Législatives – Karim Ouchikh (SIEL) : « le FN doit abandonner l’attitude de mépris systématique dans ses relations avec les autres formations »

Karim Ouchikh, président du SIEL, est candidat dans la 9ème circonscription du Val d’Oise. Il a bien voulu répondre à quelques questions.

Pf_recto_val-d-oise-9_karim-ouchikh_impression-1Vous avez annoncé votre candidature à l’élection législative pour la 9ème circonscription du Val d’Oise. Vous êtes déjà élu au Conseil régional, pourquoi briguez-vous la députation ?

Dans la poursuite du bien commun, je crois sincèrement en la complémentarité des mandats électoraux. L’action d’un député ne peut que se nourrir avantageusement de l’expérience tirée d’un mandat local. Pour la plupart d’entre elles, les lois ont vocation à s’appliquer à la vie quotidienne de nos compatriotes : la qualité d’élu municipal, départemental ou régional permet à coup sûr de mesurer l’intérêt pour un parlementaire de légiférer sur une question donnée ou d’orienter sur telle autre l’action gouvernementale. S’il dispose d’un regard local, le député pourra faire œuvre utile lorsqu’il s’agira de se pencher sur les questions aussi diverses que les cantines scolaires, la voirie départementale ou le devenir de nos lycées… C’est en ayant cette disposition d’esprit, celle au fond des synergies politiques, que j’entends briguer les suffrages de nos compatriotes lors des prochaines législatives : l’avocat que je suis entend apporter au Palais Bourbon, outre mon expérience du secteur privé, de solides convictions politiques, une volonté de réformer le pays en profondeur et un parcours d’élu de terrain de plus de vingt ans. Elu de la plus importante des régions françaises, j’entends également mettre à profit mon expérience acquise depuis décembre 2015 au Conseil régional Ile-de-France pour repenser et réformer en profondeur le maillage territorial de notre pays, aujourd’hui largement insatisfaisant.

Vous allez affronter le candidat FN Mikaël Sala. N’êtes vous pas en train de diviser la droite nationale, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde ?

Né en 1965 à Saint Maurice (94), j’habite à Gonesse (dans la 9ème circonscription du Val d’Oise) depuis 1970, ville dans laquelle j’ai grandi et accompli ma scolarité. Depuis plus de 45 ans, je vis donc dans l’est de ce département en disposant d’une connaissance précise de la géographie, de l’histoire, des enjeux de ce territoire particulier et des hommes qui y vivent : élu de Gonesse pendant plus de 13 ans, j’ai entrepris par ailleurs différentes campagnes électorales dans cette partie du Val d’Oise, notamment celle des départementales de 2015 durant laquelle j’ai sillonné en profondeur le canton de Fosses, l’une des composantes importantes de cette circonscription législative. Dans la 9ème circonscription du Val d’Oise, je dispose d’une légitimité politique dont ne peut se prévaloir Mickaël Sala, un candidat parachuté par le FN qui n’a jamais vécu dans cette partie du territoire difficile du Val d’Oise. En l’absence des autres forces de la droite nationale (Comité Jeanne, PDF, Civitas…), et probablement de celles du PCD, du CNIP et de DLF, je suis le seul candidat à représenter authentiquement dans cette circonscription la droite de conviction et des valeurs, celle qui incarne au fond la droite hors les murs dont je suis, avec le SIEL, l’un des artisans actuels, aux côtés de Robert Ménard, Charles Beigbeider ou de Jean-Frédéric Poisson. A tout bien considérer, la candidature du FN (qui a accompli, je le rappelle, le tour de force de rompre en moins de 15 jours son accord électoral avec DLF !) est bien celle qui va diviser les forces de la droite dans une circonscription encore solidement détenue par la gauche. En vérité, Marine Le Pen entend, avec ce parachutage frontiste, faire payer au SIEL l’esprit d’indépendance dont il a fait preuve à l’égard du FN, jusqu’à quitter le RBM en novembre dernier. Face aux mauvaises manières pratiquées par la direction nationale du FN à mon égard, j’aborde cette élection avec le calme des vieilles troupes….

Si vous êtes élu, serez-vous favorable à former un groupe parlementaire avec des élus d’autres partis, qu’ils soient du PCD, Ligue du Sud, LR, DLF ou FN ?

Les alliances politiques s’élaborent à partir des idées, des hommes et de principes élémentaires, tel le respect mutuel, et non d’improbables combinaisons politiciennes. Elu député, je continuerai à œuvrer à l’émergence à l’Assemblée nationale d’une vraie droite, une droite qui soit tout à la fois souverainiste, conservatrice et éprise de libertés. Cet arc patriotique me paraît couvrir en priorité des partis idéologiquement proches du SIEL, tels le PCD, la Ligue du Sud, le MPF ou DLF : c’est d’abord avec ces formations politiques que j’aspire, si je suis élu, à former un groupe parlementaire auquel pourraient d’ailleurs se rattacher des élus LR ‘’compatibles’’ avec lesquels j’entretiens une réelle proximité politique tels, s’ils devaient être réélus, Henri Guaino, Jacques Myard, Thierry Mariani ou Nicolas Dhuicq. Le FN pourrait rejoindre un tel groupe parlementaire au prix toutefois, par cohérence, d’une clarification de sa ligne politique actuelle qui tourne aujourd’hui clairement le dos aux valeurs de la droite, surtout depuis le départ de la vie politique de Marion Maréchal Le Pen ; il lui faudrait d’autre part abandonner l’attitude de mépris systématique qui caractérise ce parti dans ses relations avec les autres formations politiques. Connaissant de près les réalités intérieures du FN à Nanterre, nous sommes loin de voir poindre le début de telles révolutions coperniciennes….

Laisser un commentaire