Archives par étiquette : Doctrine

La doctrine sociale de l’Église n’est pas facultative

Dans L'Homme Nouveau, Philippe Maxence passe à la critique un dossier du quotidien La Croix :

Une-1637"Élection oblige, notre confrère La Croix s’est récemment souvenu qu’il existe une doctrine sociale de l’Église. Dans son numéro du 10 avril dernier, ce quotidien a voulu en rappeler les principes concernant la famille, l’Europe, l’immigration, l’emploi, la sécurité et le développement durable. Il n'est pas inintéressant de revenir sur quelques aspects évoqués dans ce numéro.

Une affaire d'opinion ?

À quoi sert cette doctrine sociale ? À lire le Père Henri Madelin, dans ce numéro de La Croix, la doctrine sociale de l’Église n’est là que pour aider à se construire une opinion. L’Église, qui a reçu du Christ la mission d’enseigner, est ainsi réduite à n’être qu’un organe de pression idéologique dans le grand débat démocratique. Une sorte de lobby, habillé seulement d'une antériorité et d'une expérience historique Il n’est nullement question ici de guider l’agir social et politique des catholiques pour qu’il régénère la société et la soumette au Christ-Roi.

De l’enseignement de Quas Primas et de la royauté sociale du Christ, rappelé dans le Catéchisme de l’Église catholique, il n’en est d’ailleurs nullement question. De la condamna­tion des grandes erreurs modernes (libéralisme, socialisme, etc.), quasiment pas davantage. Certains grands principes de cette doctrine de l’Église sont bien cités. C’est le cas notamment du « principe de subsidiarité », à propos de l’Europe. Alors que ce dossier de La Croix nous répète à l’envi que l’Église ne prend

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Jean-Frédéric Poisson : « Je fonde ma pensée et mon action sur la doctrine sociale de l’Église »

Jean-frederic_poisson_brt1_01_01Le site le Rouge et le Noir a interrogé Jean-Frédéric Poisson :

Quel changement incarneriez-vous ?

Je ne suis pas un politicien professionnel. J’ai d’abord été chef d’entreprise, bien ancré dans le réel et je pense que c’est absolument nécessaire pour ne pas promettre l’impossible.
Ensuite, je n’ai jamais été membre d’aucun des gouvernements successifs qui ont mené ce pays au bord du gouffre. Ce n’est certes pas suffisant pour devenir un chef, mais je crois que ce peut être perçu comme nécessaire par beaucoup.

Si je suis différent, c’est en raison de la cohérence de mon projet. Je refuse d’énumérer des mesures en fonction des sondages qui sortent chaque jour. C’est ce qu’il y a de plus simple pour séduire de manière éphémère, mais c’est continuer à prendre les Français pour des imbéciles. Notre pays a besoin de réformes fondamentales sur tous les sujets, notamment en ce qui concerne la famille, l’Europe, l’éducation, la liberté des corps intermédiaires, et les autres candidats ne proposent pas ces réformes de fond.

Enfin, je fonde ma pensée et mon action sur la doctrine sociale de l’Église qui replace l’homme au cœur du projet politique. Et je pense que je suis le seul !

On distingue souvent les mesures sociales et économiques des mesures sociétales. Pourquoi ne le faites-vous pas ?

Précisément parce que la politique est une manière de concevoir la vie en société et le bien commun. On ne peut séparer les aspects de la vie des Français, cela n’a aucun

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Le bilan de François Fillon face à la Doctrine sociale de l’Eglise

Unknown-37François Fillon n'est pas un perdreau de l'année. Son premier mandat de député date de 1981. Il a été ministre dans les gouvernements d'Edouard Balladur, Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin, et, bien sûr, Premier ministre de Nicolas Sarkozy durant 5 années. C'est lui qui a d'ailleurs insisté pour que la LGBTiste Roselyne Bachelot intègre son gouvernement.

Pourtant, selon certains, il serait moins irréprochable que les gouvernements qu'il a servi toutes ces années. Comme d'habitude, nous appelons nos lecteurs à ne pas se contenter des beaux discours et des belles promesses de campagne des candidats. Leurs actes parlent pour eux. Leurs votes aussi.

Sur les principes non-négociables, son bilan comme chef du gouvernement est catastrophique :

1. Respect de la vie

  • Remboursement à 65% de la nouvelle pilule abortive EllaOne, dite du surlendemain ainsi que la pilule abortive dite "de troisième génération".
  • Le ministre de la santé, Roselyne Bachelot, a soutenu publiquement l'avortement comme un bien (une priorité !) et l'installation de salles de shoot.
  • "Revalorisation" du forfait IVG.
  • Le projet de loi bioéthique a non seulement l'inconvénient de ne pas revenir sur la recherche embryonnaire, mais il aggrave la situation en matière d'eugénisme (recherche de l'enfant parfait par le DPI, extermination des trisomiques avant la naissance).
  • signature d'un arrêté concernant le dépistage de la trisomie 21, contraignant les médecins et les sages-femmes à proposer le dépistage à toutes les femmes enceintes
  • Roselyne Bachelot a demandé à la direction des hôpitaux de Paris (AP-HP) d'"

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La CEDH reconnaît le droit de l’Eglise à avoir des enseignants dont la vie est conforme à la doctrine

Cedh@0La Cour européenne des droits de l’homme a communiqué aujourd’hui par écrit 32 arrêts, parmi lesquels l'affaire Travaš contre la Croatie (no 75581/13). Le requérant, Petar Travaš, est un ressortissant croate révoqué des deux postes d’enseignant qu’il occupait au motif qu’il s’était remarié.

Professeur de théologie, M. Travaš reçut de l’archidiocèse de Rijeka l’investiture canonique pour enseigner la religion catholique et, en septembre 2003, on lui offrit un contrat à durée indéterminée – avec salaire payé par l’État – pour enseigner cette matière dans deux lycées publics.

M. Travaš s’était marié religieusement en décembre 2002. Cependant, lui et son ancienne femme divorcèrent et il se remaria, cette fois civilement, en mars 2006. Le mois suivant, l’archidiocèse de Rijeka avisa M. Travaš qu’il ne pouvait plus désormais enseigner l’éducation religieuse parce que son nouveau mariage civil – intervenu alors que, aux yeux de l’Église, celui-ci était toujours marié à sa première épouse – était contraire à la doctrine chrétienne. Après avoir entendu M. Travaš à ce sujet, il lui retira son investiture canonique en août 2006. Huit jours plus tard, incapable de lui trouver un autre poste adéquat ou de lui proposer une autre fonction au sein de l’enseignement, l’éducation nationale révoqua M. Travaš de ses fonctions d’enseignant au motif qu’il ne pouvait plus enseigner l’éducation religieuse catholique en l’absence d’investiture canonique.

M. Travaš contesta sa révocation devant les tribunaux civils. Cependant, le 22 février 2007, il fut débouté par le tribunal municipal d’Opatija, qui conclut que le droit croate interdisait l’enseignement

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Connaissance de la doctrine sociale de l’Eglise avec Le Salon Beige

L-argent-connaissance-de-la-doctrine-sociale-de-l-egliseLa crise économique que nous traversons est aussi, fondamentalement, une crise morale. C'est parce que l'économie n'est pas au service de l'homme, et que l'homme n'est envisagé que comme un producteur et un consommateur, que nous assistons aux désastres économiques de la mondialisation sauvage comme à ceux de l'Etat-providence étouffant.

C'est pourquoi il est plus utile que jamais de redécouvrir la richesse de la doctrine sociale de l'Eglise.

Le Salon beige vient de lancer une collection de petites brochures sur différents thèmes. N'hésitez pas à en acquérir plusieurs pour en distribuer autour de vous. A l'occasion du lancement, les frais de port sont gratuits. Et, surtout, nous avons prévu des tarifs nettement dégressifs pour faciliter la diffusion et l'évangélisation:

  • A partir de 3 exemplaires, ils sont à 7 euros pièce.
  • A partir de 5 exemplaires, à 6 euros pièce.
  • Et à partir de 10 exemplaires, à 4 euros pièce.

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Amoris Laetitia : le préfet de la congrégation pour la doctrine de la Foi lève des ambigüités

MLe préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, le cardinal Gerhard Ludwig Müller, a donné une conférence à l'université Francisco de Victoria à l'occasion de la présentation de son livre La famille, source d'espérance, qui vient d'être traduit en espagnol.

Interrogé sur l'attitude à l'égard des familles en situation irrégulière dont parle l'exhortation du pape François, Amoris laetitia, et plus précisément sur le fait de vivre dans la grâce de Dieu en situation de péché, le cardinal Muller a déclaré :

« Ce n'est pas possible. L'Eglise n'a pas le pouvoir de changer le droit divin, elle ne peut pas changer l'indissolubilité du mariage. On ne peut pas dire “oui” à Jésus-Christ dans l'eucharistie et “non” dans le mariage. C'est une contradiction objective ».

Le pape demande à l'Eglise de penser à la manière dont on peut intégrer ces personnes qui « savent qu'elles vivent dans une situation incorrecte mais qui désirent se rapprocher de l'Eglise ». Le cardinal Müller a précisé que, dans le cas des divorcés remariés par exemple, le « but » doit être qu'ils « se séparent de l'époux illégitime » ou qu'ils vivent toujours ensemble mais dans la chasteté, parce qu’« on ne peut justifier une situation qui va à l'encontre de la loi divine ».

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La doctrine du djihâd wahhabite encore distribuée à la Fnac à Paris

Une constatation de visu de Joachim Véliocas, aujourd'hui à la Fnac des Halles à Paris :

"Malgré nos alertes des mois précédents, la Fnac continue à vendre les livres de base des djihadistes. En novembre dernier, Le Figaro avait confirmé nos informations sur la distribution de livres prônant la création d’une police islamique chargée de détruire les instruments de musique, ou justifiant le meurtre des non musulmans.

Aujourd’hui (26 avril 2016), la Fnac Les Halles distribue le livre L’Unicité de Dieu (éditions al Qalam, 2004) du fondateur du wahhabisme, Muhammad ibn Al Wahhab (1703-1792). C’est le livre de chevet de tous les salafistes djihadistes. Voici une de ses pages photographiée sur place Fnac Les Halles :

IMG_3052-e1461679343392"Allez en avant au nom de Dieu, faites la conquête pour Sa cause. Faites la guerre à ceux qui ne croient pas en Dieu (…) appelez-les à embrasser l’islam, s’ils résistent alors demandez l’aide de Dieu et faites-leur la guerre."

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Nuire debout : une doctrine militante dénommée « le spontanéisme », qui puise ses sources dans le gauchisme et l’anarchisme

Alors que de nouvelles violences ont émaillé le rassemblement de Nuire Debout cette nuit à Paris (1 voiture de police incendiée, affrontements et 12 interpellations – le régime est bien complaisant), Joël Hautebert analyse pour L'Homme nouveau :

Images-20"[…] ne nous y trompons pas, les méthodes que nous voyons appliquées en ce moment place de la République et ailleurs ont été précédemment conceptualisées. Elles s’inspirent d’une tradition militante identifiée. Autant dire qu’elles n’ont rien de spontané dans leur naissance et leur conduite. Il s’agit d’une véritable doctrine militante effectivement dénommée « le spontanéisme », appliquée par exemple par les altermondialistes, qui puise ses sources dans le gauchisme et l’anarchisme. Les ouvrages publiés sur ce sujet abondent. Citons à titre d’exemples celui de Sébastien Porte et de Cyril Cavalié (Un nouvel art de militer, Éditions Alternatives, 2009), celui de Xavier Renou (Petit manuel de désobéissance civile : à l’usage de ceux qui veulent vraiment changer le monde, Syllepse, 2009), celui de Laurent Jeanneau et Sébastien Lernould, (Les nouveaux militants, Les petits matins, 2008) ainsi que de nombreux sites Internet (voir par exemple ici ou ). On y trouve toute la panoplie lexicale et idéologique du parfait activiste (spontanéité, horizontalité, subversion, transgression, désobéissance civile, non-violence, mobilité, mouvement insaisissable, etc.) et la signification déconstructiviste des gestes, des postures etc. (voir surtout le livre de Xavier Renou).

De nouvelles méthodes

L’ouvrage de Sébastien Porte et Cyril Cavalié (Un nouvel art de militer) explique avec une grande clarté l’évolution des

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Pour comprendre la doctrine sociale de l’Eglise

De Cyril Brun sur Riposte Catholique :

"Dans l’édito de la lettre du diocèse de Troye, Michel de la Patellière, délégué épiscopal à l’information et à la communication se livre à une lecture quelque peu réductrice de la Doctrine Sociale de l’Eglise.

A l’heure du déclin des idéologies totalitaires, largement dénoncées, il reste un tabou dans certains milieux chrétiens, celui de la saine critique du libéralisme économique comme un des agents de cette course effrénée aux profits immédiats, sans contrôle ni retenue. N’y aurait-il pas là une sorte d’incohérence de ces milieux chrétiens au regard de ces mêmes valeurs évangéliques de partage et de solidarité ?

C’est malheureusement le lot commun de qui réduit la DSE à une idéologie. L’un des problèmes de la Doctrine Sociale de l’Eglise est que le mot doctrine fait peur aux gens dits de gauche et le mot social à ceux dits de droite, tandis que le mot Eglise fait peur à tous les autres.

Le mot social est malheureusement compris dans son acception actuelle qui se cantonnerait à « faire du social ». Pour dire les choses de façon nette, social serait tout ce qui touche à l’attention aux plus démunis. C’est une erreur lourde de conséquences. Social a trait à la vie en société et recouvre donc tous les aspects moraux de celle-ci. L’attention préférentielle aux pauvres « n’est qu’un  » des piliers traditionnels de la DSE.

Pour comprendre la doctrine sociale, il faut la situer dans la continuité de la théologie morale, en ce sens

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Communion aux divorcés remariés : la doctrine ne peut être modifiée

Mgr Tadeusz Pieronek, archevêque émérite de Cracovie, doyen de théologie, expert en droit canon et grand ami de St Jean-Paul II, a été interrogé par la Fede Quotidiana. Extrait de a traduction effectuée par un lecteur du Forum catholique :

Excellence, est-il possible après le synode de donner la communion aux divorcés remariés civilement ?

Krakow_pieronekOn ne pouvait la donner avant, on ne peut la donner aujourd'hui, et on ne pourra donner demain la communion aux divorcés civilement remariés.” "Le motif en est simple. La doctrine de l’Église est claire sur ce point, immuable, et ne peut être modifiée. En changer signifie modifier l’Évangile et nous savons que cela, sauf à tomber dans l'hérésie ou l'apostasie, il n'est pas pensable d'en changer. En changer serait en outre une trahison de la Tradition de l'Eglise, chose que nous respectons jalousement, et personne, ni le pape ni le synode, est autorisé à le faire. Nous ne pouvons rien inventer, tout est écrit. De plus le synode est un organe de consultation, pas de décision. Quant à la communion aux divorcés-remariés, il est dit que le divorce est une rupture de sacrement, donc comment concilier rupture avec communion ? Qui divorce puis se remarie civilement sachant clairement ce qu'il fait est dans le péché, il se rebelle contre Dieu, et la communion ne peut être administrée à qui n'est pas en état de grâce.

En Pologne les exorcismes sont en augmentation. Qu'en est-il ?

"Aujourd'hui le Diable progresse

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