Archives mensuelles : octobre 2017

Excellente réaction du diocèse de Vannes : “S’en prendre au Christ et à la Croix, c’est s’en prendre au fondement même de cette laïcité équilibrée”

Communiqué officiel du diocèse de Vannes :

Logo-diocese-couleur1-469x450-250x240"L’arrêt du Conseil d’État ordonnant le retrait de la croix qui surplombe la statue de saint Jean Paul II suscite un émoi bien compréhensible, au-delà de la population locale.

Le diocèse de Vannes n’est pas engagé dans le différend qui oppose la fédération morbihannaise de la Libre Pensée à la commune de Ploërmel. La statue de Jean Paul II n’appartient pas à l’Église ; elle a été érigée sur un lieu public, par la municipalité, à la suite d’un don fait par le sculpteur à celle-ci. Le diocèse n’est donc pas directement concerné par la décision du Conseil d’État et il ne lui appartient pas de la contester en justice.

Toutefois, l’Église ne peut que déplorer ce qui risque d’accroître la tendance à rendre toujours moins visibles les signes chrétiens dans une société qui souffre déjà d’un manque de repères. Parmi ces repères, ceux qui nous viennent de l’Histoire sont particulièrement importants parce qu’ils ont contribué à façonner notre unité dans le respect d’une diversité légitime et féconde.

Si la laïcité a su trouver en France pendant des siècles une forme équilibrée, c’est parce que les penseurs et dirigeants de notre pays ont été éclairés par Celui qui a dit : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui lui appartient. »

S’en prendre au Christ et à la Croix, c’est s’en prendre au fondement même de cette laïcité équilibrée qui permet à chacun de

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Qu’est-ce que le christianisme patrimonial ?

Jean-Pierre Denis, directeur de la rédaction de La Vie, vient de publier une tribune intéressante sur la question de la statue de saint Jean-Paul II à Ploërmel. Charles de Meyer y répond :

22852021_10215042346271583_8626832138865465415_n"Quelques arguments m’y semblent légers.

D’abord, l’introduction ose un parallèle délicat entre le jugement du Conseil d’Etat et le célèbre verdict de Salomon. J’ai mal saisi s’il était ironique ou non. L’article 28 de la loi de 1905 dispose : « Il est interdit, à l'avenir, d'élever ou d'apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l'exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions »

Il revient à des juristes de raconter la pratique sur ce sujet. Toutefois, la lettre de la loi nous rappelle que le texte visait bien à un basculement historique (« à l’avenir ») et à une défense fanatique de la neutralité de l’espace public (soyons honnête, Jean-Pierre Denis fait une blague sur le sujet dans son article). Il est loin d’être interdit de penser que cet article, comme tant d’autres dans la loi de 1905, est un signe du rapport de force de l’époque, rapport dont le moins qu’on puisse dire est qu’il avait d’autres ambitions que le bien commun.

Une partie de la politique est fondée sur les rapports de force. On peut s’en plaindre. On peut aussi se battre pour un tirer le plus grand bénéfice.

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Un peu de propagande pour allonger le délai légal pour avorter ?

Marianne raconte des histoires à faire pleurer dans les chaumières… :

"Avec l’échographie, la médecin a pu déterminer le nombre de semaines de grossesse : 14. Soit deux de plus que le délai légal français pour une interruption volontaire. "La docteure a juste lâché : 'Ici, on ne peut rien faire si vous ne voulez pas de cet enfant. Votre seule solution, c’est l’étranger' et elle m’a dit de contacter le Planning Familial, raconte Rose. Le second coup a été très dur : j’ai réalisé que, bien que née dans un pays où l’IVG est légale, je devais passer de l'autre côté de la frontière pour pouvoir avorter".

Avec le soutien du Planning, comme en témoignent Véronique Sahier, coprésidente du Planning Familial puis Sandrine Heckmann, directrice du Planning Familial de Pau :

Unknown-25"Certaines des femmes concernées sont dans des situations précaires. Avorter à l’étranger, cela fait ressortir des inégalités très fortes, ce n'est pas normal, il faut que toutes les femmes soient égales face à l'IVG". "Parfois on est à la limite du légal. Notre objectif, c’est que les femmes puissent avoir accès à l’avortement dans de bonnes conditions, même quand ce n’est pas possible en France".

"Même si on ne peut techniquement pas les soutenir financièrement, on les aide à mettre en place une stratégie personnelle. Ceci dit, quand il s’agit de femmes en extrême précarité, on voit ce qu’on peut faire plus directement…". 

Tous ces arguments avaient déjà été utilisés en 2000, afin de

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Faut-il défendre la loi de 1905 que 3 papes ont condamnée ?

La réaction du vicaire général du diocèse de Vannes sur la décision du Conseil d'Etat relative à l'affaire de Ploërmel suscite bien des interrogations, incompréhensions, quand ce n'est pas de la colère. L'abbé Michel Viot écrit sur son blog :

Textes-legislatifs-iii-la-separation-des-eglises-et-de-l-etat-loi-du-9-decmebre-1905-e-dispositions-legislatives-qui-y-sont-versees-2e-edition-de-collectif-925600336_ml"[…] Car ne nous y trompons pas, le conseil d’Etat qui vient d’ordonner qu’on retire à Ploërmel la croix qui se trouve au-dessus de la statue de Jean Paul II ne fait qu’appliquer l’article 28 de la loi de 1905, que tant de catholiques continuent à trouver bonne, alors qu’ils ne l’ont pas lue ! Ils auront d’autres surprises, si certaines choses ne bougent pas. Car je vous garantis qu’on peut faire « encore mieux » dans ce type d’action. Et je ne donnerai pas d’exemples pour ne pas fournir des idées à nos adversaires.

Enfin, je rappelle que trois Papes ont condamné cette loi. Léon XIII d’une manière préventive en 1892 dans l’encyclique Au milieu des sollicitudes (qui n’organise pas de « ralliement » comme les ennemis de ce Pape se plaisent à le dire – il y en avait déjà en ce temps-là), Pie X en 1906 dans l’encyclique Vehementer nos et Pie XI, en 1924 qui dans l’encyclique Maximam gravissimamque maintenait les positions de Pie X, tout en acceptant la formation d’associations cultuelles diocésaines. Le Pape ne revenait donc pas sur la condamnation par son prédécesseur de la loi de 1905. Il ne faisait qu’accepter une disposition réglementaire permettant à l’Eglise catholique de disposer d’un cadre juridique, non satisfaisant, mais qui était

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Ploërmel : l’artiste pourrait s’opposer à toute modification de son oeuvre

Charles Prats estime que l'arrêt du Conseil d'Etat ne clôt pas l'affaire :

Unknown-27"[…] L’artiste créateur d’une œuvre dispose classiquement d’un droit moral sur celle-ci et de droits patrimoniaux. L’arrêt précise que l’auteur aurait cédé ses droits patrimoniaux à la commune de Ploërmel. En revanche, son droit moral est inaliénable, perpétuel et imprescriptible, et attaché à sa personne. À ce titre, il peut s’opposer à toute modification de l’œuvre, en l’espèce la statue, l’arche et la croix la surplombant. Ce droit, codifié à l’article L. 121-1 du code de la propriété intellectuelle en droit français, est aussi garanti par de nombreuses normes internationales qui s’imposent aux autorités françaises en application de l’article 55 de la Constitution et qui doivent conduire à écarter une norme législative nationale contraire.

Dans le cas présent, un élément d’extranéité existe dans le dossier car l’artiste est russe. En l’espèce, l’article 6 bis de la Convention de Berne pour la protection des œuvres littéraires et artistiques du 9 septembre 1886, ratifiée à la fois par la France et la Fédération de Russie, prévoit qu’« indépendamment des droits patrimoniaux d’auteur, et même après la cession desdits droits, l’auteur conserve le droit de revendiquer la paternité de l’œuvre et de s’opposer à toute déformation, mutilation ou autre modification de cette œuvre ou à toute autre atteinte à la même œuvre ». Le respect de la convention de Berne viendrait donc s’opposer à l’exécution de l’arrêt du Conseil d’État si l’artiste russe auteur de l’œuvre le décidait…

Et d’autres traités internationaux

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Devenez apôtres de l’évangile de la Vie en organisant une veillée pour la Vie

0Les veillées pour la vie lancent un appel aux scouts, guides et autres routiers :

"Pour cela, rien de plus simple :

  1. Parlez-en à votre équipe et contactez votre aumônier, votre curé,
  2. Trouvez une église pour ce temps de prière et d’adoration,
  3. Préparez les vêpres, les textes et les chants de la veillée pour la vie,
  4. Invitez largement les paroissiens et vos amis.

C’est une action simple pour vos équipes ! Toutes les informations sont résumées sur cette page : Organiser une veillée. Vous y trouverez un kit d’organisation prêt à l’emploi avec affiches, méditations, trame de veillée, etc.

Le mouvement des veillées pour la Vie rassemble chaque année des milliers de chrétien à la veille de l’Avent. En union avec le Pape et de nombreux diocèses de France et du monde, il s’agit de demander au Seigneur « sa grâce et sa lumière pour la conversion des cœurs et donner un témoignage ecclésial commun pour une culture de la vie et de l’amour. » 

Notre mouvement soutien des maisons d’accueil pour futures mères. Mais le cœur du mouvement, c’est la prière ! Nous sommes invités à organiser des veillées et à devenir ainsi missionnaire de l’Evangile de la Vie. Si nous voulons relancer la culture de vie au sein de notre société, nous ne pourrons pas nous passer de la prière. C’est même la première étape ! Le Christ nous le rappelle dans la parabole de la Vigne et des sarments (Jean 15 ; 1-15) : si nous ne sommes pas connecté à la

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Reportage sur le patrimoine religieux catalan

Mercredi 1er novembre à 20 h 55 sur France 3 dans le cadre de l’émission des Racines et des Ailes, sera diffusé un reportage sur le patrimoine religieux catalan, avec notamment l’abbaye romane de Saint Martin du Canigou (X-XIIe siècles).

Le reportage continue avec la description des somptueux  retables baroques. Le monumental retable Saint-Pierre des Prades réalisé entre 1696 et 1699 par Joseph Sunyer puis la découverte de l’église d’Espira de Conflent véritable conservatoire de l’art baroque avec notamment la fameuse Série des 7 Sacrements de Nicolas Poussin réalisée dans le bois.

Enfin le dossier se termine par le chef d’œuvre du baroque catalan : le Camaril (ou chambre de la Vierge Marie) à l’Ermitage de Font-Romeu.

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Le pape et des évêques soutiennent les veillées pour la vie

Le nonce apostolique a envoyé ce courrier à l'organisation des veillées pour la vie qui auront lieu le 2 décembre :

S

Le site des veillées pour la vie publie le soutien de plusieurs évêques : Mgr de Germay (Ajaccio), Mgr Scherrer (Laval) et Mgr Lebrun (Rouen), ce dernier ayant été le premier évêque de France à se rendre à une marche pour la vie.

Et dans votre paroisse, y aura-t-il une veillée pour la vie ?

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« Je suis un homme porteur de trisomie 21 et ma vie vaut la peine d’être vécue »

Frank Stephens, acteur, sportif des Special Olympics et avocat, a donné son témoignage au Congrès des Etats-Unis :

« Je suis un homme porteur de trisomie 21 et ma vie vaut la peine d’être vécue ».

Plutôt que « de procéder au dépistage prénatal et à l’avortement en feignant que ce soit la meilleure solution d’y remédier », il a souhaité alerter le Congrès sur la nécessité d’allouer des fonds fédéraux à la recherche pour soigner les personnes atteintes de trisomie 21 :

« A ceux qui remettent en question la valeur de la vie des personnes trisomiques, je voudrais dire 3 choses : tout d’abord, nous sommes un cadeau médical pour la société, un champ d’investigation pour la recherche médicale sur le cancer, sur Alzheimer, sur les troubles du système immunitaire ; ensuite, nous sommes une source de bonheur inépuisable – une étude Harvard a montré que les personnes trisomiques et leurs familles sont plus heureuses que le reste de la société ; enfin, nous donnons au monde l’occasion de réfléchir à la valeur éthique du tri entre les hommes qui ont le droit de vivre et ceux qui ne l’ont pas ».

Après avoir rappelé le taux élevé d’avortements des enfants à naître atteints de trisomie 21, il ajoute :

« Agissons en tant qu’Américains, non comme des Islandais ou des Danois. Essayons de trouver des réponses, non des "solutions finales". Soyons dignes de notre pays : aidons-le à être débarrassé d’Alzheimer, et non de la trisomie 21 ».

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