Archives mensuelles : mars 2018

Exultet

Texte et traduction 

Exsúltet jam Angélica turba cælórum : exsúltent divína mystéria : et pro tanti Regis victória, tuba ínsonet salutáris. Gáudeat et tellus tantis irradiáta fulgóribus : et ætérni Regis splendóre illustráta, totíus orbis se séntiat amisísse calíginem. Lætétur et mater Ecclésia, tanti lúminis adornáta fulgóribus : et magnis populórum vócibus hæc aula resúltet.

Quaprópter adstántes vos, frates caríssimi, ad tam miram hujus sancti lúminis cla- ritátem, una mecum, quæso, Dei omnipo- téntis misericórdiam invocáte. Ut qui me non meis méritis intra Levitárum númerum dignátus est aggregáre : lúminis sui cla- ritátem infúndens, Cérei hujus laudem im- plére perfíciat.

Per Dóminum nostrum Jesum Christum Fílium suum : Qui cum eo vivit et regnat in unitáte Spíritus Sancti Deus. Per ómnia sæcula sæculórum.

R . Amen
V . Dóminusvobíscum

R . Et cum Spíritu tuoV . Sursumcorda

R . Habémus ad Dóminum
V . Grátias agámus Dómino Deo nostro

R . Dignum et justum est

Vere dignum et justum est, invisíbilem Deum Patrem omnipoténtem, Fíliumque ejus unigénitum, Dóminum nostrum Jesum Christum, toto cordis ac mentis afféctu, et vocis ministério personáre. Qui pro nobis ætérno Patri Adæ débitum solvit : et véteris piáculi cautiónem pio cruóre detérsit.

Hæc sunt enim festa paschália, in quibus verus ille Agnus occíditur, cujus sánguine postes fidélium consecrántur.

Hæc nox est, in qua primum patres nostros fílios Israel edúctos de Ægypto, mare Ru- brum sicco vestígio transíre fecísti. Hæc ígitur nox est, quæ peccatórum ténebras, colúmnæ illuminatióne purgávit. Hæc nox est, quæ hódie per univérsum mundum

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Tentative terroriste à Villeurbanne

Lu ici :

"Un homme a cherché à foncer sur la foule au volant de sa voiture, dans la nuit de vendredi à samedi, vers minuit, à Villeurbanne. Il a fait une première manœuvre en passant une barrière du festival de musique électronique qui se déroulait au Double-mixte sur le campus de la Doua. Ce qui a provoqué un mouvement de panique. Il a été stoppé in extremis par la brigade anticriminalité.

Il a crié des menaces à caractère terroriste. Un policier a été blessé dans l'intervention. L'homme a été placé en garde à vue."

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L’héritage chrétien de la France nous oblige

Julien Leclercq est directeur de la rédaction de la revue numérique Le Nouveau Cénacle. Il raconte sa conversion tardive dans son dernier livre, Catholique débutant (éd. Tallandier, février 2018). Il explique au Figarovox :

10406920_10152879432854680_9150568319251739367_n"J'ai effectivement été fier de ne pas entrer dans une église, y compris lorsque j'étais invité pour une communion ou pour un mariage. Je restais à la porte et j'attendais que tout le monde sorte. Mais Jésus m'a attendu, et moi je l'ai entendu. Tout simplement. Il s'agit d'une histoire d'amour, et cela ne prévient pas. Lorsque j'ai demandé le baptême à l'aube de mes trente ans, mes proches étaient surpris, voire déconcertés, mais ils ont compris que ma conversion était le fruit d'un long cheminement spirituel, affectif et intellectuel. Face au Christ, j'ai rendu les armes. Face à Lui, tout m'a semblé évident.

Adolescent, vous avez même été jusqu'à cracher sur le Christ. Pourquoi cette violence à l'égard de la religion?

Parce que j'étais avant tout le produit d'une époque et – bien plus encore – celui d'une génération. À la télévision comme à l'école, nous avons appris que la religion était synonyme d'obscurantisme. De rétrécissement de la pensée. De fanatisme. J'ai malgré moi véhiculé ces préjugés et mon tempérament volontiers provocateur a fait le reste… Je pensais être rebelle en rejetant le sacré, alors que je ne faisais qu'obéir au conformisme ambiant. Je pensais répondre à une violence par une autre violence, jusqu'à la prise de conscience. J'ai ensuite compris qu'il

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Le régime français des congrégations religieuses est contraire à la liberté de religion

Grégor Puppinck, docteur en droit et directeur du European Centre for Law and Justice (ECLJ), membre du panel d'experts de l'OSCE sur la liberté de conscience et de religion, explique au Figarovox :

Unknown-6"Si la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) venait à se prononcer sur le régime des congrégations, elle le condamnerait très probablement. Contrairement aux autres groupements religieux, les monastères sont privés du droit de se constituer en association loi 1901. Ils n'ont le choix qu'entre deux modes d'existence juridique beaucoup plus contraignants: le régime de tutelle appelé «reconnaissance légale» et celui de l' «association de fait».

Cette exception est un reliquat de la «guerre» menée contre les congrégations catholiques par la IIIe République anticléricale, et avant elle par la Révolution française. Elle apparaît aujourd'hui en décalage avec la culture libérale des droits de l'homme au point de violer très certainement les libertés de religion et d'association des congrégations et de leurs membres, ainsi que l'interdiction des discriminations. Le droit européen des droits de l'homme exige en effet que «le droit national permette aux communautés religieuses ou de conviction de décider en toute indépendance la manière dont elles sont dirigées, de leur règlement interne, du contenu de leurs croyances, de la structure de la communauté et du système de nomination du clergé, et de leur nom et autres symboles» .

Quel est l'impact au quotidien de ces entraves juridiques sur la vie des communautés religieuses?

Pour avoir la personnalité morale, la seule option pour les monastères

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Désormais, avec les progrès des antalgiques, on ne sent plus Dieu qui approche

DiatDans Un Temps pour mourir, Nicolas Diat évoque la mort derrière les murs des monastères, où les hommes de Dieu passent leur existence à préparer le grand passage. De Cîteaux à Lagrasse, de la Grande-Chartreuse à Solesmes, Nicolas Diat a recueilli les confidences de moines sur la fin de leurs vies. Il y en a de simples, d’heureuses, de belles et de lumineuses, des agonies lentes ou douloureuses. Sans aucun doute, ils peuvent nous aider à comprendre la souffrance, la maladie, la peine et la solitude des derniers instants. Extrait, à l'abbaye d'En-Calcat, entre Castres et Carcassonne :

"Personne ne choisit sa fin. Et pourtant, Dieu laisse des médecins abréger des vies. Lorsque j'ai interrogé dom David à ce sujet, un silence s'est installé dans la pièce où nous parlions depuis de longues heures : "Aujourd'hui, le problème de la sédation est grave. Nous devons lutter contre des souffrances intolérables. Mais si nous ne sentons plus la douleur, la vie s'en va. Désormais, avec les progrès des antalgiques, on ne sent plus rien. On ne sent plus la vie. On ne sent plus l'humanité. On ne sent plus Dieu qui approche. L'homme devient une machine abstraite. Plusieurs frères ont souhaité écrire des consignes de fin de vie. Ils refusent l'acharnement thérapeutique et ils ne veulent pas d'une sédation profonde. Nous voudrions partir dans notre sommeil. Les médecins enclenchent des comas artificiels pour être certains que le malade ne souffre plus. La peur est mauvaise conseillère. Elle est l'antithèse exacte

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