Archives par étiquette : l’économie

Lettre à mes filles sur la boîte noire de l’économie 5/5

BN ouverte

(Suite de Partie 1/5, Marché, concurrence et morale, ici en lien, de la Partie 2/5, Hors de la com, l’économie réelle aurait du potentiel, ici en lien, de la Partie 3/5, L’eugénisme marchand concentrent les folies humaines, ici en lien et de la Partie 4/5, L’amnésie du réel et le «compromat» méthodologique, ici en lien

Partie 5/5 : Les drames des territoires, drames humains et folies de la prédation

L’économie dans le réel, n’est pas binaire, il ne sert à rien de critiquer en soi la recherche d’activités profitables, voire la maximisation de bénéfice, comme certains autres esprits provocateurs et captés aussi par l’idéologie le proposent. L’activité entrepreneuriale vraie n’est en aucun sens une condamnation des gens, des espaces et des pays. C’est seulement quand la mesure se perd dans l’incitation frauduleuse, qu’elle est capable de perdre tout lien avec le réel, en faisant table rase de ses expériences. Ces opérations de destruction cependant existent ; des mots ont été inventés à cet effet, des mots trop longtemps à la mode, mais des mots qui ratatinent : comme «recentrer sur le coeur de métier». Traduisons : recentrage pour rassembler ce qu’il reste comme profit dans un environnement de pénurie entretenue. Le résultat on le connaît aussi : virer les acteurs, dépecer l’entité pour concentrer les gains… En somme il s’agit bien de se nourrir sur la bête pour revenir à un vocabulaire zoologique.

Délocaliser, envoyer les métiers au loin, embaucher ailleurs pour baisser les couts,

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Elections : Lettre à mes filles sur la boite noire de l’économie 4/5

BN 4:5(Suite de Partie 1/5 : Marché, concurrence et morale, ici en lien), de la Partie 2/5 : Hors de la com, l’économie réelle aurait du potentiel, ici en lien, et de Partie 3/5 L’eugénisme marchand concentrent les folies humaines, ici en lien)

Partie 4/5 L’amnésie du réel et le «compromat» méthodologique

L’amnésie économique face au réel est profondément ancrée dans des fondements institutionnels dogmatiques, des habitudes et des positions acquises : une bonne quarantaine d’économistes médiatisés assurent chaque cinq ans, l’impossibilité de faire autrement l’économie. Les media les présentent comme des forces de loi, alors que ces spécialistes n’ont ni argument, ni penchant pour s’intéresser à l’activité économique réelle d’un pays.

Et même, par esprit de contradiction malvenu, s'ils voulaient s’intéresser au réel, ce ne serait pour eux, pas "porteur" professionnellement… L’activité économique réelle appartient à un étage de l’économie qui n’intéresse que quelques personnes… un espace de «has beens». C’est du moins ce que les media et leur sphère tentent de nous faire croire. 

A un moment de l’histoire économique, ces activités réelles de l’économie pouvaient être identifiées, à ce qu’on a appelé la «meso-économie», sorte d’entre-deux entre la micro-économie et la macro-économie. Ces dernières, considérées comme les plus nobles de la discipline ont eu la docilité, assez paradoxale, de se laisser rassembler pour former un corpus complet. Dans cette construction théorique de la convergence, -nommée approche standard de l’économie-, automatiquement «l’économie du milieu» a été oubliée, comme écrasée dans l’insignifiance…

Le réel

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Elections : Lettre à mes filles sur la boite noire de l’économie 3/5

BN 3:5(Suite de Partie 1/5 : Marché, concurrence et morale, ici en lien et de la Partie 2/5 : Hors de la com, l’économie réelle aurait du potentiel ici le lien)

Partie 3/5 : L’eugénisme marchand concentrent les folies humaines

C’est à partir de l’avènement du dogme de la fin de l’histoire que l’économie et les économistes ont été réduits à l’impuissance, et à l’erreur… La discipline s’est figée dans une idéologie inertielle, un système clos, développé à partir d’un modèle dit «d’équilibre général»… Un modèle qui pense avant tout l’inertie. En même temps, la discipline s’est pliée à une religion de l’argent roi omnipotente. Rien de nouveau finalement, l’éternel veau d’or qui revient quand les esprits faiblissent et que Satan s’y glisse.

Avec la symbolique de la fin, l’équilibre en point final devait rendre compte de la victoire d’un modèle économique sur un autre et cela universellement et jusqu’à la fin des temps. Ce fut une prétention hors de la science et du réel avec ses incertitudes. Elle a laissé hors de son champ d’analyse les effets dynamiques des mécanismes économiques. Il suffisait de rêver et de se laisser porter… et ce fut ainsi car l’âme est faible!

Il en résulta un beau «pot de glu» pour la profession des économistes, un immobilisme paisible pour ceux qui aiment reposer ainsi. L’économie est devenu «hors-sol», assignée à n’être qu’un dogme fixe, servi à toutes les sauces, de façon identique, dans chaque région et pays du monde avec détermination et

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Elections : Lettre à mes filles sur la boîte noire de l’économie 2/5

BN 2:5
(Suite de la partie 1/5 : Marché, concurrence et morale, ici en lien)

Partie 2/5 : Hors de la com, l’économie réelle aurait du potentiel

Il fut pourtant un temps où l’économie marchande et des stratégies d’aménagement (planification?) cohabitaient pour construire et reconstruire des pays… Notre pays en particulier. Des mots peuvent devenir progressivement ou brutalement de gros mots, comme nous l'avons vu avec «populisme», gros mot du présent ; «planification» en son temps a été aussi déconstruit de son sens. Il faut pourtant des plans et des projets globaux pour faire de l’aménagement du territoire. Se satisfaire de projets émiettés, privés de cohérence et de structure, faute d’infrastructures réfléchies, c’est accroître le coût des activités de tous les acteurs économiques, et en premier lieu, mettre en péril leur sécurité. Ce constat peut être fait dans bien des domaines et sur bien des territoires…  On apprend actuellement à se souvenir combien la sécurité est précieuse mais aussi bien fragile! L’économie d’un pays n’a jamais été un «bidon ville» de projets plus ou moins aboutis…  Elle ne trouve son sens que dans un panorama cohérent de réseaux d’échanges entre acteurs qui se respectent au sein d’infrastructures pensées. Cette cohérence ne résulte pas de la main invisible du marché (au-delà du symbole) qui l’instaurerait avec une baguette magique, elle se construit.

Notre cohérence des espaces de vie en France, est le fruit de tâtonnement millénaire, de chocs, de destructions et de reconstructions, d’apprentissages. Et parfois pour

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Elections : Lettre à mes filles sur la boîte noire de l’économie 1/5

Boite noire

Que les questions de sociétés sont très liées voire très imbriquées avec les questions économiques, telle est bien le message que je souhaite faire passer à mes filles alors qu’elles s’apprêtent à voter aux élections présidentielle pour la première fois.

Voici en 5 moments les réflexions économiques qui éclairent et démystifient la boite noire de l'économique.

Partie 1/5 : Marché, concurrence et morale

La rhétorique du marché a toujours une grande popularité auprès d’une bonne partie des candidats à la présidence, certainement un héritage des enseignements d’économie au sein de la prestigieuse Ecole Nationale d’Administration (ENA). Fruit des enseignements économiques depuis plus de 30 ans, cette rhétorique mérite ainsi une attention toute particulière dans le contexte présent. Il y est décrit des marchés tout-puissants qui assurent la liberté des transactions en gage d’efficacité…

La dureté de la crise économique réelle provoquée par des désastres financiers n’a en rien altéré ce récit. Il fut décidé que la politique économique et la finance devaient être exonérées et que ce sont les êtres humains, en tant qu’acteurs économiques, qui doivent s’adapter et souffrir… Paradoxalement cette décision fut prise au nom de la modernité, du progrès et de la concurrence nécessaire au sein du monde globalisé. Ce faisant, à ce principe de globalisation a été attribué la légitimité de trier les gagnants des perdants, sans compromis. Les droits de l’homme sont ainsi posés en termes bien particuliers aussi dans la sphère économique : encore un paradoxe.

Les marchés financiers dans l’ensemble des pays,

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Avant de sortir de l’euro, réformer l’économie

Capture d’écran 2017-03-24 à 22.17.24Pierre de Lauzun (X et ENA), Directeur général à la Fédération bancaire française et délégué général de l’Association française des marchés financiers, vient de publier un livre préfacé par Jacques Myard, Député-maire de Maisons-Laffite, intitulé EURO, vers la fin de la monnaie unique ?, question cruciale, souvent passionnée, surtout en pleine campagne présidentielle. 

De façon sereine et claire, l'auteur aborde la question de la monnaie, son histoire et son rôle, avant d'aborder cette question sur l'euro, monnaie qu'il considère être une erreur et par conséquent être un échec :

"[L]a principale déconvenue de l'euro est l'absence de convergence, après les illusions des premières années. Sur la croissance par exemple la divergence entre pays de la zone euro est considérable. Les performances allemandes sont indéniables, alors que l'Italie stagne depuis presque 20 ans. […] La zone euro ne fonctionne donc pas de façon optimale."

Néanmoins, maintenant que nous vivons avec, faut-il sortir de l’Euro ? Et si oui comment : seul ou en supprimant cette monnaie fédérale, voire en conservant cette monnaie commune à côté de monnaies nationales ? En termes simples, l'auteur décortique les différentes options qui s'offrent à nous et admet que la réponse n'est pas aussi évidente que certains le croient :

"En résumé, il n'est pas démontré que la sortie de l'euro serait juridiquement et comptablement désastreuse dans le cas de la France. Mais il y a un doute, et même en hypothèse favorable l'incertitude serait réelle, et la secousse appréciable."

Estimant cette opération très difficile à gérer politiquement, l'auteur préconise, avant

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Nous ne pourrons faire l’économie d’une réflexion en profondeur sur notre démographie

Membre du Comité Central du Front National, Agnès Marion est conseillère municipale du 7e arrondissement de Lyon et conseillère régionale à la région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle est la présidente du Cercle Fraternité dont le lancement a eu lieu le samedi 15 octobre à Paris. Le 16, elle est intervenue à La Manif Pour Tous. Concernant la politique familiale, elle fait cette déclaration intéressante au Rouge & Le Noir, montrant que la politique familiale ne peut pas être, telle une vertu devenue folle, décorrélée des problèmes migratoire et identitaire :

Am2-6f2ee"A travers la défense de la famille, cellule de base de la société qui est par nature le lieu de la transmission, nous avons un moyen de lutter concrètement contre la mondialisation et le déracinement dont elle se nourrit. C’est en effet avec l’histoire de sa famille, de sa lignée, que chaque Français peut s’inscrire dans la grande histoire de France. La France comme une personnalité héritée des siècles, vivante, incarnée, loin d’une conception abstraite de la Nation. Prendre soin des familles françaises c’est donc renouer avec la longue durée dont parle Marine Le Pen, cette mémoire française venue du fond les âges dont nous sommes dépositaires et que nous devons défendre pour la transmettre à nos enfants ! Mais, concomitamment, nous ne pourrons faire l’économie d’une réflexion en profondeur sur notre démographie et les conditions d’acquisition de notre citoyenneté. L’enjeu terrible, dramatique, immédiat qui nous fait face est que la natalité française, qu’il faut défendre, est en même temps le

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brexit

Brexit : l’effondrement annoncé de l’économie britannique n’a pas lieu

Eh oui, on nous avait déjà fait le coup du catastrophisme provoqué par des décisions non politiquement correct :

"Les première statistiques indiquent que, contrairement à ce que craignaient certains économistes, les consommateurs n'ont pas paniqué juste après le référendum. Les ventes au détail ont même progressé de 1,4% en juillet.

Au Royaume-Uni, depuis le Brexit, on surveille de très près les conséquences sur l'économie. L’immense majorité des économistes prévoit un fort ralentissement de la croissance, voire une légère récession. Mais jusqu’à présent, on n’avait pas de statistiques économiques. Ca vient de changer, avec de premiers chiffres aujourd’hui. Et c’est une surprise, c’est plutôt bon".

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L’économie britannique sortirait gagnante d’un départ de l’Union européenne

Images-2C'est ce que pense un groupe de huit économistes dans un rapport publié jeudi. Roger Bootle, le président du cabinet d'études Capital Economics, explique :

"Sur les 20 dernières années, le bilan économique de l'UE a été très faible comparé à d'autres pays développés, et ce pas seulement en raison de l'euro mais aussi d'une série de mauvaises décisions". "Le fardeau réglementaire, la mauvaise utilisation des fonds de l'UE et la focalisation de l'attention politique sur les questions de réforme de l'UE ont contribué à cette mauvaise performance économique".

Il fait partie d'un groupe de huit économistes indépendants regroupés sous la bannière "Economists for Brexit", dont Gerard Lyons, ancien économiste en chef de la banque Standard Chartered et aujourd'hui conseiller du maire conservateur de Londres Boris Johnson.

Ils réfutent les arguments du Trésor britannique et du chancelier de l'Échiquier George Osborne, qui ont estimé qu'une sortie de l'UE aurait de graves conséquences économiques et amputerait chaque foyer britannique d'environ 4300 livres (5540 euros) de revenus par an.

Ils développent les bénéfices qu'un Brexit apporterait du point de vue de la régulation, de l'emploi, de l'immigration ou encore de la place de la City de Londres en Europe. Ils défendent la simple application des règles de base de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) dans les rapports entre le Royaume-Uni et les pays de l'UE, sans négocier de nouvel accord :

"Quitter l'UE, sans négocier un nouvel accord avec l'UE et sans élever de nouvelles barrières commerciales, apporterait un gain d'environ 4% au

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Les catholiques et l’économie

Sur Riposte catholique, Cyril Brun constate que si les catholiques ont réinvesti le champ politique, ils n'ont pas encore réinvesti le monde économique :

"[…] Pourtant, il est impossible de prétendre œuvrer à la dignité intégrale de la personne humaine sans restaurer une vision juste et réaliste de l’homme jusque dans la sphère économique. Actuellement, la perception que les catholiques ont de l’économie ne leur permet pas d’être au monde économique ce qu’ils sont devenus dans l’espace politique, le rempart de la conscience. Le capitalisme est parfois tout juste toléré. Et alors que le socialisme est présenté en modèle par certains, le libéralisme est devenu l’étendard pour d’autres croyants. Le rassemblement des catholiques sur les questions « sociétales » s’est fait par le réveil de la conscience et son adéquation à la raison grâce à l’immense travail des papes et de nombreux catholiques engagés pour la défense de la vie. Ce réveil des consciences gagne de plus en plus les non catholiques précisément parce qu’il est en adéquation avec le réel que nie l’idéologie officielle du gender. L’unité des catholiques sur les questions économiques passera elle aussi par le réveil des consciences, lequel suppose une clarification de l’éthique chrétienne en la matière et la fin des anathèmes réciproques que se lancent sans discernement capitalistes, marxistes et libéraux, tous convaincus d’être les authentiques héritiers du Christ. La schizophrénie que vivent de nombreux catholiques entre leur vie professionnelle et leur vie de foi est suffisamment douloureuse pour qu’enfin le monde

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L’Etat cherche à taxer l’économie collaborative

L'Etat jacobin, omnipotent, n'aime pas la liberté. Le député socialiste Pascal Terrasse a été missionné par le premier ministre Manuel Valls sur l'économie collaborative. Un secteur qui représente plus de 15000 entreprises, pèse quelque 2,5 milliards de chiffre d'affaires en France et génère 13000 emplois salariés directs. L'économie collaborative repose sur l'innovation numérique et le travail en freelance (comme Blablacar ou Le Bon Coin). Un domaine que l'Etat tentaculaire ne connaît pas et pour lequel ses vieilles règles ne sont pas adaptées.

Dans son rapport qu'il doit rendre aujourd'hui au premier ministre, le député a préparé 19 propositions pour encadrer l'économie collaborative. Il suggère que les plateformes qui ont connaissance des revenus dégagés par leurs utilisateurs puissent en communiquer les montants aux administrations sociales et fiscales, pour éviter que les revenus n'échappent à toute fiscalité.

Le rapport demande ainsi une «clarification» de la distinction entre «revenu et partage de frais et celle de l'administration sociale sur la notion d'activité professionnelle».

«L'administration devra expliquer que certaines activités ne créent pas de revenu imposable (comme le covoiturage) et que, lorsqu'elles dépassent la pratique amateur, ces activités exigent que l'utilisateur s'enregistre en tant que professionnel».

Pascal Terrasse recommande un seuil compris entre 2000 et 3000 euros quand le Sénat propose de le fixer à 5000 euros. À partir de cette somme, l'activité serait jugée comme régulière et donc soumise à l'impôt. À l'inverse, toute personne en dessous ce seuil serait dispensée d'une quelconque fiscalité.

Pascal Terrasse évoque aussi

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