Archives quotidiennes :

« L’islam n’appartient pas à l’Allemagne ! »

Unknown-26Ce n'est pas un membre de l'AFD qui dit cela mais le président de la CSU et président de la Bavière, qui vient d’être nommé ministre de l’Intérieur dans la nouvelle grande coalition de Merkel, Horst Seehofer. Il a accepté le poste de ministre de l’Intérieur à condition qu’on y ajoute « et de la Patrie ».

Le quotidien Bild a publié une interview du ministre : 

"Non. L'islam n'appartient pas à l'Allemagne. L'Allemagne est marquée par le christianisme. Le dimanche chômé, les jours fériés chrétiens et les rituels comme Pâques, la Pentecôte ou Noël en font partie. Mais les musulmans qui vivent chez nous appartiennent évidemment à l'Allemagne. Cela ne signifie naturellement pas que nous abandonnions pour de fausses considérations nos traditions et des usages typiquement de chez nous."

L’AfD fait remarquer que Seehofer a repris textuellement un de ses slogans (Der Islam gehört nicht zu Deutschland !), preuve de son influence certaine.

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La liberté d’expression existe en Grèce

Un évêque poursuivi pour homophobie par 8 militants LGBT a été relaxé. Mgr Ambroise, évêque de Kalavryta en Achaïe, en décembre 2015, avait écrit sans finesse sur son blog à propos de la discussion de la loi sur le Pacs local :

"Crachez leur dessus ! Rabaissez-les ! Votez contre eux ! Ils ne sont pas humains ! Ce sont des monstres de la nature ! Mentalement et spirituellement malades ! Ce sont des malades mentaux !"

Les juges ont suivi le procureur qui avait souligné que le propos s’adressait non aux invertis mais aux députés, et considéré qu’il n’y avait pas d’appel à la violence. L’évêque avait insisté sur le fait que son appel à cracher sur les invertis était « métaphorique » (en grec !) – il demandait aux députés de rejeter le texte – et que tout le monde l’avait compris puisque personne ne l’a pris au mot.

Mgr Ambroise est coutumier de dérapages, comme on dit chez nous. L’année suivante, il avait dénoncé le blasphème d’une affiche de la « gay pride » de Thessalonique qui montrait un crucifix avec à la place de l’inscription « I.N.R.I. » le drapeau arc-en-ciel :

"Les dévots et les adeptes du rapport intime rugueux, connu sous le nom de Gays, nous provoquent encore une fois ! Ils organisent encore une fête des homosexuels à Thessalonique, à savoir une fête de l’anormalité et du déshonneur, la 5e de ce type, annoncé comme un «fête de fierté» !!

En d'autres termes, ce genre de gens éthiquement anormaux du point de vue du christianisme, qui sont

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Redonnons vie à la chapelle de l’Ilot Saint Julien

Thumbnail-4Située à Laval, elle a été conçue et édifiée en 1899 par Léopold Ridel, bien connu des lavallois, qui a réalisé à la même époque nombre d’édifices civils et religieux de qualité dans la ville.

Le constat de l'association est le suivant:

  • Une fragmentation générationnelle
  • Des personnes âgées et fragilisées avec une population de plus de 60 ans de 25% aujourd'hui
  • une désertification médicale et surtout, une société en quête de sens.

En réponse à ces  différentes problématiques, l'association souhaite rénover leur chapelle, et  créer un lieu de vie  intergénérationnel, social et éducatif, visant à unir les générations. Il souhaite ainsi, favoriser l'engagement et l'échange et, promouvoir la dignité de chaque personne humaine.

Credofunding lance un appel aux dons.

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Nice : une église construite en 1250 vient d’être exhumée

Lu sur Nice-Matin :

860_476631_bd"Découvert lors de travaux de rénovation mené sur le Palais communal, place Saint-François, ce trésor architectural a été en partie dégagé. Ce mercredi après-midi, c'est une autre étape de ce chantier qui s'est ouverte. Celle lancée par le maire, Christian Estrosi, qui armé d'une masse, a donné le top départ aux 850.000 euros de travaux de démolition.

Pour faire tomber les piliers et planchers de béton construits en 1936, pour aménager un cinéma puis un dancing dans cette ancienne église construite en 1250 par les Franciscains, agrandie deux siècle plus tard, puis mise au goût baroque au 18e siècle, avant d'être chassés par la Révolution française.

A l'automne, une fois les 24 piliers de béton et les deux niveaux de planchers de l'ancien dancing abattus, l'église des Franciscains sera totalement restaurée à l'identique. Pour mettre en valeur ses murs et colonnes de pierre, son choeur et sa voûte de 17 mètres de hauteur et la transformer en un espace culturel dédié à l'histoire de Nice."

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Ils s’inquiètent de la remise en cause de Mai-68

Serge Audier enseigne la philosophie morale et politique à l’université Paris-IV. Il a publié en 2008 « La Pensée ­anti-68 ». Dix ans plus tard, il déclare au Monde :

Hqdefault-2"Dans les milieux conservateurs de la droite et de l’extrême droite françaises, le discours s’est radicalisé. Sous le quinquennat de François Hollande, La Manif pour tous s’est voulue un Mai 1968 à l’envers : semblant parfois mimer l’activisme subversif soixante-huitard, elle a accentué la rhétorique conservatrice sur le déclin des valeurs, de l’autorité et des cadres familiaux. La croisade « anti-genre » a instrumentalisé la cause de la nature, avec la revue Limite et son « écologie intégrale ». S’ils se réclament du pape François, certains de ses protagonistes ont des affinités avec les milieux catholiques intégristes et d’extrême droite, qui n’ont jamais digéré l’émancipation des femmes. Enfin, le contexte international pèse en ce sens, avec l’élection de Donald Trump, incarnation d’un « virilisme » haïssant les luttes des années 1960 des Noirs, des femmes et des homosexuels.

Il suffit en outre de parcourir la littérature monotone des milieux conservateurs pour saisir leur détestation de ce qu’ils appellent parfois le « libéralisme libertaire », fruit empoisonné de Mai 1968. Le philosophe catholique Pierre Manent voit ainsi dans Mai 1968 une catastrophe individualiste décomposant l’Etat-nation, l’intellectuel François-Xavier Bellamy fustige la mise à mort de la transmission culturelle contenue dans la sociologie de Pierre Bourdieu, l’essayiste Bérénice Levet, proche d’Alain Finkielkraut, accuse la génération de 68 d’avoir décomposé la famille, l’école et la nation. […]"

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