96h de garde à vue pour 10 pères de famille qui voulaient venger les attentats islamistes.

Une histoire qui redéfinirait les contours du danger terroriste : l'ultra-droite (quid est?) deviendrait aussi pourvoyeuse de terroristes. Intéressant… De quoi détourner les yeux des islamistes pour les braquer sur des mâles français (tiens, tiens…) : 

Dix personnes liées à l'ultradroite radicale ont été interpellées samedi soir dans toute la France, notamment en Corse, par les services antiterroristes dans le cadre d'une enquête sur un projet d'attaque ciblant des musulmans, a appris dimanche l'AFP de sources judiciaire et proche de l'enquête.

Ces suspects avaient «un projet de passage à l'acte violent aux contours mal définis à ce stade, ciblant des personnes de confession musulmane», a précisé une des sources proches de l'enquête. Une autre source a indiqué que ce groupe visait «des cibles présumées en lien avec l'islam radical».

Selon LCI, le groupuscule baptisé AFO, pour «Action des Forces Opérationnelles», envisageait des actions contre des cibles «régulièrement évoquées lors de mystérieuses réunions: des imams radicaux, des détenus islamistes après leur sortie de prison ou encore des femmes voilées, choisies au hasard dans la rue».

À cette fin, croit savoir la chaîne d'information continue, «ses membres s'entraînaient régulièrement dans des clubs de tir sportif et avaient préparé des caches d'armes et de nourriture pour leurs familles en cas de crise majeure». Des armes auraient été saisies au domicile des suspects, inconnus des services de police et au profil atypique: des hommes âgés d'une cinquantaine d'années, des pères de famille.

Ceux-ci seraient issus de diverses régions françaises: région parisienne, Corse, Gironde, Vienne, ou encore Charente. Mais tous partageaient apparemment un même désir: commettre des attentats pour se venger des attaques islamistes commises en France ces dernières années. Selon LCI, plusieurs armes à feu auraient été saisies lors de perquisitions. Les dix hommes ont été placés en garde à vue pour 96 heures. Une information judiciaire a été ouverte à Paris le 14 juin pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle».

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