19 mars : la vérité et Pierre Schoendoerffer vs les salisseurs de mémoire

Pour le 20ème anniversaire des accords unilatéraux d'Evian, le cinéaste avait sorti le grand film "l'honneur d'un capitaine". A travers un scénario très bien ficelé, il démontait une à une toutes les attaques grossières que les gauchistes et les pacifistes bon teint de l'époque lançaient contre l'armée française qui s'était battue 7 années durant sur le sol national, en Algérie.

Pierre Schoendoerffer vient de nous quitter, à quelques jours du 19 mars et du 50ème anniversaire qui sera certainement célébré et qui donnera l'occasion d'entendre et de lire les mêmes rengaines ressassées et les mêmes fadaises qui n'ont de but que de salir l'armée française et de vouloir imposer aux jeunes générations le piteux réflexe de la repentance et, à tort, la honte du passé des leurs et de leur pays.

Il convient néanmoins de rappeler, comme le fait ce film, que le militaire n'est que l'outil du politique et qu'il ne peut éternellement servir de paratonnerre à ceux-là même qui le commandent.

Quand sera faite en effet la lumière sur le rôle des premiers responsables de cet long échec doublé d'une tragédie que fut l'abandon des départements français d'Algérie, de ces décideurs politiques dont les plus illustres s'appellent De Gaulle, Debré, Mitterrand ou encore Michelet?

En attendant, merci à Pierre Schoendoerffer pour ce film à (re)voir et à faire connaître (l'acheter)!

Lhdc

7 réflexions au sujet de « 19 mars : la vérité et Pierre Schoendoerffer vs les salisseurs de mémoire »

  1. Mavel

    Si, un petit détail : l’Algérie constituait plusieurs départements français et non pas un seul. Le nombre a varié mais il n’a jamais été inférieur à trois départements.
    [Oui, bien sûr! Merci. JL]

  2. Fanch58

    Bonjour,
    je ne me permettrais pas de commentaires sur le thème de la guerre d’Algérie, étant trop peu documentée sur le sujet, et n’ayant que quelques années d’existence à l’époque, mais par contre, je me permets de me poser la question, et d’autres se la posent peut-être aussi, du bien-fondé de la colonisation (surtout en tant que chrétiens), du bien-fondé du désir d’indépendance des nations colonisées (même si les colonisateurs ont certainement apporté des atouts à celles-ci), et du bien-fondé tout court de la guerre (N’existe-t-il pas d’autres moyens de négociation avant de choisir ce pis-aller ? Pensons à St Louis, par exemple, qui a préféré rendre des régions au roi d’Angleterre plutôt que d’exposer son royaume à une nouvelle guerre). Ce que je viens de dire n’enlève rien aux héros des évènements passés, bien entendu.

  3. incongru

    “le militaire n’est que l’outil du politique et qu’il ne peut éternellement servir de paratonnerre à ceux-là même qui le commandent.”
    rappelez-vous le bouquin d’Aussaresse, pour ceux qui ont pu le lire…

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