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Un gouvernement bien franc-macronniquement équilibré pour une mauvaise politique

Bernard Antony communique :

Clip_image002"La constitution du gouvernement Edouard Philippe dont la liste a été donnée ne surprend pas. Elle est sans doute un bon dosage de représentants des intérêts et des tendances fédérées dans la même utopie constructiviste eurocratique. Les références à des sensibilités d’origine dites de droite, de gauche ou du centre n’y signifient strictement rien.

Notons d’abord que « la secrète religion de la République » qu’ont invoquée à peu près tous les derniers chefs de l’État et ministres de l’Intérieur y sera bien respectée. Deux titulaires de ministères régaliens, Gérard Collomb et Jean-Yves Le Drian sont de hauts gradés au sein du Grand-Orient de France.

Mais François Bayrou désormais Garde des Sceaux n’est pas moins le tenant fanatique d’un ultra-laïcisme intégral. Il rappelle à l’occasion que s’il va à la messe, c’est à titre strictement personnel ; que la religion doit être absolument reléguée dans la sphère privée, que rien ne doit interférer de la morale religieuse dans l’esprit des lois. Ce qui est, on le sait, la position du Grand-Orient de France et des autres obédiences laïcistes. On se souvient qu’il avait été le seul homme politique à fulminer de la rage contre le fait que les cloches de France aient sonné le glas à la mort de Jean-Paul II. L’idéologue ultra-laïciste Bayrou est ainsi à l’opposé de l’enseignement de l’Évangile fondateur de la laïcité fondée sur le respect de ce qu’il faut rendre à Dieu et de ce qu’il faut rendre à César. Comme si les lois des

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François Hollande aurait bien voté pour Emmanuel Macron dès le 1er tour

C'est ce qu'affirme Bernard Poignant, ancien maire de Quimper et proche conseiller de François Hollande. L'élu qui a rallié Emmanuel Macron en mars 2017, raconte que le président de la République aurait fait, dès le 23 avril, le même choix que lui.

Mais qui en doute encore ?

Commentaires (1)

De sa part on n'en doute pas une seconde : Mais que 62 % de l'ensemble des catholiques aient voté macron au plus grand mépris des PRINCIPES NON NEGOCIABLES me semble désolant.
Que les plus grandes associations, fondations et mouvements catholiques – Secours catholique, Apprentis d’Auteuil, CCFD, Entrepreneurs et dirigeants chrétiens, Ordre de Malte,
Que des évêques ou archi, Mgrs Barbarin, les évêques de St Brieuc, d'Angers, d''ORLéans, de Dijon, de Troyes et j'en oublie,
que la paroisse ST Merri à Paris
que tous les précités aient appelé publiquement à voter macron c'est HONTEUX !!!
J'ai déjà en 2016 partagé mon denier du culte, moitié à ma paroisse, moitié au diocèse de l'Armée qui en a bien besoin pour ses Padres.
Et je suis tellement déçu que de plus en plus je vis ma religion en SOLO, sans les évêques, sans la CEF et sans le Pape !!!

Rédigé par : THEO | 9 mai 2017 21:15:38
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Ce face-à-face entre la Nation et le monde va bien au-delà des frontières de la France (BBC)

Il est difficile, en toute objectivité, de se satisfaire de ce débat de l'entre deux tours. Le temps viendra, sans doute après les législatives, où Marine Le Pen et le FN devront en faire une critique à froid. Les limites de la ligne "ni droite ni gauche" prônée par Florian Philippot étaient évidentes hier soir.

A trop insister sur l'économie et la monnaie, sujet mal maîtrisée par la candidate, à ne plus vouloir choisir entre une sortie de l'UE et d'hypothétiques négociations avec les 26 autres membres de l'UE et les 18 de la zone euro, Marine Le Pen en a oublié les fondamentaux. A part sur le terrorisme islamiste et l'accusation de crime contre l'humanité où elle a été percutante, les électeurs de Fillon attendaient qu'elle leur parle d'identité de la France, de sécurité et surtout d'immigration

 

 

Mais au delà des critiques immédiates et sans nuance des médias français acquis à 95% à la cause d'Emmanuel Macron, à l'image de Ruth Elkrief se délectant dès la fin du débat à enfoncer Marine Le Pen de manière tellement visible, il est intéressant de constater que ce débat a

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Pour la BBC, le débat était un « face-à-face entre la Nation et le monde qui va bien au-delà des frontières de la France

Il est difficile, en toute objectivité, de se satisfaire du débat de l’entre deux tours. Le temps viendra, sans doute après les législatives, où Marine Le Pen et le FN devront faire une analyse de ce débat où il est clairement apparu les limites de la ligne ni Droite ni Gauche prônée par Florian Philippot. Le commentaire qui est revenu le plus souvent sur les réseaux sociaux proche idéologiquement du FN est bien résumé par ce deux tweet :

 

 

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Patriotisme bien compris et nationalisme mesuré, c’est quasiment la même chose

Bernard Antony rappelle à Emmanuel Macron le sens des mots :

IMG_4437"Emmanuel Macron qui est socialistement et radicalement inculte s’est époumoné hier avec une voix de chat écorché à ressortir une vieille rengaine de l’indigence politique. Il a repris une phrase de François Mitterrand qui, lors de sa venue au Parlement européen pour la dernière fois, avait en effet lancé : « Le nationalisme c’est la guerre ». Et il a opposé patriotisme et nationalisme.

Notons que jusqu’ici dans ses textes de doctrine politique, l’Église catholique ne réprouvait que le nationalisme « exacerbé ». Et que patriotisme bien compris et nationalisme mesuré, c’est quasiment la même chose.

Aussi il faudrait apprendre à l’ignare qui prétend gouverner la France qu’il y eut en effet un nationalisme pervers, celui de l’idéologie des révolutionnaires jacobins de 1793 lançant la France pour des années contre toute l’Europe !

Il faudrait apprendre à M. Macron qu’il y a eu un nationalisme impérialiste raciste pervers, celui du laïciste et affairiste Jules Ferry, appelé « Ferry-Tonkin » lors des scandales financiers de la classe politique radicale de la IIIe République. 

Il faudrait apprendre à M. Macron que ce n’est pas Charles Maurras mais Lénine, cher à Robert Hue, qui s’exclama ravi lors du déclenchement du premier conflit mondial : « La guerre, cet incomparable accélérateur de l’histoire »

Il faudrait apprendre à M. Macron que ce fut Léon Blum, si admiré par son téléguideur François Hollande, qui, en 1935, commit le crime de refuser, après l’affaire du Brenner, suite à l’assassinat du chancelier

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Bien sûr qu’il faut faire barrage… à Macron !

Les résultats du premier tour sont une mauvaise nouvelle. Qu’il se trouve, après le calamiteux quinquennat de François Hollande, près de 3 millions d’électeurs de gauche de plus qu’en 2012 – et plus de 7,5 millions se sont portés sur l’un des trois candidats communistes, dont aucun, à ma connaissance, n’a pris ses distances avec le « socialisme réel » et ses plus de 100 millions de morts ! – en dit long sur la crise morale et spirituelle que traverse notre malheureuse patrie.

Depuis hier soir, toutes les « élites » auto-proclamées nous invitent, que dis-je ? nous somment, de « faire barrage ».

Images-2Pour une fois, j’en suis bien d’accord : il faut faire barrage. Non pas à une fantasmatique menace fasciste. Pour ceux qui y croiraient encore, il suffit de relire ce que disait Lionel Jospin sur France Culture, le 29 septembre 2007 : « L’antifascisme n’était que du théâtre. »

Non, il faut faire barrage à ce qui menace vraiment la dignité humaine, à savoir l’élection de M. Macron.

Cet homme, qui a réussi le tour de force de se faire passer pour « neuf », après avoir été aux manettes sur tous les dossiers économiques du quinquennat Hollande, avec le succès que l’on sait – des dizaines de milliards d’impôt en plus, plus d’un million de chômeurs de plus, une dette aggravée de plusieurs autres dizaines de milliards… –, est principalement l’incarnation de la gauche la plus libertaire.

C’est donc principalement au nom de ma conception de la dignité humaine que je m’oppose radicalement à son élection. Ce

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Bien sûr que l’ouverture à gauche de Nicolas Sarkozy avait choqué

Interrogé dans Le Figaro sur la polémique autour de Sens Commun, François Fillon répond :

"C'est une forme d'intolérance que je trouve regrettable, et c'est l'expression de ce politiquement correct que je combats par ailleurs. Je me souviens du gouvernement que j'avais composé avec Nicolas Sarkozy. Il y avait Alain Juppé, mais il y avait aussi Christine Boutin et Bernard Kouchner! Je n'ai pas le souvenir que cela ait choqué qui que ce soit. Je n'adhère pas à toutes les positions de Sens commun, mais ils le savent et me soutiennent parce qu'ils pensent que j'ai le meilleur projet, ce qui prouve qu'ils ne sont pas sectaires. Ils ont leur place dans une majorité et ils ont fait preuve d'une très grande solidité dans cette campagne. Ce qui n'a pas été le cas de tout le monde. Pour construire, il faut rassembler. En excluant certains au motif qu'ils ne seraient pas dans «le sens de l'histoire», on contribue à créer les conditions de tensions, d'affrontements et de communautarisme."

Le gouvernement hétéroclite de Nicolas Sarkozy avait choqué beaucoup d'électeurs de droite, qui avaient cru dans ses discours en 2007, et c'est une des causes de l'échec de Nicolas Sarkozy en 2012. L'oublier ou le nier c'est foncer dans le mur en klaxonnant.

Autre extrait de cet entretien :

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Les raisons doivent dominer les passions pour que le bien commun l’emporte sur les intérêts individuels dans la détermination de son vote

Guillaume Bernard éclaire sur Infocatho les enjeux de l’élection de dimanche, revenant sur les notions de « moindre mal », de « meilleur possible », et évoquant la place des principes non négociables définis par Benoit XVI dans la recherche du Bien commun :

"Puisqu’aucun programme politique n’est pleinement satisfaisant pour eux – et, ce, quel que soit le domaine, tant celui de l’économie (principe de subsidiarité) que du « sociétal » (défense de la vie) –, comment les catholiques peuvent-ils faire un choix électoral sain ? Comment faire pour que leur vote ne soit pas seulement celui de catholiques déterminés par leurs caractéristiques économico-sociales (jeunes ou vieux, urbains ou ruraux, actifs ou retraités, etc.) mais soit intrinsèquement catho ?

Il est certain que la première obligation sociale d’un catholique est de remplir son devoir d’état : faire ses études quand il est étudiant, travailler quand il est actif, élever ses enfants quand il est parent, etc. Participer aux consultations électorales n’est qu’un acte subsidiaire. Pour autant, s’en détourner relèverait soit d’un repli puriste (pouvant être de type communautariste voire sectaire), soit d’une négation nominaliste du bien commun (réduction de ce dernier à la somme d’intérêts particuliers). Dans les deux cas, cela reviendrait à se désintéresser d’autrui en l’abandonnant à son (triste) sort sous prétexte que, pour l’heure, il a été possible, pour soi et les siens, d’y échapper.

Il est cependant certain qu’il ne faille pas tout attendre de la politique. Car, d’une part, la vie sociale ne se réduit pas à la politique et, d’autre part, celle-ci

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Mon vote va-t-il contribuer au bien commun en améliorant la situation ?

Très intéressante réflexion de Philippe de Saint-Germain à lire en intégralité :

"Pour le chrétien, l’opposition vote utile ou vote de conviction est une fausse question. Le vote utile sans conviction n’est pas moralement recevable, pas plus que le vote de conviction inutile. Voter juste, c’est choisir selon la vertu de prudence. Le vote prudent, c’est le vote utile pour ses convictions au service du bien commun.

La controverse entre partisans du vote utile et partisans du vote de conviction est à la mesure de la fascination exercée par le pouvoir et ses promesses. Le débat est d’autant plus vif qu’il s’exprime dans le même camp. Cette opposition est-elle pertinente ? Je ne le crois pas. Commençons par définir les termes.

Le vote utile — ou vote stratégique — consiste à soutenir le candidat en mesure d’empêcher l’adversaire le plus dangereux de triompher (aux USA : tactical voting). Ce vote est conditionné par l’appréciation — nécessairement aléatoire — des résultats probables. Le vote utile peut s’apparenter au vote du moindre mal (éliminer le plus grand danger).

Le vote de conviction est un vote d’adhésion au candidat le plus proche de ses idées. Il ne prend pas en compte les résultats probables, et vise à faire pression sur le candidat éligible pour être entendu dans ses revendications.

Les deux formules présentent des risques. Le vote stratégique peut contribuer à marginaliser ses idées, dans la mesure où celles-ci ne s’expriment pas directement par son vote. Sa différence est

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Joseph Macé-Scaron a bien participé à l’écriture des discours de Fillon

Le désormais ex-journaliste de Marianne le reconnait et se justifie dans le Figaro :

XVM7e128bd2-25a8-11e7-8e90-75327fc33854"(…) Et bien j'avoue. François Fillon n'a pas besoin de «plumes» pour muscler ses discours mais il est vrai que j'ai participé avec d'autres à l'élaboration de textes. Comme certains confrères, et c'est bien leurs droits, le font régulièrement avec des politiques. Et pour aggraver mon cas, je dois dire que je suis fier de cette participation (…)

François Fillon savait – et sait toujours – ce que je pense du mariage pour tous, des familles homosexuelles, du suicide médicalement assisté et de bien d'autres sujets de société. Autant le dire: mon opinion n'a pas changé sur ces questions et je continue et continuerai à la donner. Pour autant, j'ai suffisamment écrit contre l'assignation à résidence pour redire, aujourd'hui, que mes idées ne sont pas inféodées à une allégeance partisane et ne ressentent pas le besoin d'être adoubées par l'air du temps.

En revanche, ce qui a changé et ce qui devrait tous nous bouleverser est ce qui s'est passé un certain 7 janvier 2015. Ce jour-là, le pays tout entier découvrait les effets d'une radicalisation qui allait être le défi majeur de ces vingt prochaines années. François Fillon a été le premier, et pendant bien longtemps le seul, à dire «non» aux accommodements déraisonnables, à dire «non» au totalitarisme islamique contre la ligue des «déni oui-oui» qui ne voulait pas comprendre que nous étions entrés en guerre contre un adversaire qui avait

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