Archives mensuelles : avril 2018

Gérard Leclerc ne participe pas du procès fait aujourd’hui contre ce qu’on appelle le repli identitaire

Gérard Leclerc, éditorialiste à France Catholique et Radio Notre-Dame, est interrogé dans La Nef sur Mai 68. Extraits :

Vous consacrez un chapitre à Maurice Clavel : quelle était sa « perspective chrétienne » sur Mai 1968 ?

Unknown-17Maurice Clavel est un personnage clé de cette période, dont il a donné une analyse personnelle, qui défiait toutes les coordonnées sociologiques et idéologiques en cours. Il s’était converti au catholicisme à la suite d’une violente crise intérieure, qu’il racontera par la suite dans un grand livre intitulé Ce que je crois. C’est à la lumière de sa propre expérience qu’il comprend la crise de 68. Car il s’agit pour lui non pas d’un problème d’adaptation à des mutations technologiques ou économiques, mais d’une crise qui met en cause les fondements souterrains d’une civilisation. Celle-ci n’a plus les énergies nécessaires pour donner du sens à l’existence sociale. Fondamentalement, c’est le rapport de la société à l’absolu qui est en cause. Un absolu que les Lumières et les idéologies modernes ont voulu abolir et qui se réveille d’une façon intempestive pour nous secouer. Il est auprès des gauchistes les plus incandescents, car il a le sentiment que leur extrémisme est sans débouché s’il n’aboutit pas à une véritable metanoïa spirituelle. Pour ma part, je l’ai lu sur le moment et j’ai totalement adhéré à son diagnostic. Plus tard je l’ai rencontré et je me suis trouvé en communion avec son projet qui se précisait à mesure d’une révolution spirituelle de fond engageant un changement de trajectoire

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L’exclusion de Charles Maurras des commémorations a eu pour effet de remettre sa personne au cœur de l’actualité

Vendredi 27 avril à Saint-Etienne, 4 militants de l’Action Française ont été mis en examen pour « attroupement armé » après avoir été pris à partie par un groupe anti fasciste qui tentait d’empêcher la tenue d’un cercle d’étude sur Charles Maurras. François Bel-Ker, secrétaire général de l’Action française revient au micro de Boulevard Voltaire sur cet événement. Il se réjouit que l’exclusion de Charles Maurras des commémorations ait eu pour effet de remettre sa personne au cœur de l’actualité et dénonce le regain de violence dont sont victimes les membres de l’Action Française.

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La Pologne jette les symboles de l’URSS

Alors qu'en France, avec Jean-Luc Mélenchon et d'autres, on honore encore les symboles du communisme, la Pologne, elle, fait le ménage :

Unknown-18"Pendant près de 70 ans le monument à la gloire des soldats de l'Armée rouge a dominé la grande place de Legnica, dans le sud-ouest de la Pologne, pour être finalement enlevé au petit matin ces jours-ci et finir, comme des dizaines d'autres, dans un entrepôt municipal.

"En vertu de la loi de décommunisation, les communes avaient jusqu'à la fin mars pour enlever ces monuments aux frais de l'Etat. Après ce délai, on l'aurait payé de notre poche", explique à l'AFP le porte-parole de la ville Arkadiusz Rodek.

Pour le parti conservateur nationaliste Droit et Justice (PiS), auteur de la loi du 1er avril 2016, l'Armée rouge a certes bien chassé les nazis mais elle a surtout imposé un autre régime totalitaire dont les vestiges doivent être éliminés sans merci. […] "Tant que les monuments communistes restent dans l'espace public, ils glorifient le régime communiste. Ils doivent être démontés et transférés dans des musées de propagande communiste", comme celui de Podborsko, dans le nord-ouest, explique à l'AFP l'historien Maciej Korkuc, directeur à l’IPN, qui a répertorié quelque 300 monuments du genre.

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Des religieuses pour la vie naissante

Dans La Nef du mois de mai, Christophe Geoffroy a interrogé Sœur Maria Emmanuel, membre des Sisters of Life (les Sœurs de la Vie), fondées en 1991 à New York par le cardinal John O’Connor. Leur charisme est de protéger et renforcer le caractère sacré de toute vie humaine. Extrait :

039"Mgr John O’Connor […] a essayé de comprendre pourquoi des décennies d’efforts déployés par tant d’âmes dévouées du mouvement pro-vie n’ont pas réussi à produire les résultats escomptés. Il méditait sur ce passage des Évangiles : « Ce genre de démon ne peut être chassé que par la prière et le jeûne » (Mc 9, 29). Ceci l’a inspiré pour écrire un article dans le journal diocésain intitulé, « Nous demandons de l’aide : des Sœurs de la Vie », où il espérait qu’une communauté religieuse ayant pour charisme de protéger la vie humaine puisse se fonder. À sa grande surprise, il a reçu de nombreuses lettres de femmes intéressées à rejoindre cette communauté encore inexistante. C’est ainsi que les Sœurs de la Vie sont nées le 1er juin 1991.

Quelle est la vocation des Sœurs de la Vie et quelles activités avez-vous concrètement en faveur de la Vie ?

Comme l’a dit notre fondateur, « que feront les Sœurs de la Vie ? Elles vont aimer. Elles vont aimer. Elles vont aimer. » Le cœur de notre vie est une relation d’amour avec la Sainte Trinité, cultivée par la prière. Une Sœur de la Vie veut être comme Notre Dame, qui a conçu Jésus et s’est empressée d’aider sa

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L’assassinat légal des personnes “inutiles” en forte hausse

Aktion_brand4 188 euthanasies ont été réalisées aux Pays-Bas en 2012. En 2017 il y en a eu plus de 7 000, selon une étude, publiée dans le British Medical Journal.

Soit une augmentation de 67% en 5 ans.

Adolf Hitler appelait cela la "mort miséricordieuse". Maintenant on parle d'euthanasie…

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Emmanuel Macron écoutera-t-il les voix exprimées lors des Etats généraux de la bioéthique ?

Lu dans Valeurs Actuelles :

Unknown-19"Le Président de la République l’avait répété : il fallait que, sur les sujets de bioéthique, un large consensus se dégage pour envisager que la loi évolue. Or force est de constater qu’en ce qui concerne l’élargissement des techniques de procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes célibataires ou aux couples de lesbiennes, le consensus n’existe pas. Le Président du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) l’a d’ailleurs admis lors de deux interventions récentes, à l’Assemblée nationale puis à Lyon, le 20 avril : « on sent bien qu’il y a une France qui reste divisée, une société qui reste divisée, il y a des arguments qui vont dans un sens, des arguments qui vont dans un autre (…) très clairement on n’est pas dans une atmosphère de consensus », a reconnu Jean-François Delfraissy. « A y regarder de près, observe Ludovine de la Rochère, présidente de La manif pour tous, il s’agirait même plutôt, en fait de consensus, d’une opposition assez franche. » 

L’explication en est assez simple, et n’avait pas échappée aux quotidiens Le Monde ou Libération qui ici ou là dénonçaient une mobilisation de militants « réacs » ayant empêché les militants pro-PMA de s’exprimer. A l’inverse de ce qu’espéraient, peut-être, les administrateurs des espaces régionaux d’éthique, le débat a réellement eu lieu, au sens où il a touché un nombre important de personnes, offrant ainsi de réaliser que, sur ces questions, les « conservateurs » sont plus nombreux que les « progressistes

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Immigration : un cléricalisme peut en cacher un autre

De Jean-François Chemain à propos de la loi «Asile et immigration» votée en première lecture par l’Assemblée nationale le 22 avril :

Capture d’écran 2018-04-30 à 16.13.46"[…] Puisque le peuple, et ceux qui traduisent son sentiment, sont réduits au silence, le débat est monopolisé par d’autres, qui mènent grand tapage. Qui sont-ils ? On trouve là un inventaire à la Prévert de catéchistes, ou plutôt de rescapés des aumôneries des années 1970.

La presse, pour commencer, exprime une très large désapprobation de la loi. France Info titre sur le «controversé projet de loi»… Controversé par qui, puisqu’une majorité de Français le trouve sans doute trop timide ? Un intertitre du Monde évoquait «une ligne plus dure que Nicolas Sarkozy», avant d’invoquer aussi les mânes de feu Charles Pasqua… Reductio ad Sarkozyum ou, pire, ad Pasquam… «L’Assemblée divisée, les syndicats révoltés», titre Ouest France. Les intertitres du quotidien de province, d’inspiration naguère chrétienne, vont dans le même sens : «Un scrutin en catimini», «La droite à l’offensive» (brrr !), «Une dérive dangereuse de la politique migratoire française». Les trois quarts des journalistes, les sondages le montrent, sont de gauche. Résultat : «La presse française milite plus qu’elle n’informe» (Benjamin Dormann, journaliste, sur France-renaissance).

Les «associations», ensuite, envahissent le débat. Le Monde nous explique que le projet «leur» a été présenté, et qu’«elles» sont alors «parties à l’offensive» contre lui. Qui sont ces associations apparemment unanimes, de qui sont-elles représentatives, quelle est leur légitimité, au nom de quoi relaie-t-on leurs propos ? Plusieurs sont mentionnées

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Déséquilibrés : pas de malades mentaux parmi les djihadistes

Selon le Chef de pôle au centre hospitalier de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or et membre du bureau national du Syndicat des psychiatres des hôpitaux (SPH), Pierre-François Godet :

Capture d’écran 2018-04-30 à 16.22.35"La question des troubles psychiatriques supposés des personnes radicalisées ou des terroristes djihadistes est bien présente à l’esprit des autorités et on l’a même entendue dans la bouche des plus hautes personnalités de l’État [lire ici].

[…] la question soulevée est celle d’un lien éventuel entre trouble mental et radicalisme djihadiste. À ma connaissance, il n’existe pas d’étude scientifique démontrant un lien objectif, c’est-à-dire statistiquement significatif, entre radicalisme djihadiste et telle ou telle structure de personnalité. Des quelques informations qui nous parviennent sur les personnes radicalisées, sur les fichés “S” et sur les terroristes, je n’ai pas entendu qu’il se dégage statistiquement de profil psychologique type. Je souligne en tout état de cause qu’aucun cas de maladie mentale avérée n’a été rapporté chez les auteurs d’événements qui ont marqué l’actualité.

Je peux néanmoins faire part de mon impression clinique sur quelques situations de terroristes dont le parcours personnel a été médiatisé. Il ne s’agit que d’une impression ; elle peut donc être erronée, elle n’est pas généralisable et il ne s’agit pas d’un point de vue d’expert.

Il a été question de jeunes hommes, aux antécédents carcéraux ou pénaux, en particulier de petite délinquance avec violence aux personnes, affichant habituellement leur mépris pour les règles de vie commune, mais dont l’horreur des crimes contraste aussi avec la séduction dont ils pouvaient se montrer capables

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Ce qui est illégal n’est pas d’empêcher les clandestins d’entrer mais de les y aider : jusqu’à quand ?

BK_jueNB_400x400Suite à l'action des Identitaires dans les Alpes, le procureur de la République à Gap a ouvert une enquête préliminaire. Mais les investigations, « notamment l’audition de migrants », n’ont permis de recueillir aucune plainte, ni de constater aucune infraction pénale susceptible d’être reprochée à l’encontre de quiconque. En l’état, cette enquête est donc classée sans suite, ce qui rend furieux les immigrationnistes.

En revanche, ceux qui aident les clandestins sont susceptibles de poursuites. Un amendement à la loi sur l’asile et l’immigration qui a été votée par l’Assemblée nationale prévoit la publication d'une circulaire incitant à ne plus engager de poursuites contre ceux qui favorisent l'immigration clandestine, comme l'indique ce député LREM, Naïma Moutchou (photo), qui avait déposé un amendement en ce sens :

La loi doit encore passer devant le Sénat et revenir devant l’Assemblée nationale avant d’être définitivement adoptée. Aussi, les Identitaires lancent une pétition pour faire connaître cet aspect du projet de loi, que certains considèrent comme plus restrictif ! 

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