Archives par étiquette : Invoquer

Comme la sédation jusqu’à la mort n’est pas « officiellement » de l’euthanasie, les soignants ne peuvent pas invoquer l’objection de conscience

Confrontée comme infirmière à la sédation terminale, paravent législatif de l’euthanasie, Odile Guinnepain a fondé « Nos mains ne tueront pas ».  Cette antenne d’écoute et de formation au sein de « Choisir la vie » est une réponse pour soutenir les soignants qui veulent soulager et non pas achever le malade. Elle explique dans L'Homme Nouveau :

"[…] La loi Claeys-Leonetti a provoqué le déclic. Cette loi « créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie » (dont il est intéressant de souligner qu'elle ne concerne pas que les malades en fin de vie !) propose, dans son article 3, la sédation jusqu’à la mort sous certaines conditions. Par expérience, je pressentais alors que cela aboutirait à de nombreuses euthanasies déguisées. Mais comme, justement, il ne s’agit pas « officiellement » d’euthanasie, les soignants ne peuvent invoquer l’objection de conscience. Ce sont ces deux réalités qui ont généré l'idée de dire « non » et de le manifester. […]

Au début de ma carrière, j’ai moi-même été témoins d'actes d'avortement et d’euthanasie, j'ai donc quitté le lieu où je travaillais. Aujourd’hui, j’ai la chance d’être responsable de l’organisation des soins palliatifs là où ou j’exerce. J’aide donc à développer des démarches palliatives dans le respect des personnes et nous n’avons pas à pratiquer de sédation terminale désordonnée car nous anticipons les problèmes, nous cherchons toujours à comprendre nos patients. J’ajoute que nous leur proposons le sacrement des malades qui les apaise d’une manière incroyable. En fait, comme le préconisent les soins palliatifs, nous avons

Lire la suite de l'article

Le pape appelle la France à ne pas invoquer la liberté, l’égalité et la fraternité seulement « de façon incantatoire »

En recevant ce mercredi environ 200 élus de la région Auvergne Rhône-Alpes, en pèlerinage à Rome avec le cardinal Barbarin le Pape les a encouragés

«dans un contexte international marqué par des frustrations et des peurs, intensifiées par les attentats et la violence aveugle qui ont si profondément meurtri votre pays» à «rechercher et développer le sens du bien commun et de l'intérêt général».

François leur a souligné «la nécessité» de «retrouver le sens du politique» en particulier dans une société française «riche de diversité» mais à condition que

«les valeurs républicaines de liberté, égalité, fraternité ne soient pas seulement brandies de manière incantatoire, mais soient approfondies et comprises en référence à leur vrai fondement, qui est transcendent».

Pour le chef de l'Eglise catholique, c'est là «tout l'enjeu d'un véritable débat sur des valeurs» où «les chrétiens sont appelés à participer avec les croyants de toutes les religions et tous les hommes de bonne volonté».

Lire la suite de l'article

Invoquer Dieu dans la détresse

Un "best seller" catholique, s'il en est, l'Imitation de Jésus Christ, intemporel, indémodable, et surtout, très utile, nous apprend à invoquer Dieu dans la détresse :

  1. "Le Disciple Que ton nom soit béni pour l’éternité, Seigneur, car Tu as voulu me mettre à l’épreuve par cette détresse.

Et puisque je ne peux l’éviter, que pourrais-je faire d’autre si ce n’est m’en remettre à Toi pour que Tu m’apportes Ton soutien et me changes pour mon bien ?

Seigneur, je suis en pleine détresse ; mon cœur est en désarroi à cause de cette passion qui le tourmente fortement.

« Que dirai-je maintenant », ô Père bien aimé ? Mon âme est troublée. « Délivre-moi de cette heure » (Jean 12, 27).

Tu as permis que j’atteigne cette détresse d’âme pour que Tu sois glorifié lorsque j’aurai été très abattu et que Tu m’auras délivré.

Daigne, Seigneur, venir à mon secours parce que, pauvre créature, que puis-je faire et où irai-je sans toi ?

Donne-moi la patience, Seigneur, une fois encore. Étends-moi ta main, mon Dieu, et je n’aurai pas peur, quelle que soit la puissance de ma détresse.

  1. Que dirai-je dans l’état où je suis ? « Seigneur, que Ta volonté soit faite. » J’ai bien mérité l’angoisse et l’affliction dans lesquelles je me trouve (Matthieu 6, 10).

Il faut que j’en souffre ; et pourvu que ce soit avec patience, jusqu’à ce que cesse la tempête et que vienne le calme.

Ta main toute-puissante a le pouvoir d’éloigner de moi cette tentation et

Lire la suite de l'article