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France : Société

2 000 à 3 000 lieux de culte ne font l’objet que d’une fréquentation très sporadique, voire inexistante

2 000 à 3 000 lieux de culte ne font l’objet que d’une fréquentation très sporadique, voire inexistante

La Mission d’information sur l’état du patrimoine religieux en France du Sénat a auditionné Stéphane Bern, chargé par le Président de la République depuis 2017 d’une mission sur le patrimoine en péril, sur la situation matérielle des lieux de culte français. Extrait du compte-rendu :

Stéphane Bern : Quelque 30 % des dossiers qui sont adressés à la mission Bern concernent le patrimoine religieux, qu’il soit classé ou non, protégé ou non, sacralisé ou désacralisé. En vue de la sélection que nous annoncerons à la fin de l’été, je me suis penché sur ces dossiers cette semaine et j’ai été choqué par le nombre de petites églises de nos campagnes qui se trouvent dans un état de déréliction avancé. C’est là une conséquence de la déchristianisation de notre pays : lorsque les églises ne sont plus fréquentées, elles ne sont plus entretenues.

De fait, dans les budgets des communes, la ligne « entretien du patrimoine » sert souvent à financer autre chose. Or si on n’entretient pas le patrimoine, celui-ci se dégrade peu à peu, et les coûts de restauration augmentent. Dans les petites communes, les maires se font réélire en s’engageant, non pas à sauver l’église, mais à construire un stade.

Les directions régionales des affaires culturelles (DRAC) aident les municipalités à hauteur de 30 % ou 40 %, mais bien souvent, les 20 % qui restent à la charge des communes ne sont pas financés.

Pourtant, dans bien des villages, l’église de campagne est le seul élément culturel qui reste. C’est de l’art et de la culture de proximité, ouverts à tous.

Les maires sont aussi confrontés à un manque de ressources en matière d’ingénierie administrative. J’avais proposé que l’on mette à leur disposition une assistance à la maîtrise d’ouvrage, mais cette proposition est restée lettre morte.

Nous devons faire cesser ce cercle vicieux de toute urgence, car nous sommes en état d’alerte.

Les présidents de communautés de communes, qui ont parfois sept ou dix églises à restaurer, m’expliquent qu’ils n’ont d’autre choix que d’en sacrifier certaines. Je me bats contre ce genre de discours, que l’on entend parfois au sein des plus hautes sphères de l’État, car j’estime qu’il y va du respect de notre histoire et de nos racines. Mais c’est aussi un non-sens économique, car l’église est le premier lieu où l’on se rend lorsqu’on visite un village.

On a tant attendu qu’aujourd’hui nous devons répondre à l’état de catastrophe dans lequel se trouvent de très nombreuses églises de campagne, si bien que sur sept ou huit typologies de patrimoines, 30 % des crédits de la mission Bern sont consacrés au patrimoine religieux.

Je précise d’ailleurs qu’aucune religion n’est mise de côté, puisque nous finançons la rénovation d’églises protestantes, de synagogues, notamment en Alsace, ou encore de temples tamouls et hindous sur l’île de La Réunion.

M. Pierre Ouzoulias, co-rapporteur de la mission d’information sur l’état du patrimoine religieux : Je m’exprimerai en mon nom et en celui d’Anne Ventalon, qui ne peut pas assister à notre réunion. Nous partageons l’essentiel de votre constat. Le patrimoine français compte 100 000 édifices religieux, dont 40 000 sont encore utilisés. Parmi ces derniers, seulement 15 000 sont protégés. Je parlerai pour ma part, non pas de déchristianisation, mais plutôt de baisse d’une certaine pratique religieuse. On observe aujourd’hui, notamment depuis le covid, des formes de pratique qui ne passent pas forcément par le culte dans un édifice. Le ministère de la culture a abandonné tout travail dans ce domaine, mais on estime que 2 000 à 3 000 lieux de culte ne font l’objet que d’une fréquentation très sporadique, voire inexistante. Nous constatons qu’il existe aujourd’hui un consensus général, y compris du clergé, pour resocialiser ces édifices, c’est-à-dire pour y développer des activités qui permettent de justifier que l’on finance leur restauration. Nous constatons aussi que la restauration de ces édifices ne relève plus de l’État. Les DRAC nous ont clairement indiqué qu’elles ne pouvaient plus apporter d’aide à la maîtrise d’ouvrage aux collectivités pour la restauration du patrimoine non protégé. Nous espérons pouvoir démontrer qu’il peut toutefois exister des solutions reposant sur la coopération des communes et des départements, et quelques ressources budgétaires. Le moment n’est-il pas venu de retirer la compétence relative à l’entretien du patrimoine à l’État, qui ne l’exerce plus, et de la transférer aux départements et aux communes ? Les départements pourraient notamment apporter une aide administrative aux communes pour solliciter des subventions, car elles existent. […]

M. Stéphane Bern : Vous avez raison sur la répartition des compétences. À Thiron-Gardais, l’église abbatiale est en travaux depuis dix ans, et les habitants, ne voyant pas les travaux avancer, s’en sont désintéressés. Avec notre association œuvrant à la préservation de ce lieu, nous avons donc décidé de la nettoyer. La DRAC dont nous dépendons, laquelle, depuis la création des grandes régions, se trouve à deux heures et demie de route, s’est contentée de nous donner des recommandations sur le type de chiffons que nous devions utiliser. Autrement dit, elle est totalement déconnectée de la réalité du terrain.

Dans cette église qui est spectaculaire, la messe n’est dite qu’une fois toutes les huit semaines et pour une vingtaine de personnes. Que l’on parle de déchristianisation ou de baisse du culte, il reste que, lorsque plus personne n’entre dans un édifice, plus personne ne voit les dégradations qui s’y produisent. C’est aussi le cas des palais archiépiscopaux, qui ne sont plus ouverts que pour les journées du patrimoine, et même des couvents et monastères, qui sont parfois vides.

Chaque année, les sœurs de Tréguier déposent un dossier de restauration auprès de la mission. Nous ne pouvons pas les aider tous les ans, mais nous l’avons fait en 2018, car elles avaient un projet de valorisation. Le patrimoine religieux pourrait être transformé en centres d’aide sociale ou de prise en charge de personnes autistes, handicapées ou dépendantes, par exemple. La restauration doit toujours permettre de redonner du sens au lieu.

Je pense comme vous que les compétences doivent être exercées par les départements et les communes, sous réserve toutefois que des experts y soient nommés, comme cela a été fait par le président de la région Normandie. Cela permettrait d’évaluer le patrimoine de manière pérenne et d’éviter que des erreurs dramatiques ne soient commises.

Lorsque la Catho de Lille a voulu détruire la chapelle Saint-Joseph pour construire des logements, j’ai alerté à la fois le Président de la République et le ministère de la culture. Cet édifice a pourtant été démoli, ce qui a provoqué un choc immense. Les Français ne fréquentent peut-être pas les églises, mais ils sont choqués quand on détruit le patrimoine religieux, car c’est un outrage à notre mémoire collective. Les synagogues d’Alsace et les églises protestantes en sont constitutives au même titre.

Il faut trouver des solutions ; nous sommes nombreux à nous mobiliser. En 2018, le maire de La Baussaine a jugé décevante la subvention qu’il a reçue dans le cadre du Loto du patrimoine, mais comme je l’avais alors expliqué à la télévision, j’avais voulu soutenir cette année-là non pas 100, mais 250 projets. François Pinault m’a appelé, et il a payé la différence. […]

Ce patrimoine religieux est notre histoire, que l’on soit croyant ou qu’on ne le soit pas. Aujourd’hui, 45 000 emplois sont directement liés aux métiers d’art. Le chantier de Notre-Dame aurait dû être une occasion de nous permettre de valoriser ces savoir-faire et de donner envie à des jeunes de se former à ces métiers. […]

Je pense qu’il est urgent de faire un inventaire complet du patrimoine : du patrimoine paysager, des zones auxquelles il n’est pas possible de toucher – pas d’éoliennes, pas de choses immondes qui dénatureraient nos paysages de carte postale –, du patrimoine bâti, religieux, castral, industriel et ouvrier. Je revendique le fait de défendre la mémoire ouvrière de notre pays. Je suis contre le fait de détruire du patrimoine industriel, où nos parents ou grands-parents ont trimé. C’est bien de revaloriser ce patrimoine, de le transformer en espace de coworking ou en écomusée.

Il faut aussi défendre toutes les bibliothèques. Des fonds entiers du patrimoine écrit de notre mémoire collective sont en train de partir à l’encan. Personne n’en parle jamais !

Par ailleurs, il faut créer une police du patrimoine. Au XIXe siècle, Victor Hugo a écrit Guerre aux démolisseurs parce qu’il était choqué que l’on fasse du passé table rase, sans se préoccuper de l’histoire et de la sédimentation des siècles. Ce n’est plus possible aujourd’hui, d’abord parce qu’on est désormais conscient de l’importance du patrimoine pour notre histoire et notre identité, mais aussi pour notre portefeuille. Le patrimoine est parfois ce qui permet de faire vivre un village, dont le seul trésor est souvent le patrimoine religieux ou le château. C’est ce qui fait qu’il y ait encore un commerce, une auberge, qu’on puisse encore y acheter des cartes postales. C’est un non-sens de laisser détruire ce patrimoine. Une police du patrimoine devrait pouvoir édicter des règles. […]

Pour conclure, permettez-moi d’adresser une petite pique au clergé, qui n’est pas toujours notre allié. L’église est affectataire, mais elle doit respecter les règles du patrimoine. Je veux bien secourir le patrimoine religieux, mais il faut aussi que ceux qui en ont la gestion au quotidien le défendent.

[…]

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11 commentaires

  1. Courageux Bern qui se donne à fond à sa mission salvatrice. Nos églises sont à l’image de notre foi et de nos âmes, en vacance et en déshérence. Tel Sisyphe, il remonte indéfiniment son rocher à l’encontre de la déchristianisation avec l’espoir qu’un jour la France renoue avec sa qualité de fille aînée de l’Eglise.
    Que ce blanc manteau est lourd à porter quand la foi n’est plus là pour donner l’énergie spirituelle aux âmes !

  2. Bon nombre de lieux de culte fermés pourraient être confiés aux fraternités sacerdotales dont les prêtres célèbrent la messe traditionnelle. Mais la hiérarchie, trop orgueilleuse pour reconnaître l’échec patent de Vatican II et de la réforme liturgique, et s’abritant confortablement derrière Traditionis Custodes, préfère cette situation désastreuse à une renaissance de la religion consécutive à celle de la liturgie traditionnelle : elle condamnerait leur pastorale et, disons-le, leur idéologie conciliaire, mortifère pour la foi…

  3. En Bretagne, prêtre et maire sont en bonne entente pour l’entretien de l’église.
    La presse locale publie souvent des photographies montrant les travaux en cours, ainsi que les comptes-rendus des conseils municipaux et les décisions.
    C’est le cas pour les plus petites communes.
    Ce que l’on voit, c’est d’abord le clocher.
    A Bar sur Aube, en Champagne, existent deux églises, Saint Pierre, et Saint Maclou. L’église Saint Maclou n’avait pas été entretenue, au point qu’elle devenait à risques, et cette situation était profondément choquante et attristante.
    Le Figaro lui a consacré un article avec une grande photographie… le maire socialiste a été battu aux élections.
    Et des travaux pour les réparations de l’église ont commencé. L’église Saint Maclou est sauvée.

  4. Si le sel s’affadit, qui salera le sel.
    Les conséquences du coup d’état du 13 octobre 1962 (jour anniversaire de la derniere apparition de Notre Dame a Fatima) des évêques (majoritairement occidentaux du Nord) tombes dans l’Heresie, sur le Concile Vatican II , ouvert legalement par le pape Jean XXIII, 2 jours avant reste legal 1 journee , durant la distribution des Documents de travail soigneusement préparés pointant toutes les reformes a aborder et a intelligemment etudier par tous les eveques ; Tout ce travail préparatoire de plusieurs dizaines d’annees fut rayé d’un geste brusque par la prise de pouvoir comme l’aurait appelé de Gaulle “d’un quarteron d’évêques félons” infiltres dans l’Eglise.
    On peut donc reellement se poser la question concernant ce jour funeste si par permission Divine donnee au Démon, pour éprouver la Solidité de la formation au discernement des Esprits des pasteurs de Son Eglise
    et leur fidélité au regard des enseignement dogmatiques immuables du Christ.
    Le pire dans tout ceci est qu’a la fin du Concile le pape Paul VI eut soudainement la prescience de dire en substance que il se rendait compte que “les fumees de Satan sont entrées dans l’Eglise”
    Il est triste qu’il n’ait pas étudié la genèse de l’Illegalite de ce Concile commencée le 13 octobre 1962.
    L’Urgence est donc que le Pape s’en rende compte absolument et prenne les veritables decisions necessaires malgré la peur de shismes qui a taraudé ses predecesseurs, shisme qui est de toutes les facons en train de se generer par un certain nombre d’eveques du Nord particulierement tombes totalement tombes dans l’hérésie.
    Combien de personnes anciennement catholiques cotoyons nous qui sont parties de l’Eglise écœurés par la mievrerie de nombreux pretres, par leur laxisme et la crainte qu’ils ont de prechez les fins dernieres parralellement a la confiance en l’Amour infini de Jesus Verbe Incarné Crucifié qui ouvre les bras de Sa misericorde infinie au pecheur repentant.
    Ces personnes nombreuses ont pourtant pour un grand nombre gardé la devotion a la Ste Vierge Marie et la transmettent a leur descendance. J’en ai connu beaucoup qui sont maintenant décédées,
    Celles qui comme moi ont pu retrouver la Foi ont accepté les signes discrets de la Providence les faisant retrouver Ses voies par les pretres restes attaches a la Ste Messe Catholique Tridentine.J’ai transmis à mes enfants et petits enfants certes imparfaitement mais j’ai confiance que le Seigneur au bon moment fera ressortir cette transmission du tréfonds de leur mémoire a l’heur choisie par Lui comme il le fit pour moi en 1984 et pour mon mari en 1997 (décédé en 2009 avec les sacrements de l’Eglise).
    Que de MAL ont fait et font encore à L’Eglise, Ces évêques félons et révolutionnaires acquis a l’Esprit du Liberalisme du Monde .
    A la suite de Ste Jeanne d’Arc je leur crie avec beaucoup d’autres : “Eveques c’est par vous que je meurs”
    Mais…je dis aussi, pardonnez leur Seigneur, ils ne savent pas ce qu’ils font, et convertissez les et ouvrez completement les yeux du Pape Francois comme vous avez ouvert les yeux de Monseigneur Lefevre et Monseigneur Castro de Meyer, le
    s Cardinaux Siri, Ottaviani et leurs descendants, Benoit XVI pape émérite et ceux d’un petit nombre d’évêques qui ont totalement retrouvé vos voies et subissent à leur tour comme Vous persécution diffuse de leurs frères qui n’ont plus la Foi ou la mettent sous le boisseau par peur ou tiedeur en devenant des Ponce Pilate.

  5. Il n’y a pas forcément besoin de dépenser des mille et des cents. L’église Saint Pie X, dite aussi de la Mission de France, à Marseille, a été construite sous Louis XIV par les Lazaristes, dans le quartier de l’arsenal des galères. Les galères morisques y ont ramené beaucoup de monde. Révolution de 1789 et petit père Combes ont été deux parenthèses peu miséricordieuses pour cette église. Mgr de Mazenod, canonisé par Jean-Paul II en 1995, y a fait venir les Jésuites en 1839 qui l’ont restaurée. Fermée au culte en 1901, entrepôt en 1905, salle de concert, école de maçonnerie, entrepôt de mobilier scolaire, elle est confiée à la FSSPX en 1982 par la mairie de Marseille. En 2006, la FSSPX fait retaper l’orgue Puget de 1865 par un facteur d’orgue de Carcès à quelques kilomètres de Cotignac, célèbre pour ses pèlerinages consacrés à la Sainte Famille. Musique magnifique, alors que d’autres orgues anciens en ville viennent de rendre l’âme. Oui mais, et c’est là que j’interviens à titre purement personnel, je tiens à le préciser, au risque de me faire taper sur les doigts, le dallage de l’église Saint Pie X a terriblement souffert entre 1901 et 1982. Cassé en mille morceaux, rabiboché du mieux possible, il faudrait, à mon sens, le refaire complètement, avec des matériaux nobles, comme ceux d’origine. Mission Bern ou Mission de France même combat ?

    • Bien d’accord avec vous, mais l’église Saint Pie X est “hors d’eau”, donc à l’abri de la ruine, c’est l’essentiel. Le dallage en mauvais état n’empêche pas le culte, il pourra donc attendre des jours meilleurs, celui d’un renouveau de la Foi catholique qui ne saurait tarder.
      J’ajouterais que Louis XIV qui décida la construction de l’Arsenal des Galères à Marseille, port de guerre à cette époque, dans sa grande mansuétude fit construire dans son enceinte la première mosquée jamais construite en France, destinée aux prisonniers musulmans turcs qui ramaient sur nos galères.

  6. Il y a moins de monde, c est un fait.
    En revanche la plupart du temps, la mécanique a été :
    Aucun entretien de la part de l etat suite à la 2e confiscation des biens du clergé, au mépris de la loi.
    Puis, à cause du manque d entretien, et de la réduction de la fréquentation, refus de faire les réparations d urgence et interdiction d user des lieux à cause des risques encourus.
    Du coup fréquentation nulle, et la mairie locale pouvant désormais clamer “de toute façons personne n y va”. Sauf qu ils “oublient” gentiment qu ils ont interdit d y aller…

  7. En fait la solution est de créer un réseau local de sonneurs d’alerte sur l’état du patrimoine religieux communal.
    Veiller à la construction des budgets communaux en matière d’entretien courant, couverture en 1er lieu, vérifier la bonne exécution des opérations, introduite une démarche immédiatement en cas au manquement des règles d’entretien incombant aux propriétaires, introduire un référé injonction en cas de non réponse….
    Organiser des cérémonies religieuses de type chapelet pour assurer une présence dans les lieux de culte…
    Job normal de l’évêché en tant qu’affectataire mais cela repose sur un début de commencement de volonté sans même parler de compétence. Et là, c’est le plus souvent on préfèrera recruter une dame caté jus de boudin.

  8. Je suis d’accord avec Stéphane Bern: c’est notre clergé qui a vidé notre église au moment du Concile Vatican 2, et la commune a fait le moins possible de frais, et s’est contentée de mettre des tuiles ordinaires sur le toit et de réparer le clocher.

    J’ai créé l’association des amis de l’église, il y a 8 ans, et nous avons réussi à financer un tabernacle en pierre de taille dans le chœur et la restauration d’une statue du saint patron de l’église qui était au dessus du portail depuis 1640.

    Maintenant les travaux de restauration des façades du 12 ème siècle sont en cours ! Mais quand l’intérieur sera-t-il restauré ?

    • Effectivement, je n’ai jamais compris l’utilité des “concélébrations” de la messe dominicale qui foisonnent depuis le Concile, à deux, trois, cinq prêtres, voire plus. La consécration du pain et du vin serait-elle plus “efficace” que si le prêtre est seul ?
      Ne serait-il pas plus intelligent d’envoyer ces prêtres surnuméraires dire la messe dominicale dans des paroisses reculées qui restent fermées parfois des mois d’affilée faute de prêtres?

  9. Lorsque vous dite que c’est le « seul élément culturel qui reste. C’est de l’art et de la culture de proximité » cela reste à nuancer : quand on l’a vu une fois on n’y revient pas systématiquement surtout si il n’y a pas d’animation culturelle ou d’activité attractive (et la messe fut-elle en latin n’en est pas une) : organiser des évènements culturels ou des animations, c’est le seul moyen de faire en sorte qu’elle ait une fonction, une utilité aux yeux des citoyens et de permettre qu’elle reste un lieu de vie.

    De plus les médiocre construction néo-gothique, romano byzantin ou autre qui ont fleuri au XIXe siècle valent-elles la peine d’être préservée : leur emplacement peut être utilisé plus utilement par un projet communal.

    Par ailleurs je ne vois pas pourquoi le patrimoine religieux serait plus important que le patrimoine industriel qui évoque le monde du travail et qui a si souvent été trop négligé et éliminé sans état d’âme pu d’autre type de patrimoine (petit patrimoine rural ou vernaculaire, maritime…).
    Il ne faut pas perdre de vue qu’il y a près de 42 000 églises et chapelles paroissiales en France et c’est donc un poids (pour ne pas dire un fardeau) qui pèse sur les collectivités et donc nos impôts.

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