Archives par étiquette : été

Bruno Mégret : « Les électeurs de la droite nationale ont été dépossédés d’une partie de leurs idées »

Extrait de l'analyse de Bruno Mégret parue sur le site Polémia :

613977-bruno-megret-le-23-janvier-2014-a-paris"Quelle que soit l’importance en nombre de voix des résultats obtenus par la candidate du Front national, il est impossible de les qualifier de succès. Au premier tour, le score de 21,3% est à peine supérieur au score cumulé des deux candidats de la droite nationale en 2002. Quant au pourcentage de 33,9% obtenu au deuxième tour, il est en net retrait par rapport à ce que des reports de voix raisonnables pouvaient laisser espérer. Or, la configuration politique dans laquelle le FN abordait cette élection était exceptionnellement favorable (…)

Dans ce contexte, il est clair que le FN n’a rien vu de la fenêtre historique qui s’ouvrait devant lui. Les résultats médiocres obtenus par sa candidate sont en effet la conséquence directe de la stratégie qu’elle a adoptée. Au lieu de mettre en avant la lutte contre l’immigration et l’insécurité, elle a centré son discours sur la sortie de l’euro et de l’Europe, avec comme conséquence d’inquiéter et donc de faire fuir une partie de son électorat potentiel. Au lieu de préconiser un programme économique fondé sur la baisse de la fiscalité, des charges et des réglementations, elle a mis en avant un programme social digne de la gauche des années 1970, se coupant ainsi de l’électorat des PME, des artisans et des professions libérales pourtant proche d’elle. Au lieu de chercher à élargir son assise électorale par la droite où se trouvait sa principale réserve

Lire la suite de l'article

La dynamique de la La Manif Pour Tous a été brisée par Sens Commun

De Guillaume Bernard sur Aleteia :

C_gJcryXUAEQ4YY"[…] La stratégie des ténors de LR est très étonnante. Puisqu’ils déclarent chercher à gagner les législatives pour imposer une cohabitation au chef de l’État, pourquoi ont-ils choisi de soutenir (avec un empressement qui a choqué nombre de leurs partisans) l’un des deux finalistes de la présidentielle ? C’était dire implicitement qu’ils sont plus proches de l’un que de l’autre (alors que, sur ce point, la moitié de leur électorat ne partage pas leur position). En outre, quelle sera la crédibilité des candidats de ce parti quand ils affronteront les représentants d’Emmanuel Macron qu’ils ont contribué à faire élire ? En fait, LR est un parti profondément écartelé dont l’unité n’a, jusqu’à présent, été maintenu que par l’exercice ou l’espérance du pouvoir.

Quelle leçon tirer désormais du ralliement de Sens commun à François Fillon ? Etait-ce la meilleure opération à faire ?

Quant à Sens commun (sujet qui me navre très sincèrement), il y a évidemment eu de la naïveté à croire possible de changer un parti politique (LR) sans en prendre le contrôle. Les contraintes partisanes (comme les investitures pour les élections) sont telles que c’est le plus souvent le parti qui formate ses membres et non l’inverse. Que sont devenus les trotskistes ayant fait de l’entrisme au Parti socialiste parce qu’ils ne pouvaient entrer au Parti communiste stalinien ? « Au mieux », des sociaux-démocrates…

En outre, alors que la grande force de la Manif pour tous (LMPT) a été d’être un mouvement trans-partisan, je suis au regret de

Lire la suite de l'article

Après avoir été gazés par Manuel Valls, nous serons trainés au tribunal par Macron

Communiqué d'On Ne Lâche Rien :

On-ne-lache-rien-propo-finaleLIGHT_reference"Il y a cinq ans se levait le plus grand mouvement social du quinquennat de François Hollande : La Manif Pour Tous. Depuis cette date, nous, militants engagés dans ce grand combat pour la famille et le mariage, n’avons renoncé à aucun de nos objectifs politiques : l’abrogation de la loi Taubira, l’interdiction de la GPA, la réservation de la PMA aux couples hétérosexuels, la suppression de toute référence à l’idéologie du genre dans les programmes politiques et éducatifs officiels…

Le 16 avril 2017, le candidat Emmanuel Macron a écrit une « lettre ouverte aux personnes LGBTI » dans laquelle il nous menace en ces termes : « Près de quatre ans après le déchaînement de réactions anti-LGBTI ayant entouré le vote de la loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de personnes de même sexe, les blessures sont encore loin d’être pansées. (…) Ma priorité sera la lutte implacable contre les anti-LBTI dans toutes leurs dimensions. »

L’avertissement est explicite : après avoir été gazés par Manuel Valls, nous serons trainés au tribunal par Macron. La liberté d’expression, après avoir été foulée aux pieds sous Hollande, sera simplement supprimée sous Macron pour les défenseurs de la vie, de la famille et du mariage. La déclaration de guerre que nous adresse Emmanuel Macron est claire. Elle exige notre mobilisation à tous pour le faire battre dans les urnes. Face à l'alternative entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, la responsabilité que nous confère le combat mené

Lire la suite de l'article

A force de courir derrière Macron, Fillon a été abandonné par ses électeurs

Sur Atlantico, Guillaume Bernard analyse les raisons de l'échec de François Fillon :

Images-4"[…] François Fillon, lui, l'a emporté lors de la primaire de la droite avec une identité conservatrice (qu'elle soit fausse ou réelle). Or, il n'a cessé tout au long de la campagne de chercher à endiguer Emmanuel Macron en offrant une grande place au centre-droit et en particulier à l'UDI. Ce qui, sans aucun doute, a démobilisé une partie de ses électeurs qui ne lui ont finalement pas été fidèles. En fait, François Fillon a dorloté si j'ose dire la partie de l'électorat de droite modérée qui l'a finalement "trahie" et est passée chez Emmanuel Macron. Donc il faut essayer d'identifier les raisons de ce score (qui est médiocre) et la principale raison selon moi, c'est l'ambiguïté idéologique et stratégique de François Fillon. Il est désigné contre la ligne Juppé et il a pourtant cherché à satisfaire les revendications des juppéistes. C'est la ligne de fracture qui passe au sein de la droite et qui à mon sens risque dans les années à venir de faire que la recomposition à droite sera inévitable. Ils n'ont clairement pas assumé la droitisation de leur électorat. […]

Il y a trois types de fractures au sein de la droite : une fracture sociologique, idéologique et stratégique.

D'abord sociologique, c’est-à-dire la droite d'en haut et la droite d'en bas. Le parfait exemple se trouve dans la Manif pour tous.  Il y a la base qui se mobilise indépendamment de la

Lire la suite de l'article

Le terroriste des Champs-Elysées avait déjà été condamné pour avoir tiré sur des policiers

C9407pIW0AAzC3_Selon plusieurs médias, dont BFMTV et France 3, l’identité mentionnée sur la carte grise retrouvée dans le véhicule de l’assaillant est celle de Karim Cheurfi. Cet homme est né en 1977 à Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis) et vivrait à Chelles, en Seine-et-Marne.

Ce Français de 39 ans avait été condamné en février 2005 à 15 ans de réclusion pour trois tentatives d'homicide volontaire, dont deux visant des policiers. Il avait reconnu les faits lors de son procès en appel. En première instance en 2003 devant une cour d'assises, il avait été condamné à 20 ans de réclusion criminelle.

Son procès trouvait son origine dans une course-poursuite en 2001. Alors qu'il circulait au volant d'une voiture volée, armé d'un revolver, il avait percuté un véhicule conduit par deux jeunes frères, l'un d'eux étant élève gardien de la paix. Le chauffard avait pris la fuite à pied avant d'être rattrapé par le conducteur de la voiture percutée et son frère muni d'un brassard «police». Le chauffard avait tiré deux balles, les blessant grièvement au thorax. Il avait été arrêté peu après et placé en garde à vue sous un faux nom. Deux jours plus tard, il avait grièvement blessé un policier qui le sortait de sa cellule et dont il avait saisi l'arme, faisant feu à plusieurs reprises.

Il était visé par une enquête antiterroriste pour avoir manifesté son intention de tuer des policiers. L'Etat islamique a revendiqué l'attentat. Peu après 23h30, l'agence de propagande de Daech, Amaq, a revendiqué l'attaque en affirmant qu'elle

Lire la suite de l'article

Le juge pro-vie Neil Gorsuch a été confirmé par le Sénat à la Cour Suprême des Etats-Unis

Unknown-33Vendredi, le juge pro-famille Neil Gorsuch a été confirmé par le Sénat après une longue bataille parlementaire. Il remplace Antonin Scalia, décédé en février 2016 à 79 ans.

Neil Gorsuch, 49 ans, a été confirmé par 54 voix contre 45. 3 démocrates (qui veulent se faire réélire l’an prochain dans des Etats majoritairement républicains) ont voté pour lui. Face à l’obstruction des démocrates, qui n’ont pas digéré que les républicains, majoritaires, aient refusé de confirmer le candidat d’Obama l’an dernier, le Sénat a changé la règle de confirmation, passant d’une majorité qualifiée aux 3/5 (60 sénateurs) à une majorité simple (51).

Selon Yves Daoudal

Images-11"Cet épisode répond de façon éloquente aux milieux pro-vie qui se désolaient ou s’irritaient de l’audition de Neil Gorsuch devant le Sénat : celui qu’on avait présenté comme un juge pro-vie n’avait pas fait la moindre allusion qui permette de la classer ainsi, et s’était au contraire strictement attaché au respect de la légalité actuelle. On comprend pourquoi. Bien qu’il ait pris soin d’être parfaitement politiquement correct, il a fallu changer les règles pour que sa nomination soit confirmée. Tout « dérapage » aurait été fatal. Or ce qui compte est qu’il soit maintenant et définitivement juge à la Cour suprême, et si l’on se pose encore des questions, il suffit de voir comment les démocrates ont voulu à toute force l’en empêcher.

Cet épisode n’est pas sans lien avec la frappe américaine en Syrie. Le même jour, Donald Trump a nommé secrétaire à la Défense un vétéran pro-vie. Et l’on s’en

Lire la suite de l'article

De très nombreux fidèles ont été profondément troublés par des célébrations marquées par un subjectivisme superficiel et dévastateur

Du 29 mars au 1er avril se tiennent à Herzogenrath, au nord d'Aix-la-Chapelle, les 18èmes rencontres liturgiques de Cologne, intitulé : « La source de l’avenir », à l’occasion du 10e anniversaire du motu proprio Summorum Pontificum. Ne pouvant être présent lors de cette rencontre, le cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le Culte divin, a adressé aux organisateurs un message reproduit par le site de L'Homme nouveau. Extrait :

27854821810_040f50fdd8_o_810_500_55_s_c1"[…] La liturgie doit nous placer face à face avec Dieu dans une relation personnelle et d’intense intimité. Elle doit nous plonger dans l’intimité de la Très Sainte Trinité. Parlant de l’usus antiquior dans  sa Lettre d’accompagnement de Summorum Pontificum, le pape Benoît XVI disait que « aussitôt après le Concile Vatican II, on pouvait supposer que la demande de l’usage du Missel de 1962 aurait été limité à la génération plus âgée, celle qui avait grandi avec lui, mais entre-temps,  il est apparu clairement que des personnes jeunes découvraient également cette forme liturgique, se sentaient attirées par elle et y trouvaient une forme de rencontre avec le mystère de la Très Sainte Eucharistie qui leur convenait particulièrement ». Il s’agit d’une réalité incontournable, un vrai signe de notre temps. Quand les jeunes sont absents de la sainte liturgie, nous devons nous demander : pourquoi ? Nous devons veiller à ce que les célébrations selon l’usus recentior facilitent aussi cette rencontre, qu'elles conduisent les gens sur le chemin de la via pulchritudinis qui mène au Christ

Lire la suite de l'article

Aucune leçon n’a été tirée des émeutes de 2005

Selon Mylène Troszczynski, député FN au Parlement européen :

"« Manif pour Theo à Paris (Barbès) : vitrines brisées, voitures en feu. » Saint-Ouen-l’Aumône (95) : « Armés et cagoulés, les manifestants attaquent la police. ». Les Ulis (91) : « Le commissariat attaqué. » Dans le 93, « La manifestation vire à l’émeute à Bobigny et dans 21 communes proches. »

« Les banlieues en ébullition avant la présidentielle », conclut Le Figaro. Sebastian Roché, directeur de recherche au CNRS : « Tous les éléments sont là pour que le mouvement se diffuse. » Selon une étude menée en 2012 sur 25.000 jeunes, 65 % de ceux issus de minorités se déclaraient hostiles à la police.

Le président de la République se précipite au chevet de Theo alors qu’il ne s’était pas déplacé pour les policiers brûlés vifs dans leur voiture, et le show-biz condamne « les violences policières » dans une tribune de Libération.

Le syndicat France Police dénonce : « La présence même de François Hollande au “chevet” de “Theo” lui a de facto accordé le statut de victime de violences policières illégitimes. Le président de la République a ainsi condamné de fait les policiers dans cette affaire avant même qu’une décision de justice ne soit rendue. »

12.400 policiers blessés en opération en 2015. Pour faire respecter l’ordre.

Le show-biz et les dignitaires socialistes ne se sont pas émus. C’est le retour de « la haine anti-flic », comme écrit l’avocat Gilles-William Goldnadel : « À

Lire la suite de l'article

A la fin de l’Algérie française, des Européens et des musulmans fidèles à la France ont été victimes de crime contre l’humanité

Jean Sévillia réagit dans Le Figarovox aux propos d'Emmanuel Macron sur la colonisation en Algérie. Extrait :

"[…] Qualifier la colonisation d'acte de barbarie ou de crime contre l'humanité est un non-sens historique, un jugement sommaire, manichéen, qui passe sous silence la part positive de l'Algérie française, celle qui a conduit des Algériens musulmans à croire à la France et à s'engager pour elle. L'histoire a pour but de faire la vérité et non de jeter de l'huile sur le feu, mais, s'agissant de «barbarie», on pourrait rappeler que, dans les événements tragiques de la fin de l'Algérie française, des Européens d'Algérie ou des musulmans fidèles à la France ont été victimes d'actes aujourd'hui constitutifs du crime contre l'humanité. Si on veut vraiment faire de l'histoire, il faut tout mettre à plat. […]

Ajoutant que l'on ne construit rien sur «la culture de la culpabilisation», l'ancien ministre de l'Économie précise aujourd'hui: «La France a installé les droits de l'Homme en Algérie, mais elle a oublié de les lire». Ne peut-il pas ainsi réconcilier l'opposition entre les partisans de l'excuse et les critiques de la repentance?

Il est certain que défendre un minimum l'œuvre française en Algérie tout en flattant un maximum les contempteurs de la colonisation française est un exercice qui demande de la souplesse. Mais je laisse les commentateurs de l'actualité analyser les balancements contraires d'Emmanuel Macron, spécialiste du rien-disant destiné à contenter tout le monde afin d'attirer un maximum de voix. Je rappellerai seulement que l'histoire

Lire la suite de l'article