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L'Eglise : Le Vatican

A propos de la note du Conseil Pontifical Justice et Paix

Ce blog propose une analyse mesurée de la note du Conseil Pontifical Justice et Paix :

"Les plus libéraux diront que seuls les excès d’un libéralisme incontrôlé sont critiqués ; les plus antilibéraux soutenant que le texte est une charge virulente contre le libéralisme. En réalité, si l’on ne peut pas dire que le texte soit une hymne au libéralisme, il ne conteste pas non plus les bienfaits d’une authentique liberté économique dépouillée de l’idéologie « économiste » (« une forme d’apriorisme économique »). Là où l’opposition au libéralisme est la plus évidente, c’est dans le rappel du caractère moral de l’action économique. Bien que Caritas in veritate ne mentionne à aucun moment le libéralisme, la Note fait référence à l’encyclique de Benoît XVI (n° 45) pour critiquer l’idéologie économique dominante […] Plus encore que d’une critique du libéralisme, il s’agit plutôt d’une défense d’une authentique liberté économique qui ne peut être indifférente au bien commun et à la finalité de l’action humaine (fut-elle économique. V. également Jean-Paul II Centesimus annus, n° 36). Il faudrait alors s’interroger plus sérieusement sur les conditions de cette liberté (teasing de la mort…). […]

 

[L]a Note ne propose donc pas une forme de démondialisation mais invite à une meilleure mondialisation. Les bienfaits de la mondialisation ne sont pas niés (amélioration généralisé) mais pas davantage que les conséquences d’un accroissement des inégalités au sein des pays et entre pays. La tâche est loin d’être aisée ; sinon, ce serait fait depuis longtemps. […] Le marché libre (toujours la même question… quand est-ce que l’on peut dire qu’un marché est libre?) et le développement durable comme le progrès social doivent être ordonnés au bien commun grâce à cette Autorité internationale (qui agira toutefois dans le respect du principe de subsidiarité). […]

Il faut lire la Note; sans forcément y chercher ce que l’on aimerait y lire et sans la surinterpréter, même si c’est un texte important (V. ici). Il est sans doute un peu illusoire de croire que ce texte pourra devenir une sorte de manifeste pour les indignés du monde entier. Il est également excessif de voir dans ce document une charge contre le néolibéralisme. La doctrine sociale de l’Église n’est certainement pas libérale mais elle est favorable à la liberté économique. Elle n’est pas dirigiste mais favorable à un juste ordonnancement de l’activité économique."

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