Archives par étiquette : l’euthanasie

Comme la sédation jusqu’à la mort n’est pas « officiellement » de l’euthanasie, les soignants ne peuvent pas invoquer l’objection de conscience

Confrontée comme infirmière à la sédation terminale, paravent législatif de l’euthanasie, Odile Guinnepain a fondé « Nos mains ne tueront pas ».  Cette antenne d’écoute et de formation au sein de « Choisir la vie » est une réponse pour soutenir les soignants qui veulent soulager et non pas achever le malade. Elle explique dans L'Homme Nouveau :

"[…] La loi Claeys-Leonetti a provoqué le déclic. Cette loi « créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie » (dont il est intéressant de souligner qu'elle ne concerne pas que les malades en fin de vie !) propose, dans son article 3, la sédation jusqu’à la mort sous certaines conditions. Par expérience, je pressentais alors que cela aboutirait à de nombreuses euthanasies déguisées. Mais comme, justement, il ne s’agit pas « officiellement » d’euthanasie, les soignants ne peuvent invoquer l’objection de conscience. Ce sont ces deux réalités qui ont généré l'idée de dire « non » et de le manifester. […]

Au début de ma carrière, j’ai moi-même été témoins d'actes d'avortement et d’euthanasie, j'ai donc quitté le lieu où je travaillais. Aujourd’hui, j’ai la chance d’être responsable de l’organisation des soins palliatifs là où ou j’exerce. J’aide donc à développer des démarches palliatives dans le respect des personnes et nous n’avons pas à pratiquer de sédation terminale désordonnée car nous anticipons les problèmes, nous cherchons toujours à comprendre nos patients. J’ajoute que nous leur proposons le sacrement des malades qui les apaise d’une manière incroyable. En fait, comme le préconisent les soins palliatifs, nous avons

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Envoyé Spécial démonte le sondage truqué de l’ADMD sur l’euthanasie

Capture d’écran 2017-04-15 à 09.38.41Envoyé spécial s'est consacré aux "Secrets des sondages". Après une introduction relative à l'élection présidentielle, les journalistes se penchent sur la question de l'euthanasie et sur un sondage commandé par l' "association pour le droit de mourir dans la dignité" qui donne un résultat de 95% de personnes favorables à l'euthanasie ! Le reportage explique la manipulation du sondage en question, ce qui est assez rare pour être soulevé. Un reportage honnête (vers 21mn30).

Pour le journaliste, il s’agit d’ « un chiffre massif qui tombe à point nommé en pleine campagne présidentielle. (…) Un sondage avec des chiffres aussi élevés, c’est quand même rare ».  Il s’est donc interrogé sur la manière dont la question avait été formulée:

« certaines personnes souffrant de maladies insupportables et incurables demandent parfois aux médecins une euthanasie, c’est-à-dire qu’on mette fin à leur vie, sans souffrance. Selon vous, la loi française devrait-t-elle autoriser les médecins à mettre fin, sans souffrance, à la vie de ces personnes atteintes de maladies insupportables et incurables si elles le demandent ? »

Se demandant si ces questions sont formulées pour orienter les réponses, le journaliste interroge Alain Garrigou, directeur de l’Observatoire des sondages, qui répond qu’à la lecture de la question, cela lui saute aux yeux :

« je vois deux fois souffrance. Insupportable. Incurable. Nous sommes dans l’ordre, là, de la compassion. (…) C’est une question qui incite à la compassion et qui fait de celui qui ne l’accepte pas une sorte de salaud.

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L’euthanasie devant la justice

2 affaires concomitantes  : l'affaire Marwa et une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) au sujet de la loi Claeys-Leonetti.

Le juge des référés du Conseil d’État confirme l’injonction de reprendre les soins de Marwa : 

"1. Dans l’ordonnance de ce jour, le juge des référés du Conseil d’État commence par rappeler qu’il doit exercer un office particulier s’agissant d’une décision d’arrêt de traitements. En principe, le juge du référé-liberté, qui se prononce dans un très bref délai, ne peut faire cesser une atteinte à une liberté fondamentale que lorsqu’elle est manifestement illégale. Toutefois, s’agissant de la décision d’interrompre ou de ne pas entreprendre un traitement au motif qu’il traduirait une obstination déraisonnable, dont l’exécution porte atteinte à la vie de manière irréversible, le juge des référés ordonne les mesures de sauvegarde dès lors qu’il estime que cette décision ne relève pas des hypothèses prévues par la loi.

2. Le juge des référés du Conseil d’État examine ensuite si les conditions posées par la loi pour interrompre les traitements d’une personne hors d’état d’exprimer sa volonté (procédure appliquée par l’hôpital) étaient remplies. Il se place dans le cadre de sa jurisprudence récente (CE, Assemblée, 24 juin 2014, Mme Rachel L. et autres), qui prévoit que le médecin en charge doit se fonder sur un ensemble d’éléments médicaux et non médicaux dont le poids respectif dépend des circonstances particulières à chaque patient. En l’espèce, le juge des référés du Conseil d’État estime qu’au vu des éléments médicaux et non médicaux, les conditions posées par

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L’Association américaine de psychiatrie s’insurge contre l’euthanasie des patients

LogoAAPL'Association américaine de psychiatrie (AAP) s’en prend aux lois sur l'euthanasie en Belgique, aux Pays-Bas, et 

« partout ailleurs où l'on aide des patients psychiatriques qui ne sont pas en stade terminal à se suicider, ou qui sont littéralement tués à coup d'injections mortelles, souvent par leurs propres psychiatres traitants ». 

C’est « immoral » pour un psychiatre, dit l’AAP, d'assister au « suicide », « la mise à disposition de moyens » et « l'administration de l'injection mortelle » sont « inadmissibles ».

Le ministre belge de la Santé, Maggie De Block, s’est insurgée contre cette ingérence américaine qui est une agression contre la démocratie : 

« Chacun a le droit d'avoir une opinion. Le parlement a mené un débat de fond sur la loi sur l'euthanasie. Et notre loi en est le résultat final. Je ne vois pas ce que les Américains viennent faire dans ce débat. »

Le président de l'Union professionnelle belge des médecins spécialistes en psychiatrie, Geert Dom, dit qu’il ne faut pas sous-estimer

« le regard qu'on porte à l'étranger sur nos lois très progressives à l'échelle internationale sur l'euthanasie ». 

Par conséquent, il dit prendre la déclaration de l’AAP au sérieux, surtout au vu de l'influence de cette association :

« L'association professionnelle américaine publie le DSM (Manuel diagnostic et statistique des troubles mentaux), notre bible diagnostique. Cette position peut donc certainement susciter le débat et j'espère qu'on pourra le faire sans paniquer. »

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Affirmer la dignité : Comment l’euthanasie change-t-elle une culture ?

Mourir dans la dignité : quel est le rôle du droit et de la politique lorsqu'il s'agit de construire une culture valorisant la vie à chaque instant? Le 28 novembre, le bureau bruxellois d'ADF International a lancé la campagne « Affirmer la dignité » ou #AffirmingDignity. Plusieurs vidéos de court métrage traitent de cette question de société et demandent un nouveau débat sur ce qu’est la mort dans la dignité. Sophia Kuby, responsable du bureau bruxellois d'ADF International, indique :

« Une société humaine et juste prend soin de ses membres les plus fragiles. Les exemples de la Belgique et des Pays-Bas montrent que la légalisation de l’euthanasie nous entraîne forcement sur une pente glissante. Une fois ouvertes les portes de la mise à mort intentionnelle, l’effet d’engrenage ne s’arrêtera plus. Si la catégorie subjective d’une ‘souffrance insupportable’ justifie de prendre la vie de quelqu’un, la culture prend inévitablement le chemin de la suppression de ceux qui sont âgés, malades, psychologiquement fragiles, handicapés».

« Jamais autant de personnes ne sont mortes de l’euthanasie en Belgique qu’en 2015. En 14 ans, les cas d’euthanasie ont centuplé. Devant une telle augmentation, il faut un débat public franc et sérieux. Les lois existantes doivent être réformées. Beaucoup de pays regardent la Belgique et les Pays-Bas. Nos vidéos donnent le message suivant : « Choisissez un meilleur chemin et évitez cette catastrophe culturelle qu’est l’euthanasie légalisée ».

En Belgique et aux Pays-Bas, l'euthanasie n'est pas seulement légalisée en cas de maladie terminale. La loi permet également aux personnes

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Promotion de l’euthanasie sur RCF : la radio reconnaît son erreur

Dans un communiqué dont voici un extrait (voir le post du 4 mai) :

"[…] Cette émission a été produite et diffusée sur RCF Tours, par un producteur bénévole dans le cadre d'une émission culturelle hebdomadaire. Il ne s’agit donc pas du tout d’une émission diffusée par l’ensemble du réseau des 63 radios locales comme le laissait supposer la pétition.

La direction de RCF Tours a reconnu l’erreur de traitement éditorial d’un sujet aussi sensible. Le principe d'une telle invitation n'est pas à remettre en cause, car RCF favorise la liberté d’expression. Toutefois, il était indispensable en l’occurrence de le faire dans le cadre d'un débat contradictoire, ou au minimum, en ayant le souci d’apporter une contradiction à la position de M. Romero, en s'appuyant sur la position très claire de l'Église catholique sur le sujet. Il apparaît que cela n'a pas été fait dans cette émission et que cela pouvait laisser croire que la radio locale approuvait, voire même, soutenait cette position. RCF Tours présente ses excuses et travaille à la programmation d’une nouvelle émission pour repréciser les choses. […]"

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RCF fait la promotion de l’euthanasie

Jean-Luc Roméro, militant de la culture de mort (euthanasie et LGBT), était l’invité de RCF Tours le 29 avril, dans l’émission d’actualités « Ce soir on improvise », pour parler de la conférence qu’il allait tenir dans la région au nom de l’ADMD, et faire la publicité pour son livre de propagande euthanasique.

En fin d’émission, l’équipe de la radio a fièrement posé avec Roméro et son livre.

R

L’affaire ayant fait scandale, le podcast de l’émission a été supprimé sur le site national de RCF. Mais pas sur la page Facebook de l’émission

Une pétition a été lancée, mais elle multiplie les inexactitudes.

Vous pouvez envoyer un message ici.

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L’euthanasie : 4% des morts aux Pays-Bas

Le Rapport annuel 2015 des comités régionaux de surveillance de l’euthanasie aux Pays Bas révèle une hausse de 50% du nombre d’euthanasies et suicides assistés depuis 2011.

En 2015, sur les 147 010 personnes décédées, 5 516 concernaient une euthanasie ou un suicide assisté. Soit environ 4%.

Le rapport note une « augmentation significative des déclarations d’euthanasies de patients atteints de démence ou de troubles psychiatriques », qui s’élèvent à 165 cas contre  122 en 2014.

Dans quatre dossiers,

« les comités régionaux de surveillance ont jugé que le médecin n’avait pas respecté certaines conditions légales encadrant la pratique de l’euthanasie ».

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Belgique : remise en cause de la loi sur l’euthanasie ?

Lu ici :

"Ces derniers mois, la question de l’euthanasie pour cause de souffrance psychique est revenue plusieurs fois sur le devant de l’actualité en Belgique. A chaque fois, le même débat se pose. Une maladie purement psychique peut-elle être jugée incurable au point de conduire au geste d’euthanasie ? Une question qui divise les experts. Pour Dominique Lossignol, un des spécialistes belges de la douleur les plus renommés et chef de clinique à l’Institut Jules Bordet (ULB), la réponse est affirmative et ceux qui disent le contraire « tentent d’en tirer argument pour faire peser une menace sur l’ensemble de la loi de dépénalisation de l’euthanasie ou pour en exclure les causes psychiques ». A l’inverse, Ariane Bazan, professeure à l’ULB, estime qu’« il faut changer l’offre de soins et ne pas faire droit à la demande de mourir de gens aussi désespérés » que ceux qui demandent l’euthanasie pour des causes psychiques.

Afin de trancher ce débat délicat, la Commission nationale de bioéthique va se prononcer ce mardi sur les bonnes balises à appliquer aux « cas psychiques ». De quoi peut-être aboutir à un changement de la loi."

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Vers une restriction de l’euthanasie en Belgique ?

C'est le souhait de parlementaires, suite à plusieurs polémiques. Extrait de l'article de Pierre Jova dans Le Figaro :

"Un reportage diffusé mardi par la VRT, la télévision et radio publique flamande, a rouvert la polémique. Il relatait le cas de Tine Nys, jeune femme de 38 ans ayant demandé une euthanasie en 2010, pour souffrances psychiques liées à une séparation. Ses soeurs estiment aujourd'hui que les médecins ont procédé trop rapidement à l'euthanasie, sans lui proposer de traitements. A l'occasion de cette affaire, l'ancien ministre des Finances et chef du groupe chrétien-démocrate flamand (CD&V) au Sénat belge, Steven Vanackere, plaide pour une évaluation de l'euthanasie: «Il y a beaucoup de manquements dans la loi», a-t-il déclaré à la VRT mercredi.

Dépénalisée en Belgique en 2002, l'euthanasie est ouverte aux adultes faisant état «d'une souffrance physique ou psychique constante et insupportable qui ne peut être apaisée». En février 2014, elle a été étendue aux mineurs. Selon la Commission fédérale de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie, citée par le site d'informations belge 7sur7, plus de 2000 déclarations ont été enregistrées en Belgique en 2015.

La «souffrance psychique» et la Commission de contrôle en débat

Interrogé par Le Figaro, Steven Vanackere affirme qu'il défend une révision, et non une abrogation. «Nous ne voulons pas supprimer la loi, mais évaluer les dérives», précise-t-il. «La loi est là, il n'y aura pas de majorité pour revenir totalement dessus. Mais elle peut être modifiée sur

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L’euthanasie fermement rejetée au Parlement européen

Communiqué de la FAFCE :

"« Déclaration écrite sur la dignité en fin de vie »: tel était le titre d’une déclaration écrite qui a échoué la semaine dernière, faute de soutien de la majorité des eurodéputés requise.

En utilisant des termes trompeurs et faisant fi du principe de subsidiarité, cette déclaration écrite stipulait que « Tous les citoyens européens, quelle que soit leur nationalité, qui se trouvent à une phase avancée ou en phase terminale d'une maladie incurable occasionnant des souffrances physiques ou mentales insupportables qui ne peuvent pas être atténuées, devraient pouvoir bénéficier d'une assistance médicale en vue de mettre un terme à leur vie dans la dignité ». Autrement dit, cette déclaration faisait la promotion de l’euthanasie.

Bien qu’une déclaration écrite ne puisse pas être considérée comme une position officielle du Parlement européen, mais seulement comme une expression des eurodéputés l’ayant signée, il est encourageant de constater que seuls 95 des 751 députés l’ont soutenue.

Le Président de la FAFCE, Antoine Renard, souligne “la présence du lobby pro-euthanasie qui commence à travailler activement au sein du Parlement européen. Cela crée le risque que l’attention des décideurs politiques européens soit détournée de ce que l’UE peut réellement faire pour soutenir et promouvoir de bonnes pratiques dans les Etats membres dans le domaine des soins palliatifs et le soutien aux familles qui soignent des personnes à la fin de leur vie. L’échec de cette déclaration écrite montre que la dignité humaine ne peut pas être un champ de bataille pour des

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