L'homélie que le Saint Père a prononcé pour son anniversaire, a brossé de beaux portraits de la française sainte Bernadette en insistant sur la pureté de son coeur grandi dans la pauvreté et de Saint Benoît Joseph Labre, le pélerin européen qui allait de sanctuaire en sanctuaire, aussi dans la pauvreté. Dieu seul suffit.
Puis Benoît XVI a abordé le samedi saint et le jour de sa naissance qui fut aussi celui de son baptême :
"En premier lieu, il y a le don de la vie que mes parents m’ont fait en des temps très difficiles, et pour lequel je dois les remercier. Mais ce n’est pas évident que la vie de l’homme soit un cadeau. Peut-elle vraiment être un beau cadeau ? Savons-nous ce qui attend l’homme dans les périodes sombres qu’il rencontrera, et même dans les périodes plus lumineuses qui pourront se présenter ? Pouvons-nous prévoir à quelles angoisses, à quels terribles événements il pourra être exposé ? Est-ce juste de donner la vie ainsi, simplement ? Est-ce responsable ou trop incertain ? C’est un don problématique s’il reste seul. La vie biologique en soi est un don, et pourtant, il est entouré d’une grande question. Il devient un vrai don seulement si, en même temps, on peut donner une promesse plus forte de tout malheur qui pourrait nous menacer, si elle est plongée dans une force qui garantit que c’est un bien d’être un homme, que pour cette personne c’est un bien, quel que soit ce que l’avenir puisse apporter. Ainsi, à la naissance, il faut associer la renaissance, la certitude qu’en vérité c’est un bien d’exister, parce que la promesse est plus forte que les menaces. Tel est le sens de la renaissance de l’eau et de l’Esprit : être plongés dans la promesse que Dieu seul peut faire : « C’est bien que tu existes, et tu peux en être sûr, quoi qu’il arrive ». J’ai pu vivre de cette certitude, né à nouveau de l’eau et de l’Esprit. Nicodème demande au Seigneur : « Peut-on renaître lorsqu’on est vieux ? » Maintenant, la renaissance nous est donnée au Baptême, mais nous devons continuellement grandir en elle, nous devons toujours à nouveau nous laisser plonger par Dieu dans sa promesse, pour être vraiment nés à nouveau dans la grande et nouvelle famille de Dieu qui est plus forte que toutes les faiblesses et que toutes les puissances négatives qui nous menacent. C’est pourquoi c’est un jour de grande action de grâce.
Le jour où j’ai été baptisé, comme je l’ai dit, était un Samedi saint. On avait alors l’habitude d’avancer la Veillée pascale au matin, et l’obscurité du Samedi saint continuait ensuite, sans l’alléluia.
Il me semble que ce paradoxe singulier, cette anticipation singulière de la lumière en un jour sombre, peut quasi être une image de l’histoire de notre temps. D’un côté, il y a encore le silence de Dieu et son absence, mais dans la résurrection du Christ, il y a déjà l’anticipation du « oui » de Dieu et, c’est sur le fondement de cette anticipation que nous vivons, et, à travers le silence de Dieu, nous l’entendons parler, et à travers l’obscurité de son absence, nous entrevoyons sa lumière. L’anticipation de la résurrection au milieu d’une histoire qui évolue, est la force qui nous indique la route et qui nous aide à avancer.
Remercions le bon Dieu de nous avoir donné cette lumière et prions-le afin qu’elle puisse rester toujours. Et en ce jour j’ai un motif de le remercier, ainsi que tous ceux qui m’ont fait percevoir la présence du Seigneur, qui m’ont accompagné afin que je ne perde pas la lumière.
Je me trouve devant la dernière étape du cours de ma vie et je ne sais pas ce qui m’attend. Mais je sais qu’il y a la lumière de Dieu, qu’Il est ressuscité, que sa lumière est plus forte que toute obscurité ; que la bonté de Dieu est plus forte que tout mal en ce monde. Et cela m’aide à avancer en sécurité. Cela nous aide à avancer, et en cette heure je remercie de tout cœur tous ceux qui me font sans cesse percevoir le « oui » de Dieu à travers leur foi".


Michèle
Je remercie le Seigneur tous les jours et de tout coeur, de nous avoir donné Benoit XVI, déjà en filigrane dans le petit Joseph Ratzinger, né le Samedi Saint, et en la fête de Saint Benoit -Joseph.
Que Dieu bénisse et garde le Saint Père.
Jean Theis
C’est un des plus beaux textes que j’ai lus. Une parole de père et de saint.
Ines
Merci d’avoir publié cette très belle photo de notre Pape: je l’envoie aux amis de mon groupe de prière et je rends grâces au Seigneur pour le don immérité et merveilleux de notre Père Spirituel, si doux et, à la fois, si courageux; si savant et, à la fois, si humble; si audacieux, et, à la fois, si tranquille.
Il ennoblit ceux qui s’approchent de lui, il leur transmet une confiance sobre, il les remplit d’une ferme paix, il renouvelle leur désir de rendre grâce, il réanime leur plus fragile élan de prière.
Loué soit le Seigneur pour notre Pape Benoît XVI!