Archives par étiquette : politique…

Hervé de Lépinau (FN) : « Je suis un homme de droite qui sait que la France a besoin d’une politique de droite »

Après le retrait de Marion Maréchal-Le Pen, dont il était le suppléant depuis cinq ans, Hervé de Lépinau a été investi par le FN dans la 3e circonscription de Vaucluse. Il répond à Minute :

Unknown-2"[…] Je suis un homme de droite qui sait que la France a besoin d’une politique de droite. Mais je me reconnais aussi dans le clivage dont parle souvent Marine Le Pen : mondialistes contre patriotes. En effet, au-delà de la sémantique, la droite patriote est le cœur battant du camp patriote autour duquel s’agrègent toutes les formes de souverainisme venues de tous les horizons. On peut découper la souveraineté en tranches – sociale, juridique, politique – mais il y a une chose qui ne se divise pas, c’est l’identité. Une identité sans souveraineté peut traverser des temps difficiles, comme on l’a vu aux XIXe et au XXe siècles en Europe de l’Est. Mais une souveraineté sans identité, ou assignant à l’identité une place subalterne, privée, ça n’a qu’une portée administrative : c’est un concept désincarné, matérialiste, qui fait en définitive le jeu de nos adversaires mondialistes. La souveraineté sans l’identité, c’est un peu l’idiot utile du système.

[…] Il y a cinq circonscriptions dans le Vaucluse. J’espère que le 18 juin, les électeurs nous auront reçu cinq sur cinq ! Si les candidats LR/UDI arrivés en troisième position se désistaient dans le cadre du très anti-démocratique « front républicain », c’en sera fini de la droite dite « de gouvernement » en Vaucluse car leurs

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Moralisation de la vie politique : un nouveau gadget démagogique

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

"Le nouveau gouvernement « planche » sur la moralisation de la vie politique, dont Emmanuel Macron et François Bayrou – le nouveau Garde des Sceaux, qui reçut ce maroquin en remerciement de sa énième trahison des électeurs, le tout, naturellement, au nom des «grands principes» – ont fait un cheval de bataille électorale. Je ne peux pas, pour ma part, m’empêcher de penser qu’il s’agit d’un gadget démagogique et sans portée pratique. Naturellement, nous jugerons la loi sur pièce, quand nous la connaîtrons.

Mais tout se passe comme si le message essentiel était, une nouvelle fois : « Nous avons entendu la colère des électeurs et, désormais, nous allons arrêter de piquer dans la caisse. » Bien sûr que je suis favorable à ce que les parlementaires soient irréprochables ou à ce que les deniers publics soient gérés scrupuleusement et ne s’évaporent pas en cadeaux somptuaires, en financement du népotisme ou en corruption. Mais croit-on sérieusement qu’une nouvelle loi de moralisation de la vie politique y suffira? Ne voit-on pas que ce sont les relations malsaines entre pouvoir politique et puissance financière qui sont en cause? Qu’il s’agit donc de mœurs et d’éducation, bien davantage que de législation?

Si, vraiment, MM. Macron et Bayrou voulaient en finir avec les scandales politico-financiers à répétition, ils travailleraient à faire de la représentation politique, non un métier, mais un service. Or, toutes les lois dites « de moralisation », depuis 1990, n’ont jamais cessé d’aggraver

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Liberté d’expression et islam : Eric Zemmour à nouveau devant la justice politique

Aujourd'hui à 13h30 :

"Eric Zemmour est cité à comparaître mercredi à 13h30 devant la 17e chambre correctionnelle du tribunal de Paris. Il devra répondre du délit de provocation à la discrimination et à la haine à l’encontre des personnes de confession musulmane.

Le chroniqueur est poursuivi sur citation directe de l’association CAPJPO-EuroPalestine, défendue par Me Beranger Tourné. Le 6 septembre 2016 au cours de l’émission «C à vous» sur France 5, il avait entre autres déclaré, à propos des musulmans, qu’il fallait «leur donner le choix entre l’Islam et la France». Selon son avocat, Eric Zemmour ne devrait pas être présent à l'audience pour des «raisons professionnelles». "

Voici l'émission incriminée :

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Quand les ministres de Macron fustigeaient Macron : de la valeur de la parole politique

Florilège éloquent.

591d812fd3f85dd9090000caEdouard Philippe - Chroniques publiées dans Libération.

  • 18 janvier : « Il serait le fils naturel de Kennedy et de Mendès-France. On peut en douter. Le premier avait plus de charisme; le second, plus de principes ».
  • 15 février : « Macron n'assume rien mais promet tout, avec la fougue d'un conquérant juvénile et le cynisme d'un vieux routier ».

Bruno Le Maire, Les Républicains (ministre de l’Économie)

  • 12 juillet 2016 : « Je ne crois pas du tout au positionnement transpartisan assumé par Emmanuel Macron et son mouvement. C’est de la soupe. Attention à cette façon de mélanger, de brouiller les lignes, de dire qu’on veut mettre avec soi tous les progressistes. Ça ne veut rien dire. »
  • 20 janvier 2017: « Emmanuel Macron, c’est une coquille vide, où chacun arrive avec des propositions qui peuvent être toutes aussi différentes les unes que les autres, mais on ne sait pas où l'on va et je pense que c’est dangereux pour le pays ».
  • 19 février : « Qui est le véritable Emmanuel Macron ? Celui qui ne se dit pas socialiste devant M. de Villiers ou celui qui se dit de gauche sur TF1? Celui qui s'est dit favorable à la légalisation du cannabis ou celui qui se dit contre ? Emmanuel Macron est le candidat sans projets car c’est le candidat sans convictions: il change de discours suivant l’auditoire ». Bruno Le Maire, lui, ne change pas…
  • 25 avril : « Je vais me

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Un gouvernement bien franc-macronniquement équilibré pour une mauvaise politique

Bernard Antony communique :

Clip_image002"La constitution du gouvernement Edouard Philippe dont la liste a été donnée ne surprend pas. Elle est sans doute un bon dosage de représentants des intérêts et des tendances fédérées dans la même utopie constructiviste eurocratique. Les références à des sensibilités d’origine dites de droite, de gauche ou du centre n’y signifient strictement rien.

Notons d’abord que « la secrète religion de la République » qu’ont invoquée à peu près tous les derniers chefs de l’État et ministres de l’Intérieur y sera bien respectée. Deux titulaires de ministères régaliens, Gérard Collomb et Jean-Yves Le Drian sont de hauts gradés au sein du Grand-Orient de France.

Mais François Bayrou désormais Garde des Sceaux n’est pas moins le tenant fanatique d’un ultra-laïcisme intégral. Il rappelle à l’occasion que s’il va à la messe, c’est à titre strictement personnel ; que la religion doit être absolument reléguée dans la sphère privée, que rien ne doit interférer de la morale religieuse dans l’esprit des lois. Ce qui est, on le sait, la position du Grand-Orient de France et des autres obédiences laïcistes. On se souvient qu’il avait été le seul homme politique à fulminer de la rage contre le fait que les cloches de France aient sonné le glas à la mort de Jean-Paul II. L’idéologue ultra-laïciste Bayrou est ainsi à l’opposé de l’enseignement de l’Évangile fondateur de la laïcité fondée sur le respect de ce qu’il faut rendre à Dieu et de ce qu’il faut rendre à César. Comme si les lois des

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La politique pro-famille de Poutine porte ses fruits

Après 70 ans de communisme, l'affaire n'est pas simple. De Sabine de Villeroché sur Boulevard Voltaire :

"[…] depuis les années 2000, les élites russes font un tout autre choix pour redresser le pays menacé par une catastrophe démographique sans précédent. La mise en place de mesures natalistes fortes, la promotion d’un retour aux valeurs patriotiques et spirituelles et la mise en avant d’un modèle familial vertueux sont proposées aux Russes pour reconstruire le pays.

Dix-sept ans après l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, la dynamique porte ses fruits : le taux de fécondité des Russes est passé de 1,17 enfant par femme en 1999 à 1,89 (plus que dans l’Union européenne) et, depuis 2012, la population augmente de nouveau en continu.

L’effort financier fourni par l’État a été exceptionnel : création d’un capital maternel (9.000 roubles pour la naissance du 2eenfant) et autres mesures incitatives fortes ont permis aux familles de voir leurs revenus multipliés par 2,2 en 10 ans.

Parallèlement, Vladimir Poutine mène une intense campagne de communication patriotique à rebours de ses voisins. Et pour cause ! Il cerne parfaitement et dénonce les risques mortifères que prennent les démocraties modernes « en renonçant à leurs racines spirituelles, traditionnelles et même sexuelles ». (réunion du club de Valdaï, 19/9/2013).

A contrario, pour les Russes, le modèle idéal de famille est composé de plusieurs générations vivant sous le même toit, avec un père, une mère et trois enfants nés au sein du mariage.

L’homosexualité n’est guère encouragée dans le pays au

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Une élection qui pose question : un Président élu « par défaut », une incertitude forte sur le cap politique, un pays divisé

Communiqué de La Manif Pour Tous :

Capture d’écran 2017-05-10 à 18.06.29"Entre l'abstention record pour un 2ème tour d'élection présidentielle, le niveau des bulletins blancs et les motivations du vote en faveur d'Emmanuel Macron, le nouveau Président de la République a manifestement été élu « par défaut ». Il a davantage fédéré les opposants à Marine Le Pen que ses propres partisans : seuls 16% de ses électeurs du 2ème tour ont voté pour soutenir son programme et 8% pour sa personnalité. Conséquence directe : Emmanuel Macron va devoir rassembler les Français autour du plus petit dénominateur commun : lutter contre le fléau du chômage, source de tant de misère et de souffrance dans les familles, assurer la sécurité des Français en combattant le terrorisme et la délinquance et faire entendre la voix de la France au plan international.

Beaucoup de questions sans réponses

Quel est le projet d'Emmanuel Macron ? Quels sont ses véritables objectifs à court, moyen et long terme ? Quelle est sa vision pour la France ? Quelle sera sa méthode ? Quelle sera sa feuille de route d'action gouvernementale ? Avec quelle équipe entend-il gouverner ? Quelle sera la composition des cabinets ministériels ? Qui seront ses candidats aux législatives ? La République en marche sera-t-elle un parti politique comme les autres ? Si non, quelles seront ses spécificités ? Quelles relations entretiendra-t-il avec les autres partis politiques ? Comment compte-t-il garantir aux Français qu'il a entendu le message adressé au 1er puis au 2ème tour de l'élection présidentielle (votes extrêmes importants, votes blancs et nuls,

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Marion Maréchal-Le Pen quitte la vie politique

Elle l'annonce aujourd'hui : 

"Selon nos informations, Marion Maréchal-Le Pen, députée FN du Vaucluse, va annoncer ce mercredi sa décision de ne pas représenter sa candidature aux législatives en juin. Elle abandonnerait aussi la présidence du groupe FN au sein du conseil régional de Paca. Ce choix n'est pas réellement une surprise au sein du parti où la jeune élue n'a pas caché une certaine lassitude depuis plusieurs mois, notamment depuis les élections régionales de 2015.

Une telle annonce est motivée par une volonté de clarté, alors que la campagne des législatives s'engage. Durant la bataille présidentielle, le 5 avril, le Canard enchaîné avait déjà laissé entendre que la jeune parlementaire avait informé ses collaborateurs de son intention de ne pas briguer un second mandat et de quitter la présidence du groupe FN en Paca.

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Pascal Gannat (FN) veut réfléchir à la ligne politique pour convaincre les électeurs de la droite traditionnelle

Unknown-25Pascal Gannat, conseiller régional FN des Pays-de-la-Loire, ne cache pas que certains "aspects difficiles" du programme du Front National ont pu rebuter les électeurs :

"la sortie annoncée de l'euro a été un épouvantail pour un certain nombre d'électeurs, particulièrement dans notre région : c'est très clair pour ceux qui avaient voté pour M. Fillon au premier tour."

"J'ai toujours été circonspect sur cette question de l'euro, et cela a été confirmé par les résultats"

Concernant le débat sur "la transformation profonde du FN", lancé dès dimanche soir par Marine Le Pen elle-même, Pascal Gannat estime qu'elle "doit rester" à la tête du parti mais qu'il faut "réfléchir à la ligne politique" pour convaincre les électeurs de la droite traditionnelle.

"Si nous voulons être la véritable opposition à M. Macron, nous devons réfléchir sur la manière de modifier ces points qui n'ont pas convaincu"

Dans le cadre de l'accord entre Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan, Cécile Bayle de Jessé (Debout la France) sera investie pour les élections législatives dans la 5e circonscription. Candidat dans la 3e circonscription, Pascal Gannat (FN) devra composer avec la présence de l'ex-FN Jean-Claude Barlemont. 

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Une réapparition politique de la droite de conviction s’impose

Extrait du communiqué de Bernard Antony :

Logo Institut Pays Libre"[…] À l’évidence une réapparition politique de la droite de conviction s’impose donc aujourd’hui. Libre à Marine Le Pen et à Philippot d’en finir avec le Front National qu’ils n’ont pas jusqu’ici amélioré en tous domaines. Et d’ailleurs n’est-il pas mieux ou au moins plus clair qu’ils l’engagent encore plus à gauche ?

Mais ce dont la France a besoin, c’est d’un mouvement novateur de défense des valeurs du respect de la vie et de la famille, des libertés professionnelles et scolaires. Il faut impérativement pour l’avenir de notre pays et de notre Europe que soit rééquilibré sur ses valeurs de droite le mouvement patriotique français.

À cette fin, l’Institut du Pays Libre émet la proposition que les principales personnalités libres et indépendantes de la droite de conviction, dans le Front National et hors du Front National, se concertent pour bâtir un pôle de propositions politiques et de reconstruction.

Les bonnes journées de Béziers l’an passé, organisées par l’excellent maire Robert Ménard, ont été sans doute dans cette perspective mais sans vraiment viser à déboucher sur du concret. Il ne serait pas, à notre sens, nécessaire de vouloir refaire cela mais d’établir plutôt une rencontre entre un certain nombre de responsables politiques et culturels tels que, par exemple, au gré de notre plume, sans aucun ordre de préséance, Robert Ménard, Jacques Bompard, Karim Ouchik, Cécile Eidel, Gabrielle Cluzel, Jeanne Smits, Guillaume de Thieulloy, Philippe de Villiers, Gilles-William Goldnadel.

Cela ne pourra peut-être pas être publiquement

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Le jeu politique, bouleversé, se joue maintenant sur l’axe : libéralisme – antilibéralisme

D'un lecteur du Salon Beige:

Capture d’écran 2017-05-08 à 11.44.33Jusqu’à une époque très récente, ce qu’il était convenu d’appeler “gauche” et “droite” se définissaient essentiellement sur deux aspects essentiels: l’économique, et le sociétal. Sur le plan économique, la droite prône la libre entreprise, système censé garantir la prospérité et la création de richesses, préalable indispensable à leur distribution. A l’appui de cette conception, les théoriciens du libéralisme économique, Hayek et d’autres, et une règle, sans doute un axiome de base, selon lequel le bien de tous est obtenu par la somme des intérêts individuels. Sur le plan sociétal, cette droite prône un conservatisme moral, en grande partie issue de la culture judéo-chrétienne, mais aussi censé étre le garant, via la moralité des acteurs, contre les dérives toujours possibles de la poursuite des intérêts individuels qui pourrait nuire à l’harmonie d’ensemble du système. Une “moralité” surgit ainsi, ensemble de règles d’essence altruiste qui évitent ou limitent les dérives de l’économie libérale. Le système trouve donc son équilibre dans un compromis qu’on peut qualifier, pour simplifier, de libéralisme économique combiné à un anti-libéralisme sociétal ou moral.

Nous reviendrons plus loin sur cette notion de “sociétal”.

Inversement la gauche se définit par un libéralisme sociétal, qui est sans doute lié à la fois à la notion de démocratie (qui ne se justifie pleinement que dans l’absence de structure normative de la société, puisque la voix du peuple décide de cette structure), mais aussi à l’influence des traditions marxistes et apparentées (notamment léninistes) elles-mêmes influencées par le

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