Législatives – Christian Taillebois (PCD) : « Je n’accepte pas qu’un parti de droite impose un candidat centriste »

Christian Taillebois est candidat à l'élection législative sur la 7ème circonscription des Yvelines. Il a accepté de répondre à nos questions.

Profil BD1. Vous avez annoncé votre candidature à l'élection législative pour la 7e circonscription des Yvelines. Pourquoi vous lancez-vous en politique ?

Je suis engagé dans la vie locale depuis 2014, date à laquelle j’ai été élu Conseiller municipal d’Andrésy. Début 2017, j’ai eu confirmation que LR allait abandonner la circonscription à l’UDI en investissant le député sortant. Or je considère que l’UDI a souvent trahi les électeurs de droite, en acceptant par exemple l’extension du délit d’entrave à l’IVG, en ne s’opposant pas à la loi égalité-citoyenneté (2016) limitant la liberté scolaire ni à celle sur l’égalité homme-femme (2014) obligeant les pères à prendre un congé parental. J’ai donc décidé de porter une candidature de droite dans la 7ème circonscription afin que les électeurs puissent avoir un choix plus large que celui entre centre et Front National. Il va falloir des députés de droite courageux, fiables, pour s’opposer aux dérives ultra-libérales et libertaires d’Emmanuel Macron.

2. Vous allez affronter le député LR-UDI sortant Arnaud Richard. N'êtes-vous pas en train de diviser la droite, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde ?

Je ne divise pas la droite, je la représente. Encore une fois, le sens de ma démarche, c’est bien de permettre aux électeurs de droite de voter pour un candidat de droite. Je n’accepte pas qu’un parti de droite impose dans notre circonscription un candidat centriste dont le mentor, Jean-Louis Borloo, a proposé ses services à Emmanuel Macron dès l’entre-deux tours. Comment dès lors compter sur ce candidat pour incarner une opposition crédible, forte, sans compromis, à la politique d’Emmanuel Macron ? Faire élire un député juste parce qu’il a l’onction du parti n’a pas de sens. Je ne veux pas sauver un système qui prend l’eau, mais faire gagner des convictions.

3. Si vous êtes élu, serez-vous favorable pour former un groupe parlementaire avec des élus d'autres partis, qu'ils soient de LR, du PCD, de DLF, du FN… ?

La droite sort fracturée et affaiblie de cette élection présidentielle. Elle tente de recoller les morceaux pour sauver les meubles aux législatives mais rien ne sera plus comme avant : une recomposition de la droite sur un socle de convictions partagées sur la famille, l’identité française, l’immigration, la sécurité, l’Europe, la restauration de l’autorité de l’Etat, etc… est nécessaire. Si je suis élu, je suis prêt à rejoindre tous les élus qui partagent ces convictions pour travailler avec eux au redressement de notre pays. Il est temps de sortir des vieux schémas pour avancer. La victoire d’Emmanuel Macron illustre à sa façon cette aspiration profonde des Français à dépasser les clivages politiques actuels

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