Archives par étiquette : télé

Les médias nous saturent de conditionnements émotionnels : coupons notre télé et allons nous renseigner

De François Bert avant d'aller voter :

Unknown-18"[L]e sujet qui nous touche n’est pas d’abord une affaire de programme mais une affaire de casting : on ne valide pas l’aptitude à survivre en jungle de quelqu’un à la marque et au niveau de remplissage de son sac à dos mais à sa capacité à faire face à l’inconnu, à le dominer, à savoir employer les gens pour y faire face et à préparer le temps d’après en écoutant l’environnement.

Nous avions pour cette élection un casting médiocre : aucune personnalité avec une vision propre, autonome, auto-générée. Il nous reste aujourd’hui à deux jours du scrutin une « vendeuse éleveuse », relationnelle capable de brusques variations affectives et un « consultant serial entrepreneur », pitcheur sans limite de tout ce qui peut marcher le temps d’un gain rapide. […] Les médias nous saturent d’infos superficielles et de conditionnements émotionnels. Ils vivent de nos sautes affectives et croire que ce qui se joue sur le plateau est le reflet de la politique qui nous attend est une chimère, aussi sûrement que l’on ne juge pas la qualité d’une pièce de théâtre au seul jeu de ses acteurs, surtout quand, à l’image de nos politiques, ils sont majoritairement là par défaut.

Quelques pistes à aller explorer en adultes autonomes :

Quelle est la réalité du terrain? Où sont les misères, les dangers? Quelle menace est visible et quelle autre est en préparation? (communautarisme, islamisme, logique économiques ultra-libérales, zones de non-droit, terrorisme mondialisé,…). Il faut non seulement constater

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Quand un chef rougit de son camp sur les plateaux télé, son camp rougit de lui dans les urnes

La dernière mode est de se dire "Ni de droite, ni de gauche". Et pourtant, l'électeur continuera toujours à s'inscrire dans ce clivage soi-disant dépassé. On connaissait cette tendance au sein du FN, surtout marquée par la volonté de dissocier les souverainiste des mondialistes mais aussi et surtout pour courtiser l'électorat de gauche. Mais cela semble gagner tout le monde, même Macron, tandis que NKM se déclare quant à elle "à la fois  de droite et de gauche".

On s'y perd et c'est surtout symptomatique d'un manque évident de courage politique comme le souligne ce billet de Charles Rouvier sur Boulevard Voltaire :

Ni_droite_ni_gauche"Le 17 avril passaient Eugénie Bastié et Florian Philippot au « Supplément » de Canal+. « C’est la première fois, sur ce plateau, que j’ai autant de gens de droite », s’amuse ingénument le présentateur, qui enchaîne sur une autre phrase, sans plus y penser, quand Philippot l’interrompt d’un grincement : « Je ne suis pas de droite, je ne suis ni de droite ni de gauche. » Et Eugénie Bastié de rebondir : « Moi non plus. (…)

Arton1262Je ne dois pas être le seul à me demander comment la gauche, structurellement minoritaire dans l’opinion du pays depuis la Libération, et aujourd’hui plus que jamais, conserve un pouvoir quasi hégémonique dans la politique et les médias. Voici au moins une partie de réponse : ceux qui sont de gauche se disent fièrement de gauche, mais ceux qui sont de droite disent « ni droite ni gauche » ou bien

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Miss France 2015 : une télé monochrome…

Billet d'humeur de Joris Karl sur Boulevard Voltaire :

N"Quand les 33 miss régionales furent regroupées pour l’ouverture de l’émission, samedi soir sur TF1, j’ai presque cru que ma télé m’avait lâché ! Il y avait visiblement un problème de couleur. Que du blanc ou presque. Pourtant, Rokhaya Diallo, Claude Askolovitch et Nicolas Domenach m’avaient dit que « « la France avait changé, devait changer encore davantage, et que c’était une bonne chose », Sarkozy avait clamé que « l’heure était au métissage ». Alors, j’ai appuyé maintes fois sur le bouton de la télécommande. Navrant, c’était terriblement monochrome. Il a fallu s’y faire, même si cela nous rappelait les heures les plus… euh… sombres de notre histoire.

Qui plus est, même si vous ne me croirez sans doute pas, ce n’était pas prévu que je regarde ce concours. L’idée de passer trois heures avec Bruel (président du jury) et Jean-Pierre Foucault n’avait rien d’enthousiasmant. Mais le charme vieille France de cette compétition m’envoûta derechef. Alors qu’on s’attendait à une énième apologie de la diversité et du vivre ensemble, alors qu’on se préparait, tôt ou tard, à une inévitable miss Languedoc voilée ou miss Auvergne en boubou, la grâce de souche étincela soudain sur nos écrans. Les petites filles de Jeanne d’Arc étaient encore en vie. Et en plus, on était à Orléans.

Leur beauté de souche, leur patronyme sentant souvent la vieille pierre moussue de nos châteaux et nos églises, les candidates se présentaient, une à une, dans le cadre sublime

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