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Bien sûr qu’il faut faire barrage… à Macron !

Les résultats du premier tour sont une mauvaise nouvelle. Qu’il se trouve, après le calamiteux quinquennat de François Hollande, près de 3 millions d’électeurs de gauche de plus qu’en 2012 – et plus de 7,5 millions se sont portés sur l’un des trois candidats communistes, dont aucun, à ma connaissance, n’a pris ses distances avec le « socialisme réel » et ses plus de 100 millions de morts ! – en dit long sur la crise morale et spirituelle que traverse notre malheureuse patrie.

Depuis hier soir, toutes les « élites » auto-proclamées nous invitent, que dis-je ? nous somment, de « faire barrage ».

Images-2Pour une fois, j’en suis bien d’accord : il faut faire barrage. Non pas à une fantasmatique menace fasciste. Pour ceux qui y croiraient encore, il suffit de relire ce que disait Lionel Jospin sur France Culture, le 29 septembre 2007 : « L’antifascisme n’était que du théâtre. »

Non, il faut faire barrage à ce qui menace vraiment la dignité humaine, à savoir l’élection de M. Macron.

Cet homme, qui a réussi le tour de force de se faire passer pour « neuf », après avoir été aux manettes sur tous les dossiers économiques du quinquennat Hollande, avec le succès que l’on sait – des dizaines de milliards d’impôt en plus, plus d’un million de chômeurs de plus, une dette aggravée de plusieurs autres dizaines de milliards… –, est principalement l’incarnation de la gauche la plus libertaire.

C’est donc principalement au nom de ma conception de la dignité humaine que je m’oppose radicalement à son élection. Ce

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Bien sûr que l’ouverture à gauche de Nicolas Sarkozy avait choqué

Interrogé dans Le Figaro sur la polémique autour de Sens Commun, François Fillon répond :

"C'est une forme d'intolérance que je trouve regrettable, et c'est l'expression de ce politiquement correct que je combats par ailleurs. Je me souviens du gouvernement que j'avais composé avec Nicolas Sarkozy. Il y avait Alain Juppé, mais il y avait aussi Christine Boutin et Bernard Kouchner! Je n'ai pas le souvenir que cela ait choqué qui que ce soit. Je n'adhère pas à toutes les positions de Sens commun, mais ils le savent et me soutiennent parce qu'ils pensent que j'ai le meilleur projet, ce qui prouve qu'ils ne sont pas sectaires. Ils ont leur place dans une majorité et ils ont fait preuve d'une très grande solidité dans cette campagne. Ce qui n'a pas été le cas de tout le monde. Pour construire, il faut rassembler. En excluant certains au motif qu'ils ne seraient pas dans «le sens de l'histoire», on contribue à créer les conditions de tensions, d'affrontements et de communautarisme."

Le gouvernement hétéroclite de Nicolas Sarkozy avait choqué beaucoup d'électeurs de droite, qui avaient cru dans ses discours en 2007, et c'est une des causes de l'échec de Nicolas Sarkozy en 2012. L'oublier ou le nier c'est foncer dans le mur en klaxonnant.

Autre extrait de cet entretien :

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Les raisons doivent dominer les passions pour que le bien commun l’emporte sur les intérêts individuels dans la détermination de son vote

Guillaume Bernard éclaire sur Infocatho les enjeux de l’élection de dimanche, revenant sur les notions de « moindre mal », de « meilleur possible », et évoquant la place des principes non négociables définis par Benoit XVI dans la recherche du Bien commun :

"Puisqu’aucun programme politique n’est pleinement satisfaisant pour eux – et, ce, quel que soit le domaine, tant celui de l’économie (principe de subsidiarité) que du « sociétal » (défense de la vie) –, comment les catholiques peuvent-ils faire un choix électoral sain ? Comment faire pour que leur vote ne soit pas seulement celui de catholiques déterminés par leurs caractéristiques économico-sociales (jeunes ou vieux, urbains ou ruraux, actifs ou retraités, etc.) mais soit intrinsèquement catho ?

Il est certain que la première obligation sociale d’un catholique est de remplir son devoir d’état : faire ses études quand il est étudiant, travailler quand il est actif, élever ses enfants quand il est parent, etc. Participer aux consultations électorales n’est qu’un acte subsidiaire. Pour autant, s’en détourner relèverait soit d’un repli puriste (pouvant être de type communautariste voire sectaire), soit d’une négation nominaliste du bien commun (réduction de ce dernier à la somme d’intérêts particuliers). Dans les deux cas, cela reviendrait à se désintéresser d’autrui en l’abandonnant à son (triste) sort sous prétexte que, pour l’heure, il a été possible, pour soi et les siens, d’y échapper.

Il est cependant certain qu’il ne faille pas tout attendre de la politique. Car, d’une part, la vie sociale ne se réduit pas à la politique et, d’autre part, celle-ci

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Mon vote va-t-il contribuer au bien commun en améliorant la situation ?

Très intéressante réflexion de Philippe de Saint-Germain à lire en intégralité :

"Pour le chrétien, l’opposition vote utile ou vote de conviction est une fausse question. Le vote utile sans conviction n’est pas moralement recevable, pas plus que le vote de conviction inutile. Voter juste, c’est choisir selon la vertu de prudence. Le vote prudent, c’est le vote utile pour ses convictions au service du bien commun.

La controverse entre partisans du vote utile et partisans du vote de conviction est à la mesure de la fascination exercée par le pouvoir et ses promesses. Le débat est d’autant plus vif qu’il s’exprime dans le même camp. Cette opposition est-elle pertinente ? Je ne le crois pas. Commençons par définir les termes.

Le vote utile — ou vote stratégique — consiste à soutenir le candidat en mesure d’empêcher l’adversaire le plus dangereux de triompher (aux USA : tactical voting). Ce vote est conditionné par l’appréciation — nécessairement aléatoire — des résultats probables. Le vote utile peut s’apparenter au vote du moindre mal (éliminer le plus grand danger).

Le vote de conviction est un vote d’adhésion au candidat le plus proche de ses idées. Il ne prend pas en compte les résultats probables, et vise à faire pression sur le candidat éligible pour être entendu dans ses revendications.

Les deux formules présentent des risques. Le vote stratégique peut contribuer à marginaliser ses idées, dans la mesure où celles-ci ne s’expriment pas directement par son vote. Sa différence est

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Joseph Macé-Scaron a bien participé à l’écriture des discours de Fillon

Le désormais ex-journaliste de Marianne le reconnait et se justifie dans le Figaro :

XVM7e128bd2-25a8-11e7-8e90-75327fc33854"(…) Et bien j'avoue. François Fillon n'a pas besoin de «plumes» pour muscler ses discours mais il est vrai que j'ai participé avec d'autres à l'élaboration de textes. Comme certains confrères, et c'est bien leurs droits, le font régulièrement avec des politiques. Et pour aggraver mon cas, je dois dire que je suis fier de cette participation (…)

François Fillon savait – et sait toujours – ce que je pense du mariage pour tous, des familles homosexuelles, du suicide médicalement assisté et de bien d'autres sujets de société. Autant le dire: mon opinion n'a pas changé sur ces questions et je continue et continuerai à la donner. Pour autant, j'ai suffisamment écrit contre l'assignation à résidence pour redire, aujourd'hui, que mes idées ne sont pas inféodées à une allégeance partisane et ne ressentent pas le besoin d'être adoubées par l'air du temps.

En revanche, ce qui a changé et ce qui devrait tous nous bouleverser est ce qui s'est passé un certain 7 janvier 2015. Ce jour-là, le pays tout entier découvrait les effets d'une radicalisation qui allait être le défi majeur de ces vingt prochaines années. François Fillon a été le premier, et pendant bien longtemps le seul, à dire «non» aux accommodements déraisonnables, à dire «non» au totalitarisme islamique contre la ligue des «déni oui-oui» qui ne voulait pas comprendre que nous étions entrés en guerre contre un adversaire qui avait

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Emmanuel Macron a beau avoir un visage de jeune premier, il incarne surtout des idées bien rancies

Une-1636Extrait de l'éditorial de Philippe Maxence dans le dernier numéro de L'Homme Nouveau :

"[…] Le nom de son mouvement (En marche !) est lui aussi très révélateur de la philosophie qui l’anime. Au fond quelle est sa finalité, sinon le mouvement permanent. Vers quoi et pourquoi ? Peu importe, dès lors que l’on est en marche ! Nous en sommes ramenés au vieil Héraclite, avec ce danger toujours actuel que nous courons droit dans la confusion. Aristote, évoquant le philosophe d’Éphèse, parlait déjà d’Emmanuel Macron : « Il est évidemment impossible, pour le même esprit, de concevoir en même temps, que la même chose est, et n’est pas. » Aristote se trompait. Tous les discours fumeux du candidat Macron prouvent qu’il tente en permanence ce grand écart, pourtant métaphysiquement impossible. Preuve que le candidat d’« En Marche ! » a beau avoir un visage de jeune premier, il incarne surtout des idées bien rancies. Nul besoin, à vrai dire, de mettre en garde contre Emmanuel Macron. Les lecteurs de L’Homme Nouveau ont depuis longtemps compris le personnage et l’aspect artificiel de sa démarche. Alors, pourquoi en parler ? Tout simplement parce qu’il est le point culminant de notre décomposition et qu’il révèle exactement où nous en sommes. […]

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« Vous êtes bien sur la messagerie de l’ambassade de Russie […] pour une ingérence électorale, tapez 3 »

Le 1er avril, l'ambassade de Russie aux Etats-Unis a mis en ligne cette messagerie vocale en guise de poisson :

«Vous êtes bien sur la messagerie de l'ambassade de Russie, votre appel est très important pour nous. Pour demander à ce qu'un diplomate russe contacte vos adversaires politiques, appuyez sur 1 […] pour bénéficier des services d'un hacker russe, tapez 2 […] pour une ingérence électorale, tapez 3 et attendez la prochaine campagne électorale. Veuillez noter qu'afin d'améliorer la qualité de nos services, tous les appels sont enregistrés». 

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La procédure de sortie de l’UE sera bien déclenchée avant la fin du mois au Royaume-Uni

Unknown-14Les députés britanniques ont voté hier le projet de loi autorisant le gouvernement à déclencher le Brexit. Theresa May peut déclencher la procédure prévue par l'article 50 du traité de Lisbonne.

«La procédure sera enclenchée, comme prévu, avant la fin du mois», a confirmé le ministre du Brexit, David Davis.

Les autres européens, qui ont vécu le viol de leur vote en 2005, découvrent qu'un gouvernement peut être fidèle au vote des électeurs : incroyable.

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