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Moulins : Cette année, le musée de la Visitation fait dans la dentelle

Capture d’écran 2017-05-23 à 19.53.24Et pas n’importe laquelle : la dentelle de luxe et d’apparat qui fut portée pour les plus grands du Royaume puis de l’Empire. L’exposition montre aussi comment les visitandines ont reconverti ces dentelles d’apparat. Conscientes de l’orgueil et de la vanité de celles et ceux (car les hommes aussi portait des dentelles sous l’Ancien Régime) qui les portaient, elles sont fières de les offrir à Dieu en les affectant à l’embellissement de la liturgie catholique.

Qu’elle soit réalisée à l’aiguille ou aux fuseaux, une dentelle est une création qui nécessite de la dextérité, de l’abnégation et surtout un temps de travail prodigieux. Le prix de vente de ce produit de luxe était exorbitant.

Les dentelles sont des accessoires dont les usages, les dessins et les techniques changent avec la mode. Leur finesse et leur qualité et même leur longueur qui est codifiée traduisent la richesse et le rang social de ceux qui les portent.

Modes et dentelles à la Visitation permet de découvrir ces techniques mais surtout d’admirer l’extravagante précision des dentellières au travers de 150 œuvres. Ces pièces d’exception ont été dentelées par les plus grands ateliers de l’Europe entière ou parfois par des religieuses particulièrement douées, depuis la fin du 16ème siècle jusque dans les années 1960.

On pourrait s’étonner de trouver de tels trésors dans des couvents féminins. Pourtant, bien que cloitrées, les visitandines sont en lien avec la société civile dont elles sont issues. Quand elles reçoivent en cadeau des volants de robes ou de précieux

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Le droit de rester dans son pays précède celui d’immigrer

C'est ce que déclare Mgr Bernardito Auza, observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations-Unies à New-York:

Unknown-4"Au paragraphe 43 de la Déclaration de New York, la communauté internationale s’est engagée à aborder « les facteurs qui créent ou exacerbent de grands mouvements » afin de « coopérer pour créer des conditions qui permettent aux communautés et aux individus de vivre en paix et dans la prospérité dans leurs pays d’origine ».

À cet égard, le Saint-Siège continue d’insister sur le droit de tous de rester dans leur pays en paix et avec une sécurité économique. Si les conditions d’une vie décente sont satisfaites et que les moteurs de la migration sont adéquatement abordés, les gens ne se sentiront pas forcés de quitter leur domicile.

Ma délégation demande donc instamment que le Pacte mondial souligne le droit de rester avant le droit d’émigrer. Cela ne signifie pas qu’un droit soit plus important que l’autre, mais qu’en assurant ce droit antérieur, les flux migratoires deviendront volontaires, réguliers et sûrs et par conséquent plus faciles à gérer et durables. Lorsque le droit de rester est respecté, la migration devient un choix plutôt que quelque chose de forcé ou d’involontaire. Toutefois, pour que ce droit soit efficace, les facteurs qui contraignent les personnes à émigrer doivent être pris en charge par une coopération internationale fondée sur la confiance, la responsabilité et la solidarité mutuelles.

Il n’y a pas de pire crise causée par l’homme et conduisant les gens à migrer de force ou les populations à se déplacer

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« Dans la Grande Bretagne, tout le monde semble pétrifié de dire officiellement ce que nous disons tous en privé »

Steven Morrissey, le célèbre chanteur de rock britannique, dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas :

1e6c2335« Célébrant mon anniversaire à Manchester alors que la nouvelle de l’attentat à la bombe de Manchester a éclaté. La colère est monumentale.Pour quelle raison cela s’arrêtera-t-il ?

Theresa May dit que de telles attaques «ne nous briseront pas», mais sa propre vie est vécue dans une bulle à l’épreuve des balles et, évidemment, ce n’est pas elle qui identifiera les jeunes corps dans les morgues de Manchester. En outre, « ne nous briser » signifie que la tragédie ne la brisera pas, ni ses politiques en matière d’immigration. Les jeunes de Manchester sont déjà brisés – merci tout de même, Theresa.

Sadiq Khan dit que « Londres est unie à Manchester », mais il ne condamne pas l’Etat islamique – qui a revendiqué la responsabilité de la bombe. La reine reçoit des éloges absurdes pour ses «mots forts» contre l’attaque, mais elle n’annule pas la fête de jardin d’aujourd’hui au palais de Buckingham – pour laquelle aucune critique n’est autorisée en Grande-Bretagne dans la presse. Le maire de Manchester, Andy Burnham, dit que l’attaque est le travail d’un «extrémiste». Un extrême quoi ? Un lapin extrême ?

Dans la Grande Bretagne, tout le monde semble pétrifié de dire officiellement ce que nous disons tous en privé. Les politiciens nous disent qu’ils n’ont pas peur, mais ils ne sont jamais les victimes. Quelle est la facilité de ne pas avoir peur lorsque l’on est

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Ferrand l’argent : le renouvellement a (déjà) du plomb dans l’aile

Capture d’écran 2017-05-23 à 22.36.13Selon le Canard enchaîné, les Mutuelles bretonnes alors dirigées par Richard Ferrand, actuel ministre de la Cohésion territoriale, ont loué un bien dont la propriétaire n'était autre que… Sandrine Doucen, l'épouse de Richard Ferrand. En résulte un bénéfice de 586 000 € pour cette dernière.

Richard Ferrand, premier député PS à avoir rejoint les rangs d’En Marche, aurait profité de ses responsabilités à la tête des mutuelles de Bretagne en 2011 pour gonfler le patrimoine familial. Alors que l’organisation à but non lucratif qu’il dirige est à la recherche de nouveaux locaux à Brest, une offre parmi trois, retient l’attention du conseil d’administration. Celle d’une société civile immobilière du nom de Saca, bien qu’elle n’ait à cet instant ni existence légale, ni le titre de propriété du bien qu’elle propose. Et pour cause. Ce n’est qu’une fois le choix acté par les Mutuelles bretonnes, que la femme de Richard Ferrand a déposé à son nom les statuts de cette société en préfecture, puis acheté le bien immobilier 100% à crédit grâce à un emprunt au Crédit agricole du Finistère… Sans avancer un centime, la femme du conseiller régional de Bretagne s’est ainsi constituée un patrimoine de 402 000 euros, intégralement financé grâce aux loyers de la mutuelle de son mari. «Les lieux seront intégralement rénovés – et sans contrepartie – aux frais des Mutuelles, pour un montant de 184 000 euros», ajoute le Canard enchaîné. Un constat qui porte à 586 000 euros le bénéfice de l’opération pour la SCI familiale.

Benjamin Griveaux, porte-parole de la

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Le fondateur du Collectif contre l’islamophobie en France se présente dans la 8e circonscription du Val d’Oise

Unknown-47Samy Debah, fondateur en 2004 du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), se présente contre l’un des barons socialistes de l’Ile-de-France, François Pupponi, député-maire de Sarcelles. En indépendant.

Le CCIF est spécialisé dans les atteintes à la liberté d'expression : il passe son temps à poursuivre les courageux qui osent dire la vérité sur l'islam. Mais cela ne fonctionne pas encore à plein régime. Ivan Rioufol vient de sortir victorieux d'une longue procédure :

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« Je défends la conservation de ce qui est beau et juste dans notre histoire »

Marion Maréchal-Le Pen s'est confiée à Valeurs actuelles après son annonce de retrait de la vie politique.

Elle confirme que sa ligne politique est bien celle de la droite dite "hors-les-murs" : Conservatisme et populisme

"je défends la conservation de ce qui est beau et juste dans notre histoire, je souhaite conserver les leçons de nos expériences passées ainsi qu’une certaine vision de l’homme, de sa dignité, du refus de sa marchandisation, d’ailleurs partagée par une majorité de Français."

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Elle se revendique d'ailleurs de la "Droite Buissonnière" :

"Lorsqu’on me demande à quelle droite j’appartiens, je réponds, en reprenant la classification de René Rémond, que je suis à la confluence de la droite légitimiste et de la droite bonapartiste. Mais, pour prendre une catégorie plus récente, j’appartiens à la “droite Buisson”. J’ai été très marquée, récemment, par son livre la Cause du peuple, dans lequel j’ai vu, exposés de manière claire, les fondements de cette droite nationale, identitaire, sociale, qui est la mienne."

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Législatives – Karim Ouchikh (SIEL) : « le FN doit abandonner l’attitude de mépris systématique dans ses relations avec les autres formations »

Karim Ouchikh, président du SIEL, est candidat dans la 9ème circonscription du Val d’Oise. Il a bien voulu répondre à quelques questions.

Pf_recto_val-d-oise-9_karim-ouchikh_impression-1Vous avez annoncé votre candidature à l’élection législative pour la 9ème circonscription du Val d’Oise. Vous êtes déjà élu au Conseil régional, pourquoi briguez-vous la députation ?

Dans la poursuite du bien commun, je crois sincèrement en la complémentarité des mandats électoraux. L’action d’un député ne peut que se nourrir avantageusement de l’expérience tirée d’un mandat local. Pour la plupart d’entre elles, les lois ont vocation à s’appliquer à la vie quotidienne de nos compatriotes : la qualité d’élu municipal, départemental ou régional permet à coup sûr de mesurer l’intérêt pour un parlementaire de légiférer sur une question donnée ou d’orienter sur telle autre l’action gouvernementale. S’il dispose d’un regard local, le député pourra faire œuvre utile lorsqu’il s’agira de se pencher sur les questions aussi diverses que les cantines scolaires, la voirie départementale ou le devenir de nos lycées… C’est en ayant cette disposition d’esprit, celle au fond des synergies politiques, que j’entends briguer les suffrages de nos compatriotes lors des prochaines législatives : l’avocat que je suis entend apporter au Palais Bourbon, outre mon expérience du secteur privé, de solides convictions politiques, une volonté de réformer le pays en profondeur et un parcours d’élu de terrain de plus de vingt ans. Elu de la plus importante des régions françaises, j’entends également mettre à profit mon expérience acquise depuis décembre 2015 au Conseil régional Ile-de-France pour repenser et réformer en profondeur

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Législatives – Karim Ouchikh (SIEL) : « le FN doit abandonner l’attitude de mépris systématique dans ses relations avec les autres formations »

Karim Ouchikh, président du SIEL, est candidat dans la 9ème circonscription du Val d’Oise. Il a bien voulu répondre à quelques questions.

Pf_recto_val-d-oise-9_karim-ouchikh_impression-1Vous avez annoncé votre candidature à l’élection législative pour la 9ème circonscription du Val d’Oise. Vous êtes déjà élu au Conseil régional, pourquoi briguez-vous la députation ?

Dans la poursuite du bien commun, je crois sincèrement en la complémentarité des mandats électoraux. L’action d’un député ne peut que se nourrir avantageusement de l’expérience tirée d’un mandat local. Pour la plupart d’entre elles, les lois ont vocation à s’appliquer à la vie quotidienne de nos compatriotes : la qualité d’élu municipal, départemental ou régional permet à coup sûr de mesurer l’intérêt pour un parlementaire de légiférer sur une question donnée ou d’orienter sur telle autre l’action gouvernementale. S’il dispose d’un regard local, le député pourra faire œuvre utile lorsqu’il s’agira de se pencher sur les questions aussi diverses que les cantines scolaires, la voirie départementale ou le devenir de nos lycées… C’est en ayant cette disposition d’esprit, celle au fond des synergies politiques, que j’entends briguer les suffrages de nos compatriotes lors des prochaines législatives : l’avocat que je suis entend apporter au Palais Bourbon, outre mon expérience du secteur privé, de solides convictions politiques, une volonté de réformer le pays en profondeur et un parcours d’élu de terrain de plus de vingt ans. Elu de la plus importante des régions françaises, j’entends également mettre à profit mon expérience acquise depuis décembre 2015 au Conseil régional Ile-de-France pour repenser et réformer en profondeur

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Un successeur pour Marion Maréchal-Le Pen dans le Vaucluse

C'est Hervé de Lépinau (actuel suppléant de Marion Maréchal-Le Pen à l'Assemblée) qui l'annonce sur son compte Twitter :

 

Commentaires (1)

abus de lampe UV ! sucés annoncé c'est a la mode ! et puis il fait couleur locale !il passera inaperçu au marché !

Rédigé par : sanzanicroche | 15 mai 2017 21:15:34
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Après le coup de marteau dans l’oeuvre urinatoire et christianophobe, la gifle magistrale du tribunal à la Collection Lambert

Justice a été rendue (bravo aux excellents avocats qui ont divisé les amendes par deux) :

Photo-le-dl-patrick-roux"Le tribunal correctionnel d'Avignon a rendu ce lundi 15 mai son délibéré dans l'affaire de la dégradation de l'œuvre "Piss Christ". Deux hommes ont été condamnés, respectivement pour dégradation et complicité de dégradation.

La photographie d'Andres Serrano, représentant un crucifix plongé dans de l'urine et du sang, avait été fracassée à coup de marteau, le 17 avril 2011, alors qu'elle était exposée à la Collection Lambert à Avignon. Les prévenus faisaient à l'époque partie d'un groupuscule d'extrême-droite et avaient monté cette opération pour dénoncer une œuvre qu'ils estimaient blasphématoire.

L'un écope de 120 jours-amendes à 40 euros, l'autre de 60 jours-amendes à 40 euros.

En revanche, la constitution de partie civile de la Collection Lambert a été jugée irrecevable. Elle réclamait 40000 euros. Quant à l'artiste, il demandait un euro symbolique, qui lui a été alloué."

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Témoignage : des personnes âgées sont emmurées dans leur souffrance et meurent de 2 à 8 jours

Témoignage d’une infirmière d’EHPAD, qui a appelé l’antenne « Nos mains ne tueront pas » : antenne d’écoute, d’accompagnement et de formation des étudiants et professionnels de santé

Avril 2017…

Une infirmière quitte un service d’EHPAD, où elle travaillait depuis 13 ans parce qu'elle ne veut pas travailler comme cela, parce qu'elle ne veut pas volontairement endormir des gens.

Explications :

A son arrivée dans un EHPAD, sauf exception, une personne âgée ne pense pas encore qu’elle va mourir bientôt. Mais, à un moment donné, dans son parcours, elle réalise qu’elle va mourir. Comme pour tout un chacun, il faut alors un certain temps, un certain cheminement pour l’accepter. Ce temps est infiniment précieux pour cette personne. C’est son temps. Il n'appartient qu'à elle. Il ne doit pas être raccourci. Il ne doit pas lui être volé. Le cheminement peut être plus ou moins long (parfois quelques mois). Il est fait de dépendance, de petites choses, de faiblesse extrême. Il peut également être éprouvant pour les soignants, d’autant plus dans un contexte où la charge de travail est importante. C’est le temps des soins, c’est le temps de la présence, du sourire, de quelques mots, du toucher auprès de la personne dont la conscience peut même être très minimale, mais réelle.

Avec la loi Léonetti de 2005, l’équipe médicale et soignante cherchait à soulager la douleur des personnes, en l’évaluant régulièrement. Avec la nouvelle loi Claeys-Léonetti de 2016, légalement applicable depuis août 2016, ce temps est gravement menacé, raccourci, supprimé. Avec la « sédation profonde et

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