Archives par étiquette : conscience

Comme la sédation jusqu’à la mort n’est pas « officiellement » de l’euthanasie, les soignants ne peuvent pas invoquer l’objection de conscience

Confrontée comme infirmière à la sédation terminale, paravent législatif de l’euthanasie, Odile Guinnepain a fondé « Nos mains ne tueront pas ».  Cette antenne d’écoute et de formation au sein de « Choisir la vie » est une réponse pour soutenir les soignants qui veulent soulager et non pas achever le malade. Elle explique dans L'Homme Nouveau :

"[…] La loi Claeys-Leonetti a provoqué le déclic. Cette loi « créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie » (dont il est intéressant de souligner qu'elle ne concerne pas que les malades en fin de vie !) propose, dans son article 3, la sédation jusqu’à la mort sous certaines conditions. Par expérience, je pressentais alors que cela aboutirait à de nombreuses euthanasies déguisées. Mais comme, justement, il ne s’agit pas « officiellement » d’euthanasie, les soignants ne peuvent invoquer l’objection de conscience. Ce sont ces deux réalités qui ont généré l'idée de dire « non » et de le manifester. […]

Au début de ma carrière, j’ai moi-même été témoins d'actes d'avortement et d’euthanasie, j'ai donc quitté le lieu où je travaillais. Aujourd’hui, j’ai la chance d’être responsable de l’organisation des soins palliatifs là où ou j’exerce. J’aide donc à développer des démarches palliatives dans le respect des personnes et nous n’avons pas à pratiquer de sédation terminale désordonnée car nous anticipons les problèmes, nous cherchons toujours à comprendre nos patients. J’ajoute que nous leur proposons le sacrement des malades qui les apaise d’une manière incroyable. En fait, comme le préconisent les soins palliatifs, nous avons

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La liberté de conscience à deux vitesses

Lorsque la liberté de conscience est évoquée pour les maires à propos des parodies de mariage pour les homosexuels, les bonnes consciences viennent immédiatement l'interdire au nom des valeurs de la république :

"Le président François Hollande a assuré mercredi 21 novembre que le projet de loi pour le mariage pour tous ne parlerait pas de la "liberté de conscience" des élus, a déclaré le porte-parole de l'Inter-LGBT (lesbienne, gay, bi et trans), Nicolas Gougain. "Il n'y aura pas de liberté de conscience dans le projet de loi sur le mariage pour tous qui sera présenté", a assuré Nicolas Gougain, à l'issue d'un entretien d'une trentaine de minutes avec le président.

Selon Nicolas Gougain, le président a reconnu que le terme de "liberté de conscience" n'était pas "approprié". L'Inter-LGBT (lesbienne, gay, bi et trans) avait annoncé mercredi midi qu'elle suspendait "toutes ses relations" avec le gouvernement, "scandalisée" par les déclarations de François Hollande sur la "liberté de conscience" des maires face à la célébration du mariage gay."

Voici les termes exacts utilisés par le porte-parole LGBT :

"Comment une « liberté de conscience » basée de fait sur des convictions personnelles pourraient-elles l’emporter sur la loi, et sur le principe fondamental de notre République qu’est l’égalité appliquée à toutes et tous ?"

En revanche, quant il s'agit de la liberté de conscience des fonctionnaires dans le cas où Marine Le Pen serait élue démocratiquement, le débat semble possible pour les journalistes du Monde :

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L’ONU hostile à l’objection de conscience des médecins sur l’avortement

L’Italie fait l’objet d’un rapport négatif de la part du Comité des droits de l’homme de l’ONU chargé d’évaluer régulièrement chez les pays membres des Nations unies le degré de leur respect à l’égard de la Déclaration internationale des droits de l’homme. Elle est accusée de ne pas assurer convenablement l’accès à l’avortement en raison du « grand nombre de médecins » objecteurs de conscience.

Le rapport 2017 s’exprime comme si l’accès à l’avortement était un « droit », dès l’instant où il est légal. Dans son chapitre intitulé « interruption volontaire de grossesse », le rapport 2017 se dit inquiet des « difficultés » qui lui ont été signalées

« par rapport à l’accès à l’avortement légal en raison du grand nombre de médecins qui refusent de pratiquer des avortements pour des raisons de conscience, et de la manière de leur répartition dans le pays ».

L’agence onusienne s’aligne sur les revendications du Planning familial puisque le réseau européen de la Fédération internationale du Planning (IPPF EN) a ouvert les hostilités en 2012 en soumettant une plainte contre l’Italie au Comité européen des droits sociaux, invoquant là encore la difficulté d’accéder à l’avortement en raison du nombre élevé d’objecteurs de conscience, ce qui constituait selon lui une « violation du droit à la santé ». Le rapport enjoint donc à l’Italie de prendre des mesures pour que les femmes puissent accéder librement et effectivement à l’avortement. 

Allant encore plus loin dans la promotion de la culture de mort, le comité de l’ONU regrette que l’Italie ait légalisé l’union civile sans prévoir un droit

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Avortement : l’objection de conscience des médecins menacée ?

Images-2Une Italienne s’est vue refuser un avortement volontaire par vingt-trois hôpitaux différents en Italie. En Italie pas moins de 70 % des médecins se réclament de l'objection de conscience. Ce fait divers est l’occasion, pour les médias pro-avortement, d'exiger la reconnaissance de cet acte comme un droit fondamental et de supprimer par conséquent toute objection de conscience.

Parmi les raisons invoquées par les hôpitaux, le manque de place pour pratiquer cet avortement dans le délai de douze semaines prévu par la loi, ou pas assez de médecins prêts à pratiquer ce genre d’intervention. 

C’est en ayant recours à un syndicat italien, le CGIL, que la femme a obtenu gain de cause, parvenant à imposer l’opération à un hôpital qui le lui avait refusé auparavant.

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Objection de conscience : une sage-femme suédoise devant la justice

Du 24 au 27 janvier, la Cour d'appel du travail du district de Jönköping en Suède entend le cas de la sage-femme suédoise Ellinor Grimmark. Trois cliniques médicales différentes de Jönköping avaient refusé d'employer Mme Grimmark parce qu'elle ne souhaitait pas assister aux avortements du fait de ses convictions. Cependant, en novembre 2015, un tribunal de district concluait que le droit à la liberté de conscience de Mme Grimmark n'avait pas été violé et lui avait imposé des frais substantiels de justice. Robert Clarke, Directeur du plaidoyer européen pour ADF International, explique :

« Personne ne devrait être contraint de choisir entre suivre sa conscience et poursuivre sa profession. La Suède est signataire de la Convention Européenne des Droits de l'Homme et devrait prendre au sérieux son obligation de protéger la liberté de conscience de ses citoyens. Les convictions profondes des citoyens devraient être prises en charge par leurs employeurs ». 

« L'obligation de participer à un avortement ne devrait pas être une condition d'emploi en tant que sage-femme. Le désir de protéger la vie est la raison première qui conduit de nombreuses sages-femmes et infirmières à entrer dans la profession médicale. Les employeurs doivent respecter ce désir et veiller à préserver les convictions morales de leur personnel

ADF International a déposé un mémoire d'expert à l'appui de l'appel de la sage-femme, soulignant la protection de la liberté de conscience garantie par le droit international. En particulier, le mémoire faisait référence à une résolution du 7 octobre 2010

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La Norvège oblige les médecins à choisir entre leur conscience et leur profession

Voilà un avant-goût de ce qui attend les médecins en France…

En 2015, en Norvège, le Dr. Jachimowicz avait perdu son travail dans une clinique familiale de la municipalité de Sauherad. Elle avait refusé d'insérer des dispositifs intra-utérins (DIU) au motif qu’ils peuvent être abortifs. Administrer un traitement médical pouvant aboutir à un avortement contredisait sa foi chrétienne. Or, le droit international accorde aux professionnels de santé le droit à l'objection de conscience. En l’espèce, l’hôpital avait licencié la Dr. Jachimowicz au motif qu'elle avait omis de se conformer à une instruction de sa hiérarchie bien qu'elle la considérait moralement erronée. Robert Clarke, directeur du plaidoyer européen pour ADF International, a déclaré :

«Personne ne devrait être contraint de choisir entre suivre sa conscience ou poursuivre sa profession. L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a affirmé qu’ «aucune personne, hôpital ou institution ne peut être contraint, tenu responsable ou discriminé de quelque manière que ce soit en raison du refus d'exécuter, d'accueillir, d'assister ou de se soumettre à un avortement». La Norvège est un membre du Conseil de l'Europe et devrait prendre les droits de l'homme au sérieux ».

Le Dr. Jachimowicz, 23 années d'expériences comme médecin, avait clairement déclaré son objection à l'utilisation de dispositifs intra-utérins à visée contraceptive, avant son embauche, ce qui n'avait alors pas posé de problème à son employeur. Bien que la loi norvégienne confère une clause de conscience aux médecins sur l'avortement, cet Etat a introduit en janvier 2015 une nouvelle disposition qui

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Avortement : le HCE veut abroger la clause de conscience des médecins

A l'occasion du 42e anniversaire de la loi du 17 janvier 1975, qui a légalisé l'avortement, le Haut Conseil à l'Egalité a réalisé un bilan de recommandations formulées en 2013. Sur 35 recommandations, 26 ont été mises en œuvre totalement ou partiellement.

Selon le HCE, ce droit doit encore être conforté… en supprimant la clause de conscience des médecins spécifique à l'avortement, qui selon le HCE fait double-emploi avec leur clause de conscience pour l'ensemble des actes médicaux. Cette liberté là est à abroger selon le HCE afin d'obliger les médecins à tuer des êtres humains dans le sein de leur mère ! Il est vrai que de moins en moins de médecins acceptent d'accomplir cet acte abominable : la nature reprend ses droits.

Le HCE souhaite également "le développement de l'offre de proximité", en accordant aux Centres de planification et d'éducation familiale (CPEF) et aux maisons médicales pluridisciplinaires la possibilité de pratiquer des IVG par aspiration.

Il demande "un moratoire" sur la fermeture des centres IVG (plus de 130 ont été fermés entre 2001 et 2011).

Il souhaite que les enquêtes de "testings" annoncées le 28 septembre 2016 par le ministre de la Santé Marisol Touraine, pour évaluer les délais de recours à l'IVG, le niveau de l'information délivrée et l'accueil réservé, soient effectivement réalisées.

Il préconise par ailleurs que la question "des sexualités, de la contraception et de l'IVG" soit intégrée à la formation initiale et continue des professionnels.

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Loi Taubira : procès de la liberté de conscience du maire de Bollène

BMarie-Claude Bompard, maire de Bollène, est jugée jeudi 5 janvier pour son refus de célébrer le mariage de 2 femmes le 23 août 2013, quelques mois après la promulgation de la loi Taubira. Femme du député et maire d'Orange Jacques Bompard, elle est membre de la Ligue du Sud.

Les deux femmes avaient finalement été mariées par une adjointe de la majorité sans délégation du maire. Mais ces grandes démocrates ont porté plainte. L'affaire avait été classée sans suite. Mais l'association Mousse, qui «lutte contre les discriminations liées au sexe, au genre, et à l'orientation sexuelle», a pris le relais, portant plainte juste avant la prescription de trois ans pour «discrimination». Le 5 août 2016, l'association a fait citer Marie-Claude Bompard devant le tribunal correctionnel de Carpentras.

Le but est de terroriser les autres maires, comme l'explique Caroline Mecary :

«On aura une nouvelle condamnation. Ça aura vertu d'exemplarité et ça permettra de calmer les autres maires réticents au mariage homosexuel».

Marie-Claude Bompard répond :

«Marier des personnes de même sexe me pose un problème, du point de vue de la filiation et de la création d'un droit à l'enfant». «Les femmes ont été mariées par un adjoint, le jour qu'elles avaient choisi pour leur union. Je ne m'oppose pas à ce que la loi soit appliquée à Bollène, où il y a eu d'autres mariages homosexuels, mais je demande seulement la liberté de conscience

En 2013, l'association des Maires pour l'enfance, collectif rassemblant tous les élus

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