C’est arrivé un 17 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 17 mai 352 : élection du pape Libère.

Il est le premier à désigner Rome comme le siège apostolique. La Vierge Marie lui apparaît dans un songe dans la nuit du 4 et du 5 août, lui demandant de construire une chapelle. La même nuit, selon l'histoire, il y a une chute de neige miraculeuse sur les sept collines de Rome. Il achève la construction de la basilique Sainte-Marie-Majeure deux années plus tard. Cette basilique majeure de Rome est appelée basilique libérienne. Il combat l'arianisme de l'empereur Constance qui l'exile de 355 à 358 à Beroia en Macédoine. Mais le peuple de Rome prend rapidement parti pour Libère.

Selon la tradition, ce serait Libère qui, en 354, fixe la fête de la naissance du Christ au 25 décembre. Il meurt le 24 septembre 365

  • le 17 mai 884 : élection du pape Adrien III.
  • le 17 mai 1410: élection de l'antipape Jean XXIII.

En 1408, quelques cardinaux opposés à Grégoire XII convoquent le Concile de Pise, où viennent près de 500 évêques et abbés. Ces derniers déposent Grégoire XII et Benoît XIII et élisent Alexandre V, lequel meurt peu de temps après. L'élection suivante nomme le cardinal de Cossa qui prend le nom de Jean XXIII.

Il convoque le Concile de Constance qui le dépose le 29 mai 1415 et le fait arrêter. Libéré en juin 1419, se soumet aussitôt à Martin V.

  • le 17 mai 1642 : Paul Chomedey de Maisonneuve débarque sur l'île de Montréal et fonde Ville-Marie, Montréal.

Paul Chomedey de Maisonneuve fonde Ville-Marie qui est aujourd'hui Montréal. Choisi pour fonder une colonie sur l'Île de Montréal, Paul Chomedey de Maisonneuve, arrive en Nouvelle-France en 1641 et commence à travailler à la construction d'une fortification et d'autres édifices de Ville-Marie le 17 mai 1642.

La ville de Montréal tient son nom de l'Île de Montréal, ainsi nommée en raison du mont Royal, la montagne au centre de l'Île. En effet, en 1535, l'explorateur Jacques Cartier avait nommé la montagne Mons realis (mont Royal). Elle est située à 1 500 kilomètres à l'intérieur des terres, au confluent du Saint-Laurent et de la rivière des Prairies. Elle deviendra bien plus tard la deuxième ville francophone du monde, après Paris.

 

La messe de fondation de Ville-Marie a lieu le lendemain, soit le dimanche 18 mai 1642. La première construction bâtie à Montréal est une clôture de palis située où s'élève actuellement la nouvelle douane.

  • le 17 mai 1765 : la Compagnie des Indes rétrocède au Roi de France les Iles de France et de Bourbon et le Port de Lorient.
  • le 17 mai 1809 : Napoléon publie de Schoenbrünn un décret réunissant à l'Empire le reste des États pontificaux.

Rome est déclarée "ville impériale et libre".

C'est l'aboutissement d'une succession de crises entre Napoléon et les papes Pie VI et Pie VII, qui seront tous les deux ses prisonniers. L'empereur considère la religion comme un moyen de contrôler la nation et non comme un aspect intrinsèque de la nature de l'homme. Pour lui, le rôle du politique n'est pas de chercher le Bien commun et de créer les conditions de vie facilitant le Salut de chacun ; c'est à la religion de se mettre au service de l'Etat.

Alors qu'un Concordat a été signé entre la France et l'Eglise Catholique le 15 aout 1801, la promulgation unilatérale des « 77 articles organiques », le 18 avril 1802, tend à faire de l'Église de France une Église nationale, indépendante de Rome et soumise au pouvoir civil ; ce que le Saint Père ne peut accepter. Ces articles stipulent que le ministre des cultes doit donner son accord à la publication des bulles et des conciles papaux. La réunion des synodes diocésains, la création de séminaires sont également soumises à son aval. Enfin, le clergé devient un corps de fonctionnaires, les prêtres étant salariés par l'État.

C'est pour tenter d'obtenir l'abrogation des « 77 articles organiques », que Pie VII accepte, contre l'avis de la Curie romaine, de venir sacrer Napoléon Bonaparte empereur des Français à Notre-Dame de Paris le 2 décembre 1804. Il n'obtient rien en retour.

Les relations se détériorent encore lorsque le pape refuse de prononcer le divorce entre Jérôme Bonaparte et Elizabeth Patterson en 1805. Après Austerlitz, l'Empereur fait de son frère Joseph Bonaparte le nouveau monarque de la région, avec le titre de « Roi de Rome ». De plus, il inclut les États pontificaux dans son alliance continentale dirigée contre l'Angleterre : « Votre Sainteté est souveraine de Rome, mais j'en suis l'Empereur; tous mes ennemis doivent être les siens », écrit-il au pape le 13 février 1806 (cf. la chronique du jour). Mais le Souverain Pontife refuse d'adhérer au blocus continental.

Rome est occupée militairement le 2 février 1808; les États pontificaux sont annexés à l'Empire le 17 mai 1809; Pie VII répond, le 10 juin 1809, par une bulle d'excommunication Quum memoranda où il fustige les « voleurs du patrimoine de Pierre, usurpateurs, fauteurs, conseillants, exécutants », ce qui lui attire de nouvelles rigueurs. Dans la nuit du 5 au 6 juillet l'empereur capture le pape et le fait prisonnier en France…

Voici ce décret :

« Napoléon,

Empereur des Français, Roi d'Italie, Protecteur de la Confédération du Rhin, etc.

« Considérant que lorsque Charlemagne, empereur des Français et notre auguste prédécesseur, fit donation de plusieurs comtés aux évéques de Rome, il ne les leur donna qu'à titre de fiefs et pour le bien de ses États, et que par cette donation Rome ne cessa pas de faire partie de son Empire ;

« Que, depuis, ce mélange d'un pouvoir spirituel avec une autorité temporelle a été, comme il l'est encore, une source de discussions, et a porté trop souvent les pontifes à employer l'influence de l'un pour soutenir les prétentions de l'autre ; qu'ainsi les intérêts spirituels et les affaires du ciel, qui sont immuables, se sont trouvés mêlés aux affaires terrestres, qui par leur nature changent selon les circonstances et la politique des temps ;

« Que tout ce que nous avons proposé pour concilier la sûreté de nos armées, la tranquillité et le bien-être de nos peuples, la dignité et l'intégrité de notre Empire avec les

prétentions temporelles des papes^ n'a pu se réaliser, « Nous avons décrété et décrétons ce qui suit :

« Article i. — Les États du pape sont réunis à l'Empire français.

« Art. 2. — La ville de Rome, si célèbre par les grands souvenirs dont elle est remplie, et premier siège de la Chrétienté, est déclarée ville impériale et libre. Le gouvernement et l'administration de la dite ville seront organisés par un statut spécial.

« Art. 3. — Les restes des monuments élevés par les Romains seront entretenus et conservés aux frais de notre trésor.

« Art. 4. — La dette publique est constituée dette impériale.

« Art. 5. — Les terres et domaines du pape seront augmentés jusqu'à concurrence d'un revenu net, annuel, de deux millions.

« Art. 6. — Les terres et domaines du pape ainsi que ses palais seront exempts de toute imposition, juridiction et visite, et ils jouiront d'immunités particulières.

« Art. 7. — Le premier juin de la présente année, une consulte extraordinaire prendra en notre nom, possession des États du pape, et fera les dispositions nécessaires pour que le régime constitutionnel soit organisé et puisse être mis en vigueur le 1er janvier 1810.

« Donné en notre camp impérial de Vienne, le 27 mai 1809.

Napoléon. »

Cité par Charles Van Duerm dans Rome et la Franc-maçonnerie pages 85 et 86 aux éditions Desclée de Brouwer

  • le 17 mai 1824 : le Pape Léon XII rend le Collège romain à la Compagnie de Jésus, par le Bref « Cum multa in Urbe ».
  • le 17 mai 1871: la Commune de Paris décrète l'égalité des enfants légitimes ou naturels, des épouses et des concubines pour la perception des pensions.
    • le 17 mai 1917 : le général Pétain remplace le général Nivelle comme commandant en chef français.

Le gouvernement est mis au courant des premiers actes de désobéissances de la troupe. Cf. chronique du 16 avril.

  • le 17 mai 1925 : canonisation de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus.

Déclarée sainte patronne des missions et « Patronne Secondaire de la France », avec sainte Jeanne d'Arc. Saint Jean-Paul II la proclamera en 1997 Docteur de l'Église. Voir les chroniques du 2 janvier, du 30 septembre et du 19 octobre.

  • le 17 mai 1940 : Rommel donne l'ordre de faire abattre le colonel Savare, Chef de Corps du 254e RI.

Ce dernier a refusé de se rendre après plusieurs sommations et continué le combat. Ce même jour Gamelin, généralissime des armées françaises, annonce au ministre de la guerre Daladier que les Allemands ont percé. Ce dernier prescrit la contre attaque. Gamelin avoue qu'il n'a plus de réserve ! Stupéfait Daladier lui répond : «  Non ! Ce que vous dites n'est pas possible ! Vous vous trompez, il faut attaquer aussitôt ! »

Cité par l'ouvrage collectif Weygand témoignages et documents inédits, éditions Résiac, page 211.

  • le 17 mai 1944 : bataille de Monte-Cassino.

Les tirailleurs marocains, dont beaucoup de Pieds-noirs, du général Juin réussissent à percer la ligne Gustav et à contourner la défense allemande. Cette manœuvre permet aux Polonais de prendre le Monte-Cassino le 19 mai, la route de Rome s'ouvre aux alliés. Ces derniers ont perdu 54 000 hommes dans la bataille. C'est un des principaux faits de gloire des soldats français pendant la Seconde Guerre mondiale.

  • le 17 mai 1990 : l'OMS retire l'homosexualité de la liste des maladies mentales.

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