que le sujet n’est pas plus ou moins d’État, mais quel État (cf St-Ex : peu m’importe si l’homme est heureux, mais quel homme est heureux) !
    Car, au final, l’État doit jouer un rôle précis, arbitre et parfois opérateur, régulateur.
    Et le souci n’est pas la nature de ce rôle, reconnu par une grande majorité hors partis, mais sa mise en œuvre, la partition à jouer, en dehors de tout égoïsme des individus et des structures, pour le bien commun.
    Et là, les exemples foisonnent de décisions hasardeuses, de régulation lamentables (contre-exemple : Free, depuis 10 ans ailleurs bcp plus de concurrence), de copinage étatico-privés, de gestion scandaleuse (rapport sur les syndicats) etc…
    Le problème de fond est donc un problème de morale des dirigeants (que faire en fonction de la situation) plus qu’un problème de rôle de l’Etat, à quelques différences près entre les partis majoritaires (PS/UMP/MODEM/FN).
    [Si les dirigeants avaient moins de pouvoir de contrôle et si le fonctionnement de la société était plus fidèle au principe de subsidiarité, la moralité des dirigeants importerait moins. A partir du moment où chacun est responsable dans son domaine et que, en cas de déficience, c’est l’échelon du dessus qui intervient, et non pas directement l’Etat, il y a beaucoup moins d’abus.
    MJ]

  2. Epaulard

    Je crois que ce commentaire vient d’une personne qui ne connait pas parfaitement le programme de Marine Le Pen.
    Il faut sortir de ce schéma droite-gauche ou l’un propose la paupérisation des classes moyennes et populaires et l’autre le pillage des patrons.
    Le génie du programme de Le Pen est de proposer un nouveau modèle économique qui favoriserait autant les classes populaires, moyennes et les entrepreneurs.
    Quand au peuple des invisibles : voir ce que Le Pen propose sur les TPE et les artisans. Son programme fait tout pour les PME et PMI et les seuls à redouter son élections sont les entreprises du CAC 40…
    [Je ne sais pas si nous avons lu le même programme mais quand j’entends parler, par exemple, du retour de la retraite à 60 ans, il y a de quoi s’inquiéter.
    Je ne crois pas que MLP sorte du schéma droite-gauche sur le plan économique. Et elle avouait elle-même être plus à gauche qu’Obama.
    MJ]

  3. Epaulard

    Et si l’auteur de ce commentaire regrette que la droite nationale soit devenue étatiste, que pense-t-il de la droite ultra-libérale?
    [Qu’entendez-vous par “droite ultra-libérale” ? Si vous parlez du copinage entre l’élite politique et la haute finance, je définirai plutôt cela comme du socialisme de copinage… MJ]

  4. HV

    PG souleve de nombreuses questions interessantes – dont la plus fondamentale est sans doute: pourquoi la droite francaise est-elle si etatiste? On pense au livre de Francois Huguenin, Le Conservatisme Impossible.
    Sur la strategie electorale du FN: le mauvais score de JMLP en 2007 etait surtout du a la perte des “lepenistes de droite” (en fait, le coeur du bon vieux peuple de droite: comme dit PG, TPE etc), notamment dans le Sud.
    Au lieu d’essayer le reconquerir, MLP semble chercher (1) a augmenter encore sa part du vote dans ce que les mauvaises langues appelleraient le “Lumpenproletariat” – qui n’est tout de meme pas majoritaire dans le pays; (2) de courtiser un des electorats les plus durablement retifs, les “petits” fonctionnaires.

  5. xavier

    Le problème est beaucoup plus grave : la France ne peut pas rompre avec le socialisme non pas à cause du nombre d’énarque à la tête des partis mais à cause du nombre de personnes en France qui vivent de l’Etat : fonctionnaires des 3 fonctions publiques, agent public et assimilés, mais également toutes les personnes qui vivent des allocations ou qui en perçoivent : maladie, familiale, chômage ou autre…
    C’est-à-dire environ 70 % des Français qui ont besoin de l’Etat.
    Pendant ce temps des milliers de chefs d’entreprise en France n’arrivent pas à recruter…
    Le mal est devenu insoluble.

  6. rom dyli

    Je constate une sensible évolution de la part du Salon beige concernant la part que l’Etat doit avoir dans l’économie. Vous parlez de principe de subsidiarité, mais je pense que ce mot est un terme chrétien qui convient parfaitement au libertarinisme.
    En lisant certains commentaires au dessus, surtout celui de jenduma, on se rend bien compte que les français ont vraiment du mal à se séparer de cette vie “tranquille” où l’état prend tout en charge. On aime trop le socialisme pour s’en séparer.
    Lorsque je débat avec des nationaux sur le rôle de l’état dans l’économie, la grande majorité me reproche de ne pas être pour la grandeur de la France tout simplement parce que je suis un anti état dur. Comme si grandeur de la France allait automatiquement avec Etat fort…
    On voit bien qu’avec Ron Paul, candidat libertarien à la présidentielle républicaine, on peut être parfaitement libertarien ET conservateur. J’avais espéré qu’un moment Marine Le pen, en rencontrant ce grand monsieur, changerait un peu son programme économique…
    S’il y a bien des orphelins politiques en France, ce sont les Libertariens-conservateurs.

  7. Bernard Mitjavile

    Tout à fait d’accord avec PG. Je suis quelque peu soucieux quand j’entends Marine LP vanter régulièrement “l’état stratégique”. On a eu cela dans le passé, des hauts fonctionnaires qui définissaient les priorités stratégiques, qui développaient des filières (la filière informatique ou électronique française qui a coûté très cher aux contribuables). Tocqueville avait raison quand il expliquait que la révolution n’avait fait qu’amplifier les mauvaises tendances de l’Ancien Régime avec l’Etat Jacobin.
    L’Etat peut et doit mettre de l’ordre dans ses finances au niveau national ainsi qu’au niveau local, ce serait la meilleure stratégie (voir les livres de J Marseille sur la question)

  8. Philippe Edmond

    Les programmes présidentiels de 2012 sont tous très étatistes : http://unvoyageauliban.bafweb.com/index.php?2012/01/30/847-les-programmes-politiques-des-contes-racontes-par-des-idiots-pleins-de-vents-et-de-fumeurs
    Pour ma part, je pense que le meilleur moyen de sortir de l’opposition libéralisme/socialisme se trouve dans la doctrine sociale de l’Eglise, qui donne des libertés aux personnes tout en posant des lois pour limiter les ravages des égoïsmes (juste salaire et jours de repos par exemple.)

  9. HV

    @Rom dily: je ne suis pas certain de percevoir de forte evolution dans le discours du SB, qui me parait plutot constant au fil des ans.
    Sur les libertariens: ils sont historiquement une des racines intellectuelles du renouveau conservateur americain (avec le traditionalisme politique et l’anti-communisme, notamment). Leur conjonction (le “fusionnisme” conservateur, cf Frank Meyer) n’a pas ete sans mal, et ne l’est toujours pas.
    A ce titre, Ron Paul n’est pas un tres bon exemple: il met souvent davantage en avant des propositions libertaires-libertariennes (non-interventionisme frolant l’angelisme en politique etrangere, legalisation des drogues, voire abolition du mariage civil) plutot que celles qui font consensus avec les autres composantes du mouvement conservateur (lutte contre l’Etat-Providence, notamment).
    On observe souvent la meme tendance chez les libertariens francais (Alternative liberale, PLD), qui semblent plus a leur aise sur des sujets qui les classent a gauche (drogues, euthanasie, mariage) que dans les combats bien plus ardus contre l’etatisme.
    A l’inverse, les autres familles de “droite” en France (y compris les pro-famille) choisissent la facilite etatiste en appui de leurs positions. Il y aurait un besoin urgent d’un fusionnisme conservateur a la francaise, mais le chemin sera long.

  10. majacquet

    ” La droite nationale est redevenue étatiste ”
    ( En gras dans le texte ).
    Et heureusement !
    Rien que de plus normal dans la situation dramatique actuelle !
    L’état Français n’a plus la main depuis des lustres et à livré le pays aux financiers apatrides mondialistes.
    L’état se doit aujourd’hui de reprendre la main dans le but de refixer des règles du jeu claires.
    L’économique doit pour un temps redevenir régalien.

  11. HV

    @jeanduma (desole, je ne reponds que maintenant au tout 1er commentaire),
    Vous dites:
    “Le problème de fond est donc un problème de morale des dirigeants [] plus qu’un problème de rôle de l’Etat”
    Je pense que vous pourriez difficilement vous tromper davantage. C’est tout l’inverse.
    Je soumets cette citation de Milton Friedman en 1975, a mediter:
    “I do not believe that the solution to our problem is simply to elect the right people. The important thing is to establish a political climate of opinion which will make it politically profitable for the wrong people to do the right thing. Unless it is politically profitable for the wrong people to do the right thing, the right people will not do the right thing either, or if they try, they will shortly be out of office.”

  12. PG

    @ Epaulard
    Je n’ai aucune prévention contre Marine LE PEN, et je la défends contre les attaques ou les arguments que je pense injustifiés, et souvent sur le SB. Et je puis dire que si elle est candidate elle obtiendra ma voix, étant la seule candidate défendant des mesures contre l’avortement et favorables à la famille, dans le cadre actuel, face aux autres candidats. Mais je pense que son tropisme de gauche finit par amoindrir le sens de sa candidature, qui était un appel à la défense des libertés, à la reconquête de l’Etat contre les lobbys, et qui donne l’apparence de vouloir maintenir les lobbys enkystés dans l’Etat, parce que ceux-ci se disent sociaux, alors qu’ils ne sont que l’utilisation à des fins sectorielles de la puissance étatique.
    Son livre me parait ignorer toute l’histoire de la droite française et particulièrement toutes les luttes et le travail intellectuelle de la droite catholique, des chrétiens sociaux, de l’école de l’Action Française et des libéraux français que furent TOCQUEVILLE et BASTIAT, entre autres.
    Le point commun de ces écoles fut précisément de fonder une vision de l’homme et de la société, de l’économie et des corps sociaux dans un cadre de libertés, conçues avec des nuances et des différences, évoluant avec le temps, mais demeurant ainsi dans cette constance que la personne libre et autonome est préférable à l’obligé de l’Etat. Je ne partage pas ce que dit ce livre, qui fait des seuls marxistes et socialistes les partisans de la protection du peuple. Les premières lois sociales furent votées à l’initiative des catholiques sociaux, que combattaient les socialistes, tous comme les premières assurances maladie, les premières caisses de retraites, les premiers logements sociaux, les allocations familiales, les premières coopératives agricoles, etc…Et c’est le Cartel des gauches qui nationalisa tout cela insidieusement et par étapes, puis le Front Populaire qui se para des plumes du social, pour avoir créé les congés payés, que la gauche républicaine refusait obstinément à établir alors que des hommes de droite les avait établis en Europe.
    Idem pour les libertés associatives réclamées par la droite catholiques et que la loi de 1901 n’a que très partiellement accordées, sans oublier la haine de la gauche socialiste et ses spoliations contre les oeuvres d’Eglises et les congrégations, plusieurs milliards de Francs, entre la fin du 19 ème siècle et la loi de 1905.
    Mon commentaire n’avait que ce but et cette utilité: ce rappel et tirer une sonnette d’alarme sur une erreur que j’espère passagère et secondaire, qui est de jeter dans les bras de l’illusionniste SARKOZY une seconde fois, comme en 20017, les classes moyennes et les indépendants.
    Je ne connais pas de droite ultra libérale en France, et je ne sais pas ce que signifie ce mot, né dans les cercles intellectuels marxistes, et passé malheureusement dans la droite française, UMP et FN, pour désigner un diable qui n’existe pas et donner des gages, afin de tenter de faire passer un message ”social”. Or le social, ce n’est ni le socialisme, qui a toujours détruit l’économie, ni l’étatisme qui arrive au même résultat, quoi qu’avec une vitesse plus lente, mais indolore, selon la technique du voleur chinois qui déplace l’objet à voler lentement avant de s’en emparer ayant endormi son légitime propriétaire.
    On le sait aujourd’hui, ce n’est pas la propriété le vol, mais l’étatisme qui est le vol, non pas seulement de la propriété acquise par le travail, mais surtout de la liberté créatrice.Le vol plus l’oppression.
    Etre libéral ce n’est pas être contre le droit, c’est être contre les passe-droits de l’Etat se pensant démiurge et omniscient contre les corps sociaux, appuyant des lobbys qui s’appuient sur lui abusivement pour conforter leurs monopoles.
    Cela va des banques privées françaises qui ont fait élaborer une réglementation de cartel, qui empêche quasiment toute création bancaire nouvelle, idem pour la distribution de l’eau, Internet et le téléphone, l’électricité, la poste, et l’ensemble des services qui se disent publics, parce que le public des utilisateurs n’a aucun droit de regard sur eux. Idem pour l’école et la formation, dont les parents subissent depuis 50 ans les aberrations pédagogiques sans pouvoir exercer le moindre droit de regard sur ce qui détruit l’avenir de 50 % des enfants français, ceux issus des milieux les )lus pauvres et les moins instruits, exemple caricatural des effets délétères de l’étatisme prétendument égalitaire et justicier. Idem pour la recherche, l’université, et les exemples abondent dans d’innombrables secteurs.
    Il est notable que les syndicats de gauche aient défendu ORANGE, issu de l’Etat et conservant le monopole des réseaux, contre FREE, qui n’est pas une entreprise caritative évidemment, mais qui réintroduit la notion du juste prix par la concurrence : les personnels à statut de fonctionnaire d’ORANGE craignent que leur entreprise perdant des parts de marché, ils perdent eux, non pas leur emploi (FREE pourra les embaucher) mais leurs statut de privilégiés.
    Pourquoi BOUYGUES possède t il à la fois TFI, une compagnie de distribution des eaux et une compagnie de téléphone : parce que l’Etat est utilisé comme bras droit de ces intérêts privés exempts et protégés de toute concurrence. Ce n’est pas de l’ultra libéralisme ni même du libéralisme , c’est un système qui s’apparente plus à celui des ex pays communistes, dans lesquels des entreprises privées s’appuient sur la haute fonction d’Etat pour garder ses monopoles par la loi et la réglementation d’Etat. Monoples et cartels sur les prix et tarifs que la Commission européenne a sanctionné à plusieurs reprises avec des amendes de plusieurs centaines d millions d’€uros contre les compagnies de téléphonie et les banques françaises, sans que l’Etat ne fasse quoi que ce soit pour faire cesser cette spoliation des citoyens. L’Etat tout puissant est le plus sûr rempart des lobbys, puisque la société civile est niée dans ses droits.
    Enfin, et pour en revenir à l’actualité, Nicolas SARKOZY conseille maintenant aux cadres de l’UMP de dire et répéter que Marine LE PEN fait une campagne d’extrême gauche : le propos est caricatural, mais ce sentiment d’un glissement inutilement super étatique est ressenti par beaucoup d’électeurs des classes moyennes, qui sont un des segments ‘’manquants’’ au FN. Une de mes relation, de gauche elle, me disait coire entendre MELANCHON quand elle écoute M LP.
    Il y aurait une grande part d’injustice à s’arrêter à cela. Car M LP a présenté des mesures très utiles pour les PME et TPE. Mais il est de fait que faire de l’Etat la seule solution alors que chacun sait qu’il est ruiné crée un doute souterrain beaucoup plus délétère que le sujet controversé de l’€uro, et ce doute sera le point de départ de la campagne électorale de N. SARKOZY contre le FN. Les énarques, qu’ils soient au PS, à l’UMP ou au FN, produisent toujours ce qu’ils ont appris à faire : de l’étatisme. Que celui de la Vème République soit le fruit de l’énarchie UMP PS ne peut faire croire aux énarques du FN que le leur est plus noble et utile parce que national.
    On ne peut passer de l’Etat régalien à l’Etat omnipotent sans contradiction avec la tradition de la droite française. Les énarques et la Nlle Droite hégélienne sectataires de l’Etat divinisé ne s’inscrivent pas dans l’héritage culturel français.
    Cette réflexion est de principe, elle se veut également sans arrière pensée : je défends suffisament le FN et Marine LE PEN par ailleurs pour dire cela sereinement à propos de ce livre. Débattre n’est pas combattre.

  13. aramis

    si je suis d’accord pour l’essentiel avec les propos de PG, je crois cependant qu’il commet (mais il n’est pas le seul) une erreur courante : opposer libéralisme et socialisme est vain, puisque l’un et l’autre procèdent des mêmes fondements idéologiques issus de la philosophie des lumières et de la révolution française. Les deux faces d’une même pièce.

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