Archives par étiquette : Soubelet

Le général Soubelet n’est plus le bienvenu chez Emmanuel Macron

Le général Bertrand Soubelet, ancien n°3 de la gendarmerie, qui avait lancé un pavé dans la mare  après les propos tenus le 18 décembre 2014 devant la commission parlementaire dans le cadre de ses travaux sur la lutte contre l'insécurité, avait rejoint le candidat d'"En Marche !". 

Mais il s'est autoproclamé candidat aux législatives dans les Hauts-de-Seine, ce qui n'a pas plus aux équipes locales. Surtout, Jean-Yves Le Drian n'a pas apprécié les critiques très dures du général sur l'armée et Emmanuel Macron n'a pas l'intention de fâcher le ministre de la Défense

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Général Soubelet : « Mon livre doit être une très grave menace pour la République »

Le général Soubelet va être sanctionné et écarté de la gendarmerie en raison de son livre déjà vendu à plus de 25 000 exemplaires et reste n°1 des ventes sur amazone

Livre-de-Bertrand-Soubelet_inside_full_content_pm_v8"La seule raison qui a poussé le pouvoir à me sortir de mes fonctions c'est le livre, donc j'imagine que mon livre doit être une très grave menace pour la République.", a commenté avec ironie le général de gendarmerie Bernard Soubelet (…)

Le militaire a publié à la mi-mars un livre, "Tout ce qu'il ne faut pas dire" où il ne mâche pas ses mots notamment contre la politique pénale menée en France face à l'insécurité. Des prises de positions qui lui valent aujourd'hui de perdre ses fonctions: " La direction générale m'a indiqué hier soir qu'un décret du président de la République était en cours de signature et que dès lors je serais déchargé de mes fonctions de patron des gendarmes des Outre-Mer". 

Celui qui se présente comme "un lanceur d'alerte, un citoyen avant d'être un gendarme", avait déjà été démis de ses fonctions de l'époque (il était n°3 de la gendarmerie nationale) en 2013 quand il avait témoigné, là encore de manière très critique vis-à-vis de la politique pénale française, devant l'Assemblée nationale. "On ne peut pas devant la représentation nationale raconter des choses qui ne sont pas vraies. Donc j'ai dit les choses telles qu'elle sont, et j'observe qu'à l'issue de cette affaire-là, on m'a changé de poste.

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Livre du général Soubelet : le peloton d’exécution se met en place

2016-03-20_150129Préparant sans doute l'annonce de sanctions ou de mesures statutaires à l'encontre du général Soubelet, le patron de la gendarmerie, le général Favier, grand serviteur de l'Etat lui aussi, a commenté sur son blog accessible aux gendarmes la sortie prochaine du livre du général Soubelet :

"(…) La publication du livre d'un général de gendarmerie ne peut me laisser indifférent. Je pourrais l'esquiver, la cantonner à une question d'ordre statutaire. Mais ce n'est pas ma manière d'aborder les choses. Il vient un moment où il faut mettre les choses au clair (…)

Je crois au courage de dire les choses non pour s'en prévaloir, mais pour faire avancer notre maison dans le souci de l'intérêt général. On peut se battre pour notre budget, nos effectifs et nos moyens, répondre aux mises en cause quand elles sont injustes. On peut le faire sans déformer les faits ni sortir de son rôle. Et pourtant être entendu.

Après une année 2015 telle que nous l'avons vécue et dans un contexte qui réclame plus que jamais, une cohésion et la loyauté de tous, j'ai peine à entendre qu'il y a "urgence à agir", quand beaucoup agissent depuis longtemps et ne se satisfont pas d'incantations. Parce que les enjeux de sécurité sont forts, il nous faut être sereins, confiants, concentrés sur notre mission.

Vendre une polémique, instrumentaliser la gendarmerie et ceux qui la servent, c'est tout ce qu'il ne faut pas faire. »

Parions que le général Soubelet, au regard de ses responsabilités, de

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Insécurité, Justice : le général de gendarmerie Soubelet sort un livre

1507-1A l'heure où le ministre de la Défense essaye de réduire au silence les vieux généraux en position de deuxième section, voici qu'un général en activité va sortir un livre qui risque de faire du bruit. Il ne s'agit pas de n'importe quel général mais du général Soubelet surnommé "général Courage" après les propos qu'il avait tenus le 18 décembre 2014 devant la commission parlementaire dans le cadre de ses travaux sur la lutte contre l'insécurité et qui lui avait valu une mise à l'écart disciplinaire camouflée en affectation à la tête de la gendarmerie de l’Outre-mer.

Il avait notamment déclaré :

"Si vous interpellez un mineur d’origine étrangère, vous pouvez tout de suite le remettre dehors, car on n’a pas les moyens, de mener une procédure à son terme, compte tenu du fait, qu’il faut un interprète et qu’il n’y a pas les moyens de payer un interprète.Dans ce cas-ci, le Député demande au Général : de qui émanent ces instructions. Le général répond : « Le Parquet », il reconfirme « Le parquet ».

J’ai appris à cette occasion, que le déferrement devant les magistrats, parfois même la mise en garde à vue était soumis à un critère de valeur de vol, de cambriolage, c’est-à-dire moins de 300 euros, on remet tout le monde dehors et on ne présente personne. Voilà aujourd’hui, la réalité de terrain, la vraie réalité.

Ceux qui évidemment sont interpellés par les policiers ou les gendarmes et

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Général Soubelet : il a dit la vérité, il doit être débarqué

SLe général Bertrand Soubelet, numéro 3 de la direction générale de la gendarmerie, a été remplacé ce mercredi, lors du dernier Conseil des ministres avant les vacances. Il est nommé en Outremer, un placard prestigieux.

Le 18 décembre 2013, devant la commission parlementaire de «lutte contre l'insécurité», il avait notamment déclaré que la réponse pénale était «en décalage» par rapport aux infractions constatées. Il avait expliqué qu'en 2013 il y a eu une hausse de 4 % de personnes mises en cause par ses services tandis que le nombre d'incarcérations avait «diminué de 33 %» (revoir l'audition). Le général s'était attiré les foudres de sa hiérarchie et notamment celles du ministre de l'Intérieur de l'époque, Manuel Valls, qui avait répliqué :

«Opposer justice aux forces de l'ordre est extrêmement contreproductif et affaiblit l'Etat».

Le député UMP Philippe Goujon a déclaré :

«On a censuré un général qui a dit la vérité, c'est de la censure!»

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