Le Cardinal de Retz, mots d’esprit pour temps de troubles

De Thomas Flichy de La Neuville :

Jean-François de Gondi se savait trop léger pour prétendre s’emparer du pouvoir. Cet agitateur professionnel nous a pourtant légué, au fil de ses Mémoires, quelques traits extraordinairement lucides sur la métamorphose d’un Etat en temps de guerre civile. L’une des caractéristiques de la Fronde fut en effet de mêler très étroitement la bataille judiciaire à celle des rues, et il ne fut pas rare de voir des robins abandonner soudainement le prétoire pour tirer l’épée. Ils n’étaient d’ailleurs pas seuls à se battre en un temps où l’on voyait des enfants de cinq et six ans avec les poignards à la main. C’étaient leurs propres mères qui les leur apportaient[1]… Ceci amène le cardinal de Retz à décrire crûment la déliquescence des pouvoirs publics :

« Le dernier point de l’illusion en matière d’Etat, est une espèce de léthargie qui n’arrive jamais qu’après les grands symptômes. Le renversement des anciennes lois, l’anéantissement de ce milieu qu’elles ont posé entre les peuples et les rois, l’établissement de l’autorité purement et absolument despotique »[2].

Le mémorialiste en profite naturellement pour attaquer les actions d’intoxication du camp adverse, incarné par Mazarin, qui promit tout car il ne voulut rien tenir[3]. En effet, comme le grand secret de ceux qui entrent dans les emplois est de saisir d’abord l’imagination des hommes par une action de circonstance[4], les bruits les plus spectaculaires ne pourraient être qu’écrans de fumée. Le

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La RATP épinglée par Charlie Hebdo

Non, il ne s'agit pas de la régie de transport, mais de la religion d'amour, de tolérance et de paix, mise en cause sans détour à la une du torchon satirique à paraître demain. Pour une fois, c'est politiquement incorrect, bien tourné et sans vulgarité.

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Il sera intéressant de suivre les différents charlolâtres dans leurs contorsions entre la "correction politique" et le respect de la liberté de dire tout et n'importe quoi. On notera au passage (titres en haut à droite de l'image) que le foliculaire contient sa dose habituelle d'articles très probablement blasphématoires (non, nous ne les avons pas lus, et ne les lirons pas, et oui nous faisons un procès d'intention).

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Les propos “déséquilibrés” de l’imam de Bordeaux

Tareq Oubrou, spécialiste es Taqiya, s'inquiète des effets des attentats sur la communauté musulmane en Europe.

"On cherche un bouc émissaire et le sentiment de vengeance est toujours latent".

"Il ne faut pas que les musulmans subissent un crime qu’ils n’ont pas commis"

Un tiers des radicalisés ont des troubles psychologiques… mais 100% sont musulmans.

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Olivier Schrameck revient sur le clip sur la trisomie 21 censuré par le CSA

Question de Constance Le Grip, député LR, au président du CSA :

"Dans le cadre du respect du pluralisme sur les ondes, le cas de Natacha Polony, évincée de Paris Première et d’Europe 1, inquiète et pose le problème de la liberté de ton dont peuvent bénéficier, il est vrai, avec parcimonie, certains chroniqueurs.

Dans une société connectée dans laquelle, vous l’avez évoqué, « l’agilité » de nombre de nos concitoyens est bien réelle et alors que l’on constate que ces derniers s’expriment très librement sur les réseaux sociaux, doit-on considérer que certains sont plus libres que d’autres d’exprimer leur avis ?

Le CSA a émis, le 13 juillet dernier, une mise en demeure à l’encontre de RTL et de l’un de ses chroniqueurs, M. Éric Zemmour. Que l’on partage ou pas les positions de ce polémiste, force est de constater qu’il est aujourd’hui associé à un courant de pensée assez présent dans la société française. Cela peut difficilement être nié, et les succès de librairie qu’il rencontre régulièrement en attestent – ses tirages feraient rosir de plaisir bien des responsables politiques qui publient leurs propres ouvrages.

Quelles garanties peuvent être apportées au pluralisme et à l’équilibre à préserver entre les opinions différentes ?

S’agissant du respect des différences, une affaire, dans laquelle le CSA est intervenu, a par exemple éclaté concernant un clip de sensibilisation relatif aux personnes souffrant de trisomie 21."

Réponse d'Olivier Schrameck, président du Conseil supérieur de l’audiovisuel :

"Madame Le Grip, ce n’est pas au CSA d’intervenir dans la

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Le cardinal Parolin à Moscou

Le cardinal Parolin, secrétaire d'Etat du Vatican, a célébré la messe célébrée en la cathédrale de l'Immaculée Conception à Moscou, avec Mgr Paolo Pezzi, archevêque de Moscou ; Mgr Clemens Pickel, ordinaire du diocèse de Saratov ; Mgr Joseph Werth, évêque du diocèse de Novossibirsk et Mgr Cyrille Klimowicz, ordinaire du diocèse d'Irkoutsk en Siberie, ainsi que le nonce Mgr Celestino Migliore.

Les photos ont été prises par Olga Doubiagina. La statue de Notre-Dame de Fatima était au côté de l'autel :

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Dans un entretien à l’agence russe Ria Novosti, le cardinal Pietro Parolin explique :

«Je vais en Russie dans le but de parler, outre les questions liées aux relations bilatérales et de celles concernant la vie de l’Eglise catholique, des questions liées aux conflits qui touchent trop de régions dans le monde».

Interrogé sur sa rencontre avec Vladimir Poutine, le président russe, et Serguei Lavrov, le ministre des Affaires étrangères, le cardinal Parolin précise qu’il parlera notamment «du drame que continue à vivre la Syrie» mais aussi «l’Irak et les autres pays de la région».

Le cardinal Parolin rencontrera aussi le patriarche Kirill. Interrogé sur les rapports entre l’Eglise catholique et l’Eglise orthodoxe russe, après la rencontre historique à Cuba entre le Pape François et le patriarche Kirill, le cardinal Parolin explique que ces rapports traversent une période positive. Une étape qui «devient le début d’un nouveau chemin» pour dépasser les difficultés existantes afin de mettre toutes les énergies dans la promotion

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La Cour constitutionnelle du Chili considère l’avortement compatible avec l’article 19 de la Constitution : « la loi protège la vie de ce qui est à naître »

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"La Cour constitutionnelle du Chili a rejeté hier les deux recours contre la loi sur l’avortement déposés par l’opposition. Elle considère donc que l’avortement est compatible avec l’article 19 de la Constitution qui stipule que « la loi protège la vie de ce qui est à naître »…

Dès que la présidente de la République Michelle Bachelet aura signé le texte, l’avortement sera donc légal au Chili en cas de viol, de non viabilité du fœtus ou de danger pour la vie de la mère."

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Immigration : la sécurité nationale est le plus sûr rempart de la sécurité personnelle

Le Pape François a publié son message pour la 104ème Journée mondiale du Migrant et du Réfugié 2018. Dans Le Figarovox, Laurent Dandrieu réagit :

"[…]  Quand, dans ce nouveau message, François écrit que «le principe de la centralité de la personne humaine (…) nous oblige à toujours faire passer la sécurité personnelle avant la sécurité nationale», il donne en quelque sorte une version plus théorique de cette précédente déclaration. La question est de savoir si, ce faisant, il ne cède pas à un certain idéalisme, potentiellement désastreux: car c'est oublier que la sécurité nationale est le plus sûr rempart de la sécurité personnelle, et qu'il n'existe aucune sécurité personnelle qui puisse exister en dehors de cadres politiques, juridiques et légaux qui en sont le rempart. Aucune sécurité personnelle ne peut exister si les nations occidentales, par exemple, du fait du terrorisme ou d'une immigration incontrôlée et ingérable, basculent dans l'anarchie.

Par ailleurs, le principe de la centralité de la personne humaine oblige à considérer, aussi, que les citoyens des nations occidentales ont un droit évident à la sécurité nationale. On attend vainement, tout au long de ce texte, une prise en considération des intérêts des populations des pays d'accueil, qui ont droit, eux aussi, à la sollicitude de l'Église, et dont une partie de plus en plus importante vit, elle aussi, des situations de grande détresse et de grande précarité, matérielle, spirituelle et morale.

Deuxième élément important et pour le coup très novateur de ce texte: le pape

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Le laxisme espagnol confine au suicide civilisationnel 

Lu sur l'Observatoire de l'islamisation

"L’imâm Abdelbaki Es Satty, mort dans l’explosion d’Alcanar était de nationalité marocaine et ne cachait pas son affiliation au salafisme le plus strict. Il est entré dans ses fonctions d’imâm à Ripoll dès sa sortie de prison où il séjourna entre 2010 et 2015 pour trafic de hashisch. Avant son séjour en prison, il fréquentait au début des années 2000 une cellule islamiste en Catalogne qui recrutait des candidats au djihad pour les théâtres afghans et irakiens.

Ce qui frappe, est qu’un tel personnage ne soit pas renvoyé au Maroc après avoir purgé sa peine. L’Espagne conserve ses délinquants étrangers, qui plus est islamistes, après leur sortie de prison. Comme en France, il est vrai, la « double peine » ayant été largement amendée au bénéfice des délinquants lors du passage de Nicolas Sarkozy à l’Intérieur.

Le laxisme en Espagne confine au suicide civilisationnel : en avril 2016, le cheikh saoudien Saleh El-Maghamsi vint trois jours visiter des mosquées catalanes, et put s’exprimer devant des auditoires importants, jusqu’à 600 personnes à Cornell (info El Pais). El-Maghamsi, malgré s’être illustré sur Qatar TV en 2011 en expliquant que « aux yeux d’Allah, Ossama Ben Laden est mort avec les honneurs et la sainteté réservés aux musulmans », a pu obtenir un visa de séjour pour prêcher ! La police qui le suivit pour écouter ses prêches considéra qu’il ne prononça aucun propos tombant sous le coup de la loi. Un peu comme si Himmler

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Un sac déséquilibré tente d’étouffer une femme qui fumait devant une mosquée

Une femme de 37 ans a été violemment agressée par un homme de 72 ans, dimanche matin rue Baraban, à Lyon. L’homme a expliqué l’agression par le fait que sa victime fumait devant le hall d’entrée d’une mosquée.

Il l’aurait étranglée avec les lanières de son sac à main. La victime fumait une cigarette à l’abri du vent, lorsque l’homme lui a intimé l’ordre de ne pas fumer à cet endroit. « Je pensais que j’étais devant chez lui », a ensuite expliqué aux policiers la victime, qui dit en outre s’être excusée. L’homme s’est éloigné, mais il est revenu à la charge brusquement, en serrant le cou de sa victime avec les lanières de son sac à main. Repoussé, il aurait frappé la trentenaire avant d’être mis en fuite par un riverain. Retrouvé par la police dans un bus, l’homme comparaîtra en correctionnelle pour « violences avec arme » (le sac à main étant utilisé en tant qu’arme « par destination »). Ce délit est passible de trois ans de prison et 45000 euros d’amende.

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