Joseph Macé-Scaron a bien participé à l’écriture des discours de Fillon

Le désormais ex-journaliste de Marianne le reconnait et se justifie dans le Figaro :

XVM7e128bd2-25a8-11e7-8e90-75327fc33854"(…) Et bien j'avoue. François Fillon n'a pas besoin de «plumes» pour muscler ses discours mais il est vrai que j'ai participé avec d'autres à l'élaboration de textes. Comme certains confrères, et c'est bien leurs droits, le font régulièrement avec des politiques. Et pour aggraver mon cas, je dois dire que je suis fier de cette participation (…)

François Fillon savait – et sait toujours – ce que je pense du mariage pour tous, des familles homosexuelles, du suicide médicalement assisté et de bien d'autres sujets de société. Autant le dire: mon opinion n'a pas changé sur ces questions et je continue et continuerai à la donner. Pour autant, j'ai suffisamment écrit contre l'assignation à résidence pour redire, aujourd'hui, que mes idées ne sont pas inféodées à une allégeance partisane et ne ressentent pas le besoin d'être adoubées par l'air du temps.

En revanche, ce qui a changé et ce qui devrait tous nous bouleverser est ce qui s'est passé un certain 7 janvier 2015. Ce jour-là, le pays tout entier découvrait les effets d'une radicalisation qui allait être le défi majeur de ces vingt prochaines années. François Fillon a été le premier, et pendant bien longtemps le seul, à dire «non» aux accommodements déraisonnables, à dire «non» au totalitarisme islamique contre la ligue des «déni oui-oui» qui ne voulait pas comprendre que nous étions entrés en guerre contre un adversaire qui avait juré notre anéantissement.

Et voilà que les ravis qui psalmodient la fin du clivage gauche-droite au son des fifres et tambourins s'indignent que je puisse trahir un camp qui, selon eux, n'a plus de raison d'être (…)"

Entre, d'un côté, les circonscriptions promises à l'UDI, les annonces concernant NKM, la photo aux côtés d'Alain Juppé et, d'autre part, l'éventualité d'une participation de Sens Commun au gouvernement et les tirades identitaires, pas sûr que la majorité parlementaire que  François Fillon est persuadé d'obtenir lui permette de faire voter ses réformes… En tous cas, l'électeur de droite s'y perd de plus en plus !

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