A la croisée des chemins : vers quelle Cité?

De Saint Augustin : 

"Deux amours ont donc bâti deux cités : l'amour de soi jusqu'au mépris de Dieu, la cité de la Terre, l'amour de Dieu jusqu'au mépris de soi, la cité de Dieu. L'une se glorifie en soi, et l'autre dans le Seigneur.

L'une demande sa gloire aux hommes, l'autre met sa gloire la plus chère en Dieu, témoin de sa conscience. L'un, dans l'orgueil de sa gloire, marche la tête haute ; l'autre dit à son Dieu : "Tu es ma gloire et c'est toi qui élèves ma tête".

Celle-là dans ses chefs, dans ses victoires sur les autres nations qu'elle dompte, se laisse dominer par sa passion de dominer. Celle-ci, nous représente ses citoyens unis dans la charité, serviteurs mutuels les uns des autres, gouvernants tutélaires, sujets obéissants.

Celle-là, dans ses princes, aime sa propre force. Celle-ci dit à son Dieu : "Seigneur, mon unique force, je t'aimerai.".

Une réflexion au sujet de « A la croisée des chemins : vers quelle Cité? »

  1. Bernard Mitjavile

    Ce passage connu de “la Cité de Dieu” amène à réfléchir sur la démocratie: gouvernement par le peuple et pour le peuple pourquoi pas si le peuple n’est pas dominé par l’amour de soi. C’est ce qui avait amené Alexis de Tocqueville à prévoir que si le Christianisme s’effondrait aux Etats Unis, la démocratie amènerait à une forme de tyrannie tout en gardant des structures démocratiques (“La démocratie en Amérique”).

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