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Législatives – Jordan Le Goïc (FN) : « je pense que le Front National va bientôt connaître une réforme profonde »

Jordan Le Goïc est candidat Front National sur la 3ème circonscription du Cher. Il a accepté de répondre à nos questions.

Cathedrale1. Vous avez annoncé votre candidature à l'élection législative pour la 3e circonscription du Cher. Pourquoi vous lancez-vous en politique ?

J’étais militant au Front National depuis 2015 et suite à de nombreuses défections au sein du parti, il m’a alors été proposé d’être candidat. J’ai accepté sans hésiter, car cela faisait longtemps que je souhaitais m’engager en politique. Mon arrière grand-père était d’ailleurs maire d’une commune dans le Finistère.

2. Cette circonscription est actuellement détenue par le socialiste Yann Galut, qui se représente. Vous allez affronter un candidat LR, mais aussi un UDI. N'êtes-vous pas en train de diviser la droite, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde ?

Effectivement permis mes adversaires les plus sérieux sur cette troisième circonscription se trouvent un candidat UDI et un candidat LR. Malheureusement, nous avons bien vus ces dernières semaines que Les Républicains ne seront pas du tout dans une optique d’opposition face au gouvernement Macron. De plus, monsieur Cosyns [Louis Cosyns, ancien député UMP de la circonscription, NDMJ] a brillé par son inaction lors de ses deux mandats. Lui confier la circonscription à nouveau serait une erreur.

3. Si vous êtes élu, serez-vous favorable pour former un groupe parlementaire  avec des élus d'autres partis, qu'ils soient de LR, de DLF, du PCD ou bien sûr du FN… ?

Bien évidement nous souhaitons obtenir assez

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S’il veut supplanter LR, le Front National doit s’affirmer de droite

Lu dans le dernier numéro de l'Action française, par Aristide Leucate :

Capture d’écran 2017-05-08 à 11.52.45"[…] Aussi, doit-on tenir pour accompli, dans l’immédiat, le vieux rêve de Jean-Marie Le Pen de voir le Front national supplanter cette fausse droite “républicaine”, fourrier de toutes les compromissions avec une gauche devant laquelle elle n’eut de cesse de s’aplatir, trahissant un électorat tellement cocufié que ses ramages finissaient par s’accrocher aux nuages de l’abstention quand ils ne poussaient pas directement les portes du FN. C’est un fait que le parti lepéniste, en dépit de son « ni droite, ni gauche » plus marketing et cosmétique que réellement tactique et stratégique, occupe – tout au moins provisoirement – depuis le 23 avril la place laissée piteusement en déshérence par la droite sarko-chiraquienne. À l’heure où nous écrivons, il semble hasardeux de se risquer à des pronostics, tant que les deux tours des élections législatives n’ont pas eu lieu. Il se peut que le conglomérat Républicain soit pris d’un sursaut résilient qui lui permettrait, à la faveur de “fronts républicains” locaux, de sauver les meubles, voire, Fillon exeat, de rentrer en force à la chambre, sinon de contraindre Emmanuel Macron – ce qui serait très inédit – à former un gouvernement de cohabitation. Néanmoins, l’hypothèse la plus vraisemblable réside dans le fait qu’ un grand nombre d’élus LR – à l’instar de leurs homologues du PS – tenteront de se recycler dans le macronisme actuellement en marche – les tractations vont déjà bon train. Le

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Et maintenant, quel avenir pour le Front National ?

Unknown-21Marine Le Pen a annoncé hier soir la transformation du parti lepéniste :

«Le FN qui s'est lui aussi engagé dans une stratégie d'alliance doit profondément se renouveler (…) Je proposerai donc d'engager une transformation profonde de notre mouvement afin de constituer une nouvelle force politique que de nombreux Français appellent de leurs vœux, et qui est plus que jamais nécessaire au redressement du pays»

S'agira-t-il d'un simple toilettage (on parle de changement de nom "Les Patriotes" ou "L'Alliance patriote et républicaine) ou une véritable remise au cause de la stratégie du parti ? S'il s'agit de remettre en cause la ligne mélenchoniste de ces dernières semaines (flagrante lors du débat raté), pour privilégier une droitisation avec les thèmes de l'immigration et de l'identité, pourquoi pas ?

Et Marine Le Pen en gardera-t-elle la présidence, au risque de décourager ses soutiens, comme après l'échec de 2002, qui a vu le FN végéter pour finalement s'effondrer face à Nicolas Sarkozy ? Elle peut sans doute se maintenir à la tête du FN, mais, comme JMLP entre 2002 et 2010, ce serait pour présider un cycle pour rien. Un cycle où ni les cadres, ni les militants, ni les électeurs ne croiront plus la victoire possible à l’horizon visible. Le FN deviendra-t-il un parti adulte ? La perdante se retire, les adhérents votent pour la remplacer.

Il faut également faire attention aux analyses biaisées qui consistent à comparer 2002 (18% au second tour) à 2017 (34% au second tour). D'une part Marine Le Pen n'a gagné que 4 points

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Le Front national a cru, ou feint de croire, qu’il pouvait arriver tout seul au pouvoir

Jean-Yves Le Gallou est interrogé dans Présent. Extrait :

"Pourquoi les conditions d’une recomposition à droite ne sont-elles pas encore totalement réunies ?

Parce que les uns et les autres sont échaudés par 30 ans de relations conflictuelles. Face à la diabolisation, le Front national a cru, ou feint de croire, qu’il pouvait arriver tout seul au pouvoir ou qu’il lui suffisait de draguer des personnalités isolées comme Guaino. Non ! il lui faut des alliés structurés. De ce point de vue, l’accord avec Nicolas Dupont-Aignan est une étape historique. Le cordon sanitaire est brisé. Les rapprochements avec la « droite hors les murs » sont aussi nécessaires, comme n’ont cessé de le dire Robert Ménard et Karim Ouchikh. Marine Le Pen doit tendre la main à tous ces hommes et ces femmes prêts à se rapprocher, et ne pas donner l’impression que pour elle « il n’y aurait bon bec qu’à gauche ». Il faut mobiliser au profit de la candidate nationale les orphelins du fillonnisme. D’autant que la défense de l’identité culturelle et anthropologique est un thème partagé. Face à Macron, c’est un choix de civilisation. Le choix d’une civilisation française, européenne et chrétienne face au nihilisme marchand, porte ouverte à l’islamisme."

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Le Front National a compté dans ses rangs de très nombreux résistants et déportés

Lu sur le site Languedoc Infos à l'heure où la seconde guerre mondiale revient sur le devant de la scène. Ce rappel permet aussi de comprendre pourquoi Nicolas Dupont-Aignan, en tant que gaulliste, n'est pas effrayé par un ralliement vers Marine Le Pen :

"Si le parti de Marine Le Pen est présenté régulièrement par ses adversaires comme un parti de « collabos », il ne faut pas oublier que le Front National a compté dans ses rangs, et depuis sa fondation, de nombreux résistants et déportés dont voici quelques noms célèbres :

HoleindreMaître Jean-Baptiste BIAGGI, avocat, ancien député de Paris, ancien conseiller régional de Corse, ancien maire de Cagnano (Corse), officier de la Légion d’honneur, Croix de Guerre 1939-1945, médaille de la Résistance.

Rolande BIRGY, ancienne de la JOC (1928), membre du Sillon catholique (1930), de la CFTC (1929) et du MRP (1945), résistante (Réseau Valette d’Osia), croix du Combattant volontaire de la résistance, Yad-Waschem (titre de « Juste » décerné par l’Etat d’Israël, en 1984), membre de SOS Tout Petits.

Jean-Charles BLOCH, Croix de Guerre, Président du comité des Français Juifs.

Roger BLOCH (Var), commerçant (ER), Croix du combattant 1939-1945, médaille des opérations de sécurité en Algérie, Reconnaissance de la Nation pour faits exceptionnels, ancien conseiller municipal de Toulon.

Nicole de BOISGUILBERT, médaille de la Résistance.

Claude BRABANT (Cher), ancien combattant, réfractaire au STO, évadé de France (1943), agriculteur-éleveur, maire (H) d’Annoix (30 ans), père de 7 enfants, chevalier du Mérite agricole.

Jean-Louis de CAMARET (Vaucluse),

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Sarkozy rejoint Macron et donne naissance au seul parti de droite en France, le Front National

La longue liste des ténors de ce qui fut la dernière illusion de droite française, le parti "Les Républicains", s'allonge à qui mettra le plus d'effet dans son annonce de ralliement au candidat socialiste. Hier, ce fut le tour de Sarkozy. Car si la primaire s'est avérée catastrophique pour la droite, elle restera comme la plus grande manipulation politique de cette campagne réussie par la gauche. 

En effet, à Flamby 1er devenait succéder un Flanc-bis et le PS a su faire son autocritique et trouver ses deux principales faiblesses : 

  • un parti divisé avec des frondeurs de plus en plus nombreux et gênants,
  • une image détruite par François Hollande.

Pour se donner un successeur, le président de la République qui fut quand même le patron du PS pendant 10 ans et qui y avait acquis les ficelles du métier de prestidigitateur, a su mettre en place la stratégie qu'il fallait : 

  • laisser élire un frondeur à la primaire pour le laisser endosser la sale image du parti des loosers et disparaître avec (pari gagné même s'il a été facilité par un Hamon aussi benêt qu'absent);
  • préparer le terrain discrètement à un candidat de sa propre écurie (soutenu par tout ce que la gauche compte de perversion (mondialisme, lobbies, finances, etc.) et lui ouvrir la voie sans l'empreinte d'un parti ni l'environnement d'hommes ou de femmes gênants.

AcAinsi, sans vergogne, Macron est sorti du chapeau, lapin agité livré à lui-même qui attire à lui les faveurs de ses petits copains et

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Paul-Marie Coûteaux prédit un rapprochement inéluctable avec le Front national

A Famille chrétienne :

« Il y a une porosité grandissante entre la droite et le FN, et il est devenu difficile à Marine Le Pen d’aller chercher d’autres électeurs à gauche. La réconciliation des droites est inscrite dans les étoiles ! »

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Front national : Florian Philippot perdrait de son influence

Lu dans le JDD :

Images-9"Et si l'indispensable ­Florian Philippot était de moins en moins… indispensable? Début février à Lyon, le vice-président du Front n'avait pas écrit le discours de lancement de campagne de la candidate, pas plus que son frère Damien, pourtant chargé depuis le mois de décembre du pôle rédaction au QG. C'est ­Philippe Olivier, le mari de Marie-Caroline, la sœur de Marine Le Pen, qui avait choisi les mots de la candidate et affûté les formules droitières, célébrant l'héritage chrétien de la France et ses valeurs.

Au sein du FN, Philippe Olivier, le patron de la cellule "idées-image", devenu l'un des pivots de la campagne, ­défend une ligne identitaire, privilégiant les thèmes de l'immigration, de l'islamisation et de la culture plutôt que ceux de l'économie, de la sortie de l'euro et du social chers au souverainiste Philippot. Et c'est Philippe ­Vardon, conseiller régional en Paca, ancien patron de Nissa Rebela et issu de la mouvance identitaire, qui a conçu le clip de la candidate… L'influence de ces deux hommes très proches de Marion Maréchal-Le Pen – l'un est son oncle, l'autre sa recrue ­niçoise – illustre le changement de cap de la candidate.

[…] La popularité au FN de ­Marion Maréchal-Le Pen n'explique cependant pas à elle seule le ­virage idéologique de sa tante. La primaire de la droite a montré l'existence d'un électorat foncièrement conservateur, nourri des valeurs de La Manif pour tous, mobilisé et antisystème… En novembre, ces électeurs avaient choisi François Fillon. Mais fin janvier, le "Penelopegate"

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Un gouvernement de Marine Le Pen ressemblera au Front National et à l’ouverture à la droite conservatrice

Extraits d'un long entretien de Marion Maréchal Le Pen à Boulevard Voltaire :

Capture d’écran 2017-02-25 à 11.55.01"[…] on a pu aller au fond des choses et éviter les caricatures – il y en a beaucoup, souvent construites par nos adversaires de droite. Caricature sur l’augmentation du SMIC qui n’a jamais été dans le programme du Front National, caricature sur la mélenchonisation du programme économique qui est complètement absurde lorsqu’on s’y penche attentivement. Caricature, aussi, concernant une prétendue laïcisation des espaces publics qui ferait fi des racines chrétiennes de la France alors que précisément nous souhaitons dans la constitution remettre en avant et protéger ce patrimoine chrétien de la France… […]

[O]n constate une rupture, surtout sociologique, entre la droite conservatrice, dite bourgeoise – pas dans le mauvais sens du terme – dont les enfants sortent plutôt de grandes écoles, et cette France déclassée, des classes moyennes en difficulté, voire des classes populaires. Les préoccupations du quotidien ne sont pas les mêmes, mais il y a en effet une aspiration identitaire des deux côtés : la question immigration ou sécurité, la plus prégnante chez les classes populaires, est évidemment identitaire – on refuse la disparition de la culture française au profit d’une culture étrangère – mais la question de la lutte contre le mariage homosexuel ou contre la GPA ou la PMA est aussi un combat identitaire, puisque l’identité de la France, c’est aussi l’idée que l’on se fait de la dignité humaine, du respect de l’enfant, de sa filiation, de son enracinement. Ces deux classes sociologiques

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