Nous n’en sommes plus au temps de l’insécurité culturelle, mais à la confrontation concrète

De Jacques Bompard :

Tunisian-salafi-islamists-wave-flags-inscribed-with-islamic-verses-as-they-attend-a-rally-in-the-central-town-of-kairouan_989751-300x169"Georges Bensoussan publiait en janvier un ouvrage intitulé Une France Soumise qui s’annonçait comme une matière de scandale pour la bien pensance. Heureusement, il fut défendu par quelques pontes bien installés, comme Elizabeth Levy qui remarque avec pertinence dans un dossier de Causeur que l’islamisation s’attaque prioritairement à « ces mille rien qui font notre identité collective ».

Après le sabordage de la repentance, c’est le lent processus de fabrication des Français entre chaleur familiale et cristallisation de legs qui est mis en danger par la présence massive de l’islam dans notre pays.

Nous n’en sommes plus au temps de l’insécurité culturelle, qui après tout revient à un sentiment, mais à la confrontation concrète à des extraterritorialités au cœur même de la France. Le dossier de Causeur le précise d’ailleurs avec à-propos ; ainsi Kamel Kabtane, aujourd’hui recteur de la grande mosquée de Lyon, s’était-il insurgé en 2004 quand l’un de ses imams avaient été expulsé pour avoir soutenu le califat mondial dans la presse rhodanienne.

Nous sommes désormais au mois d’avril et les candidats à l’élection présidentielle n’auront pas parlé d’islam. Alors que la confession mahométane demeure un sujet de vive inquiétude pour nos compatriotes, tous les acteurs de cette élection furent tellement terrorisés par les tribunaux médiatiques et les réseaux djihadistes que le sujet fut exclu des débats.

Comme une victoire pour les frères Kouachi qui provoquèrent beaucoup de « Je Suis Charlie » et très peu de liberté d’expression politique sur le brulant problème revenant à l’islamisation de notre société !"

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