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France : Laïcité à la française / Valeurs chrétiennes : Culture

Dix bonnes raisons d’enseigner l’histoire du christianisme

Un plaidoyer en 10 points, dont voici des extraits, pour expliquer la nécessité d'un enseignement de l'histoire du christianisme dans les classes de collège et de lycée. Figarovox :

"1. Le Christ est un personnage historique. Personne, si l'on excepte quelques libres penseurs, ne le conteste. Il est vrai qu'on ne sait, en dehors des Évangiles et de saint Paul, presque rien sur le christ. Néanmoins les historiens Suétone et Tacite, au début du second siècle, mentionnent son nom.[…]

2. Les Évangiles appartiennent de plein droit à l'histoire de la littérature. Si la date de rédaction des quatre évangiles demeure débattue et leurs auteurs toujours au cœur des travaux exégétiques des spécialistes, ces textes écrits à l'origine en grec, sans doute dans la seconde moitié du premier siècle, sont à la source d'une véritable révolution littéraire.[…]

3. Saint Paul (vers 8- vers 64) a eu un rôle historique. Il est le premier à vouloir délivrer le message des Évangiles à des non-Juifs, les païens, les Gentils. Il eut même le courage ou l'outrecuidance de plaider pour son Dieu en ce haut-lieu de la pensée rationnelle grecque, l'Aréopage d'Athènes, avec un succès tout relatif.[…]

4. L'empereur Constantin (306-337), en se convertissant au christianisme, a modifié le cours de l'histoire européenne. Cela s'est passé le 28 octobre 312.[…]

5. L'Antiquité tardive, disons de Constantin à 476, date de la déposition du dernier empereur d'Occident, fut dominée par deux phénomènes: la résistance plus ou moins organisée aux pressions des peuples barbares et le conflit pagano-chrétien. Le christianisme ne s'est imposé que lentement et le paganisme ne s'est pas éteint spontanément de sa belle mort.[…]

6. La littérature latine chrétienne, qu'elle soit antérieure à la victoire du christianisme, du temps des persécutions (Tertullien), ou postérieure, lorsqu'elle défendra et illustrera les vertus chrétiennes et de ses nouveaux héros, les saints (la Vie de saint Martin par Sulpice Sévère) ou les moines (saint Jérôme), constitue un vaste corpus, d'une richesse remarquable. Elle déconcerte parfois par ses outrances et ses innovations. Mais elle a produit des chefs-d'œuvre incontestables.[…]

7. À saint Augustin nous devons encore une autre découverte: celle de la grâce. Il n'appartient à personne de se croire sauvé et la foi pourvoit seule à ce à quoi les œuvres ne peuvent prétendre.[…]

8. L'histoire des idées ne serait pas non plus ce qu'elle est si le christianisme n'avait inventé la notion d'incarnation. L'idée même qu'un dieu ait accepté de lui-même de renoncer au confort de ses attributs divins pour s'identifier à l'humaine faiblesse et médiocrité est absolument inconnue des Anciens.[…]

9. L'idée de transcendance précisément appartient dans son absolu au christianisme. Bien sûr l'Un-Bien souverain des néoplatoniciens est une transcendance. Mais les chrétiens ont développé en quelque sorte le concept jusqu'à ses dernières conséquences.[…]

10. Une part du christianisme enfin s'est appelée catholicisme, à partir du Concile de Nicée réuni par Constantin en 325. L'idée cette fois est contenue dans l'étymologie de ce terme grec: «catholique» signifie «universel». Le catholicisme est une religion prosélyte.[…]

Etrangement, j'ai comme l'impression que ces arguments ne vont pas convaincre NVB…

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14 commentaires

  1. La mission de l’enseignement de la jeunesse appartient, de droit divin, à l’Église et s’étend à toutes les créatures raisonnables, voilà ce que l’on oublie souvent. [Il s’agit là d’une proposition pour un enseignement de type généraliste, adapté aux collégiens et lycéens, de l’histoire du Christianisme, que pourraient parfaitement enseigner des profs laïcs et même non-croyants, avec un peu d’honnêteté intellectuelle. Je crains que nous soyons dans le domaine du rêve… MB]

  2. Elle est déjà convaincue de tout ça, ce qui la bloque c’est le seul argument qui manque: c’est que le catholicisme est la seule vraie religion.
    Et ça c’est insupportable.

  3. Dans l’une des lettres d’Ignace d’Antioche mort en +107 apparait le mot ” catholique ” pour designer l’Eglise du Christ … bien longtemps avant Nicée !

  4. Ils n’ont pas attendu vos bons conseils pour enseigner le christianisme
    aux collégiens:
    http://cache.media.education.gouv.fr/file/special_6/51/6/Programme_hist_geo_education_civique_6eme_33516.pdf
    http://cache.media.education.gouv.fr/file/special_6/51/8/Programme_hist_geo_education_civique_5eme_33518.pdf
    aux lycéens:
    http://cache.media.education.gouv.fr/file/special_4/72/5/histoire_geographie_143725.pdf
    http://cache.media.education.gouv.fr/file/special_6/51/8/Programme_hist_geo_education_civique_5eme_33518.pdf [Merci, nous étions au courant. Nous parlions d’enseignement de l’histoire du christianisme, pas de propagande façon éducation nationale telle qu’enseignée actuellement dans la plupart des collèges et lycées, dont la qualité dépend de l’honnêteté du professeur. MB]

  5. Problème, la deséducation nationale est le temple du laïcisme. Celui-ci renie de prêt ou de loin toutes les religions et surtout et en particulier La religion qui est l’Ennemi à détruire depuis plus de 200 ans, dès que le laïcisme en fait est sorti du bonnet phrygien des illuminés de la lumière des ténèbres. La deséducation nationale est donc incapable d’enseigner quoi que ce soit sur ce qui la révulse et sur ce qu’elle ne maîtrise pas du tout si ce n’est que dans la caricature grotesque et on a vu à quoi cela pouvait aboutir. La seule alternative serait alors de demander aux religions elles-mêmes d’enseigner les enseignants sur ce qu’est leur religion mais là c’est renier la laïcité, la république et tout ce qui s’en suit. Que la deséducation nationale enseigne la religion est donc un voeu pieu totalement infaisable. [Pas la religion; l’histoire de la religion, ce n’est pas tout à fait pareil. MB]

  6. A contrario, quelles sont les raisons de ne pas l’enseigner : pour ne pas enseigner l’histoire et la doctrine de l’islam. Il vaut mieux mentir sur les deux religions, et en faire une sorte de bouillie droit-de-l’hommesque, ce qu’elles ne sont ni l’une ni l’autre, pour des raisons diamétralement opposées. [Les grandes religions sont actuellement enseignées, avec beaucoup de clichés et de non-dits sur l’histoire du christianisme, en fonction des manuels. Pour l’islam, pas sûr que ce soit enseigné honnêtement et sans arrière-pensées non plus. MB]

  7. Mais pourquoi se compliquer la vie de la sorte en cataloguant les arguments?
    Le contexte est en effet très simple à résumer sur le plan tant historique que civilisationnel et il suffit de le dire simplement – surtout si ce constat ne fait pas plaisir à tout le monde: le christianisme a été le ferment de la civilisation occidentale: celle de “l’Occident Chrétien” de Moscou à Lisbonne…et même, à leurs débuts au moins, jusqu’à New York et Montréal…
    Ne pas admettre ce rôle fondamental et durable interdit aujourd’hui de comprendre, en profondeur, quoi que cela soit à la géopolitique de la planète!

  8. Le programme de littérature de la classe de sixième comprend l’enseignement de la Bible en tant que “texte fondateur” de la culture occidentale. Un professeur peut donc y consacrer un peu de temps. Mais plus rien après la sixième.
    La littérature chrétienne latine est une mine d’or. Mais la place accordée au latin est réduite à peu de choses, souvent même dans l’esprit des élèves qui choisissent cette option. Il est néanmoins possible de leur faire lire saint Augustin et les grands auteurs latins chrétiens. Par exemple, la vie de saint Martin de Sulpice Sévère figure dans les documents officiels du programme de latin de première. Il y a très souvent un ou deux textes des Confessions dans les manuels de latin du lycée. (Le manuel de seconde des éditions Nathan (programme 2008, p. 108)présente un extrait (Confessions IX, 9) qui montre la patience héroïque de sainte Monique envers son mari. Consigne au bas du texte : “Relevez tous les mots qui indiquent que le mariage est en fait, pour Monique et les autres femmes, un asservissement. Une telle situation peut-elle se rencontrer aujourd’hui ? Augustin semble-t-il vraiment choqué ?” Et le résumé du cours p. 90 : “Sous l’empire, la mulier reste juridiquement mineure et politiquement absente, même si elle peut plus ou moins gérer ses propres biens. Le christianisme ne modifiera pas fondamentalement ce statut, en écartant les femmes des sacerdoces et en dénonçant leur perversité satanique, tout en célébrant des vertus féminines héritées de la matrona idéales.” Édifiant !
    Il est donc réellement possible d’enseigner ces belles chose (à condition de ne pas suivre à la lettre le manuel Nathan !) . L’étude suffisamment sérieuse et approfondie des lettres est cependant rendue difficile par plusieurs facteurs (niveau de maîtrise de la langue française des élèves, importance accordée aux humanités dans l’opinion des élèves, des parents, de chacun de nous, concurrence que les écrans opposent à la lecture des classiques, etc.). [Les latinistes choisissent cette matière souvent pour les points supplémentaires au bac, ce qui en soi n’est pas répréhensible, mais ils sont peu nombreux et les professeurs ne choisissent pas forcément les plus beaux textes dans ce qui est proposé par l’EN, tout comme en Français d’ailleurs. Je suis tout-à-fait d’accord avec vous : la plupart des manuels orientent la réflexion des élèves de manière à détruire le peu de positif que le prof d’histoire aura pu montrer aux élèves sur le christianisme. MB]

  9. Pour convaincre NVB, encore faudrait il qu’elle possède une once d’intelligence à la place de son sectarisme.
    Comme le disait Michel Audiard : on ne peut rien pour les c…. [“Les c… ça ose tout; c’est même à ça qu’on les reconnaît” ;) MB]

  10. L’histoire des religions , notamment du christianisme, du judaïsme et de l’islam sont déjà présents dans les programmes. D’ailleurs l’auteur de l’article, à la fin de son pladoyer, le reconnaît. Certes vu les horaires consacrés à l’histoire, et qu’il y a bien d’autres choses à aborder, ça reste superficiel.
    Concernant les manuels (qui ne sont qu’un outil dont le professeur fait ce qu’il veut), ils sont plutôt bienveillants envers le christianisme.
    Ayant brièvement enseigné le latin, outre les auteurs classiques, j’ai fait étudier aux élèves le début de la Genèse version saint Jérôme.
    Il y a sûrement des progrès à faire mais évitons le dénigrement systématique. [Nous ne sommes pas dans le dénigrement systématique mais dans un constat : ce qu’on enseigne aux élèves ne survole que de très très loin l’histoire du christianisme, qui est pour nous Français une “matière transversale” (pour parler comme NVB), et ce qui est fait l’est quasiment systématiquement pour dénier à la religion chrétienne son rôle fondateur de notre civilisation. Et ce, dans toutes les matières. Pas d’angélisme svp, cela ne vous ressemble pas, Professeur ! MB]

  11. En troisième pour le brevet les élèves doivent connaitre :
    – la date de la première version écrite de l’ancien testament(8ème siècle AVJC dixit Hatier)
    – dater les premiers siècles du christianisme
    – l’époque des croisades (notamment la première 1094)
    – le style roman
    – le style gothique
    – l’édit de Nantes
    – la séparation de l’église et de l’état 1905 .
    Evidemment c’est un peu léger comme histoire du christianisme ….

  12. Sur ce sujet de l’impact unique de l’Incarnation sur l’histoire du monde, lire le livre “Le malentendu islamo-chrétien, repenser le dialogue”
    de Édouard-Marie Gallez
    qui démontre cela de manière magistrale. [http://legrandsecretdelislam.com/ MB]

  13. le Salon Beige est vraiment un site honteux.
    Pourquoi mon commentaire mettant un peu d’eau dans le vin à cet article n’a pas été publié?
    Il n’y avait rien de choquant ou de méchant contre le christianisme mais simplement aussi des rappels qui sont vrais, attestés par des spécialistes et universitaires. Vérité que l’on peut même vérifier dans les écrits des pères de l’Église. Je n’ai rien inventé
    Le salon beige se plaint qu’il y ait une liberté d’expression à sens unique dans les médias “officiels” mais lui même n’est même pas capable de publier un commentaire contradictoire à ses certitudes.
    De toute façon cette manie laïciste française de refuser toute discussion contradictoire à ses dogmes n’est que l’habitude prise par un pays qui à prôné une religion pendant 1500 qui refusait la liberté de conscience…
    Ce site catholique très sélectif quant à ses intervenants nous le rappelle. [Le Salon Beige se serait peut-être fait un plaisir de publier votre commentaire s’il l’avait reçu. Sachez toutefois que les positions par trop anti-chrétiennes et païennes ne conviennent pas sur ce “site très catholique” (“catholique” suffira) et ne sont pas publiées. A votre service. MB]

  14. L’abbé Éric IBORRA, vicaire à la paroisse St Eugène-ste Cécile à Paris 9 ème, donne des cours, le jeudi soir à 20 h 00 sur “l’Histoire de l’Église”. IL a entamé la 6 ème année. Ils ont été enregistrés sur CD (1 CD par année soit actuellement 5 CD)
    Chaque CD, soit 26 cours,représente 40 h 00 d’enregistrement en mp3.
    tél. 01 48 24 70 25

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