Quand les ministres de Macron fustigeaient Macron : de la valeur de la parole politique

Florilège éloquent.

591d812fd3f85dd9090000caEdouard Philippe - Chroniques publiées dans Libération.

  • 18 janvier : « Il serait le fils naturel de Kennedy et de Mendès-France. On peut en douter. Le premier avait plus de charisme; le second, plus de principes ».
  • 15 février : « Macron n'assume rien mais promet tout, avec la fougue d'un conquérant juvénile et le cynisme d'un vieux routier ».

Bruno Le Maire, Les Républicains (ministre de l’Économie)

  • 12 juillet 2016 : « Je ne crois pas du tout au positionnement transpartisan assumé par Emmanuel Macron et son mouvement. C’est de la soupe. Attention à cette façon de mélanger, de brouiller les lignes, de dire qu’on veut mettre avec soi tous les progressistes. Ça ne veut rien dire. »
  • 20 janvier 2017: « Emmanuel Macron, c’est une coquille vide, où chacun arrive avec des propositions qui peuvent être toutes aussi différentes les unes que les autres, mais on ne sait pas où l'on va et je pense que c’est dangereux pour le pays ».
  • 19 février : « Qui est le véritable Emmanuel Macron ? Celui qui ne se dit pas socialiste devant M. de Villiers ou celui qui se dit de gauche sur TF1? Celui qui s'est dit favorable à la légalisation du cannabis ou celui qui se dit contre ? Emmanuel Macron est le candidat sans projets car c’est le candidat sans convictions: il change de discours suivant l’auditoire ». Bruno Le Maire, lui, ne change pas…
  • 25 avril : « Je vais me battre pour que ma famille politique (Les Républicains) l’emporte à l’occasion des élections législatives".

Gérald Darmanin, Les Républicains 

  • En janvier 2017 : « Monsieur Macron n’aura pas de majorité. Loin d’être le remède d’un pays malade, il sera au contraire son poison définitif. Son élection précipiterait la France dans l’instabilité institutionnelle et conduirait à l’éclatement de notre vie politique. Alors dans ce vide, le populisme le plus abject arrivera, celui de madame Le Pen ».
  • En février: « Honte à Emmanuel Macron qui insulte la France à l’étranger » (concernant ses propos sur la décolonisation).

François Bayrou, MoDem (ministre de la Justice) :

  • 7 septembre 2016: « Macron, ça ne marchera jamais. Derrière cet hologramme, il y a une tentative de très grands intérêts financiers et autres qui ne se contentent plus d’avoir le pouvoir économique, ils veulent avoir le pouvoir politique ».
  • 11 septembre : « Je ne me reconnais pas dans ce qu’Emmanuel Macron incarne. Son projet de société est proche de celui défendu par Nicolas Sarkozy en 2007. Emmanuel Macron est le principal responsable de la politique économique de François Hollande depuis quatre ans. Pour quel résultat ? »

Marielle de Sarnez, MoDem (Affaires européennes),

  • 17 novembre 2016 : « Je ne sais pas qui est Emmanuel Macron. Plus je le lis, moins je le connais. Je crois que le temps n’est pas aux aventures individuelles ».
  • 22 janvier 2017 : « Macron veut faire évoluer le système politique, c’est bien. Mais il y a un énorme flou autour de son projet ! Il dit un certain nombre de choses et après, en général, il recule toujours ».

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