Archives quotidiennes :

Les Français attendent de leurs responsables politiques qu’ils prennent l’islam au sérieux

L'association Clarifier avait lancé une enquête pour mieux comprendre la vision que les Français ont de l’Islam, pour pouvoir travailler plus efficacement à réunir les conditions du dialogue en vérité qui seul permettra de résoudre les difficultés causées aujourd’hui par le choc des cultures, mais aussi pour aider les politique et notamment nos députés – à prendre conscience des interrogations des Français sur le sujet. En à peine trois semaines, cette enquête a reçu plus de 6500 réponses (6602 exactement). Extrait des retours :

Capture d’écran 2017-07-11 à 18.28.45

Capture d’écran 2017-07-11 à 18.29.09 Capture d’écran 2017-07-11 à 18.29.18
Capture d’écran 2017-07-11 à 18.29.52

Lire la suite de l'article

L’ancien footballeur irlandais Philip Mulryne a été ordonné prêtre

Unknown-15 Unknown-14L’ancien footballeur irlandais Philip Mulryne, 39 ans, a été ordonné prêtre le 8 juillet à Dublin en Irlande, par l’archevêque Joseph Augustine Di Noia, secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Philip Mulryne avait intégré l’Ordre des Prêcheurs dont il a revêtu l’habit en 2013, avant d’entrer en février 2016 au Séminaire pontifical irlandais de Rome. Dans son homélie, Mgr Augustine Di Noia a déclaré :

“Dans un certain sens, ton expérience d’athlète a aidé à te préparer pour ce moment, tu as appris le sens de travailler dur pour atteindre un but, et maintenant le but c’est le Christ”.

Originaire de Belfast en Irlande du Nord, le père Mulryne a été assigné au prieuré dominicain de Newbridge au cœur de l’île. L’ancien milieu de terrain de Manchester United, issu d’une famille catholique, avait dû mettre un terme à sa carrière en 2008 après une grave blessure.

Lire la suite de l'article

Tanneguy Roblin : “Il reste encore une présence forte de Daech en Irak et en Syrie”

Tanneguy Roblin, chef de mission en Irak de l'association SOS Chrétiens d'Orient, livre pour Boulevard Voltaire son analyse de la situation après la libération de Mossoul par l'armée irakienne. Il explique quels sont les enjeux de cette bataille qui a été longue : enjeux symbolique, militaire et humain. Il fait le point de ce qu'il reste à reprendre sur le terrain à l'État islamique et décrit les défis colossaux auxquels va être confronté l'Irak : réinstallation des personnes déplacées (estimées à 900.000 rien que pour Mossoul), reconstruction. Mais, aussi, il va falloir éviter qu'un phénomène de communautarisation ne se développe sur les ressentiments, afin d'empêcher la création d'un nouvel État islamique dans le futur.

Lire la suite de l'article

Marseille : l’hôpital Nord à la pointe dans l’extermination des personnes porteuses de la trisomie 21

Les maternités de l'Assistance publique-hôpitaux de Marseille et de la région Paca disposeront d'ici à la fin de l'année d'un accès à un test de dépistage non invasif de la trisomie 21 (le Dpni). Un dépistage par simple prise de sang lors du premier trimestre de grossesse. Plus besoin de pratiquer une amniocentèse avec une piqûre dans le ventre de la mère pour retirer du liquide amniotique nécessaire à la détection de la chaîne chromosomique et de la trisomie 21.

L'hôpital s'en félicite. Pourtant, il ne fait pas ce test dans un but thérapeutique, mais dans un but eugéniste, même si ce terme est tabou.

Lire la suite de l'article

Rappelle-toi, Libération

Cds-3LGW0AARukBVoilà une conclusion qui devrait faire la une des médias qui s'étaient acharnés contre le cardinal Barbarin :

"Le diocèse de Lyon a pris officiellement connaissance du classement sans suite rendu le 11 décembre 2016 par le procureur de la République de Lyon au bénéfice du cardinal Philipe Barbarin, « l’enquête n’ayant démontré aucune infraction pénale à l’encontre de l’intéressé  ». […] Le parquet de Lyon a estimé qu’il n’y avait pas d’infraction parce que le plaignant avait 17 et 20 ans au moment des faits, et parce que le cardinal Barbarin qui l’a rencontré seulement en 2009, a conseillé à cet homme, devenu majeur, de déposer plainte, ce que l’intéressé a fait.

Comme indiqué lors du classement sans suite du 1er août 2016, après la plainte visant le cardinal Barbarin pour les mêmes raisons en marge des faits reprochés à Bernard Preynat, il a été reconnu que l’archevêque de Lyon n’avait pas eu l’intention d’entraver l’action de la justice.

Le diocèse de Lyon espère que les media qui ont largement relayé ces mises en cause en 2016 seront animés de la même préoccupation pour informer de ce nouveau classement sans suite. Le cardinal Barbarin se félicite que l’autorité judiciaire ait apporté un peu de vérité et de paix après des polémiques passionnelles et parfois diffamatoires.

Il convient par ailleurs de rappeler que, bien que la plainte qui visait l’abbé Billioud ait été classée sans suite en 2009, le cardinal, entouré d’un collège d’experts indépendants, a estimé qu’il n’était pas

Lire la suite de l'article

Motu Proprio Maiorem hac dilectionem

Capture d’écran 2017-07-11 à 22.48.35Le Pape François a rendu public aujourd'hui un Motu Proprio, avec application immédiate, établissant un nouveau critère pour les béatifications et canonisations : l’offrande de la vie. Ce nouveau «cas d’espèce» s’ajoute aux deux situations déjà prises en compte dans les dossiers : le martyre, et l’héroïcité des vertus. Ce document, qui fait suite à des débats tenus lors de l’assemblée plénière de la Congrégation pour les causes des saints en septembre 2016, élargit donc les possibilités d’enquête tout en établissant des critères canoniques très précis.

«Maiorem hac dilectionem», «Il n’est pas de plus grand amour» : c'est le titre, en latin, de ce Motu Proprio, en ligne uniquement en italien et en latin. Il s’inspire du texte de l’Évangile selon saint Jean : «Il n’est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis». Cette notion «d’offrande de la vie» peut ouvrir la voie à la béatification et à la canonisation de personnes qui n’auraient pas été tuées «en haine de la foi» à proprement parler, mais qui auraient donné leur vie dans le service de la charité.

Concrètement, ce Motu Proprio élargit les possibilités d’enquête pour des situations contemporaines. Plusieurs critères précis sont listés : «une offrande libre et volontaire de la vie et une acceptation héroïque de la mort», le fait que cette mort soit directement liée à cette offrande de la vie, l’exercice des vertus chrétiennes avant cette offrande de la vie puis jusqu’à la mort, l’existence d’une «réputation de

Lire la suite de l'article

L’ouverture de la PMA débattue en 2018

Probablement au moment de la révision des lois de bioéthique, a indiqué la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, interrogée mardi 11 juillet sur France Inter.

"Nous allons voir quand il convient d’ouvrir ce sujet, sachant qu’en 2018 nous devrons de façon systématique rouvrir les lois de bioéthique. Donc, il est probable que cette discussion aura lieu lors des états généraux de la bioéthique qui se tiendront l’année prochaine ». "J’attends de voir ce que donnent les états généraux. Je n’ai pas d’avis personnel à donner sur les sujets de société. Il faut qu’une société soit prête pour avancer. J’attends de voir ce que disent les Français". "Le Comité consultatif national d’éthique contient en son sein toutes les sensibilités. Donc, s’il a rendu un avis favorable, je pense que la société est prête".

Parallèlement, Agnès Buzyn a fait de la lutte contre le tabagisme un cheval de bataille :

Visiblement, elle veut aussi faire de la génération d'enfants qui naissent aujourd'hui la première génération sans père.

Lire la suite de l'article

Les hommes politiques classés à droite sont moins «à droite» que leur base électorale

Le groupe de réflexion « A droite » plaide dans Le Figaro pour une reconstruction décomplexée et conforme aux idées portées par les électeurs :

"Voici trop longtemps que la droite est trahie par certains de ses cadres, lesquels, depuis au moins le mi-temps du quinquennat Sarkozy, semblent honteux d'être «à droite». Voici trop longtemps que les cadres de la droite prônent une «droite ouverte, pas sectaire» (Alain Juppé), brocardent la «droitisation» (Nathalie-Kosciuzko-Morizet) et la «radicalisation» (Alain Juppé) de leur électorat, fustigent les «dérives droitières» (Jean-Christophe Lagarde) de leurs collègues et ne se revendiquent désormais de «droite» que pour ajouter qu'ils sont «constructifs» (Thierry Solère), préparant ainsi la victoire puis l'hégémonie politique et intellectuelle du mouvement d'Emmanuel Macron.

«Tant pis si la droite n'est pas une alternative incontournable au macronisme» déclarait il y a quelques jours Franck Riester sur les antennes d'Europe 1: cette assertion en forme de reddition ne semble pas présente dans les seules têtes des «constructifs, UDI et indépendants» mais hante l'ensemble de la droite politique, à commencer par les 75 députés LR qui se sont abstenus lors du vote de confiance au gouvernement Philippe. Disons-le clairement: les cadres de la droite ne semblent plus percevoir ce qui les distingue de la majorité présidentielle, au point que la droite politique semble tout proche de passer l'arme à gauche.

Cette droite politique se méfie de la «droite des idées» comme de son ombre, au point de reprendre contre cette dernière le vocabulaire polémique de la gauche. Il semble en

Lire la suite de l'article

La CEDH valide l’interdiction du port du niqab en Belgique

Unknown-17La Cour européenne des droits de l’homme a validé mardi l’interdiction du port du niqab en public édictée en Belgique en 2011, la jugeant « nécessaire dans une société démocratique ». Les juges ont suivi les arguments de la décision prise en 2014 dans un arrêt devenu jurisprudence validant la même interdiction édictée en France.

La Cour avait été saisie de deux plaintes pour discrimination et violation de la vie privée : la première, formulée par une Belge et une Marocaine, toutes deux musulmanes. La seconde, présentée par une Belge musulmane, dénonçait les règlements communaux adoptées en 2008 par les communes de Pepinster, Dison et Verviers pour « interdire de porter une tenue vestimentaire dissimulant le visage des personnes en tout temps et dans tout lieu public ».

La loi belge prévoit une sanction pénale pouvant aller d’une amende jusqu’à une peine d’emprisonnement en cas de récidive. 

Lire la suite de l'article

Vincent Lambert devant le Conseil d’Etat : vers une petite victoire ?

Le Comité de soutien à Vincent Lambert communique :

DEcXPOsXUAQMiV4"Hier, 10 juillet 2017, le Conseil d'Etat a examiné une nouvelle fois la situation de Vincent Lambert, saisi après l’arrêt rendu par la Cour d’appel administrative de Nancy du 16 juin 2016. Son examen portait sur la triple question de :

  • savoir si un médecin, appelé à remplacer un confrère démissionnaire, est tenu par les décisions médicales que celui-ci a prises, ou bien s’il doit personnellement prendre une décision médicale,
  • savoir s’il est légal de suspendre sine die une procédure collégiale,
  • savoir quel type d’injonction peut être adressé par un juge à un hôpital et à un médecin.

Le rapporteur public a estimé qu’un médecin, y compris dans le cadre d’une procédure collégiale, n’est jamais tenu d’exécuter les décisions prises par son prédécesseur, mais doit prendre lui-même une décision médicale, à la suite d’une nouvelle procédure collégiale. Cette proposition de réponse était soutenue par les avocats des parents de Vincent, mais aussi par le CHU. Elle est en réalité la simple application du principe bien connu d’indépendance du médecin.

Il a également considéré que la décision du docteur SIMON de suspendre la procédure collégiale le 23 juillet 2015 constituait bien une décision administrative susceptible d’être déférée devant un tribunal, qu’il peut être légitime de suspendre une procédure collégiale, laquelle doit tenir compte des facteurs humains et des circonstances particulières de chaque situation, mais que cette suspension ne pouvait pas être indéfinie.

Enfin, il a considéré qu’une demande d’astreinte (formulée

Lire la suite de l'article

Avortement : le président de la Conférence des évêques du Canada écrit au ministre des Affaires étrangères

Bishop_Crosby_Plénière_2015Mgr Douglas Crosby, évêque de Hamilton et président de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC), a écrit à Chrystia Freeland, ministre des Affaires étrangères, concernant son discours du 6 juin 2017 sur la politique étrangère canadienne. Dans son discours à la Chambre des communes, elle avait associé les droits des femmes au droit à l'avortement et aux « droits en matière de sexualité et de santé reproductive » en déclarant que « ces droits sont au cœur de notre politique étrangère ».

Dans sa lettre, Mgr Crosby exprime sa profonde inquiétude et son désaccord affirmant que cette déclaration est « erronée, troublante et malavisée ». Il rappelle que

"Premièrement, d’affirmer que l’avortement, entre autres, est « au cœur » de la politique étrangère du Canada est inexacte. Dans les faits, il n’existe aucun précédent pour appuyer une telle affirmation."

« plusieurs enjeux féminins qui auraient dû être soulevés parce qu'ils justifient un engagement international… ont été passés sous silence. Mentionnons entre autres les ententes économiques du Canada avec des pays où les fillettes sont tuées à la naissance parce qu'elles ne sont pas des garçons; où les femmes gagnent moins que les hommes pour le même travail ou ne peuvent bénéficier des mêmes privilèges de la loi, y compris le droit à l'éducation ou à la protection contre le viol, la violence physique, ou autre forme d'abus. »

"Deuxièmement, présenter l’avortement, entre autres, comme une valeur canadienne est également une erreur de principe."

Mgr Crosby fait ressortir

Lire la suite de l'article

Budget de la défense : qui croyait qu’Emmanuel Macron respecterait sa promesse ?

Tentative de synthèse d'un spécialiste des questions de défense :

  • tel que voté à l’automne 2016, [le budget de défense] était en hausse de 600 millions par rapport à celui de l’année précédente.
  • en début d’année, 2,7 milliards ont été « gelés » et non annulés.
  • aujourd’hui on annonce 850 millions en moins. Ces 850 millions ne font pas partie du budget initial de 2017, mais ils devaient venir financer les opérations extérieures et intérieures de l’année en cours, pour lesquels seuls 450 millions étaient inscrits au budget initial – sachant que les opex et opint devraient s’élever à 1,3 milliards cette année. Traditionnellement, cette complément provenait d’un financement interministériel (dont la défense prenait une part d’environ 18%) – cette année, il devrait donc être entièrement supporté par la Défense.
  • le ministère des Armées compte toujours sur les dégels des 2,7 milliards, desquels il faudra donc retirer ces 850 millions.
  • Résultat, en l’était actuel des choses : le budget 2017 ne devrait pas augmenter par rapport à celui 2016 et pourrait même légèrement baisser.

Cela change de la campagne :

DEeDb8CXoAAU-oo.jpg-large

Lire la suite de l'article