C’est arrivé un 17 avril…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 17 avril 858 : décès du pape Benoît III.

Il est élu malgré l'opposition des empereurs Lothaire II de Lotharingie et Louis II le Jeune, et doit ensuite repousser les agressions de l'antipape Anastase.

Beaucoup d'anticléricaux le confondent avec le mythe de la papesse Anne.

 

  • le 17 avril 1423 : Traité d'Amiens.

Ce traité, parmi tous les traités qui y furent signés, est une alliance entre les ducs de Bourgogne, de Bretagne et les Anglais contre le futur Charles VII. Le duc de Bedford, lequel assure la régence en Angleterre au nom du jeune Henry VI, est à la manœuvre. Le Dauphin Charles VII, renié par tous y compris sa mère, est alors réfugié à Bourges. Ces ennemis l'appellent par dérision le Roi de Bourges.

  • le 17 avril 1524 : Giovanni da Verrazano accoste en Caroline du Sud.

Il est parti de Dieppe, en France, a longé la côte espagnole et traversé l'Atlantique sur une petite caravelle en compagnie d'une cinquantaine d'hommes. Il accoste près de Cape Fear le 1er mars 1524 et après un bref arrêt longe la côte en direction du nord.

Il remonte ensuite la côte jusqu'à l'Hudson, la rivière de New York. Le navigateur baptise cet endroit Terre d'Angoulême en l'honneur du Roi de France François 1er, ex-duc d'Angoulême. C'est le premier contact d'un Européen avec le territoire des futurs Etats-Unis. Le navigateur poursuit sa route vers Terre-Neuve. Sur une carte datée de 1529, il représente l'embouchure du Saint-Laurent et lui donne le nom de Nova Gallia. C'est la première évocation connue de la Nouvelle-France, le Québec actuel, dont Samuel de Champlain jettera les fondations.

  • le 17 avril 1680 : décès de sainte Catherine Tekakwitha.

Le dimanche 22 juin 1980, le pape Jean Paul II béatifie Catherine Tekakwitha. Il s'agit de la première personne d'origine indienne du « Nouveau Monde »qui monte sur les autels. Sa mère a été élevée par des colons français de Trois-Rivières, et s'est mariée à l'un d'entre eux. Les parents meurent en 1660 de la petite vérole. Son oncle, profondément anti catholique la recueille et fait tout pour l'empêcher de se consacrer à Dieu.

Elle reçoit le baptême le jour de pâques 1676 sous le nom de Kateri. Sa conversion lui vaut une véritable persécution. Sa santé est fragile et elle meurt le 17 avril 1680 à l'âge de 24 ans, elle expira très doucement en prononçant les noms de Jésus et de Marie.

A la suite de nombreuses faveurs obtenues par son intercession, elle est l'objet d'une profonde dévotion. En 1688, Mgr de Saint-Vallier, deuxième évêque de Québec, la surnomme « la Geneviève du Canada. Le 21 octobre 2012 Benoit XVI la canonise, elle devient ainsi la première femme amérindienne de l'Amérique du Nord à être proclamée au rang de sainte.

  • le 17 avril 1793 : victoire des armées royales catholiques.

Après la victoire des Aubiers le 13 avril, qui donne à Henri de la Rochejaquelein deux canons et un bon milliers de fusils, ce dernier fonce sur Tiffauges pour délivrer l'armée d'Anjou.

A 20 km de là, sur la rive droite de la Sèvre, les colonnes républicaines de Gauvillier, Berruyer, et Leygonnier occupent le cœur des Mauges. De son côté, la colonne Chalbos remporte des succès en haute Vendée. Le 17 avril, elles attaquent toutes vers Beaupréau. Mais le 19 avril plus de 10000 Vendéens leur tombent dessus. Leygonnier, à Vezins, après trois heures de combat laisse sur le terrain plusieurs milliers hommes et plusieurs canons.

  • le 17 avril 1825 : le Roi Charles X reconnaît l'indépendance d'Haïti.

     

  • le 17 avril 1905 : 15ème séance de délibérations sur le projet et les propositions de loi concernant la séparation des églises et de l'État, à l'Assemblée Nationale.

Difficile de trouver un sujet qui aura plus divisé les Français, sous la III république.

  • le 17 avril 1957 : naissance de Marc Aillet, évêque de Bayonne Lescar et Oloron depuis 2008.

Marc Aillet, né à Parakou au Royaume du Dahomey, docteur en théologie, ordonné prêtre le 3 juillet 1982 en Italie, au sein de la communauté Saint-Martin, curé de la paroisse de Notre Dame des Victoires à Saint-Raphaël de 1998 à 2005 est sacré évêque le 30 novembre 2008, en la cathédrale Sainte-Marie de Bayonne.

Dans le milieu feutré et mouvant de l'épiscopat français, cet évêque rappelle à son diocèse et aux Français la radicalité du message de l'évangile enseigné par Notre Seigneur Jésus-Christ : «  Qui n'est pas avec moi est contre moi » (St Matthieu 12.30)

L'homme ne doit pas transiger avec la Vérité. Que Dieu nous donne 10 évêques de cette trempe et la fille Aînée de l'Eglise sera de nouveau fidèle aux promesses de son baptême.

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